RSS articles
Français  | 
24/07 : Empêchons une expulsion !, Een uitzetting beletten ! posté le 22/07/17 - Local - 1 commentaire
Construction de trois nouveaux centres fermés en Belgique posté le 19/07/17 - Local - 2 commentaires
Autour de la pensée de Vanzetti posté le 17/07/17 - Local
Notes sur Sacco et Vanzetti posté le 17/07/17 - Local - 1 commentaire
Alerte Calais posté le 16/07/17 - Local
Solidarité avec Nalan Oral ! posté le 16/07/17 - Local

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10

Paraphysique de la haine posté le 25/07/17 - Global
Jérusalem : Israël responsable de l’embrasement posté le 24/07/17 - Global - 2 commentaires
« Cher Bibi » posté le 23/07/17 - Global - 2 commentaires
Paraphysique de pathognomonie posté le 23/07/17 - Global

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 15

Le travail et la prison posté le 25/07/17 - On the web
Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme posté le 24/07/17 - On the web
Attentat à Manchester : le terrorisme montre la putréfaction du capitalisme posté le 24/07/17 - On the web - 2 commentaires
Non, l’antisionisme n’est pas un antisémitisme réinventé posté le 23/07/17 - On the web - 10 commentaires

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 184

Je ne choisirai pas mon camp, je composerai
posté le 17/03/17 par Hervé Beinfler Mots-clés  antifa 
    • Contre l’injonction à prendre parti dans le débat sur la racialisation, pour la composition.

- Depuis le printemps les débats internes aux milieux révolutionnaires se cristallisent autour de deux problématiques (ndt : entre autres) : la question de l’usage ou non d’une catégorie analytique, la question de la composition. Débats qui invitent bien souvent à trancher dans le vif : d’un côté la « bonne » position, de l’autre la « mauvaise », choisis ton camp compagnon-camarade.

- En d’autres termes nous aurions d’un côté l’usage de catégories anglo-saxonnes pour désigner des formes de domination qui se traduisent particulièrement par l’expression « racisé-e-s » et principalement portée par les courants féministes intersectionnels. De l’autre le rejet de cette expression qui servirait de vecteur à une forme de racisme anthropologique. Aux extrêmes de ces deux positions, deux visions caricaturales s’opposent : vous refusez d’utiliser ce terme parce que vous êtes des racistes privilégiés par votre blanchité, vous utilisez ce terme parce qu’au final vous êtes racistes et essentialisez les positions sociales. De là, nombreux et nombreuses nous sommes à avoir reçu une sommation autoritaire à choisir son camp en fonction de visions caricaturales et binaires et, qui plus est, sur le champ !

- Pour ma part, je m’en tape de ces conneries. J’ai suffisamment été pris dans des nasses par les flics pour ne pas vouloir me retrouver engeôlé par des discours politiques qui cachent mal le pessimisme : autant s’écharper, ça justifiera notre inaction. Et plus encore je rejette ces injonctions qui exigent de chacun-e de prendre parti. Car c’est finalement de ça qu’il s’agit. Être dans un camp, ou dans l’autre, comme à la belle époque des tendances du PC.

- Afin d’éclaircir et de me prononcer, je dirai qu’il est une réalité indiscutable : le racisme existe. Le fait d’être noir, d’être rebeu, d’avoir un nom à consonance non-française, bref d’être « racisé » est une banalité qui fut moult fois prouvée et éprouvée. Si l’usage de cette « catégorie analytique » permet d’inclure la dimension raciste de la domination dans la lecture des rapports de classe ou de genre je n’y vois aucun problème bien au contraire puisque cela complexifie la critique et ouvre à de nouveaux champs dans nos luttes pour l’émancipation. Par contre, si on porte un combat pour l’émancipation visant le dépassement de ces dominations, il faut sortir d’une lecture essentialiste qui nous assigne à une position alors même que notre investissement dans ce combat est déjà rejet d’une position déterminée à notre naissance. Car cela conduirait à assigner le discours de la vérité non pas sur des critères de justice et de justesse mais sur une couleur, un genre, une trajectoire, etc. Et, également, cela entraverait considérablement notre capacité d’action en nous enfermant dans une recherche du sujet pur qui devrait être la synthèse de toutes les dominations. En résumé, les catégories d’analyses de la domination ne doivent pas, je crois, nous faire oublier la possibilité d’un dépassement des déterminismes sociaux.

