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Israël pratique une « torture systématique » à l’encontre des prisonniers palestiniens
posté le 12/07/17 Mots-clés  antifa  solidarité 

Le groupe de défense des droits des prisonniers palestiniens, Addameer, a publié une déclaration ce lundi à l’occasion de la « Journée internationale de soutien aux victimes de la torture », soulignant l’utilisation par Israël de la « torture et des mauvais traitements » sur les détenus palestiniens, qui ont entraîné la mort de 73 prisonniers Palestiniens depuis 1967.

Selon Addameer, la pratique de la torture par les autorités israéliennes, menée de manière systématique, contrevient à de nombreuses lois et conventions internationales interdisant l’utilisation de la torture. Il faut noter que les autorités pénitentiaires israéliennes sont rarement tenues pour responsables des abus à l’encontre des prisonniers palestiniens.

Depuis 1967, après qu’Israël ait occupé de nouveaux territoires palestiniens dont la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, 73 détenus palestiniens sont décédés dans les prisons israéliennes après avoir été torturés pendant les séances interrogatoires, a rapporté le groupe. Le dernier prisonnier mort sous la torture, Arafat Jaradat âgé de 30 ans, a été torturé à mort dans la prison de Megiddo en Israël [Palestine de 1948] en 2013.

Le ministère israélien de la Santé avait osé prétendre dans son autopsie qu’aucune contusion n’avait été trouvée sur le corps de Jaradat, à l’exception d’une côte fracturée mais après de sa mort, en raison des tentatives de réanimation effectuées par le Service pénitentiaire israélien (IPS)…

Cependant, Addameer avait relevé qu’un expert en médecine légale avait constaté que Arafat avait été « sévèrement battu » pendant sa détention et qu’il avait développé un syndrome de détresse respiratoire aiguë qui avait causé sa mort.

« Malgré cela, à jour, aucun responsable israélien n’a été tenu responsable pour la mort de Jaradat », a déclaré Addameer.
Comme Jaradat, de nombreux autres Palestiniens ont été soumis à des « tortures psychologiques et physiques » pendant les interrogatoires israéliens, a noté le groupe, car les interrogatoires peuvent durer jusqu’à 75 jours et les avocats peuvent se voir refuser l’accès aux détenus pendant les 60 premiers jours des interrogatoires.

Le groupe a souligné certaines techniques de torture utilisées par les autorités israéliennes sur les Palestiniens pendant les interrogatoires, dont (liste non exhaustive…) :

– l’isolement prolongé du monde extérieur
– des conditions inhumaines de détention
– un usage excessif de baillons et de menottes
– des gifles et coups de pied- la privation de sommeil ;
– le refus de nourriture et d’eau pendant de longues périodes
– le déni d’accès aux toilettes
– le déni d’accès aux douches ou de changer de vêtements pendant des jours ou des semaines
– l’exposition au froid ou à la chaleur extrêmes
– l’imposition de postures douloureuses
– les hurlement et exposition à des bruits forts
– les insultes et malédictions
– l’arrestation de membres de la famille ou menaces selon lesquelles des membres de la famille ont été arrêtés
– les abus sexuels
– les claques, coups de pied et coups de poing
– les secousses violentes.
Toute confession arrachée lors de ces épisodes de torture est jugée recevable dans les tribunaux israéliens, selon Addameer.

Le groupe a continué à souligner la pratique courante de la violence physique exercée par les forces israéliennes contre les Palestiniens durant les détentions, y compris lors des raids nocturnes effectués par les forces israéliennes d’occupation. Les soldats entrent souvent dans les maisons palestiniennes au cours de la nuit pour procéder aux détentions, tandis que les Palestiniens font trop souvent face à la violence aux barrages militaires et dans les rues.

« Alors que les temps et les lieux peuvent différer en ce qui concerne l’arrestation des détenus palestiniens, la politique des agressions physiques contre les détenus est systématique et pratiquée de manière répandue, quel que soit l’âge, le sexe ou les conditions de santé du prévenu », a déclaré le groupe.

Addameer a demandé à Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, de prendre des mesures pour que Israël respecte le droit international et permette aux agents de l’ONU de se rendre dans les prisons israéliennes afin de « surveiller et enquêter sur les conditions et les allégations de torture. »

Addameer a également exhorté l’ONU et d’autres parties à demander à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur l’utilisation par Israël de la torture à l’encontre des Palestiniens.

Les détenus palestiniens, dont beaucoup sont des mineurs, ont souvent accusé Israël de pratiquer la torture. Plus tôt cette année, le Comité palestinien des prisonniers a détaillé la torture de deux adolescents palestiniens lors de leurs interrogatoires aux mains des autorités israéliennes.

Musab Muhammad Ghneimat, 17 ans, a expliqué comment il a été abattu avec des balles réelles en fuyant les soldats qui l’ont accusé d’avoir lancé une attaque au couteau. Une fois immobilisé, un soldat israélien a tiré deux balles au sol près de lui et un troisième sur son pied blessé, en tir direct.

De même, Ayad Amr, âgé de 16 ans, a déclaré qu’il a été détenu après que des soldats israéliens aient pénétré dans leur maison pendant un raid en début de nuit.

Il a déclaré qu’il avait été menotté, avec une cagoule sur les yeux, avant que les forces israéliennes ne l’aient « traîné » dans un camion militaire, les soldats l’injuriant en utilisant des « phrases immorales » avant d’être interrogé pendant des heures, tandis qu’un officier israélien lui hurlait au visage et le maudissait.

Selon Addameer, 6200 Palestiniens sont actuellement détenus dans des prisons israéliennes [chiffres du mois de mai], et la plupart d’entre eux « continuent de souffrir de tortures intentionnelles et systématiques, et de mauvais traitements ».


posté le 12 juillet 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Commentaires
  • tu connais des taules qui torturent pas pauvre con ?

  • 13 juillet 10:20

    fleury-mérogis et les prisons de la gestapo, c’est pareil ?

    pauvre con

  • 14 juillet 00:30

    à bas toutes prisons, tous états

  • A propos d’un article de Nord-Eclair

    Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.

    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".

    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.

    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe. La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien. La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.

    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs. Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs. Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire. Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contresens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen. Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’il voulait libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.

    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale telle l’agression contre Gaza ou, il y a quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.

    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammée dans des pagodes bouddhistes. La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien. On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.

    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    Rudolf Bkouche

    membre de l’Union Juive Française pour la Paix

    http://la-feuille-de-chou.fr/archives/70206

  • " Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne "

    Houria Bout*ldja a trouvé le symbole de la pureté raciste antiblanche dans l’Islam.

