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Juillet 1917 en Russie : le rôle déterminant du Parti bolchevique face aux manœuvres de la bourgeoisie
posté le 04/08/17 par Un sympathisant du CCI Mots-clés  histoire / archive 

Les événements de juillet 1917 à Petrograd, connus sous le nom des “journées de Juillet”, représentent un des épisodes les plus marquants de la Révolution russe. En effet, au cœur de l’effervescence ouvrière de ce début juillet 1917, il revint au Parti bolchevique d’avoir su éviter que le processus révolutionnaire en cours n’accouche d’une tragique défaite suite à un affrontement prématuré provoqué par les forces bourgeoises. Les enseignements que l’on peut tirer encore aujourd’hui de ces événements sont fondamentaux pour la lutte du prolétariat sur le chemin qui conduit à son émancipation.

L’insurrection de février avait conduit à une situation de double pouvoir  : celui de la classe ouvrière, organisée dans ses soviets de députés ouvriers et soldats, et celui de la bourgeoisie représenté par le gouvernement provisoire et qui était soutenu par les “conciliateurs” mencheviks et socialistes-révolutionnaires, notamment au sein du Comité exécutif élu par les soviets 1. Cette situation de double pouvoir devenait, au fur et à mesure du développement de la révolution, proprement intenable.

La montée de la révolution

Illusionnés et endormis au départ par les promesses jamais tenues des démagogues mencheviks et sociaux-démocrates sur la paix, la “solution du problème agraire”, l’application de la journée de huit heures, etc., les ouvriers, en particulier ceux de Petrograd, commençaient à se rendre compte que l’Exécutif des Soviets ne répondait en rien à leurs revendications et exigences. Ils percevaient qu’au contraire il servait de paravent au gouvernement provisoire pour réaliser ses objectifs, à savoir, en tout premier lieu, le rétablissement de l’ordre à l’arrière et au front pour pouvoir poursuivre la guerre impérialiste. La classe ouvrière, dans son bastion le plus radical de Petrograd, se sentait de plus en plus dupée, bernée, trahie par ceux-là même à qui elle avait confié la direction de ses Conseils. Bien qu’encore confusément, l’avant-garde ouvrière tendait à se poser la vraie question  : qui exerce réellement le pouvoir, la bourgeoisie ou le prolétariat  ? La radicalisation ouvrière et la prise de conscience plus affirmée des enjeux va s’effectuer dès la mi-avril, suite à une note provocatrice du ministre libéral Milioukov réaffirmant l’engagement de la Russie avec les alliés dans la continuation de la guerre impérialiste. Déjà meurtris par les privations de toutes sortes, les ouvriers et les soldats répondent immédiatement par des manifestations spontanées, des assemblées massives dans les quartiers et les usines. Le 20 avril, une gigantesque manifestation impose la démission de Milioukov. La bourgeoisie doit reculer (provisoirement) dans ses plans guerriers. Les bolcheviks sont très actifs au sein de ce bouillonnement prolétarien et leur influence s’accroît au sein des masses ouvrières. La radicalisation du prolétariat s’opère autour du mot d’ordre mis en avant par Lénine dans ses Thèses d’avril, “Tout le pouvoir aux soviets” qui, au cours des mois de mai et juin, devient l’aspiration des larges masses ouvrières. Tout au long du mois de mai, le parti bolchevique apparaît de plus en plus comme le seul parti réellement engagé aux côtés des ouvriers. Une activité frénétique d’organisation a lieu dans tous les coins de la Russie, signe de la fermentation révolutionnaire. Tout le travail d’explication et d’engagement des bolcheviks pour le pouvoir des soviets se concrétise d’ailleurs à la Conférence des ouvriers industriels de Petrograd puisque cette fraction du prolétariat, la plus combative, leur donne la majorité dans les comités d’usines, fin mai. Le mois de juin connaît une intense agitation politique culminant de façon spectaculaire le 18 dans une gigantesque manifestation. Appelée à l’origine par les mencheviks pour soutenir le gouvernement provisoire, qui vient de décider une nouvelle offensive militaire, et l’Exécutif du Soviet de Petrograd qu’ils dominent encore, elle se retourne contre les “conciliateurs”. En effet, la manifestation reprend dans son immense majorité les mots d’ordre bolcheviques  : “A bas l’offensive  !”, “A bas les dix ministres capitalistes  !”, “Tout le pouvoir aux soviets  !”

Les bolcheviks évitent le piège de l’affrontement prématuré

Alors que les nouvelles de l’échec de l’offensive militaire atteignent la capitale, attisant le feu révolutionnaire, elles ne sont pas encore parvenues dans le reste de ce pays gigantesque. Pour faire face à une situation très tendue, la bourgeoisie entreprend de provoquer une révolte prématurée à Petrograd, d’y écraser les ouvriers et les bolcheviks, puis de faire endosser la responsabilité de l’échec de l’offensive militaire au prolétariat de la capitale qui aurait donné “un coup de poignard dans le dos” à ceux qui sont au front.