- Mais cette recherche de pureté du sujet révolutionnaire, les caricatures des deux camps la partage. En effet, les seconds, critiques radicaux et radicales qu’ils et elles sont, rejettent la recherche du sujet pur comme je viens de le faire. Mais ils et elles la portent d’une autre manière qui me semble à peu près aussi stupide que la précédente. La mode est à la critique de la « composition ». Le mot maudit ! Le « voldemort » du milieu radical : il ne faut pas prononcer son nom sous peine d’avoir des problèmes ! Cette critique de la composition se fonde sur un refus d’accepter de travailler avec des organisations qui politiquement ne correspondraient pas à nos principes. Mais dans la terre des milieux, cela signifie que ce refus de la compromission produit deux choses : soit on attend que « les gens » nous rejoignent sur nos bases, soit on « compose » avec des organisations avec lesquels on partage des divergences majeures mais des enjeux ponctuels communs. La composition signifie-t-elle la dissolution, la fin de l’autonomie d’un groupe, l’oubli des principes, l’incohérence politique ? Tout dépend d’où on se pose. Ce que j’ai retenu de l’anarchisme, c’est bien que je refuse les dogmes, les chapelles où la vérité se décrète plus qu’elle se vit. Et de ce que nous avons vu du printemps, les bases syndicales peuvent être en mesure de déborder les cadres de leurs organisations. Mais il faut ne pas avoir foutu les pieds dans une boîte de sa vie pour présumer que le syndicalisme ne joue plus aucun rôle dans l’expérience quotidienne des salarié-e-s. Que de moins en moins s’y investissent est une réalité, que le syndicat n’apparaisse pas localement comme un espace de défense des salarié-e-s, on frôle la bêtise et non plus l’ignorance.
- La critique du syndicalisme si elle a un sens ne doit pas se faire critique des syndiqués. Et refusez de composé localement avec des syndicats, c’est être ouvert théoriquement mais fermé pratiquement. Car dans l’expérience du taf, le syndicat reste un lieu d’amis ce qui incite, par le collectif à se mettre en grève à aller dans la rue, à caillasser du keuf pour défaire une nasse où sont des camarades comme on l’a vu avec une fierté de porter la même chasuble. On peut se dire que c’est regrettable mais c’est une réalité avec laquelle soit on fait, soit on ne fait pas. Et quand on regarde l’écart entre le nombre de personne appelée par un collectif sans relai syndical et le nombre de personnes quand la CGT appuie sur le bouton magique... Refuser de composer c’est refuser la potentialité révolutionnaire au nom d’une pureté idéologique qui s’oppose aux principes anarchistes mêmes. Car ces temps de compositions permettent de retrouver des personnes qui veulent en découdre, de leurs témoigner un soutien, de déborder avec eux les cadres fixés parfois, de chanter « tout le monde déteste la police » dans un cortège qui ne ressemble pas à un défilé de mode pour décathlon avec le néon clignotant « méchant » au-dessus de nos gueules. Des rencontres, sur des piquets de grèves auxquels nous n’avions pas appelé, nous en avons fait. Et penser qu’en composant, on se fera avoir, c’est paradoxalement apporté beaucoup d’importance à un supposé syndicalisme en dépérissement. Là encore, peut-être, le refus de sortir du milieu et d’une supposée pureté.