  • 15 juillet 00:56

    Soutenir israël, c’est soutenir les crimes contre l’humanité

    Commémoration de la rafle du Vel D’Hiv par Netanyahou : le témoignage de Carole Sandrel

    Carole Sandrel*, dont la mère et le père, ont été assassinés par les nazis, dit l’humiliation qu’elle éprouve à l’idée que le criminel Netanyahou est invité à participer à la cérémonie de commémoration du 75è anniversaire de la Rafle du Vel d’Hiv.

    "J’ai été une enfant cachée, ma mère, Germaine Cherchevsky-Bernard a été assassinée à Auschwitz et mon père, Abraham Cherchevsky, quelque part en Lituanie ou en Estonie, le convoi qui le transportait avec d’autres s’étant dédoublé.

    Alors que va se dérouler la cérémonie du 75è anniversaire de la Rafle du Vel’Hiv en présence du Ier ministre israélien Nétanhyaou, j’en éprouve humiliation, et déshonneur.

    Cette invitation est une faute de notre président, et une infamie infligée à la mémoire des 13152 personnes, dont 4000 enfants de moins de 16 ans, raflées le 16 juillet 1942, par la volonté du maréchal Pétain auto proclamé « sauveur de la France », et organisée, cette rafle, par son affidé, René Bousquet,

    Personne ne peut, ne pourra jamais décrire la peur, l’angoisse, la terreur, l’étendue des souffrances, de ceux qu’on prétendait « apatrides » et qui furent, pour la plupart, assassinés à Auschwitz.

    Je pense aux enfants en particulier, à ces enfants, mes contemporains avec lesquels j’aurais pu, j’aurais dû, partager un jour les jeux, dans une cour d’école. 4000 enfants, interrompus, qui hantent douloureusement ma mémoire.

    A la commémoration de cette tragédie, malheureusement française, la présence de M. Nétanhyaou est une honte. Car, M. Nétanyahou, jamais en retard d’une manipulation, est le premier ministre d’un pays qui viole constamment et délibérément les droits de l’homme, pratique un apartheid anti-palestinien, et laisse avec bienveillance les colons s’attaquer aux Palestiniens, à commencer par les enfants, pour lesquels d’ailleurs il n’a que mépris.

    Il y a deux ans, ne donnait-il pas à sa soldatesque l’ordre de tirer sur les lanceurs de pierres, la plupart du temps des gamins ? Quant aux arrestations d’enfants, elles sont suivies d’interrogatoires violents. Emprisonnés, ces enfants n’ont souvent même pas d’avocats. Selon l’UNICEF, 82 % des enfants palestiniens détenus par les forces de "sécurité israéliennes" subissent des violences, menaces, humiliations, et sont parfois forcés à l’immobilité pendant des heures, sans eau, ni nourriture ni accès aux toilettes.

    Rien qu’en 2016, Israël a tué 35 enfants palestiniens, sans compter les blessés. Voilà pourquoi je suis révoltée, et pourquoi la présence de ce monsieur, à la commémoration du 75è anniversaire, n’est qu’une provocation doublée d’un outrage à la mémoire de 13152 personnes juives, raflées au Vel d’Hiv en 1942.

    Carole SANDREL

    Journaliste, écrivain

    Nous remercions Carole pour ce témoignage, qui sera présent lors du rassemblement de ce samedi 15 juillet à partir de 15 H Place de la République à Paris, contre l’invitation de Netanyahou en France.

    http://www.europalestine.com/spip.php?article13215

  • négationnisme parlons en !

      • négationnisme de crime et torture islamiste du Hamas envers le peuple palestinien dans la bande de gaza
  • c’est bien connu : Gaza c’est la faute du Hamas, comme Auschwitz était la faute des juifs !

    Israël : le sionisme en forme de fascisme propose l’extermination !

    Un humain mort est un humain mort peu importe ses origines ! Juif israélien ou palestinien.

    Par contre en rester à cet humanisme sensible sans ajouter qu’il y a un Etat colonial qui en extermine un autre c’est de l’enfumage du peuple ! (Extermination n’est pas génocide mais c’est extrêmement grave !) Aux haines durablement chevillées aux corps des israéliens répond une haines réciproque tout aussi forte car ces haines sont construites et entretenues de chaque côté . Mais dans cette zone c’est toujours l’image de pierres palestiniennes contre des missiles israéliens qui dit la vérité de cette destruction unilatérale. La haine n’explique pas tout !

    A propos de vérité, il faut en dire encore plus avec cette déclaration qui ne sort pas de la bouche du premier venu :

    XX

    Une parlementaire israélienne affirme que « la mère de chaque palestinien doit être tuée »

    Réseau International / http://reseauinternational.net/parlementaire-israelienne-affirme-mere-chaque-palestinien-etre-tuee/

    Une politicienne et parlementaire israélienne bien connue a qualifié les Palestiniens dans leur ensemble de « terroristes », allant jusqu’à affirmer que les mères des Palestiniens devraient également être tuées au cours de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza assiégée.

    Ayelet Shaked, du parti ultra-nationaliste Jewish Home, a appelé au meurtre de toutes les mères palestiniennes qui donnent naissance à des « petits serpents ».

    Elles doivent mourir, et leurs maisons doivent être détruites de telle sorte qu’elles ne puissent plus abriter de terroristes », a-t-elle affirmé, en ajoutant : « Elles sont toutes des ennemies, et leur sang devrait être sur nos mains. C’est aussi valable pour les mères des terroristes morts.

    Ces commentaires sont considérés comme un appel au génocide, étant donné qu’elle déclare que tous les Palestiniens sont des ennemis d’Israël et doivent être tués.

    lire la suite sur le lien cité

    XX

    Pour en arriver là, il faut une très haute dose de haine !

    Le racisme atteint là-bas un niveau très élevé. On sait heureusement qu’il n’est pas adopté par toute la société israélienne. Reste qu’il n’est pas non plus marginal. Il y a grand danger. Répondre qu’il existe aussi un racisme exterminateur en face chez les palestiniens n’est pas plus rassurant ;

    Combattre le racisme sous toutes ses formes reste un enjeu pour toutes les composantes du mouvement antiraciste mondial.

    Là-bas mais ici aussi :

    XX

    La France brune de la LDJ continue de sévir : que fait la Police et la Justice ?

    La LDJ (Ligue de défense juive) est un groupement de fait, de type para-militaire et pro-sioniste !

    La LDJ sévit en France mais pas aux USA ou elle est classée comme terroriste ; la branche israélienne (Kach) est officiellement interdite.