Une telle manœuvre est permise par le fait que les conditions de la révolution ne sont pas encore mûres. Bien que montant partout dans le pays chez les ouvriers et les soldats, le mécontentement n’atteint néanmoins pas, et de loin, la profondeur et l’homogénéité qui existe à Petrograd. Les paysans ont encore confiance dans le gouvernement provisoire. Chez les ouvriers eux-mêmes, y compris ceux de Petrograd, l’idée qui domine n’est pas celle de prendre le pouvoir mais bien d’obliger, à travers une action de force, les dirigeants “socialistes” à “le prendre réellement”. Il était certain qu’avec la révolution écrasée à Petrograd et le Parti bolchevique décimé, le prolétariat en Russie ainsi décapité serait bientôt vaincu dans son ensemble.

Petrograd est en effervescence. Les mitrailleurs qui, avec les marins de Cronstadt, constituent une aile avancée de la révolution dans l’armée, veulent agir immédiatement. Les ouvriers en grève font la tournée des régiments et les invitent à sortir dans la rue et à tenir des meetings. Dans ce contexte, un certain nombre de mesures prises “à point nommé” par la bourgeoisie suffisent alors à déclencher la révolte dans la capitale. Ainsi, le parti cadet prend la décision de retirer ses quatre ministres du gouvernement “provisoire” dans le but de relancer, parmi les ouvriers et les soldats, la revendication du pouvoir immédiat aux Soviets. En effet, le refus des mencheviks et des socialistes-révolutionnaires du mot d’ordre “Tout le pouvoir aux soviets  !”, fondé jusqu’alors par eux-mêmes par la soi-disant nécessité de collaborer avec les représentants de la “bourgeoisie démocratique” n’a désormais plus de sens. Là-dessus, parmi d’autres provocations, le gouvernement menace de transférer immédiatement les régiments révolutionnaires combatifs de la capitale au front. En quelques heures, le prolétariat de toute la ville se soulève, s’arme et se rassemble autour du mot d’ordre “Tout le pouvoir aux soviets  !”.

C’est d’ailleurs dès la manifestation du 18 juin que les bolcheviks avaient déjà mis publiquement en garde les ouvriers contre une action prématurée. Estimant qu’il ne serait pas possible d’arrêter le mouvement, ils décidèrent de se mettre à sa tête en l’appuyant, mais en conférant à la manifestation armée de 500 000 ouvriers et soldats un “caractère pacifique et organisé”. Le soir même, les ouvriers se rendent compte de l’impasse momentanée de la situation, liée à l’impossibilité immédiate de la prise du pouvoir. Le lendemain, suivant les consignes bolcheviques, ils restent chez eux. C’est alors qu’arrivent à Petrograd les troupes “fraîches” venues épauler la bourgeoisie et ses acolytes mencheviks et socialistes-révolutionnaires. Afin de les “vacciner” d’emblée contre le bolchevisme, elles sont accueillies par les coups de fusils de provocateurs armés par la bourgeoisie, mais présentés comme étant des bolcheviks. Commence alors la répression. La chasse aux bolcheviks est ouverte. Elle est placée par la bourgeoisie sous le signe d’une campagne les accusant d’être des agents allemands afin de monter les troupes contre les ouvriers. Il en résulte que Lénine et d’autres dirigeants bolcheviques sont obligés de se cacher, alors que Trotski et d’autres sont arrêtés. “Le coup porté en juillet aux masses et au parti fut très grave. Mais ce coup n’était pas décisif. On compta les victimes par dizaines, mais non point par dizaines de milliers. La classe ouvrière sortit de l’épreuve non décapitée et non exsangue. Elle conserva intégralement ses cadres de combat, et ces cadres avaient beaucoup appris.”

Les leçons de juillet 17

Contre les campagnes actuelles de la bourgeoisie qui présentent la révolution d’Octobre 17 comme un complot bolchevique contre la “jeune démocratie” instaurée par la révolution de février, et contre les partis également démocratiques qu’elle a portés au pouvoir, cadets, socialistes-révolutionnaires et mencheviks, les événements de juillet se chargent eux-mêmes de démentir cette thèse. Ils montrent clairement que les comploteurs ont été ces mêmes partis démocrates, en collaboration avec les autres secteurs réactionnaires de la classe politique russe, et avec la bourgeoisie des pays impérialistes alliés de la Russie, pour tenter d’infliger une saignée décisive au prolétariat.

Juillet 1917 a aussi montré que le prolétariat doit se méfier par dessus tout des partis anciennement ouvriers qui ont trahi, et donc surmonter ses illusions vis-à-vis d’eux. Une telle illusion pesait encore fortement sur la classe ouvrière pendant les journées de juillet. Mais cette expérience a clarifié définitivement que les mencheviks et les socialistes révolutionnaires étaient irrévocablement passés à la contre-révolution. Dès la mi-juillet, Lénine tire clairement cette leçon  : “Après le 4 juillet, la bourgeoisie contre-révolutionnaire, marchant avec les monarchistes et les Cent-noirs, s’est adjoint, en partie par l’intimidation, les petits-bourgeois socialistes-révolutionnaires et mencheviks et a confié le pouvoir d’État effectif aux Cavaignac, à la clique militaire qui fusille les récalcitrants sur le front et massacre les bolcheviks à Petrograd” 2.

