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Des mots disparaissent
posté le 17/07/17 par Sebastien Fontenelle Mots-clés  antifa  Peuples indigènes  répression / contrôle social 

J’ai quand même l’impression que si un mec essayait de lancer sa voiture dans une foule de fidèles, à la sortie d’une église, un dimanche matin, en gueulant par exemple des trucs à base d’ « akbar » : ça lèverait une assez vive émotion dans la presse et les médias dominants (LPELMD), où l’on n’hésiterait probablement que fort peu à parler d’une « tentative d’attentat » - puis à convoquer quelques savants fameux à la fin de leur faire répéter pour la cent millième fois qu’il serait plus que temps d’« ouvrir l’islam contemporain pour lutter contre le djihadisme », etc.

Je dis ça parce que l’autre jour – c’était jeudi dernier, 29 juin -, un mec en 4x4 a tenté « à plusieurs reprises » de rouler dans les musulmans réunis, après la prière, devant la mosquée de Créteil (Val-de-Marne), qui était heureusement protégée par des plots et des barrières.

Mais dans ce cas, très curieusement – et à s’en tenir aux titres des rares articles consacrés à cet assaut : LPELMD n’ont pas du tout considéré qu’il s’agissait d’une attaque terroriste. France Info, par exemple, a tout de suite jugé, avant de passer vitement à de plus graves sujets, qu’il y avait plutôt là quelque chose comme une regrettable faute d’inattention du conducteur qui avait « percuté en voiture les barrières de protection de la mosquée », cependant que Le Figaro, très brièvement, concédait de son côté que l’intéressé avait bel et bien « foncé » intentionnellement, mais « dans les barrières », et non dans des mahométans, merci de ne pas tout confondre.

(Par contraste, lorsqu’en septembre dernier des bonbonnes de gaz avaient été découvertes dans une voiture non loin de Notre-Dame de Paris – ou quand, plus récemment, « un islamiste radicalisé a foncé avec sa voiture chargée d’une bonbonne de gaz et d’armes sur des gendarmes sur les Champs-Élysées » [1] : LPELMD avaient, à raison, parlé, dans leurs gros titres, de « tentatives d’attentat » et de « terrorisme ».)

Et quant aux chaînes de télévision dites « d’info » : elles n’ont tout simplement pas mentionné l’attaque de Créteil [2], qui aurait pu se terminer par un abominable carnage.

Adoncques : lorsqu’un projet de tuerie – dans laquelle d’autres musulman-e-s compteront possiblement au nombre des victimes - peut être attribué à des mahométan-e-s, il est distinctement nommé pour ce qu’il est par les forgerons de l’opinion.

Mais si ce sont les fidèles d’une mosquée qui sont visés, et si, par conséquent, il n’est pas possible d’incriminer « l’islam » : les mots qui disent ordinairement la terreur, soudain, disparaissent – puis l’événement lui-même est diligemment occulté.

Comme si, décidément, certaines vies valaient tellement moins que d’autres.

Cet article est initialement paru dans le numéro 156, juillet-août 2017, de CQFD.


posté le 17 juillet 2017  par Sebastien Fontenelle   Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Commentaires
  • 24 juillet 01:33

    C’est une personne malade mentale (schizophrénie) selon la presse bourgeoise - les islamo-gauchistes attaquent les malades mentaux diagnostiqué-e-s (comme les nazis ? ) ?

  • « les vérités qui dérangent »

    Retour sur dix années d’islamophobie hebdomadaire (Première partie)

    L’actualité récente l’a encore démontré : la course est serrée, dans la presse hebdomadaire française, pour décrocher la palme de l’islamophobie. Si Le Point et Valeurs Actuelles ont dernièrement marqué des points, il convient de ne pas sous-estimer le potentiel d’un autre magazine, dirigé par l’incontournable Christophe Barbier : L’Express. C’est ce que vient opportunément nous rappeler le texte qui suit, extrait du fort recommandable livre de Sébastien Fontenelle, Les briseurs de tabous.