    Pourquoi les autorités françaises sont-elles si complaisantes à l’égard de cette organisation et ses membres. Pourtant le MRAP a demandé en vain de nombreuses fois l’interdiction de la LDJ ( le 13 janvier 2009, le 6 juillet 2009, le 9 juillet 2009, le 17 juin 2011, le 10 juillet 2012) . Quid des autres associations antiracistes ?

    XX

    Israel bénéficie à l’évidence du soutien des Etats les plus puissants de la planète, et en France de l’ oligarchie politico-financière du "centre" ou pour le dire de façon conceptuelle des forces politiques, syndicales et associatives inscrites dans le cadre d’alternance intrasystèmique (soit la droite et la gauche PS) en opposition aux forces d’alternative contra ou extra-systèmique ; il importe donc de créer un vaste mouvement mondial antisionniste qui intègre la gauche israélienne d’opposition (1) et qui stoppe ce carnage contre les palestiniens. Il faut prendre conscience du moment et des logiques profondes qui travaillent à la reproduction de la barbarie. Sans cela, on risque fort d’assister à une sorte de génocide ou d’extermination des palestiniens .

    A la différence de l’Ukraine ou de la Syrie cet enfer palestinien dure depuis très longtemps ! Beaucoup trop longtemps ! On ne peut plus laisser faire ! Oui on ne peut plus...

    Un tel mouvement ne peut que se poser la question du boycott ! A défaut il se rend complice de ce nouveau carnage !

    Christian DELARUE

    1) "Nous devons combattre la conception dominante, selon laquelle Israël a pour seule alternative soit d’attendre la crise suivante, soit de réoccuper la bande de Gaza."

    in "parole à la gauche israélienne"

    http://blogs.mediapart.fr/blog/alinebaldinger/200714/parole-la-gauche-israelienne

    Lire aussi :

    Il faut arrêter la logique meurtrière du pouvoir israélien par Association France Palestine Solidarité

    http://www.france-palestine.org/Il-faut-arreter-la-logique

    SIONISME ET RACISME - H Melchior - Amitié entre les peuples

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article4165

    Le mouvement antiraciste français

    http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/130714/le-mouvement-antiraciste-francais

    L’Etat Israélien doit payer le prix de la justice s’il veut avoir la paix ! H Melchior - Amitié entre les peuples

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article4164

    Le bombardement de Gaza et l’hypocrisie impérialiste - F Merli - Amitié entre les peuples

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article4163

    https://blogs.mediapart.fr/christian-delarue/blog/190714/israel-le-sionisme-en-forme-de-fascisme-propose-lextermination

  • 16 juillet 16:01

    Comparaison n’est pas raison

    et selon le troll il n’existe pas d’islamisme !

    négationnisme parlons en !

      • négationnisme de crime et torture islamiste du Hamas envers le peuple palestinien dans la bande de gaza
  • En 1967, le rêve sioniste d’une « société juive » régnant exclusivement sur une terre qui n’appartient qu’à elle s’est évanoui, avec la conquête de nouveaux territoires qui bouleversent le rapport démographique entre juifs et Palestiniens. En cinquante ans d’occupation, la culpabilité qui fondait autrefois le déni israélien de la Nakba a peu à peu cédé la place à une mentalité coloniale et à une indifférence quasi générale aux souffrances infligées aux Palestiniens, au plus grand bénéfice des partis d’extrême droite.

    La réalisatrice israélienne Anat Even vient de terminer un documentaire sur un quartier de la ville de Jaffa nommé Manshiyah. Une scène montre un urbaniste expliquant à un groupe d’étudiants l’histoire du lieu, dont les résidents, pour beaucoup des juifs orientaux, ont été expulsés à la charnière des années 1960-1970 pour faire place à un complexe commercial. Le professeur qui accompagne les étudiants lui demande alors pourquoi il ne rappelle pas qu’auparavant, ce quartier avait été habité par des Palestiniens expulsés de force en 1948. « Ce sont des faits historiques », dit-il. Réponse de l’urbaniste, rigolard : « Fuck history » — j’emmerde l’histoire... Et d’ajouter que, de tout temps, ce sont les vainqueurs qui font l’histoire. L’anecdote peut servir de métaphore à une évolution essentielle qu’a connue la société juive israélienne en cinquante ans. Car l’urbaniste ne cherche pas à nier la réalité de ce qui est advenu en 1948 à Jaffa, dont 90 % des habitants furent expulsés ou s’enfuirent durant l’offensive des forces juives dans les semaines précédant la création d’Israël. Au contraire, il assume. Au diable l’histoire.

    Son attitude est emblématique parce qu’elle est contemporaine et s’oppose à celle longtemps entretenue dans le discours public. Après l’établissement d’Israël, en effet, le déni de l’expulsion des Palestiniens était constitutif de l’argumentaire sioniste. Comme l’a martelé David Ben Gourion, le fondateur de l’État : « nous n’avons pas expulsé un seul Arabe ». Le récit national israélien voulait que les Palestiniens soient tous partis volontairement. Mais aujourd’hui, même si le déni reste très vivace, reconnaître leur expulsion est communément beaucoup plus accepté. Pour une raison simple : expulser à nouveau les Palestiniens vivant sous autorité israélienne est une idée devenue plus légitime. Pour une grande part de l’opinion publique, c’est « la solution ». On sait la chose irréaliste actuellement, pourtant le souhait reste ardent. Et depuis maintenant deux décennies, l’opinion est régulièrement interrogée par les sondeurs pour connaître son rapport au « transfert », version politiquement correcte du mot « expulsion ». Être pour le transfert signifie vouloir se débarrasser de la population arabe. Que dirait-on, en France, si un institut décidait de sonder l’opinion quant à son désir de voir expulser les Arabes, les musulmans, les noirs, les juifs ou les bossus du territoire national ? En Israël, très peu jugent illégitime le principe même de poser la question.

    Ce qui fondait le déni de l’expulsion des Arabes de Palestine, c’était la conscience que cet acte n’était pas conforme à l’éthique dont le sionisme entendait se parer. Le sujet du « transfert » de la population palestinienne hors du futur État juif avait été longuement débattu au Congrès sioniste de Zurich en 19371, or ces débats furent maintenus secrets (ils le sont restés jusqu’aux années 1990). Et lorsque l’épuration ethnique fut mise en œuvre en 1948-1950, elle apparut suffisamment déshonorante aux yeux des dirigeants sionistes pour qu’ils la nient (en accusant les victimes d’être la cause de leur propre malheur). C’est une culpabilité inavouable qui fondait ce déni ; c’est elle qui a progressivement disparu en Israël avec la légitimation croissante de l’idée du « transfert ». Expulser les Arabes pour s’approprier exclusivement la terre d’Israël parce qu’on ne veut vivre qu’entre soi, on savait depuis toujours que c’était ardemment souhaitable. On avait toutefois aussi conscience que l’acte était moralement indéfendable. D’où son déni. C’est cette barrière-là qui s’est effondrée en cinquante ans d’occupation : ce sens de commettre à l’égard de l’autre un crime impardonnable.