L’histoire montre qu’une tactique redoutable de la bourgeoisie contre le mouvement de la classe ouvrière consiste à provoquer des confrontations prématurées. En 1919 et 1921 en Allemagne, le résultat fut une répression sanglante du prolétariat. Si la révolution russe est le seul grand exemple où la classe ouvrière a été capable d’éviter un tel piège et une défaite sanglante, c’est surtout parce que le parti de classe bolchevique a pu remplir son rôle décisif d’avant-garde, de direction politique de la classe.

Le Parti bolchevique est convaincu qu’il est de sa responsabilité d’analyser en permanence le rapport de force entre les deux classes ennemies, pour être capable d’intervenir correctement à chaque moment du développement de la lutte. Il sait qu’il est impératif d’étudier la nature, la stratégie et la tactique de la classe ennemie pour identifier, comprendre et faire face à ses manœuvres. Il est imprégné de la compréhension marxiste que la prise du pouvoir révolutionnaire est une sorte d’art ou de science et est parfaitement conscient qu’une insurrection inopportune est aussi fatale que l’échec d’une prise de pouvoir tentée au bon moment. La profonde confiance du parti dans le prolétariat et dans le marxisme, sa capacité à se baser sur la force qu’ils représentent historiquement, lui permettent de s’opposer fermement aux illusions dans la classe ouvrière. Elles lui permettent encore de repousser la pression des anarchistes et “interprètes occasionnels de l’indignation des masses” comme les nomme Trotski 3 qui, guidés par leur impatience petite-bourgeoise, excitent les masses en vue de l’action immédiate.

Mais ce qui fut également décisif dans ces journées de juillet, c’est la profonde confiance des ouvriers russes dans leur parti de classe, permettant à ce dernier d’intervenir en leur sein et même d’assumer son rôle de direction, bien qu’il était clair pour tout le monde qu’il ne partageait ni leurs buts immédiats ni leurs illusions.

Les bolcheviks firent face à la répression qui débute le 5 juillet, sans aucune illusion sur la démocratie et en se battant pied à pied contre les calomnies dont ils étaient la cible. Aujourd’hui, cent ans plus tard, la bourgeoisie qui n’a pas changé de nature, mais au contraire est encore plus expérimentée et cynique, mène avec la même “logique” contre la Gauche communiste une campagne similaire à celle déployée en juillet 1917 contre les bolcheviks. En juillet 1917, elle essaie de faire croire que les bolcheviks, refusant de soutenir l’Entente, sont nécessairement du côté allemand  ! Aujourd’hui, elle tente d’accréditer l’idée que, si la Gauche communiste a refusé de soutenir le camp impérialiste “antifasciste” dans la Seconde Guerre mondiale, c’est parce qu’elle et ses successeurs actuels, sont du côté nazi. Aujourd’hui, les révolutionnaires, qui tendent à sous-estimer la signification de telles campagnes à leur encontre qui ne font que préparer de futurs pogroms, ont encore beaucoup à apprendre de l’expérience des bolcheviks qui, après les journées de juillet, ont remué ciel et terre pour défendre leur réputation au sein de la classe ouvrière.

Durant ces journées décisives, l’action du parti bolchevique permit à la révolution montante de surmonter les pièges tendus par la bourgeoisie. Elle n’a rien à voir avec l’exécution d’un plan préconçu par un état-major extérieur à la classe ouvrière, comme a coutume d’en parler la bourgeoisie à propos de la révolution d’Octobre. Elle est au contraire l’œuvre d’une émanation vivante de la classe ouvrière. En effet, trois mois auparavant, le parti bolchevique ne comprenant pas que la révolution de février mettait à l’ordre du jour la prise du pouvoir en Russie par la classe ouvrière, se trouvait dans une situation de profond désarroi devant la situation. Après s’être doté d’une orientation claire, il fut par contre capable, en s’appuyant sur son expérience propre et celle de tout le mouvement ouvrier, de se hisser à la hauteur de ses responsabilités en assumant la direction politique du combat.

Courant Communiste International - http://fr.internationalism.org

1) Cf. Internationalisme n° 330 et 331.

2) Lénine, “A propos des mots d’ordre”, Œuvres complètes, tome 25.

3) Trotski, Histoire de la Révolution russe.


posté le 4 août 2017  par Un sympathisant du CCI  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • 6 août 21:18, par VSGCI

    « Parti bolchevique = dictature autoritaire »

    Il faut noter la puissance d’évocation du commentaire précédent : il y aurait donc, si on suit sa logique, des « dictatures » qui ne seraient pas autoritaires…

    Quant au fait que le Parti Bolchevik ait exercé une dictature, ce n’est pas un scoop : c’est ce que les marxistes appellent la dictature du prolétariat, comme la Commune de Paris par exemple, qui était tout autant une « dictature autoritaire »…

  • On a vu ce que ça a donné la Commune et la Russie bolchévique.