    On ne fera pas ici le relevé des innombrables articles – redoublés à la radio et à la télévision d’autant d’émissions de débat et de reportage – où la presse dominante a sans cesse répété, depuis le début des années 2000, les inquiétantes singularités de son « islam imaginaire ». Mais il peut être intéressant de prélever dans un magazine – L’Express, pour ne pas le nommer – qui est généralement considéré comme pondéré, et dont le directeur, Christophe Barbier, est regardé par ses pairs comme un irréprochable professionnel, quelques échantillons distincts, et que plusieurs années séparent, du rude traitement que cette publication applique aux adeptes de la religion mahométane.

    Au mois de juin 2008, juste après qu’un tribunal de Lille a procédé à l’annulation d’un mariage musulman au prétexte que l’épouse n’était pas vierge, cet hebdomadaire publie par exemple un dense dossier où l’intention, annoncée en couverture, est de dire, sur l’« islam », des « vérités qui dérangent » (et dont le lecteur est donc assez nettement invité à comprendre que leur énoncé brise une omertà) – mais sans toutefois préciser en quoi exactement (et à l’égard de qui) elles seraient dérangeantes.

    Comme très souvent, en de tels cas, c’est un fait-divers sans précédent (et dont rien ne permet par conséquent d’affirmer qu’il serait le moins du monde représentatif d’un archétype judiciaire), mais dont les lecteurs de L’Express sont invités à considérer qu’il « révèle à quel point l’opinion française s’inquiète de nouveau de l’incompatibilité entre une démocratie moderne » et l’islam, qui sert de prétexte à la production d’une sévère leçon de maintien. Dans un vif éditorial, Christophe Barbier explique d’abord qu’

    « il faut aujourd’hui que l’islam chemine vers la République plus vite et plus franchement qu’il ne le fait ».

    Après cela, il concède, par prétérition, que « l’État doit, certes, en défendre les fidèles contre tout ostracisme ». Mais c’est pour mieux asséner que

    « c’est à cette religion, aujourd’hui, d’abjurer les archaïsmes les plus flagrants de son dogme, de condamner non seulement ses intégristes, ce qu’elle a fait sans ambiguïté depuis le 11 septembre 2001, mais également les plus rigides de ses docteurs de la foi ».

    Plus précisément :

    « l’islam de France doit comprendre qu’on ne peut être musulman dans un pays qui ne l’est pas comme s’il l’était ou comme s’il allait le devenir ; et encore moins comme s’il s’agissait de convertir ce pays ».

    Car « c’est bien de cela qu’il est question », insiste le directeur de L’Express :

    « Dans les mots et les comportements de ses imams et de ses fidèles, il faut réguler le prosélytisme de l’islam. »

    Au surplus, il conviendrait qu’« au lieu d’importer dans l’Hexagone les rapports de force géopolitiques, ou de refléter les communautarismes nés de l’immigration », cette religion s’inscrive enfin dans « les justes frontières du vivre ensemble ».

    En somme, par une série d’amalgames et de raccourcis dont l’addition n’est jamais faite, dans la presse dominante, qu’à la fin de stigmatiser l’islam (puisque jamais – au grand jamais – ses journalistes ne s’emparent – par exemple – des rugosités des fondamentalistes catholiques pour exiger que le christianisme se réforme), et après avoir pris l’élémentaire précaution de prévenir son lectorat (qui aurait pu se méprendre sur ses intentions) qu’il n’envisageait nullement de les ostraciser, Christophe Barbier assimile l’ensemble des musulmans de France à d’obscurantistes bigots, confits dans ce qu’il appelle aussi « les archaïsmes les plus flagrants de leur « dogme ».