    Cela a été rendu possible dès lors que les mentalités moyennes des juifs israéliens, en cinquante ans, ont progressivement dérivé dans un sens où l’esprit colonial et la déshumanisation de l’adversaire sont devenus ultra-dominants. L’évolution du parti sioniste-religieux (appelé Mizrahi puis Mafdal) symbolise ce bouleversement. Historiquement, ses élus faisaient figure de « colombes ». Ce fut encore vrai en juin 1967 et jusqu’en juin 1982, où ses ministres furent les plus réticents à l’invasion du Liban. Aujourd’hui, leurs héritiers regroupés dans le parti Le Foyer juif réunissent la frange la plus mystico-nationaliste du pays, la plus colonialiste aussi.

    Ce basculement, avec le discours et la modification des repères qui l’accompagnent, s’est diffusé très au-delà du Foyer juif. S’il ne s’est pas réalisé d’un coup, le processus a été relativement rapide.

    LE RETOUR DE LA « QUESTION PALESTINIENNE »

    Cinq jours avant le déclenchement de la guerre de juin 1967, le chef du Herout (la fraction ultranationaliste du sionisme), Menahem Begin, jusque là paria absolu de la politique israélienne, entre dans un gouvernement travailliste d’union nationale. Après la victoire, il participera amplement à l’atmosphère de poussée mystique due à la réémergence de l’idée du « Grand Israël ». La décision de préserver les territoires conquis, même si peu d’Israéliens en ont alors conscience, modifie radicalement le rapport entre eux et le peuple qu’ils soumettent désormais. Avant 1967, les Israéliens pouvaient se leurrer et croire que la « question palestinienne » n’existait plus. Le rêve sioniste d’une « société juive » intrinsèque régnant exclusivement sur une terre qui n’appartient qu’à elle avait presque été accompli en totalité en 1948. Les Arabes restés en Israël ne constituaient pas plus de 10 % de la population. Mais en 1967, le rapport démographique sur la nouvelle « terre commune » est bouleversé. Pris tous ensemble, les Palestiniens, occupés ou citoyens israéliens, y sont presque aussi nombreux que les juifs, et la démographie est tellement en leur faveur que l’immigration juive ne suffit pas à la compenser (aujourd’hui, leur nombre dépasse celui des juifs sur le territoire dominé par Israël).

    Dès la fin de la guerre de juin 1967, un débat sur le possible « transfert » de ces populations s’engage. Lors de la première réunion du gouvernement, le premier ministre (travailliste) Levi Eshkol déclare : « Si ça ne tenait qu’à nous, on enverrait tous ces Arabes au Brésil »2… Immédiatement est formé un comité de coordination des ministères avec l’armée pour la gestion de l’occupation. Premier souci : comment faire partir le maximum possible d’autochtones des territoires conquis ?3 Eshkol veut envoyer tous les réfugiés de Gaza en Irak, ou à défaut en Cisjordanie ; Begin, lui, veut les déplacer à Al-Arish, dans le Sinaï4 ; d’autres options sont émises. Les Arabes, ça se déplace à volonté…

    Las ! Malgré 300 000 à 400 000 personnes évacuées de force en juin 1967 durant et dans l’immédiat après-guerre et les multiples débats secrets sur un possible « déplacement des Arabes », les Israéliens comprennent rapidement qu’une nouvelle épuration ethnique de très grande envergure n’est pas réaliste. Comme il n’est pas question de restituer les territoires, il reste à faire comme s’ils étaient vides d’habitants.

    CRISPATION NATIONALISTE ET COLONISATION

    Begin, lui, retourne dans l’opposition, où il se fait le chantre de la colonisation. Il est le meilleur ami d’un nouveau groupement politique d’un dynamisme fou, le Gouch Emounim (Bloc de la foi), qui réunit la fine fleur des jeunes du parti sioniste-religieux, emportés par la mystique raciste de leur idole, le rabbin Zvi Yehouda Kook. Ce mouvement se présente comme celui des nouveaux « pionniers », vrais héritiers du sionisme. En dix ans, la carte politique bascule. Begin l’ex-paria emporte les élections en 1977 et devient premier ministre. La colonisation, d’objectif amplement masqué, est désormais ouvertement revendiquée. Quand, lors d’un bref intermède travailliste, est annoncé en 1993 l’accord d’Oslo de reconnaissance mutuelle entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le successeur de Begin à la tête du grand parti nationaliste (devenu le Likoud), Benyamin Nétanyahou, proclame que le premier ministre israélien Yitzhak Rabin n’a « pas de majorité chez les juifs ». Car il n’est majoritaire à la Knesset que grâce aux voix des partis arabes. Thèse scandaleuse par la propension ouvertement raciste qu’elle exprime (imaginons Marine le Pen dénonçant une loi passée au Parlement grâce aux voix d’élus non « Français de souche »…). Thèse raciste, mais cependant exacte. La suite allait le montrer.

    Dix ans après la victoire de Begin, un pas supplémentaire est franchi. En 1986 un nouveau parti est créé. Son nom : Moledet (Patrie). Ses dirigeants sont le général Rehavam Zeevi, un laïque ultranationaliste, et Benny Elon, un fidèle du rabbin Kook. Pour la première fois, une formation se fait connaître comme le « parti du transfert ». En 1988, un autre parti, le Kach, prônait déjà l’expulsion des Palestiniens. Il avait été interdit de participation aux élections pour racisme. Cette fois, plus aucun problème, Moledet remporte deux sièges (sept en 2003). L’essentiel n’est pas dans les chiffres, mais dans le fait que l’expulsion des Palestiniens est devenue une « opinion » légitime. La population bascule progressivement, d’une élection à l’autre, dans la crispation nationaliste et un racisme assumé.