    Faut être con comme le CCI pour transformer des épisodes qui se terminèrent en boucheries en épisodes positifs.

    Le CCI ou le Culte de la Charogne Internationale.

  • 7 août 08:02, par VSGCI

    « Faut être con comme le CCI pour transformer des épisodes qui se terminèrent en boucheries en épisodes positifs. »

    Où la « transformation » a bien pu avoir lieu, j’aimerais le savoir.

    D’autre part, les Communards pas plus que les Bolcheviks n’ont été à l’origine des carnages qui ont suivi la Commune et la Révolution russe : ce sont les Versaillais qui ont exterminé les Communards, et la première tâche des Bolcheviks a été d’arrêter la guerre mondiale, ce qu’ils ont en grande partie réussi à faire. Donc il faudrait arrêter de raconter n’importe quoi et dei « transformer » l’histoire.

    Dernier point : qu’est-ce que la Commune et la Russie bolchevique « ont donné » exactement ? Il faudrait que le commentateur précédent s’explique un peu pour que l’on puisse comprendre ce qu’il veut dire. Et ça signifie arrêter d’insulter celui qui parle pour s’attaquer à ce qu’il dit : où le texte dit-il quoi que ce soit de faux ?

  • les Bolcheviks ont massacré la population, les opposant-e-s etc ... URSS = dictature, capitalisme d’état, bloc impérialiste, bureaucratie réac’

    Mort au léninistes avant qu’iels ne nous tuent !

  • Victor Serge, dont les contradictions ne sont plus à relever, voyait en Makhno le seul qui, à son avis, avait tenté l’expérience " féconde " d’une synthèse du marxisme et du socialisme libertaire. Reprenant aujourd’hui cette appréciation, bon nombre d’intellectuels, pour qui l’anarchie est un excellent gagne-pain, nous mijotent une impossible mixture marxiste assaisonnée de quelques éléments libertaires.

    Le but de cet article est simplement de rappeler l’historique du mouvement makhnoviste, malheureusement trop peu connu des jeunes militants, et de démontrer que la "makhnovstchina" fut exclusivement un mouvement révolutionnaire autonome qui concrétisa le rêve des anarchistes de créer une société dégagée de toute exploitation et de toute autorité politique.

    Il est bon aussi de rappeler à certains libertaires, désireux actuellement de former " l’union sacrée " avec les organisations gauchistes, comment ce mouvement fut écrasé par ceux-là mêmes à qui il apportait une aide pour combattre la contre-révolution. Les anarchistes ukrainiens eurent l’imprudence de faire confiance à l’Armée rouge ; nous ne désirons pas commettre la même erreur, car nous n’accordons pas plus de confiance aux héritiers de Trotsky que Makhno eut dû le faire. […]

    http://www.nestormakhno.info/french/ukr_1917.htm

  • « les Bolcheviks ont massacré la population, les opposant-e-s etc ... URSS = dictature, capitalisme d’état, bloc impérialiste, bureaucratie réac’ »

    Quand on veut parler d’histoire, on précise un peu ce qu’on avance ; ici, on est dans le lieu commun débile : même Lénine était contre la création de l’URSS ! Quant au fait que la Russie bolchevique était une dictature, c’est vrai : c’était la dictature du prolétariat, et c’était une excellente chose, même si ça n’a pas duré longtemps.

    Le précédent commentateur devrait d’ailleurs expliquer ce que signifient réellement les termes qu’il utilise : j’aimerais savoir ce qu’il appelle capitalisme d’Etat ou même dictature, juste histoire de voir…

    Quant aux « Bolcheviks léninistes », je n’ai aucune idée de ce que peuvent bien être ces gens-là, ni de ce que pouvaient bien être des « Bolcheviks non-léninistes ». Mais gageons que là aussi le commentateur précédent pourra nous éclairer…

  • Lénine a dit et écrit tout et son contraire, ses descendant-e-s suivent et surfent sur les contradictions = dialectique léniniste = marxisme dogmatique = autoritarisme

    Les bolchéviques étaient et ont donné/produit une (nouvelle ?) bourgeoisie, ont prôné l’inégalité et l’oppression. Il est beau le bilan !

    Les illusions léninistes de VSGI à propos de la "dictature du prolétariat" qui servait en fait les intérêts matériels et idéologique d’une caste de privilégié-e-s

  • 12 août 18:29, par VSGCI > soutient l’urss (et le bloc soviétique) en croyant qu’il y a eu véritable ""dictature du prolétariat"" ! Tout est dit !

    à moins que ce ne soit pas VSGCI ?!?

  • Bon, on va reprendre au point de départ : les affirmations creuses, sans citations, sans idées, sans démonstration, ça ne sert rigoureusement à rien ! Ça ne démontre que l’incapacité de leur auteur à discuter politique, incapacité démontrée par son refus de répondre à toute question un peu sérieuse : qu’est-ce qu’un « Bolchevik léniniste », exactement ?…

    Je soutiens l’URSS et le bloc soviétique ? Où ça ? Quand ça ? Il faut être idiot ou malveillant pour me faire raconter un truc pareil.

