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Antisionisme antiraciste non, néonazisme sioniste oui ?

Trois morts et une vingtaine de blessés. C’est le sinistre bilan de la haine raciste décomplexée qui s’est donnée à voir en toute impunité à Charlottesville, dans cet État de Virginie encore marqué par l’héritage ségrégationniste. A l’origine de ce rassemblement, la décision acquise de haute lutte de faire tomber la statue du général confédéré Robert E. Lee, père spirituel des nostalgiques des plantations et de l’ancien ordre racial.

Toute la « alt-right » (droite alternative), ainsi pudiquement nommée par les médias conservateurs américains pour mieux en masquer le néonazisme et le relativiser, s’y était donnée rendez-vous vendredi soir et samedi dernier.

Défilé nocturne à la lumière des torches, les mêmes que celles utilisées pour aller chercher les Noirs et les pendre, à une époque pas si lointaine. Chants négrophobes (« Nègres, retournez en Afrique ! ») et antisémites (« Juifs, vous ne nous remplacerez pas !). Claires références au national-socialisme allemand, avec la reprise enthousiaste du slogan « Blut und Boden » (sang et sol), les saluts nazis ponctuant régulièrement le rassemblement et le nombre considérable de brassards à croix gammées. Les horreurs seraient trop longues à lister dans leur intégralité. Et pourtant, malgré la légitime émotion suscitée par les vies fauchées à la marge de ce rassemblement, malgré la colère provoquée par cette démonstration de racisme à visages découverts, malgré l’antisémitisme avéré des manifestants, silence radio du côté des autorités israéliennes et des organisations juives sionistes européennes et françaises.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, d’habitude si prompt à dénoncer l’antisémitisme et à appeler à l’immigration en masse des Juifs du monde entier vers Israël vient de dénoncer du bout des lèvres la manifestation néonazie, mais pas un mot sur son allié Trump ! Pourtant au sein de l’Administration Trump, les collusions sont nombreuses et parfaitement documentées [1] entre les suprématistes blancs antisémites et les sionistes. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, que sionistes et racistes antisémites ne sont pas des ennemis mais des alliés ! Ils partagent, notamment, l’idée que les Juifs ne sont pas des Américains comme les autres – et qu’ils feraient mieux de déguerpir en Palestine. D’où l’absence de réaction du gouvernement israélien. Depuis quand cogne-t-on sur ses amis ? Ce silence assourdissant s’ajoute à la bruyante marque d’amitié que Netanyahu a manifesté quelques semaines plus tôt au Premier ministre hongrois Viktor Orban, dont l’antisémitisme est avéré.

On ne pourra éviter de remarquer le silence incroyable du CRIF et des organisations juives sionistes européennes habituellement très promptes à hurler à l’antisémitisme devant chaque manifestation BDS dans le monde. Faudra-t-il en conclure qu’antisionisme et antiracisme sont condamnables et que le sionisme même sous ses formes les plus agressives et antisémites non ?

L’UJFP rejoint le concert des voix juives qui, aux États-Unis comme ailleurs, condamnent sans la moindre ambiguïté les militants néonazis rassemblés à Charlottesville et leurs idéologues ayant pignon sur rue à la Maison Blanche. Nous tenons également à apporter toute notre solidarité aux proches des victimes assassinées pour avoir tenu tête aux suprématistes blancs, et à tous les manifestants qui refusent la haine inter-raciale aux États-Unis. Enfin, nous manifestons notre plus profond mépris pour les combines des dirigeants sionistes, qui partout dans le monde, y compris à la tête des gouvernements français et européens, ferment les yeux sur les démonstrations antisémites les plus barbares quand cela les arrange, plaçant leur agenda politique au-dessus de toute autre considération.

Le Bureau national de l’UJFP, le 16 août 2017.

http://www.ujfp.org/spip.php?article5803


posté le 18 août 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • Des positions bourgeoises nationalistes de de l’UJFP .... encore

  • comparaison n’est pas raison

  • L’UJFP n’étant pas un parti politique ni une secte gauchiste visant à remplacer les partis traditionnels, elle n’a pas à avoir une position de parti.