    Et il le fait sans se laisser détourner de sa mission éducative par le minuscule détail que ces « fidèles », dans leur immense majorité, n’envisagent nullement de « convertir » l’Occident. D’une infime partie d’un tout, le directeur de L’Express tire l’enseignement, un rien hâtif peut-être, que la religion musulmane est loin encore d’être pleinement compatible avec « la République », et qu’elle menace même le « vivre ensemble » d’un prosélytisme dont l’agressivité se voit, selon lui dans l’annulation d’un mariage par un tribunal lillois.

    Mais bien sûr : ce n’est pas de l’ostracisme.

    Au vrai, rien n’est véritablement nouveau, dans cette façon de faire : de longue date, la presse dominante a pris le pli d’une rotation où la publication de consistants dossiers dédiés à l’interrogation de la compatibilité de l’islam et de la République alterne avec celle de consistants dossiers déplorant qu’on ne puisse plus interroger la compatibilité de l’islam et de la République sans que d’arrogants bien-pensants ne s’offusquent de ce qu’ils tiennent (abusivement) pour de la stigmatisation – et ainsi de suite.

    Typiquement, les « vérités » sur « l’islam » que L’Express dit en juin 2008 sont les mêmes qui ont déjà été mille fois dites au fil des ans, après que des précurseurs ont crânement assumé, au début des années 2000, qu’ils étaient « un peu » islamophobes (et qu’ils avaient après tout bien « le droit de le dire »). Au mois de février 2006, par exemple, Le Nouvel Observateur publie, à la fin de révéler (enfin), c’est son titre, « La vérité sur l’islam de France », un (consistant) dossier de neuf pages, dont l’ambition est de mesurer si cette religion constitue « une menace pour la laïcité » (ou si elle se révélerait, « comme jadis le catholicisme, beaucoup plus soluble qu’on ne l’imagine dans la République »), et s’il faut « redouter une montée de l’intégrisme » musulman « dans notre pays ».

    En d’autres termes, Le Nouvel Observateur pose là les mêmes questions, exactement, que L’Express et son directeur poseront deux ans plus tard, en les présentant comme l’énoncé de « vérités qui dérangent ». Mais qui dérangent-elles, au juste, quand elles sont répétées depuis autant de temps, et avec autant de constance, par ceux-là mêmes qui prétendent qu’elles seraient quasiment indicibles ? C’est ce qui n’est jamais précisé – et pour cause.

    Le 29 novembre 2009, les Suisses, emmenés par un parti xénophobe, demandent, par une votation un rien surréaliste (puisque personne n’a manifesté l’intention de leur imposer partout de tels édifices), l’interdiction des minarets sur leur territoire national. Quelques jours plus tard, Christophe Barbier donne, dans un éditorial, son avis sur ce qu’il appelle, dans une formule un peu étonnante, « une querelle de minarets ». Il relève d’abord, par l’une de ses coutumières prétéritions, que « cette votation en dit beaucoup sur (…) les Suisses », dont il déplore qu’ils se montrent « chaque année (…) plus rétifs à l’hospitalité ».

    Puis il en vient au véritable objet de son commentaire, qui est que cette votation « en dit aussi beaucoup sur l’islam et sa difficulté à être adopté par les sociétés occidentales ». Quand les Helvètes se laissent collectivement subjuguer par l’extravagant fantasme d’une invasion musulmane souchée dans l’érection d’innombrables minarets, le directeur de L’Express se désole donc de ce qu’ils soient inhospitaliers. Mais il en tire surtout le motif d’une nouvelle leçon de maintien à destination des musulmans, qui est la même, à peu de chose près, que celle de son éditorial de juin 2008.

    Ainsi, il adresse à ses lecteurs un double message. D’abord, il leur signifie que les musulmans posent décidément un problème à l’Occident – et que la votation des Suisses, loin d’être seulement le signe qu’ils sont peut-être rongés par une délirante islamophobie, témoigne plutôt que l’islam doit être intrinsèquement allergisant, puisqu’il suscite partout un rejet dont Christophe Barbier refuse manifestement de considérer qu’il puisse être (en partie) motivé par les dissertations alarmistes où l’éditocratie entretient une défiance antimusulmane de chaque instant.