    Il y a eu une dictature du prolétariat en Russie, et le fait qu’elle n’a pas duré longtemps ne signifie pas qu’elle n’a pas existé ! La prise de pouvoir des Bolcheviks en octobre 1917 se fait avec le soutien plein et entier des Soviets, autrement dit de la classe ouvrière. Très vite, l’Etat russe a repris le dessus et a intégré le Parti Bolchevik, mais ça ne signifie aucunement qu’il ne s’est rien passé de révolutionnaire en Russie, ni que les Bolcheviks aient été des bourgeois ! Ce qui est de toute façon indémontrable…

    Lénine a dit tout et son contraire ? Une démonstration, SVP ? Quant à « l’autoritarisme », j’ai déjà demandé plusieurs fois une explication à ce sujet : Engels déjà à son époque expliquait que c’était une idée creuse, sans aucune réalité. C’est une tarte à la crème anarchiste, beaucoup d’anars surfant avec délices sur les lieux communs les plus éculés de la bourgeoisie et s’en contentant pour tout contenu politique !

    Ce qui semble clair, par contre, c’est que l’intervenant précédent est hostile à toute révolution ! J’aimerais donc savoir ce qu’il veut exactement…

  • Quant au fait que la Russie bolchevique était une dictature, c’est vrai : c’était la dictature du prolétariat, et c’était une excellente chose, même si ça n’a pas duré longtemps.

    tout est dit !

    mort au stal’ !

    mort aux léninistes !

    mort aux bureaucrates !

    l’Etat russe a repris le dessus et a intégré le Parti Bolchevik

    Analyse trompeuse les bolcho forment l’état ! Mensonge éhonté de VSGCI !

    Engels (le grand bourgeois capitaliste) était lui-même une idée creuse, sans aucune réalité qui étalait les lieux communs les plus éculés de la bourgeoisie de son temps. Vous ne faites que répéter ou ânonner ses bêtises ...

  • Ce que nous voulons ?

    • une révolution voilà ce qu’on veut pas une prise de pouvoir par des communistes autoritaires (des léninistes) qui font crever le prolétariat et renient toute émancipation révolutionnaire ...

    à bon entendeur !

  • * La classe ouvrière est la seule classe capable de me­ner à bien la révolution communiste. La lutte révolu­tion­naire conduit nécessairement la classe ouvrière à une confrontation avec l’Etat capitaliste. Pour détruire le ca­pitalisme, la classe ouvrière devra renverser tous les Etats et établir la dictature du prolétariat à l’échelle mondiale : le pouvoir international des conseils ou­vriers, regroupant l’ensemble du prolétariat.

    * La transformation communiste de la société par les conseils ouvriers ne signifie ni « autogestion », ni « nationalisation » de l’économie. Le communisme né­cessite l’abolition consciente par la classe ouvrière des rapports sociaux capitalistes : le travail salarié, la pro­duction de marchandises, les frontières nationales. Il exige la création d’une communauté mondiale dont toute l’activité est orientée vers la pleine satisfaction des be­soins humains.

    * L’organisation politique révolu­tionnaire constitue l’avant-garde du prolétariat, facteur actif du processus de généralisation de la conscience de classe au sein du pro­létariat. Son rôle n’est ni d’« organiser la classe ouvrière », ni de « prendre le pouvoir » en son nom, mais de participer activement à l’unification des luttes, à leur prise en charge par les ouvriers eux-mêmes, et de tra­cer l’orientation politique révolutionnaire du combat du prolétariat.

  • après "VSGCI" toujours "prolo"

  • Les bolchéviques (en bon-ne-s menteur-euse-s léninistes)

    - ne sont pas la classe ouvrière ou le prolétariat ou son avant-garde

    - et ont dirigé un état capitaliste ( dictature d’apparence communiste )

  • 1 - LA THEORIE DE LA REVOLUTION COMMUNISTE

    Le marxisme est l’acquis théorique fondamental de la lutte prolétarienne, c’est sur sa base que l’ensemble des acquis du prolétariat s’intègre dans un tout cohérent.

    En expliquant la marche de l’histoire par le développement de la lutte de classe, c’est-à-dire de la lutte basée sur la défense des intérêts économiques dans un cadre donné du développement des forces productives, et en reconnaissant dans le prolétariat la classe sujet de la révolution qui abolira le capitalisme, il est la seule conception du monde qui se place réellement du point de vue de cette classe. Loin de constituer une spéculation abstraite sur le monde il est donc, et avant tout, une arme de combat de la classe. Et c’est parce que le prolétariat est la première et seule classe de l’histoire dont l’émancipation s’accompagne nécessairement de l’émancipation de toute l’humanité, dont la domination sur la société n’implique pas une nouvelle forme d’exploitation mais l’abolition de toute exploitation, que le marxisme est seul capable d’appréhender la réalité sociale de façon objective et scientifique, sans préjugés ni mystifications d’aucune sorte.
    Par conséquent, bien qu’il ne soit pas un système ni un corps de doctrine fermé, mais au contraire une théorie en élaboration constante, en liaison directe et vivante avec la lutte de classe, et bien qu’il ait bénéficié des manifestations théoriques de la vie de la classe qui l’ont précédé, il constitue, depuis le moment où ses bases ont été jetées, le seul cadre à partir et au sein duquel la théorie révolutionnaire peut se développer.