    Il a été très bien répondu ici :

    Les positions bourgeoises de l’UJFP

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

    https://lille.indymedia.org/spip.php?article30919

  • Les mauvaises réponses du troll publiées ailleurs reprennent les délires nationalistes et bourgeois ...

  • La malhonnêteté intellectuelle consiste à asséner des contre-vérités en espérant qu’elles passeront inaperçues.

    Sur le « soutien » supposé de l’UJFP à l’Autorité palestinienne, il aurait suffi aux trolls de lire les articles de l’UJFP au lieu de les dénoncer sans les avoir lus :

    « À Gaza, une population civile assiégée depuis dix ans, et à bout de souffle, tente de survivre et résiste. Le gouvernement israélien a choisi le 11 juin dernier d’arrêter la fourniture d’électricité qu’il accorde à ce territoire À LA DEMANDE DE MAHMOUD ABBAS, LE PRÉSIDENT DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE. »

    […]

    « Israël puissance occupante, qui contrôle l’ensemble des espaces terrestres maritimes et aériens, entre et sort de ce territoire à sa guise, en accédant à la DEMANDE DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE de baisser de 40 % l’alimentation en carburant de Gaza porte l’écrasante responsabilité de la crise humanitaire qui n’en finit pas de sévir. La pathétique stratégie anti-Hamas, au mépris du sort de la population civile ACHÈVE DE DÉCRÉDIBILISER, VOIRE DE DÉLÉGITIMER AU REGARD MÊME DES PALESTINIENS, UNE AUTORITÉ PALESTINIENNE ENFERMÉE DANS LA COORDINATION SÉCURITAIRE AVEC ISRAËL. SON ABSENCE TOTALE D’« AUTORITÉ » PRÉCISÉMENT N’EN FAIT QU’UN FAIBLE COLLABORATEUR DU MAÎTRE DE TOUTES LES DÉCISIONS ENTRE LA MER ET LE JOURDAIN : ISRAËL. »

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5717

    On remarquera entre autres malhonnêtetés que la dénonciation par l’UJFP de la « stratégie anti-Hamas de l’AP » se transforme chez les trolls en « soutien » du Hamas ! Vieille stratégie de la langue de bois.

    Quant à demander à l’UJFP de « rompre avec l’Etat français » pour prouver qu’elle n’a pas une « position bourgeoise », le pathétique le dispute à la connerie. L’UJFP a toujours dénoncé la politique de l’Etat français, sous la gauche comme sous la droite, et on aurait aimé que les trolls y passent plus de temps au lieu de faire le tri entre les « bourgeois » et les « révolutionnaires », mais il est vrai que l’UJFP n’a jamais demandé la suppression de l’Etat français comme préalable à toute lutte, ce qui la classe automatiquement dans le camp de la bourgeoisie.

    Un article entier consacré à l’excommunication de l’UJFP alors qu’on vit une période sans précédent de régression et d’offensive de l’Etat ? Il faut vraiment que cette organisation dérange beaucoup de monde pour des raisons pas forcément avouables.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

  • 19 août 18:03

    Le représentant officiel du CCI sur Indymedia vient encore une fois nous donner la mesure de ses méthodes de « débat » qu’il confond avec les manipulations en usage dans les milieux politiques.

    D’abord, comment sait-il que « l’article » de calomnies répond à l’article publié par l’UJFP ( http://www.ujfp.org/spip.php?article5079 ), puisqu’il n’en est nulle part fait mention dans le texte ? Ça serait pas par hasard parce que c’est lui qui l’a envoyé en « oubliant » de le signer ? La ficelle est un peu grosse, mais tout est bon pour les « pros » de la manipulation. Et si ce texte publié par l’UJFP n’a pas été cité dans un premier temps, c’est parce que le but n’était pas de l’attaquer sur un point précis, mais GLOBALEMENT, sans avoir besoin de la moindre référence, comme un fait indiscutable, dans la plus pure tradition des procès de Moscou. C’est quand les critiques ont commencé à arriver qu’il s’est cru obligé de trouver une « explication » à des calomnies aussi délirantes.