Et quand on me dit « je préfère qu’il n’y ait pas de révolution plutôt qu’elle ne se fasse pas sur mes bases », je me demande à quel point nos milieux ne s’engourdissent pas dans le mythe et dans une caricature qui ne leur donne plus que de poids comme contre-modèle idéologique dans lequel les militant-e-s de l’économie peuvent toujours venir absorber de beaux principes pour aménager l’exploitation (autogestion, mutualisation, do it yourself, etc).

On compose tous les jours, avec le réel.

Avec cette vie de merde faite de contradictions, avec notre conseiller pole emploi, avec l’Etat, avec le boulot, etc. Et je préfère composer avec des compagnon-e-s syndiqué-e-s pour en finir avec cette « gestion » capitaliste et étatique de mon quotidien que d’être dans l’entre-soi à 10 en AG à réfléchir à comment appeler ce dixième collectif ou comité des trois dernières années.

Alors non je ne prendrai pas parti dans vos débats caricaturaux où l’avenir du monde semble se jouer par texte interposés sur la toile à grand coup de soupçon et de conspirationnisme d’ultragauche, pas plus que je n’abandonnerai cet espoir que, parmi les gens qui en premier lieu ne tiennent pas un discours révolutionnaire il puisse en advenir un.

- Je ne suis pas né « racisé » et considère que des catégories comme celle-ci peuvent aider à décrire la domination tout en travaillant à l’émancipation des « rapports sociaux de race » dans mes combats, je ne suis pas né « révolutionnaire » et suis prêt à composer avec d’autres parce que je le suis devenu. Parce que la Révolution n’est pas un mythe mais un projet concret et qu’il y a urgence à convaincre des compagnon-e-s non encore acquis-e-s aux idées libertaires de cette nécessité d’une vie autre. Et quoi qu’en dise la morale, vos drapeaux habillent mal. Je ne choisirai pas mon camp, je refuse la pureté, je ne me résignerai pas.


posté le 17 mars 2017  par Hervé Beinfler   Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Liste des documents liés à la contribution
etau-medium.jpg

Commentaires
  • compose avec les prolos racistes homophobes sexistes transphobes validistes roussophobes psychophobes pro-prison autoritaires avides de pouvoir spéciste que tu veux osef

  • Contrairement à ce que voudraient faire croire certain-e-s, il n’y a aucun parallèle entre le racisme et l’antiracisme, ce sont deux choses contradictoires. Les racisé-e-s vivent une RÉALITÉ et mènent une lutte contre le racisme. La seule « lutte » des « anti-racialisateurs », à l’inverse, c’est contre les racisé-e-s qui prétendent être autonomes et se passer des professionnels de la politique. Le mot racisé a un sens, le mot racialisme est une insulte raciste envers les racisé-e-s. Voir :

    Pourquoi les « anti-racialisateurs » (et aussi celleux qui les soutiennent) font partie du problème... et non de la solution
    https://nantes.indymedia.org/articles/36245

    Il y a une différence fondamentale entre mener une lutte contre le racisme et mener une lutte contre les antiracistes. Or, jusqu’à preuve du contraire, ce ne sont pas les racisé-e-s qui ont mené une campagne politique acharnée et réactionnaire, avec diffusion de textes, brochures, émissions de radio, collages, perturbation, mais bien leurs calomniateurs qu’on n’a jamais vus soutenir la moindre action antiraciste « acceptable ».

    De même qu’il faut faire la distinction entre raciste et antiraciste, il convient aussi de faire la distinction entre agresseurs et agressés.

    Pour celles et ceux qui veulent savoir ce qui se cache derrière l’expression « racialisme », des textes instructifs :

    https://iaata.info/Utiliser-le-mot-race-1512.html

    https://mignonchatonblog.wordpress.com/2016/08/29/pour-en-finir-avec-le-mot-racialisateur/

  • De tout temps, les racistes ont eu besoin de justifications à leur racisme, mais les racistes de l’« ultragauche » battent tous les records en ramenant tout à leurs fantasmes inspirés par Non Fides, Coleman, Caroline Fourest ou Georges Bensoussan !