    2 - LES CONDITIONS DE LA REVOLUTION COMMUNISTE

    Toute révolution sociale est l’acte par lequel la classe porteuse des nouveaux rapports de production établit sa domination politique sur la société. La révolution prolétarienne n’échappe pas à cette définition mais ses conditions et son contenu diffèrent fondamentalement des révolutions du passé.

    Celles-ci, parce qu’elles se trouvaient à la charnière de deux modes de production dominés par la pénurie avaient pour fonction de substituer la domination d’une classe exploiteuse à celle d’une autre classe exploiteuse : ce fait s’exprimait par le remplacement d’une forme de propriété par une autre forme de propriété, d’un type de privilèges par un autre type de privilèges.

    La révolution prolétarienne, par contre, a pour but de remplacer des rapports de production basés sur la pénurie par des rapports de production basés sur l’abondance, c’est pour cela qu’elle signifie la fin de toute forme de propriété, de privilèges et d’exploitation.

    Ces différences confèrent à la révolution prolétarienne les caractéristiques suivantes, que la classe ouvrière se doit, comme condition de son succès, de comprendre et de maîtriser :

    a - Elle est la première forme de révolution à caractère mondial, qui ne puisse atteindre ses buts qu’en se généralisant à tous les pays, puisqu’avec la propriété privée elle doit abolir l’ensemble des cadres sectoriels, régionaux et nationaux liés à celle-ci. C’est la généralisation de la domination du capitalisme à l’échelle mondiale qui permet que cette nécessité soit aussi une possibilité.

    b - La classe révolutionnaire, pour la première fois dans l’histoire, est en même temps aussi la classe exploitée de l’ancien système et, de ce fait, elle ne peut s’appuyer sur un quelconque pouvoir économique dans la conquête du pouvoir politique. Bien au contraire, à l’encontre de ce qui a prévalu dans le passé, la prise du pouvoir politique par le prolétariat précède nécessairement la période de transition pendant laquelle la domination des anciens rapports de production est détruite au bénéfice de celle des nouveaux.

    c - Le fait que, pour la première fois, une classe de la société soit en même temps classe exploitée et classe révolutionnaire implique également que sa lutte comme classe exploitée ne peut à aucun moment être dissociée ou opposée à sa lutte comme classe révolutionnaire. Au contraire, comme le marxisme l’a depuis le début affirmé contre les théories proudhoniennes et petites-bourgeoises, le développement de la lutte révolutionnaire est conditionné par l’approfondissement et la généralisation de la lutte du prolétariat comme classe exploitée.

  • « une révolution voilà ce qu’on veut pas une prise de pouvoir par des communistes autoritaires (des léninistes) qui font crever le prolétariat et renient toute émancipation révolutionnaire ... »

    Bon, on en est toujours au niveau du flou le plus artistique : qu’est-ce qu’une révolution « qui n’est pas une prise de pouvoir par des communistes autoritaires », on ne le sait pas ! Ce que sont des « communistes autoritaires », on ne le sait d’ailleurs pas non plus, vu que la réponse tient de la tautologie : qu’est-ce que des communistes autoritaires ? Des « Léninistes » ! Qu’est-ce que des « Léninistes » ? Des communistes autoritaires ! On est bien avancé ! Quant à « faire crever le prolétariat », on aimerait savoir de quoi il s’agit aussi : aux dernières nouvelles, ce sont les Bolcheviks qui ont arrêté la guerre à Brest-Litovsk, CONTRE les Anarchistes qui voulaient la poursuivre… Qui voulait « faire crever le prolétariat » dans les tranchées, exactement ?…

    Franchement, il faudrait être un peu plus précis et argumenté ! Les communistes se sont toujours considérés comme « l’avant-garde de la classe ouvrière » depuis Marx et le Manifeste communiste, et il est difficile de démontrer qu’ils ne l’étaient pas en 1917, puisque la classe ouvrière était avec eux !

    Quant à « diriger un Etat capitaliste », même Lénine n’a jamais raconté nulle part que la Russie était autre chose ! Ce que serait une « dictature d’apparence communiste » le ferait bien rire aussi ! Qu’est-ce que la Russie pouvait être d’autre qu’un Etat capitaliste même après la Révolution, d’ailleurs ?…

    C’est une excellente chose de voir à quel point les leçons de la Révolution russe crispent tout un petit milieu dont les arguments, en voulant être anti-staliniens, ne font que singer ceux de la Social-démocratie ! Ce qui montre toute la validité d’en discuter, vu que l’argument - jamais explicitement écrit - des contempteurs du CCI, c’est que ce sont les Bolcheviks qui ont fait échouer la Révolution russe : c’est faux et de toute façon indémontrable. La trahison du Parti Bolchevik est la CONSÉQUENCE de l’échec de la Révolution russe, elle n’en est aucunement la cause…

  • préférez vous

    • le flou révolutionnaires

    ou

    • le catéchisme dogmatique marxiste-léniniste ?
  • 18 août 21:19, par VSGCI

    « préférez vous

    le flou révolutionnaires
    ou

    le catéchisme dogmatique marxiste-léniniste ? »

    La peste ou le choléra ? Ou la poële qui se moque du chaudron ?