    Mais l’exemple était particulièrement mal choisi puisque jamais cet article n’avait été envoyé sur Indymedia. Ainsi, les trolls régleraient leurs comptes avec l’UJFP sur Indymedia à partir d’articles jamais publiés sur Indymedia ? Si c’est pas du trollage, j’aimerais bien qu’on m’explique ce que c’est.

    Et il y a plus fort, car cet article N’EST PAS DE l’UJFP ! Comme beaucoup d’autres sites de lutte, l’UJFP publie des textes qu’elle considère comme intéressants sur un sujet donné sans forcément adhérer à leurs positions. C’est ce que font Iaata, Paris-Luttes, Rebellyon, Mille Bâbords, Expansive, etc. Et aussi… Indymedia.

    Alors utiliser un texte de l’“Association des travailleurs maghrébins de France” pour établir un réquisitoire exhaustif et définitif contre l’UJFP, c’est plus que du trollage, c’est une saloperie !

    Encore une chose sur l’emploi de la langue de bois. Notre vieux « sympathisant » qui a les réponses toutes prêtes avant même d’avoir lu les questions, nous assène que son texte aurait été « taxé de “fascisme” ». Ce n’est évidemment pas du tout ça : il est dit que le CCI et ses amis dénoncent plus volontiers les « projets démocratiques » que les « projets fascistes » ou les « projets racistes ». Mais faire des raccourcis, c’est plus facile pour embobiner les gens.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

  • Faut vraiment un être un petit bourgeois pour écrire ce genre d’attaque contre l’UJFP
    ou
    simplement ne pas les connaître.
    ou
    avoir une lecture très petites bourgeoises et idéaliste des rapports de force actuels sur la libration de la Palestine pour ne pas savoir (ou feindre (?) de ne pas savoir) que l’ufjp a une stratégie grand public contrôlé de ses mots d’ordre sur ces questions
    ou
    simplement en avoir pas grand chose à faire de la lutte palestinienne pour s’attaquer à une des rares organisations juives antisionistes d’envergure qui soient un peu connue, un peu reconnue, un peu influent et surout qui soient reconnues dans les quartiers populaires et les mouvements de luttes de l’immigration (ben oui les "Juives et juifs révolutionnaires" libertaires par exemple c’est chouette mais quand même radicalement confidentiel).
    ou
    avoir des priorités stratégies très particulières pour vouloir (peut être à juste titre) avoir une discussion critique contre l’ujfp comme c’est normal de l’avoir entre camarade dans une période trsè compliquée
    ou
    avoir envie de parler de révolution prolétarienne mondiale ou de révolution anarchiste et autogestionnaire sans dieu ni maître en palestine même si c’est vraiment pas le soucis des Palestinien-nes actuellement, ben oui ils ont d’autres "priorités révolutionnaires"
    ou
    à moins que la question palestinienne ne soit pas tellement ta priorité mais plutôt la défense de ton camp politique
    ou
    à moins que tu ne sois simplement un troll qui cherche à foutre la merde entre militant-es de soutien à la Palestine
    ou
    à moins qu’autre chose ?!

    Indymedia Lille c’est drôle parfois.
    Allez gros bisous anticapitaliste, antiimpérialiste, autogestionnaire, sans classes, sans patriarcat, sans racisme coloniale et sans idéalisme paternationaliste et petit-es bourgeois-es (même déclassé-es).

    https://lille.indymedia.org/spip.php?article30919

  • Les positions de l’UJFP sont bourgeoises, nationalistes mais surtout NAZES

  • La « seule démocratie au Proche-Orient » tourne à la dictature

    L’agression contre les médias en Israël est un symptôme d’une maladie beaucoup plus grave qui atteint ses institutions.