    La seconde Intifada, en 2001, marquera une nouvelle étape forte. La répression des populations civiles palestiniennes atteint des degrés jamais connus auparavant : aucun char israélien n’avait jamais frappé une ville palestinienne lors de la première Intifada (1987-1993) ; là, au cinquième jour, l’armée tire un missile sur un centre de jeunes du Fatah à Ramallah. La population israélienne s’habitue à valider une répression de plus en plus féroce, et avec la construction du mur en Cisjordanie elle s’habitue à la ségrégation manifeste qui l’accompagne. […]

    http://orientxxi.info/magazine/comment-l-occupation-a-fini-d-imposer-la-mentalite-coloniale-a-la-societe,1944

  • LA « VILLA DANS LA JUNGLE »

    Depuis 1977, la droite nationaliste, emmenée par le Likoud, a détenu le pouvoir en Israël durant plus de 33 ans sur 40. Héritiers des signataires des accords d’Oslo, les travaillistes n’ont plus dirigé le pays depuis l’automne 2001, soit près de seize ans – et ils sont désormais déliquescents. L’extrême droite, en revanche, fleurit au point que Nétanyahou se présente comme un politicien « au centre de l’échiquier ». Son principal concurrent politique se nomme Naftali Bennett, chef du premier parti d’extrême droite, Le Foyer juif, dont les membres affichent un racisme à frémir. Son député Bezalel Smotrich a récemment exposé en public le sort qu’il réserve aux Palestiniens vivant sous contrôle israélien. Il leur offre trois options. La première consiste à partir, la seconde à rester sans droits politiques, la troisième à continuer de résister, auquel cas « les Forces de défense d’Israël sauront quoi faire ». À la question : entend-il les expulser ?, il répond : « À la guerre comme à la guerre »5. Il est vice-président du Parlement.

    Smotrich incarne le nouvel Israël. Car sur les 69 années d’existence de l’« État juif », cinquante ont vu l’occupation d’un autre territoire et d’un autre peuple. Si l’on compte ceux qui n’étaient qu’enfants ou pas nés en 1967, environ 90 % de la population israélienne actuelle a vécu dans un État où l’occupation fait partie de la « normalité » quotidienne, où la « ligne verte » (les frontières de 1967) n’apparait plus sur aucune carte, ni scolaire ni routière. De leur côté, reclus derrière un mur ou des barbelés à Gaza comme en Cisjordanie, les Palestiniens sous occupation ne connaissent plus d’autre Israélien que le soldat ou le colon – leurs maîtres, également armés. Le nombre de colons installés à Jérusalem-Est et en Cisjordanie atteint 650 000, soit 10 % de la population juive du pays. En d’autres termes, statistiquement, il n’existe quasiment pas de famille israélienne où on ne connaisse un frère, une belle-sœur ou un cousin installé en territoire occupé — quand ils ont conscience qu’il s’agit de territoires occupés ! Le principal résultat de ces cinquante années est qu’un état d’esprit colonial s’est enraciné en profondeur dans la société. Cette mentalité existait auparavant. Un premier ministre, Ehoud Barak, l’avait résumée par une métaphore célèbre, présentant Israël comme « une villa dans la jungle », autrement dit la civilisation au cœur de la barbarie. Désormais, son ampleur et ses conséquences sont si atterrantes que beaucoup préfèrent détourner pudiquement les yeux des réalités quotidiennes.

    La répression israélienne des Palestiniens n’est pas l’horreur syrienne. Mais, dans une indifférence quasi générale, se poursuit depuis cinquante ans une oppression multiforme, pensée avec méthode, appliquée avec détermination par des administrations « coordonnées » entre elles et qui a pour objectif principal ce que David Shulman, le correspondant israélien de la New York Review of Books nomme « le vol ininterrompu, littéralement heure après heure, de la terre palestinienne », un vol accompagné d’« une cruauté systémique infligée depuis des générations à une population innocente »6. Cette évolution terrifiante d’une société basculant dans la haine de la victime rappelle des sociétés comme l’apartheid sud-africain, la colonie européenne dans la phase ultime de la guerre d’Algérie ou les images de foules blanches assistant au spectacle de pendaisons de Noirs dans le sud des États-Unis (un film, War Matador, des cinéastes Avner Faingulernt et Macabit Abramson, montre des Israéliens installés en janvier 2009 sur des collines près de Gaza applaudissant en s’esclaffant de joie à chaque bombardement de la population palestinienne durant l’attaque israélienne).

    INSUPPORTABLE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS

    Des organisations comme B’Tselem, Breaking the Silence, le comité israélien contre les démolitions de maisons palestiniennes, Machsom Watch et de nombreuses autres s’emploient à en rendre publics les détails. Des journalistes comme Amira Hass ou Gideon Levy, et d’autres encore, recensent quotidiennement depuis des décennies les crimes des soldats et les brutalités des colons contre les civils palestiniens commis en toute impunité, et plus encore les mille et un petits méfaits constants mis en œuvre pour rendre la vie des Palestiniens occupés insupportable. Le dernier article en date de Hass porte sur la confiscation par l’armée d’unités de production d’énergie solaire à domicile offerte par le gouvernement néerlandais à des bergers palestiniens. Un autre, de Levy, évoquait une vidéo montrant l’assassinat d’une Palestinienne de seize ans par des soldats israéliens, ceux-ci s’approchant du corps inanimé en hurlant « crève, fille de pute », ou « meurs, souffre, espèce de pute ».

    Des associations ou de rares journalistes mènent ce travail harassant dans un environnement de plus en plus hostile. Leur activité, utilisée hier par les autorités israéliennes pour montrer combien leur pays était « démocratique », est désormais perçue comme insupportable par ses dirigeants et une partie croissante de la société juive. Le 5 juin 1969, la première manifestation sous la bannière « À bas l’occupation » avait réuni 70 à 80 personnes seulement devant le Parlement israélien. Aujourd’hui, les activistes israéliens mobilisés contre l’occupation se comptent par milliers. Pourtant, ils apparaissent peut-être plus isolés que ne le furent leurs prédécesseurs. Car les menaces contre les ONG de défense des droits humains se multiplient. Des lois ont été votées pour brider leur activité et les assimiler à des « agents de l’étranger ».

    Pour avoir témoigné à l’ONU, des députés ont demandé que le directeur actuel de B’Tselem soit déchu de la nationalité israélienne. Cette ONG a d’ailleurs pris en 2016 une décision d’une gravité exceptionnelle. Elle a annoncé qu’après trois décennies d’activité elle cessait de fournir ses informations au département juridique de l’armée israélienne à fins de vérification concernant des civils palestiniens « tués, blessés, battus ou utilisés comme boucliers humains, et contre les destructions illégales de propriétés ». Selon ses estimations, seuls 3 % des cas sont suivis d’enquête aboutissant à une mise en examen. L’ONG concluait qu’il était « devenu dénué de sens de défendre les droits de l’homme en travaillant avec un système dont le fonctionnement réel est mesuré par sa capacité à continuer de couvrir les faits avec succès »7.