    Une précision : le « flou » n’est en général là que pour masquer l’indigence des conceptions politiques et de la pensée qui va avec. Quant au « marxisme-léninisme », c’est un autre mot pour « stalinisme », que le CCI et la Gauche Communiste ont toujours combattu et qui n’est qu’une fraction de la classe dominante. 17h53 n’a donc rigoureusement rien de bien intéressant à proposer, et c’est lui qui le dit…

  • mais on n’est pas à la messe

  • VSGI,

    le CCI et la Gauche Communiste

    ne tirent pas les leçons des échecs du passé et ne rejettent que Staline ...comprend qui peux, qui veux ...

  • 19 août 21:49, par VSGCI

    « VSGI, le CCI et la Gauche Communiste ne tirent pas les leçons des échecs du passé et ne rejettent que Staline ...comprend qui peux, qui veux ... »

    Effectivement, comprend qui veut ! Et ce n’est pas visiblement la priorité de la plupart des commentateurs ci-dessus : il y a opposition totale entre les Bolcheviks de 1917 et Staline, il n’y a pas besoin d’être grand théoricien pour le savoir…

    D’autre part, je repose ma question : qu’est-ce qui dans le texte est faux, erroné, falsifié, mensonger ? Personne parmi les soi-disant « critiques » du CCI ne s’est visiblement donné la peine de le lire, ce texte ; c’est assez navrant…

    Quant à l’autre question posée, je pense qu’il n’y aura pas de réponse : qu’y a-t-il derrière le « flou révolutionnaire » proposé par 17h53 ? Juste histoire qu’on puisse juger sur pièces ?…

  • la GCI assume la période pré-staline c-à-d le léninisme

  • Le « léninisme » étant une invention du stalinisme, on ne peut comprendre qu’une chose : le commentateur précédent ne sait pas de quoi il parle ! Du reste, Lénine aurait bien ri si on lui avait parlé de « léninisme »…

    D’autant que le texte a été écrit par le CCI et non par la GCI, dont je ne sais pas de quelle organisation il s’agit !…

    Quant à répondre à ce qui lui a été posé comme questions, on va juste dire que 03h10 réfléchit encore à ce qu’il va y répondre…

  • LÉNINE ET LE LÉNINISME, GUIDES DU PROLÉTARIAT MONDIAL ?

    Dans tous les pays, et particulièrement dans les états qui forment l’Union des républiques soviétistes, s’élève une clameur farouche, insensée : « Lénine est le guide des travailleurs de tous les pays, il a édifié une théorie à leur usage, il leur a montré la véritable chemin de la libération vengeresse, etc. »

    Or, dans le pays même où les bourreaux blancs et rouges, dans l’intérêt de leurs partis, ont décapité l’incomparablement grande révolution russe - la libératrice des travailleurs - et détournent actuellement les masses laborieuses de leur véritable but ; là même, on a perdu la foi en soi-même, en la force créatrice de l’action spontanée pour l’organisation de la société nouvelle. Et cet événement s’est produit dans un pays où a éclaté cette grande révolution et où elle a fini si prématurément (bien avant d’avoir atteint son complet développement) en dépit de l’enthousiasme dont, Lénine et consorts exclus, les masses travailleuses étaient animées !

    A ces plaisanteries (pour les partis bolchevistes des autres pays elles se révèlent comme des affirmations de grande importance) qui ne sont pas des plaisanteries, hélas ! mais plutôt la marque d’une criminelle irresponsabilité, font écho les hurlements des partisans de Lénine dans les pays extérieurs. Comme conséquence, ces allégations sont acceptées pour vraies même par les non partisans de Lénine, les hommes-esclaves dont l’intelligence, la force, la volonté sont dans les fers du capital abject et maniaque. Beaucoup donc, se dupant et dupant les autres, s’égosillent à crier : « Lénine est le guide du Prolétariat de tous les pays, il nous a donné la théorie de la libération, il nous a montré la voie de la véritable délivrance ».

    Il est inconcevable que le bourgeois Lénine soit le guide du prolétariat mondial. Cette prétention nous paraît injustifiable, sans fondement, à nous, paysans révolutionnaires, qui avons franchi toutes les étapes de la révolution russe et avons fait l’expérience du « léninisme ». Placer Lénine sur un piédestal en cette qualité est une dérision qui prouve uniquement, la faiblesse d’esprit de ceux qui s’efforcent d’attribuer à cet homme la direction du prolétariat, alors qu’en réalité, il ne se trouvait même pas dans le pays durant la grande révolution russe. L’assassinat de celle-ci n’eut lieu que grâce à l’enfantine naïveté du peuple, et plus encore à cause des baïonnettes des mercenaires qui, dans leur aveuglement, se vendaient au parti léniniste.