    "Une des bases de la rhétorique islamophobe est de refuser que l’islamophobie soit qualifiée de racisme, parce que « les musulmans ne sont pas une race ». L’argument, porté aussi bien par individus allant de l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant bien sûr par Gilles Clavreul le nouveau grand patron du DILCRA, nouvelle arnaque de l’antiracisme d’Etat, se veut d’une logique implacable. Du moins, pour ceux qui le diffusent.

    Parce qu’il y a pourtant une faiblesse conséquente à cet argument comme nous le verrons, particulièrement lorsqu’on se prétend « universaliste », et en mission contre les « racialistes » supposés. Entendez par là, tout le spectre de mouvements antiracistes autonomes vis à vis du pouvoir, dont la première des particularités est d’être menés par les victimes du racisme elles-mêmes en tant que corps politique constitué – et non pas individus isolés dans une grande soupe « universaliste », c’est à dire blanche. Son autre particularité est de cibler un racisme dit systémique, mettant en cause l’Etat entre autres, et non pas uniquement des individus qui seraient méchants et dont les idées seraient simplement à corriger par des campagnes appelant à l’amour de son prochain. Cet antiracisme autonome, c’est l’ensemble de mouvements qui ont été obligés de requalifier leur lutte en accolant le terme de « politique » après antiracisme, donnant ainsi l’antiracisme politique, afin de se réapproprier un combat dont la captation par des officines d’Etat n’a fait que dépolitiser et vider de tout sens les mots « racisme » et « antiracisme ». Et c’est bien cette dépolitisation qui explique que tout et n’importe quoi puisse être dit au sujet de l’islamophobie, notamment des remarques indignées que l’on « confonde racisme et islamophobie ». […]

    https://joaogabriell.com/2016/07/14/ce-que-releve-lune-des-phrases-preferees-des-islamophobes-lislamophobie-nest-pas-un-racisme-car-les-musulmans-ne-sont-pas-une-race/

  • les racisés sont jamais racistes bien sûr que non regardez le pir et ses amis antisémites !

  • Tout ce fatras d’explications alambiquées et de mauvaise foi pour nous expliquer que les racisé-e-s sont en réalité des « racialistes » et que le racialisme c’est l’équivalent du racisme anti-blanc ne sert absolument à rien. On ne peut pas empêcher les racistes d’être racistes et les antiracistes d’être antiracistes. Chacun a choisi son camp, mais ce qui est grave, c’est que les racistes se croient obligés de pourrir les médias alternatifs alors qu’ils ont tous les médias mainstream à leur disposition pour dire la même chose.

    Ces ultra-révolutionnaires qui ne composent avec personne sont bien obligés de trouver des justifications à leur racisme. Comme ils ne peuvent mener aucune lutte à quatre ou cinq, ils en sont réduits à pourrir les luttes des AUTRES avec leurs accusations et leurs campagnes délirantes qui ne trompent personne.

    On a bien compris que vous ne viendrez pas aux manifs pour la justice et la dignité, mais vous ne manquerez à personne, on ne remarquera même pas votre absence. Oubliez-nous comme on vous a oubliés, on n’a rien à faire avec des idéologues professionnels qui n’aiment qu’eux-mêmes.

    Et apprenez quelque chose sur le racisme anti-blanc pour vous faire mourir de honte :

    "Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations. En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social).

    Par ailleurs, on pourrait réfléchir au fait qu’être anti français, c’est être anti blanc, aux yeux de ceux qui s’émeuvent des ravages dudit « racisme anti-blanc ». C’est bien la preuve que le cœur du problème est la division raciale qui sous-tend la définition de l’être français ; division incarnée par la séparation entre les français « de Souche » et les « issus de » ; division parfois reprise par les « issus de » contre les « de Souche », ce qui justifierait l’usage de la notion de « racisme anti-blanc ».