    UN ÉCHEC MORAL

    En 1967, au lendemain de la conquête de Jérusalem, le grand rabbin de l’armée Shlomo Goren avait appelé à faire sauter le Dôme du Rocher, sur l’Esplanade des Mosquées, pour y reconstruire à sa place le troisième temple. La classe politique israélienne l’avait pris pour ce qu’il était : un fou dangereux. Moshe Dayan, le vainqueur de la guerre, avait répliqué : « Mais qu’avons-nous besoin d’un Vatican juif ? » En 2017, les partisans de la « reconstruction du Temple » comptent des députés, des associations grassement financées, des propagandistes écoutés. Une organisation appartenant à cette mouvance, El-Ad, a été officiellement chargée par le gouvernement israélien de fouilles archéologiques près de l’Esplanade des Mosquées. Ces faits, entre mille autres, incarnent la dérive d’une société qui, au fil de la domination militaire sur une autre population, s’est enfoncée profondément dans une mentalité coloniale et dans le déni de l’humanité de l’adversaire.

    Lorsqu’éclata la seconde Intifada, en septembre 2001, Ami Ayalon, un ancien chef du Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, me déclara dans une conversation privée : « Je préfèrerais cent fois un retrait des territoires palestiniens dans le cadre d’un accord de paix. Mais si c’est impossible, alors nous devons nous retirer unilatéralement. Le motif est simple : chaque jour qui passe sans que nous nous retirions rend plus difficile la perspective d’un retrait. Or sans fin de l’occupation, il n’y aura jamais de paix ». Je ne l’ai pas revu depuis et je ne sais pas s’il tiendrait toujours ces propos. Mais je sais qu’au-delà des ONG militantes, une minorité d’Israéliens, effarés, abattus et silencieux estiment, comme David Shulman, vivre dans un pays caractérisé par son « échec moral continu »8. Ceux-là savent que toutes les initiatives pour avancer vers « la paix » ne sont désormais qu’un leurre. Cinquante ans après la guerre de juin 1967, avec ou sans paix, le seul enjeu réel est la fin de l’occupation. Pour les Palestiniens évidemment, mais aussi pour les Israéliens.

    SYLVAIN CYPEL

    1Cf. Benny Morris, Tikkoun Taout - Yehoudim VeAravim BeEretz Israel 1936-1956, Am Oved, 2000.

    2Ofer Aderet, « Israeli cabinet minutes from Six-Day War : from fear to euphoria to arrogance », Haaretz, 18 mai 2017.

    3Yotam Berger, « Bribing Palestinians and Censoring Textbooks : An Inside Look at the Israeli occupation’s Early Years », Haaretz, 29 mai 2017.

    4Tom Segev, 1967, Denoël, 2007.

    5Cité par Richard Silverstein, « Israel’s Final Solution to the Palestine problem », Tikkun Olam, 10 mai 2017.

    6David Shulman, « Israel’s irrational rationality », New York Review of Books, 22 juin 2017.

    7« B’Tselem to Stop Referring Complaints to the Military Law Enforcement System », communiqué, 26 mai 2016

    8Shulman, op. cit.

    http://orientxxi.info/magazine/comment-l-occupation-a-fini-d-imposer-la-mentalite-coloniale-a-la-societe,1944

  • Comparaison n’est pas raison

    • et selon le troll il n’existe pas d’islamisme !

    négationnisme parlons en !

      • négationnisme de crime et torture islamiste du Hamas envers le peuple palestinien dans la bande de gaza
  • « Une parlementaire israélienne affirme que « la mère de chaque palestinien doit être tuée »

    Réseau International / http://reseauinternational.net/parlementaire-israelienne-affirme-mere-chaque-palestinien-etre-tuee/»

    Elysée Geogev de Toulouse qui nous poste un gros site de conspis parmi les plus dégueulasse

    Et ça ce dit anar, pauvre mec va.

  • Un récent article publié par le journal israélien Haaretz a confirmé jusqu’où les interrogateurs du Shin Bet soumettent leurs prisonniers à la torture.

    Parmi les techniques utilisées, on trouve les gifles sur la tête « pour atteindre les organes sensibles comme le nez, les oreilles, l’arcade sourcilière et les lèvres », l’obligation pour un individu menotté de s’accroupir contre un mur pendant de longues périodes et la mise du suspect le dos en extension arrière sur une chaise, bras et jambes attachés.

    Les récits des interrogateurs se font l’écho de ce que les associations palestiniennes et israéliennes des droits de l’Homme racontent depuis longtemps. L’ONG Addameer pour les droits des Prisonniers a dit que ces pratiques « sont connues pour être couramment et systématiquement utilisées contre les détenus palestiniens ». Parmi les autres méthodes de torture utilisées contre les Palestiniens, on trouve la privation de sommeil et les menaces contre des membres de la famille, a dit un porte-parole d’Addameer à Al Jazeera.

    Rachel Stroumsa, directrice générale du Comité Public Contre la Torture en Israël (CPCTI), a dit que son ONG avait connaissance de centaines de plaintes et d’accusations allant dans ce sens.

    En plus des interrogatoires utilisés pour obtenir des informations sur des actions à venir, « notre expérience nous montre que la torture est également utilisée pour obtenir des confessions d’actes passés », a dit Stroumsa à Al Jazeera.

    Dans son rapport annuel de l’an dernier, Amnesty International a découvert que les forces israéliennes et le personnel du Shin Bet avaient « torturé et autrement maltraité des détenus palestiniens, dont des enfants, particulièrement au cours des arrestations et des interrogatoires », avec des techniques qui comprennent « coups de bâton, gifles, étranglements, entrave prolongée, positions stressantes, privation de sommeil et menaces ».

    Un représentant de Défense des Enfants International – Palestine a dit à Al Jazeera que l’enquête de l’association a montré que les deux tiers des enfants palestiniens détenus en Cisjordanie occupée par les forces israéliennes avaient subi des violences physiques après leur arrestation ».

    « Les interrogateurs utilisent l’abus de leur position, des menaces et l’isolement pour obtenir de certains enfants des aveux forcés, et les juges des tribunaux militaires israéliens excluent rarement ces aveux. » Ayed Abu Qtaish, directeur du programme de Responsabilisation à Défense des Enfants International – Palestine

    « Les enfants palestiniens sont régulièrement soumis à des techniques d’interrogatoire coercitives et violentes dans le but de leur arracher des aveux », a dit Ayed Abu Qtaish, directeur du programme de Responsabilisation de l’association. « Les interrogateurs abusent de leur position et usent de menaces et de l’isolement pour arracher des aveux à certains enfants, et les juges des tribunaux militaires israéliens excluent rarement ces aveux. »

    Torture et mauvais traitements sont si omniprésents, disent les militants des droits de l’Homme, que les condamnations des Palestiniens pour « atteinte à la sécurité » sont fondamentalement peu fiables, ne serait-ce que parce que les mauvais traitements font partie d’un plus vaste défaut de procédure régulière.