    A notre avis, la mise sur un piédestal de Lénine en qualité de « guide de tous les laborieux du monde » n’est rien de plus et rien de moins qu’une méchante et criminelle farce commise à l’égard de l’humanité trompée et opprimée, assez aveuglée encore pour attacher à cette plaisanterie une valeur définie et spécifique.

    Le parti social-démocrate bolcheviste, qui se nomme encore erronément communiste, et dont le soutien spirituel fut le bourgeois Lénine (Oulianof Lénine) lequel jusqu’à sa mort satura toute la grande révolution russe de son ignorance scientifique et du vide marxo-léniniste ; ce parti agit de la même façon que la Bourgeoisie à l’égard des travailleurs, c’est-à-dire qu’il voit en eux tout uniment et simplement de fidèles esclaves.

    De Marx à Lénine, et après leur disparition, ce parti a toujours voulu être l’éducateur de toute l’humanité laborieuse, aux dépens de ceux qui travaillent. Il ne se rend même pas compte qu’il est un éducateur intrus, jésuitique, qui s’efforce de conduire la masse opprimée sous le prétendu drapeau de la délivrance, alors, qu’irresponsablement il l’égare par une victoire apparente sur l’esclavage économique, politique, psychique. En réalité, il ne poursuit qu’une réforme de l’esclavage de l’humanité. Il a assez clairement démontré par ses actes, durant la grande révolution russe, qu’il savait être un excellent bourreau ; un bourreau non seulement de ceux qui, en période de lutte et parmi les hommes, représentent un élément malsain et corrompu, mais aussi de ceux dont l’impulsion est saine, pure, belle, qui se frayent noblement un libre sentier, qui travaillent au développement de toutes les forces créatrices pour le bien de l’ensemble social. […]

    http://www.nestormakhno.info/french/lenin.htm

  • 4 septembre 05:06, par VSGCI

    Pauvre Makhno, qui nous parle de la Révolution de février qui a si peu été une révolution qu’il en a fallu une seconde en octobre pour renverser enfin l’Etat ! On a là-dedans toute une série d’affirmations, mais pas l’ombre d’une démonstration ni d’un argument.

    Quant à démontrer que Lénine aurait été un « bourgeois », il va falloir s’accrocher aux branches ! On peut critiquer beaucoup de choses chez Lénine, mais affirmer qu’il défendait une quelconque forme de capitalisme, c’est pour tout dire mensonger ! Que Makhno ait raison lorsqu’il dit que la mise sur un piédestal de Lénine est une farce - que Lénine lui-même n’a jamais acceptée ! - ne signifie aucunement que Lénine n’était pas un révolutionnaire ; il a échoué, c’est tout. C’est toujours intéressant de lire que la cause de cet échec pour les Anarchistes, ce sont les Bolcheviks, jamais les Blancs, jamais les grandes puissances coalisées contre la Russie révolutionnaire, ce qui démontre une certaine voire complète ignorance de ce qu’a été la Guerre civile en Russie…

    Mais on peut poser la question de l’action des Anarchistes en Russie en 1917/1920 : quand ils ne soutenaient pas la guerre contre l’Allemagne comme n’importe quels bourgeois, ils étaient tout bonnement inexistants. Ce que Makhno a bien vu d’ailleurs quand il est allé à Moscou, c’est dans ses Mémoires…

    On va ajouter que Makhno qui nous parle de « paysans révolutionnaires » serait lui-même bien en peine de nous démontrer que la paysannerie puisse être révolutionnaire ! Du reste, Makhno lui-même offrait quelles perspectives exactement à ceux qu’il « libérait » ? Il n’a jamais posé la question de la destruction des rapports de production capitalistes, ni celle de l’internationalisation de la révolution. Ce qu’il défendait, c’était la petite propriété terrienne autogérée ; c’est ça, la révolution ?…

    Autrement dit, il n’a rien compris à ce qu’a été la vague révolutionnaire qui a balayé l’Europe à la fin de la Première Guerre mondiale ; l’alpha et l’omega de la Révolution reste pour lui la Russie, voire son patelin de Gouliaï Polié ! Or, comme le disait Rosa Luxemburg, « en Russie, la question ne pouvait qu’être posée, elle ne pouvait pas être résolue en Russie ».

    Lénine, un « réformateur de l’esclavage » ? Lui qui, malade et sur le point de mourir, cherchait comment protéger les prolétaires russes de l’Etat soviétique ? Décidément, l’ignorance n’est pas un argument…

  • VSGCI = pas l’ombre d’une démonstration ni d’un argument

  • VSGCI = défend les sornettes léninistes et le bilan de la dictature de celui-ci ...

    conclusion :

    VSGCI = ennemi

  • 24 septembre 17:39

    entre le "bourgeois" lénine et le "paysan" machno, les révolutionnaires n’hésitent pas !

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