    Ensuite – et par voie de conséquence –, il induit que les (authentiques) Occidentaux ont quelques bonnes raisons d’exprimer un rejet de l’islam dont les musulmans seraient infondés à trop se plaindre, puisqu’ils ne font décidément pas l’effort de se montrer assez sociables pour que leur culte soit (enfin) « adopté » par leurs hôtes européens. Christophe Barbier livre donc là une déclinaison « nouvelle » d’un thème ancien, où les victimes de la xénophobie sont présentées comme les responsables des rudesses qui leur sont infligées. Sa démonstration revient en effet à suggérer que si les Suisses se montrent « rétifs à l’hospitalité », c’est en (grande) partie parce que les musulmans – dont chacun peut éventuellement comprendre qu’ils ne sont pas comptés au nombre des citoyens helvètes – sont encore trop mal éduqués.

    Au reste, le directeur de L’Express ajoute à ce premier constat celui que les Français ont, eux aussi, « un problème avec la religion musulmane ». Plus particulièrement, il estime que ses compatriotes en ont assez qu’« on » leur dise, « à chaque fois qu’un problème surgit » – et il en surgit fréquemment, quand l’éditocratie est au constant affût des faits divers impliquant des musulmans – « que ce n’est pas l’islam qui est fautif, mais des surgeons, des déviances, des interprétations de cette religion ». D’après lui : ce sont là des facilités qui reviennent à « innocenter l’arbre quand les fruits sont empoisonnés ».

    En résumé, Christophe Barbier, par une série de glissements où l’amalgame vaut comme argument, tire prétexte d’une votation dont le résultat trahit que les Suisses ont succombé à une peur totalement irrationnelle, pour développer un raisonnement dont la conclusion est que la religion musulmane s’apparente en quelque sorte à un arbre empoisonné.

    Cela lui permet de répéter – c’est chez lui un souci constant – qu’elle doit procéder (enfin), comme elle aurait dû le faire déjà après qu’il le lui avait une première fois demandé en 2008, « à une ambitieuse réforme de ses dogmes », où les Occidentaux, dont il néglige qu’ils sont pour beaucoup recroquevillés dans leurs phobies, pourraient, précise-t-il, très avantageusement « aider les musulmans à allumer la lumière » au « sommet » de leurs minarets. (Car ils ne dédaignent point de tendre vers moins évolué qu’eux une main charitable.) Et ainsi de suite, au fil des saisons.

    http://lmsi.net/Les-verites-qui-derangent

  • 18 septembre 04:47

    C’est une personne malade mentale (schizophrénie) selon la presse bourgeoise

    - 

    les islamo-gauchistes attaquent les malades mentaux diagnostiqué-e-s (comme les nazis ? ) ?

  • En 170 pages, format poche, le livre de Sébastien Fontenelle nous propose un utile travail de mémoire et de réflexion sur le pouvoir, l’engagement et le reniement, à partir d’un cas d’école : le cas Philippe Val, qui en constitue une figure trop belle, trop pure, trop gigantesque pour être vraie. Et pourtant il existe ! Ses reniements sont bien réels, et le premier mérite de Sébastien Fontenelle est de nous en remémorer quelques-uns [1] et de collecter d’édifiants morceaux choisis de la prose valienne, tantôt vertigineusement stupides, tantôt prodigieusement méchants, souvent les deux, toujours formidablement réactionnaires et opportunistes. L’autre intérêt de ce livre, c’est l’efficace commentaire qui accompagne ce corpus de citations valiennes, un commentaire aussi laconique, sobre et intelligent que son objet est bavard, caricatural et – redisons-le, car c’est hélas vrai – stupide. Aussi honnête aussi, sur le plan intellectuel, que Val est malhonnête. Aussi marrant enfin que Philippe est sinistre et que – comme l’indique bien le titre fontenellien – son parcours est lamentable...