    Selon une étude, pas moins de 91 % des détenus palestiniens de Cisjordanie occupée sont maintenus au secret pendant une partie sinon l’intégralité de leur interrogatoire. Stroumsa dit que cette pratique est « un élément propice à la torture ».

    Dans le système des tribunaux militaires dont le taux de condamnations atteint les 99 %, les Palestiniens peuvent être détenus 60 jours sans avoir accès à un avocat – comparés aux Etats Unis où la durée moyenne des interrogatoires aboutissant à de faux aveux est de 16 heures.

    « Comme les enfants palestiniens continuent à subir systématiquement des mauvais traitements et le déni de leurs droits à une procédure officielle, il devient évident que les tribunaux militaires n’ont rien à faire de la justice », a dit Abu Qtaish.

    En plus de la torture et du manque d’accès à un conseil, on demande aux Palestiniens de signer leurs aveux sur des formulaires en hébreu, langue que souvent ils ne comprennent pas. Tout ceci « crée un environnement coercitif qui aboutit à des aveux faits sous la contrainte », a fait remarquer Addameer.

    Un exemple récent est le cas de Mohammad el-Halabi, employé de World Vision basé à Gaza qu’Israël avait chargé de verser de l’argent au Hamas. Halabi, qui est jugé dans un tribunal civil de Beer Sheva, a protesté de son innocence, disant qu’il a été torturé par ses interrogateurs. Ces réclamations ont également été faites par ses avocats, qu’Halabi a été empêché de voir pendant trois semaines après son arrestation.

    Le nouveau rapport d’Haaretz attire l’attention sur un sujet qui n’est pas souvent sous les feux de la rampe. En novembre 2015, une vidéo de l’interrogatoire du jeune Ahmad Manasra de 13 ans a suscité l’indignation, tandis que l’entrée d’Israël en mai dernier dans le Comité des Nations Unies Contre la Torture – qui traitait des « preuves obtenues sous la torture » dans les tribunaux – a bénéficié d’une couverture médiatique.

    Mais beaucoup d’autres événements se passent incognito. Une étude universitaire publiée en novembre 2015 dans une revue médicale examinée par des pairs a révélé des dizaines de cas de torture sexuelle et de mauvais traitements sur des prisonniers palestiniens détenus par Israël.

    Les militants sur le terrain disent qu’il y a un urgent besoin d’un coup de projecteur international sur les pratiques de la torture par Israël, ne fut-ce qu’à cause de la nature institutionnalisée du problème.

    Bien qu’un règlement de 1999 du Tribunal Suprême d’Israël ait interdit le recours aux « moyens physiques » d’interrogatoire, les agents du Shin Bet ont en fait bénéficié de l’impunité pour torture et mauvais traitements grâce à l’exemption de la soi-disant « défense de nécessité » ou « bombe à retardement ».

    Selon les militants contre la torture, cette exemption a servi depuis de feu vert à la torture. Depuis 2001, des centaines de plaintes officielles ont été portées contre les interrogateurs du Shin Bet, mais pas une seule enquête criminelle n’a été ouverte.

    « Je pense que la pression internationale est essentielle et qu’elle a parfois prouvé son efficacité », a dit Stroumsa.

    « Et, étant donné l’énorme soutien économique et politique apporté à Israël par l’étranger, il est aussi du devoir de la communauté internationale de s’exprimer sur ces violations. »

    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/06/28/la-torture-des-enfants-palestiniens-par-les-israeliens-est-institutionnelle/

  • Comparaison n’est pas raison

    et selon le troll il n’existe pas d’islamisme !

    négationnisme parlons en !

      • négationnisme de crime et torture islamiste du Hamas envers le peuple palestinien dans la bande de gaza
  • Macron fait sien "le choc des civilisations" ?

    Il est jeune et a porte l’image du renouveau dans la politique francaise. Pas seulement le renouveau qu’attend de lui le monde de la banque qu’il represente sans aucune mediation, directement, mais un renouveau du discours politique dont Francois Hollande avait fait une langue de bois ennuyeuse, vide de valeurs et de vision pour le futur.

    Dans un domaine, au moins, Emmanuel Macron nous montre qu’il ne représente aucun renouveau, et qu’il est totalement dans la continuité de la politique de Hollande et Sarkozy avant lui : l’instrumentalisation de l’antisémitisme pour justifier son inconditionnalité envers l’Etat d’Israël. Je ne suis pas, bien sur, un macroniste, loin s’en faut, mais je m’attendais a un peu plus d’intelligence de la part du nouveau President de la Republique.

    Lors de la visite du Premier Ministre israelien, le discours de Macron sentait le ranci : la critique d’Israel serait, a-t-il dit "une nouvelle forme d’antisemitisme" Quelle originalite ! On en viendrait a regretter Jacques Chirac et ses prises de tete avec les dirigeants israeliens.

    Mais il y a pire, bien pire. Aucune reaction de la part du President de la Republique francaise aux propos racistes de Netanyahou, qui s’exprimait a ses cotes et affirmait citer ses propos : "l’Islam militant [le bemol s’imposait, MW] sunnite et chiite veut eradiquer la [sic] civilisation et detruire l’Europe. Israel n’est que leur premier objectif. Votre lutte contre l’Islam militant est notre lutte. Il fait donc fait ensemble front contre l’Islam militant, et l’écraser."

    Longtemps, la France avait pris ses distances avec le discours mortifere neo-conservateur, israelo-etatsunien, sur le choc des civilisations. La Présidence Macron marque-t-elle un retour a la stratégie de George W Bush, dont Barack Obama s’était désengagé ? Le proche avenir nous donnera des elements de reponse, mais on est mal parti.

    https://www.facebook.com/Estbel/posts/856078727876442

  • Dans tous les cas, il n’y a jamais eu d’autres « races » que des « races sociales »,en tout cas construites socialement, même lorsque la race fut déguisée sous des dehors scientifiques.

    C’est pourquoi la dé­marcation « sociale », cette distinction que voudraient opérer les néo-racialistes d’avec le racialisme du XIXe siècle n’a pas lieu d’être, à moins de reconnaitre la scientificité biologique des « races », mais après tout, on se rendra compte à travers la lecture de cet ouvrage que ce ne serait pas la dernière des ignominies de nos racialisateurs

    Pour l’instant, contrairement à ce qui se passe depuis que l’élevage existe chez les animaux, personne ne s’est avisé sérieu­sement d’organiser la sélection ou même d’utiliser la manipu­lation génétique pour s’essayer à constituer des races à partir de tout ce foisonnement, et même si des formes de sélection génétique commencent à exister chez l’homme, elles n’ont pas pour objectif de créer et de fixer des races.