    Or dans ce contexte, il ne peut y avoir de commune mesure entre les positions de ceux qui discriminés, peuvent insulter par rage, et ceux qui se retrouvent privilégiés par un rapport social. Considérer le racisme anti blanc c’est tenir pour équivalent des barrières sociales concrètes telles que des discriminations à l’embauche ou au logement, et des insultes qui peuvent toucher des personnes, sans être le reflet de pratiques structurelles concrètes. En effet voit-on son CV refusé en France parce qu’on est blanc ?" […]

    http://lmsi.net/De-l-urgence-d-en-finir-avec-le

  • You won’t Gettaway with this !

    À Paris, Toulouse, Marseille, ou ailleurs, les autoritaires on n’en veut pas !

    Suite à un énième écho ( qui fait suite à celui-ci, et la liste est probablement longue) d’attitudes autoritaires et violentes envers des camarades de la part d’individus qui essaient de naviguer en milieu anti-autoritaire, utilisant menaces et cassages de gueules dès qu’ils sont à court d’arguments politiques et n’obtiennent pas le consensus de leurs interlocuteurs, nous sommes plusieurs à avoir eu envie d’exprimer notre raz-le-bol face à des personnes dont le seul but et la seule raison d’exister dans le milieu c’est de s’imposer à coup d’attitudes virilistes, d’exister en pourrissant le milieu, en empêchant des débats nécessaires, en sermonant leurs camarades, lançant des injonctions à choisir un camps dans leur guerre virtuelle contre des chimères, quitte à s’associer à des gens qui portent des idées qu’ils n’ont jamais tolérées.

    On s’étonne de voir ces nervis ne diriger leur violence que sur des camarades, alors que la liste de ceux qui auraient une bonne raison de se prendre un coup de tête dans ce monde de merde est longue ... à commencer par des juges, des procureurs, puisque nos gros bras sont candidats au prix du Plus-radical-que-moi-face-à-la-justice-tu-meurs ...

    Des personnes dans le milieu qui ont eu à faire à la justice ça ne manque pas ... pourtant on n’a jamais vu personne venir imposer à coup de boule des stratégies face à la répression.

    Ces gens là l’ont fait ! Tu n’es pas d’accord avec ces professionnels de la défense, tu te prends un coup de boule. Tu ne trouves pas que des tags soient particulièrement négationnistes, tu te fais tabasser devant les locaux d’Actup. Tu oses émettre un avis différent lors d’une assemblée, tu te fais insulter en public ... le mieux étant que ces choses se déroulent en public, et que ces nervis continuent de pouvoir naviguer tranquillement dans le milieu, menaçant et tabassant ceux qui se trouvent sur leur chemin, se faisant publier sur les divers mutus, qui envoient ainsi des camarades igorants de la situation se faire taper dessus s’ils ont l’aplomb de dire qu’ils ne sont pas d’accord avec ces "docteurs en radicalité".

    Est-ce qu’on va les laisser intimider, menacer et taper d’autres camarades dans chaque endroit où ils viennent faire leur propagande ? Qu’est-ce qui attend les camarades marseillais qui ont la malchance d’accueilllir ces autoritaires dans quelques jours ?

    Et surtout, comment des personnes avec de telles attitudes autoritaires peuvent encore être reçues dans des lieux militants, dans des endroits où l’on débat pour faire avancer les idées, et où le concept de la violence utilisée contre des camarades pour imposer ses idées (en somme la loi du plus fort) n’est pas le bienvenue ?

    Il y a suffisament de violence et de répression de la part de l’état et ses sbires, on n’a pas besoin de ce genre de comportements dignes de mafiosos qui pensent pouvoir terroriser le milieu en s’imposant par une force viriliste qu’on voudrait bien voir loin, très loin, de nous, de nos luttes et de nos lieux militants.