    « Il est intéressant de voir que l’intelligentsia se sent maintenant si à l’aise, qu’elle peut publier impunément de vrais mensonges qu’elle fabrique avec un style tout stalinien, en pensant, sans aucun doute avec raison, qu’elle est intouchable dans le climat actuel. »

    Noam Chomsky

    « Je n’ai pas changé. »

    Julio Iglesias

    Ce sont les autres, qui ont changé. Pas Philippe Val, ancien patron de Charlie Hebdo devenu en mai 2009 le directeur de France Inter. Certains de ses anciens camarades ont basculé vers le côté obscur de la Force. Lui, pas. Lui, non. Lui est resté fidèle à ses opinions. À ses convictions.

    C’est du moins ce qu’il soutient dans un essai paru au mois d’octobre 2008, et que son éditeur présente comme un « document exceptionnel (…) qui fera grand bruit » [2] – sans que nul cependant ne sache, comme le relèvera la journaliste Mona Chollet, « ce qu’il documente, exactement » [3].

    Val écrit là, dès l’introduction, que, « de l’antiracisme à la lutte contre la peine de mort, le Front national et l’extrême droite catholique », il était, naguère, « en phase avec les positions, minoritaires, des intellectuels de gauche alors unanimes » – mais que, dès lors qu’il a ensuite « pris position publiquement pour une intervention au Kosovo en 1995 », qu’il s’est « révolté contre la forme ambiguë que prenait, chez certains », et de son point de vue, « l’adhésion à la cause palestinienne », et qu’il s’est « engagé pour l’adoption de la Constitution européenne », ses « choix ont rencontré la réprobation d’une partie du milieu intellectuel et politique » – de gauche, donc – dont il était, jusqu’alors, « plutôt proche ».

    Pourtant, affirme-t-il, « c’est le même attachement aux droits de l’homme » qui l’a, quant à lui, « fait protester contre la peine de mort dans les années 1970 », puis « soutenir en 2005 (…) le traité constitutionnel européen ». Et c’est « le même antiracisme », qui le « fait haïr le Front national » et lui « rend insupportable le glissement de la critique de la politique israélienne à l’antisémitisme ».

    Val est catégorique : « La démocratie a toujours été » son « échelle de valeurs », et sa « lutte », au fil des ans, « n’a pas changé ». Ce sont donc bien les autres – les anciens voisins d’engagement – qui ont « parfois » changé, devenant même, éventuellement, des « adversaires », dont le lecteur est invité à comprendre, par une simple déduction, qu’ils ne sont pas restés attachés aux droits de l’homme, eux ; et que la démocratie n’est (malheureusement) plus leur échelle de valeurs.

    Pour le dire autrement : les adversaires de Val sont aussi les adversaires de la démocratie.

    Pour le dire plus concisément : Val est la démocratie.

    Dans la vraie vie, bien sûr : il a tout de même un peu évolué, au fil des années. Le chansonnier libertaire qui moquait naguère les travers des puissants est devenu, au fur et à mesure de son réalignement sur quelques normes idéologiques de l’époque, « de plus en plus complaisant avec les classes dominantes, leurs médias, leurs intellectuels organiques » ou de proximité, « et de plus en plus hautain, méprisant, voire haineux » [4] à l’égard de ses « adversaires » – le mot est de lui, on l’a dit – et de ses contradicteurs.

    notes
    [1] Pas tous, le résultat n’aurait pas tenu en poche, et aurait davantage approché 1700 pages que 170.

    [2] Philippe Val, Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous, Grasset, 2008.

    [3] Mona Chollet, Les Éditocrates, La Découverte, 2009

    [4] Cf. Mona Chollet, « L’obscurantisme beauf ».

    http://lmsi.net/Meme-pas-drole

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