    Mais apparemment cela ne suffit pas. Il y a des gens qui tiennent à la « race », et ce ne sont pas tous des nazis et des colonialistes, ni même des anticolonialistes, non, aujourd’hui ce sont les « décoloniaux », accompagnés par certains courants de rénovation universitaire du marxisme et applaudis par des militant-e-s de la déconstruction.

    Affinons tout de même : racisme et racialisme ne sont pas synonymes, si l’on veut être précis.

    Le racisme s’appuie sur une hiérarchie entre les races,
    tandis que le racialisme s’occupe, en théorie, de promouvoir leur existence.

    Le racisme, quand il dépasse le stade d’une intolérance quotidienne à l’autre, de propos de comptoir, d’un énervement entre voisins ou d’une façon de prendre du pouvoir à de petites échelles, familiales par exemple, quand il est une idéologie en somme, part du postulat de l’existence de races au sein de l’espèce humaine,et considère que certaines catégories de personnes sont intrin­sèquement supérieures à d’autres : en théorie, le racisme est donc, par cet aspect, un pas supplémentaire par rapport au racialisme, qui quant à lui, est beaucoup plus systématique et prosélyte. Cependant, la nuance n’est importante que dans un cadre historique, à des époques où le concept de « race » apparaissait valide, avant le XXe siècle, donc.

    Il serait stupidement anachronique d’affirmer qu’à l’époque moderne, tout le monde était racialiste, parce que la théorie des races était paradigmatique et entièrement intégrée. Depuis, le concept a été invalidé largement par la philosophie, et beaucoup plus violemment, par l’histoire. S’il subsiste dans certaines régions du monde, qui certes, sont loin d’être « anecdotiques » (Etats-Unis, Chine, Japon, etc.), et dans lesquelles il est toujours un puissant outil de pouvoir, il a été largement abandonné ici, et l’emploi de son vocabulaire relève généralement du scandale,presque toujours, jusqu’à il y a peu, associé à l’extrême droite.

    De fait, aujourd’hui, la question spécifique des différences au point de croix entre racisme et racialisme n’empêche pas que nous ayons assurément à nous opposer aux deux sans s’occuper, à ce moment-là, des mérites spécifiques de l’un ou de l’autre.


    Désormais, il est d’ailleurs tout à fait clair que le racialisme (promouvoir l’existence des races) porte en lui la promotion du racisme, et, s’il en était besoin, les déclarations des racialistes concernant ce qu’ils appellent les « mariages mixtes » et leur ----détestation du métissage---- en apportent la preuve évidente.

  • Israël se range du côté des antisémites

    Plus Israël devient nationaliste, plus il se rapprochera ceux qui font la promotion du nationalisme et de la xénophobie, même s’ils sont antisémites. C’est ce que nous avons pu voir dans les relations entre Netanyahou et le gouvernement hongrois.

    Que le gouvernement hongrois ait annoncé qu’il allait retirer ses affiches anti-Soros (qui s’en prennent au magnat juif né en Hongrie Georges Soros) avant l’arrivée dans le pays du Premier ministre Benjamin Netanyahou n’atténue en rien l’attitude scandaleuse de ce dernier.

    Le Premier ministre de Hongrie Viktor Orban et son parti, le Fidesz mènent une campagne nationaliste, raciste et islamophobe. Usant d’une rhétorique familière à la plupart des oreilles israéliennes, ceux-ci signalent que Soros subventionne des organisations de la société civile ainsi que des ONG démocratiques en Hongrie. La communauté juive de Hongrie a exprimé son inquiétude sur cette campagne qui encourage l’antisémitisme ; l’ambassadeur d’Israël a même émis une condamnation et exigé que les affiches soient enlevées. Mais la droite hongroise partenaire idéologique de l’extrême-droite israélienne a été rendue furieuse par les demandes de l’ambassadeur israélien, prenant ostensiblement la défense de Soros, en qui ils voient quelqu’un qui soutient le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), un mouvement qu’ils considèrent anti-israélien.

    Netanyahou, comme d’habitude, a cédé à la pression et son cabinet a ordonné au ministre des Affaires étrangères de publier une clarification. Celle-ci précisant que la déclaration de l’ambassadeur n’avait pour but « en aucun cas de délégitimer la critique de Georges Soros qui sape continuellement le gouvernement démocratiquement élu d’Israël en soutenant des organisations qui diffament l’État juif et ne cherchent qu’à lui nier le droit de se défendre ».

    L’ultranationalisme en soi est et a toujours été lié à l’antisémitisme. Il inclut la haine du « Juif cosmopolite » dont l’existence est présentée comme une menace de subversion des différentes nations du monde. Le comportement du gouvernement Netanyahou montre qu’Israël, l’État juif, n’est pas immunisé contre cette haine.

    Les Israéliens n’ont pas besoin de Soros pour savoir que des Juifs peuvent être déclarés hostiles dans leur propre pays. Ceux qui promeuvent des programmes universalistes et se battent pour la défense des droits humains, y compris les droits des minorités et des étrangers, sont dénoncés en Israël comme ennemis. Leur judéité n’est même pas prise en compte dans cette vision de la loyauté. De surcroit, plus les Israéliens voient l’occupation non pas comme un problème à résoudre mais comme le phare du nationalisme juif, plus ses opposants sont perçus comme des ennemis.

    Il semble que la fidélité à Israël soit évaluée à l’aide de nouveaux paramètres qui collent à l’esprit des temps. Il y a 2 semaines, Orban faisait l’éloge de Miklos Horthy, homme fort de la Hongrie pendant la période de la Shoah qui a collaboré avec les nazis, période pendant laquelle un demi millions de Juifs hongrois ont été envoyés dans les camps de la mort. Israël a protesté contre les commentaires d’Orban mais de telle sorte de ne pas affecter la réunion prévue avec lui et Netanyahou la semaine prochaine et faisant avec les faibles clarifications offertes par le ministre hongrois des Affaires étrangères.

    Plus Israël devient nationaliste, plus la haine envers ceux qui portent la bannière des valeurs morale et d’identité universelle va croître. Ils seront perçus comme ennemis même s’ils sont Juifs. Mais simultanément, l’amitié d’Israël ira grandissante envers les promoteurs du nationalisme et de la xénophobie, même s’ils sont antisémites.

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5747

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