    You won’t get away with this !

    Vous ne vous en tirerez pas comme ça !

  • vision bisounours du monde :

    les racisé-e-s ne sont jamais et ne seront jamais racistes-racialistes, sexistes, bourgeois-e-s, homophobes, électoralistes bien sûr que non, regardez le pir et ses ami-e-s antisémites !

  • Marche pour la justice et la dignité : stop à l’impunité policière

    Marche pour la justice et la dignité, contre la hogra et les crimes policiers

    Les photos de la la Marche par la Feuille de chou

    http://la-feuille-de-chou.fr/archives/95463

  • vision bisounours du monde :

      • les racisé-e-s ne sont jamais et ne seront jamais racistes-racialistes, sexistes, bourgeois-e-s, homophobes, électoralistes bien sûr que non, regardez le pir et ses ami-e-s antisémites !
  • Non, l’antiracisme politique n’est pas "racialiste" !

    En finir avec une imposture intellectuelle

    « En dehors du fait que l’émergence d’un antiracisme politique constitue une menace pour la stabilité des rapports raciaux au sein du gauchisme , cette émergence a aussi fait de ce sujet une thématique politique incontournable. Il faut donc s’y positionner le plus rapidement possible, quitte à donner la parole à n’importe qui, quitte à ce qu’il dise n’importe quoi, et d’ailleurs tant mieux : plus c’est polémique et plus ça buzze.

    On a donc pu voir une partie des milieux libertaires se mettre à discuter le plus sérieusement du monde des racialisateurs, sur la base de textes écrits par des personnes parfaitement ignorantes du sujet, au mépris de tout le travail déjà réalisé par des personnes concernées et des antiracistes sérieux.

    On surfe ainsi sur l’effet de mode pour produire du bavardage dans lequel on ne dit rien parce que le but n’est pas d’élaborer une méthode, ni même de produire un contenu, mais d’occuper une place. »

    Blog Mignon chaton, article « Pour en finir avec le terme « racialisateur »

    Introduction

    Si pendant près de dix ans, l’extrême-gauche, les anarchistes et les autonomes ont évolué en parallèle du développement de l’antiracisme politique, nous observons que des cultures politiques différentes se sont rencontrées récemment dans le cadre de la dénonciation de l’état d’urgence et de l’islamophobie, et que les convergences sont maintenant fréquentes dans la lutte contre les crimes policiers.

    Le succès de la marche du 19 mars - qui, selon les organisateurs, a rassemblé plus de 20 000 manifestants contre le racisme et les violences policières malgré le silence des médias dominants - est l’un des signes du rapprochement entre différentes réalités militantes, et de la prise en compte croissante du racisme d’État par ceux qui ne le subissent pas directement. Le contenu de l’appel a participé à cette convergence. En effet, celui-ci mentionnait les crimes policiers, les rafles de migrants, la prise pour cible des musulmans dans le cadre de l’état d’urgence, la persécution par la police des noirs, des arabes et des rroms, mais aussi la répression du mouvement contre la loi travail et les attaques contre ceux qui soutiennent la ZAD, ce qui fut interprété par beaucoup d’entre nous comme une main tendue.

    C’est en parallèle de ces rapprochements, et probablement en réaction, qu’une poignée de militants a mis en place une campagne de dénigrement de l’antiracisme politique, sur fond de négation du racisme structurel. Ainsi, nous avons pu, ces derniers mois, voir circuler à Rennes un pamphlet intitulé La race comme si vous y étiez ! signé des « amis de Juliette et du Printemps ». La cible de cet ouvrage n’est autre que l’antiracisme politique, ici renommé « racialisme ». Aussi surprenant que cela puisse paraître, la thèse centrale de l’ouvrage consiste à affirmer que l’antiracisme serait « racialiste » quand il ne se limite pas à l’affirmation que « les races n’existent pas » mais qu’il prend en compte les effets du racisme, la racialisation des rapports sociaux et les différentes assignations qui en découlent.

    Si le Parti des Indigènes de la République (PIR) et sa porte-parole sont les principales cibles du livre, ses rédacteurs ne cachent pas leur opposition à tous ceux qui « considèrent qu’ils n’ont rien à voir avec le PIR mais s’appliquent à en utiliser les catégories et la novlangue » (page 216). Comme le disent eux-mêmes les rédacteurs de La race comme si vous y étiez, « au delà des outrances de l’égérie du PIR, c’est bien aussi à l’ensemble de ces milieux qui lui servent de près ou de loin de caisse de résonance que ce livre entend s’opposer » (pages 218-219), le principal reproche fait à « ces milieux » étant la reprise du concept de « race » pour penser les rapports sociaux liés au racisme structurel et au continuum colonial en France.

    Dans la même dynamique, dans le contexte de l’appel à la marche du 19 mars pour la justice et la dignité, une publication de 4 pages intitulée « Contre le racisme, contre l’État, sa police et sa justice » fut diffusée à Rennes dans un rassemblement de soutien à cette manifestation, et utilisée à l’université Rennes 2 pour recouvrir les affiches de la marche pour la justice et la dignité. Si le titre de ce texte proclame la nécessité de lutter « contre le racisme », nous observons que le seul propos de ses auteurs, qui signent « Communistes tant qu’il le faudra, pour la fédération des comités « la vérité ? ?! : la justice nique sa mère » » consiste en un dénigrement des collectifs « Vérité et Justice », et de l’antiracisme politique. Selon ces quelques militants, que l’on a connus mieux inspirés à une époque pas si lointaine, l’antiracisme politique serait à combattre, puisqu’il serait « racialiste » d’analyser les rapports sociaux liés au racisme. Par ailleurs, pour ces personnes que nous avions considérées comme des camarades de lutte, toute prise en compte de l’expérience du racisme dans la constitution des subjectivités devrait être dénoncée comme « ethno-différentialiste ».

    Si beaucoup de personnes investies dans les luttes à Rennes, dont nous, ont jusqu’alors opté pour un silence méprisant à propos de ces campagnes de dénigrement qui masquent mal une ignorance réelle de ce que sont les rapports sociaux liés au racisme, le caractère de plus en plus public de ces discours nous pousse à exposer le plus précisément possible les ressorts argumentatifs utilisés par ceux se définissant comme « antiracialistes » ou « antiracialisateurs », en espérant mettre un point final à leurs élucubrations.

    Si les discussions stratégiques ou les débats relatifs à telle ou telle position d’un collectif antiraciste sont légitimes, nous verrons, en relisant les écrits et en analysant les arguments développés par les pourfendeurs de l’antiracisme, que la lutte contre un soi-disant « racialisme » découle d’une sous-estimation des effets du racisme et du colonialisme. Aussi, nous verrons en quoi la diabolisation de l’antiracisme politique et la référence à une vision fantasmée du marxisme (réduit à la seule lutte de classe, laquelle serait menée par une classe ouvrière qui risquerait d’être « divisée » pour peu qu’on en souligne l’hétérogénéité) masque mal une absence d’analyse de stratégie.

    https://nantes.indymedia.org/articles/37534

Avertissement commentaires

Les commentaires ont pour objectif de compléter l’information donnée dans l’article, argumenter, apporter une interrogation ou un questionnement par rapport au sujet de la contribution. Les avis personnels qui n’apportent rien de plus à l’article pourront être considérés comme discussion de forum ne répondant pas aux objectifs pré-cités.Tout commentaire ne répondant pas à ces objectifs, ou étant contraire aux règles éditoriales sera supprimé définitivement du site.

Lien vers la politique éditoriale du collectif


Saisissez votre commentaire

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymédia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

RSS articlesRSS articles |  Site réalisé avec spip 3.1.3 [23214]
Top