    Le ministre israélien de la communication, Ayoub Kara, m’a fait honte. Il m’a fait honte en tant qu’Israélien, journaliste et être humain épris de liberté. Ayoub Kara veut mettre Israël sur les rangs de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte, de Bahreïn et des Émirats, en déclarant la guerre à Al Jazeera.

    Le ministre Kara est perçu en Israël comme une sinistre plaisanterie. Il a été nommé à ses fonctions juste au moment où le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait rendre des comptes à la justice. Kara est devenu la marionnette de Netanyahu au ministère de la communication. Tout cela ne rend pas sa décision de déclarer la guerre à Al Jazeera moins importante ou moins significative. Au contraire, le ministre Kara essaie non seulement de coller aux initiatives politiques de son maître, mais aussi au sentiment dominant en Israël selon quoi toute voix critique en Israël et à l’étranger devrait être combattue.

    La déclaration de l’intention du gouvernement de fermer Al Jazeera et de bloquer sa diffusion en Israël pourrait avoir très peu de conséquences pratiques. Il est difficile de savoir si le gouvernement israélien peut fermer le bureau d’Al Jazeera, si les employés d’Al Jazeera peuvent être empêchés de travailler comme journalistes, si le bureau de presse gouvernemental peut révoquer ses accréditations, et st si le gouvernement peut empêcher les Israéliens de regarder Al Jazeera. Mais ce sont des questions mineures. Le problème principal est l’intention israélienne et la politique israélienne, qui a un contexte beaucoup plus large.

    Ce dont il est question, c’est du visage démocratique de l’état et d’une tentative de freiner la liberté d’expression et la liberté de la presse en Israël – « la seule démocratie au Moyen-Orient ». Ce processus pourrait commencer avec Al Jazeera mais il ne s’arrêtera pas là. Il continuera avec la BBC et CNN et il pourrait se terminer par la fermeture des médias israéliens que le gouvernement ne supporte pas. Et donc, l’affaire Al Jazeera devrait s’inquiéter beaucoup plus d’Israéliens, de Juifs et d’Arabes.

    Ce que nous voyons ne sont rien de moins que les fissures qui s’approfondissent dans la démocratie israélienne. C’est une voie extrêmement dangereuse, dans laquelle d’autres gouvernements du monde se sont précipités. Vous savez où cela commence, mais pas où cela s’arrête. C’est le chemin dangereux que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, pour prendre un exemple, a emprunté.

    Le gouvernement actuel en Israël est le gouvernement le plus nationaliste et le plus réactionnaire que Israël ait jamais eu. M. Netanyahu est en poste depuis près de 10 ans, mais ce n’est que dans le présent terme que lui et ses collègues ont gagné assez de confiance pour commencer à changer le visage d’Israël et même de sa règle de droit. Son gouvernement a adopté une législation antidémocratique contre les ONG, a lancé une attaque politique contre le système juridique, lancé des campagnes de haine contre les médias et la gauche, et a déclaré la guerre à toute critique d’Israël à l’étranger.

    Il met en place l’infrastructure juridique et politique pour créer un système d’apartheid en Israël, en attaquant toute personne qui pourrait devenir un obstacle à la réalisation de cet objectif. Dans ce cadre, Israël a récemment commencé à empêcher les militants de défense des droits de l’homme, les critiques d’Israël et les partisans de la campagne BDS, d’entrer en Israël et dans les Territoires occupés. Dans ce contexte, le Premier ministre, qui fait l’objet d’une enquête policière, soupçonné de corruption et d’autres crimes, essaie de s’attaquer à la gauche et aux médias en Israël.

    Cette politique a beaucoup de partisans en Israël. La démocratie israélienne est très fragile et menacée par beaucoup d’ignorance et de vues antidémocratiques. Les Israéliens apprennent à penser que la démocratie est la domination de la majorité, que les minorités n’ont pas de droits, et que toute critique d’Israël, de l’intérieur ou de l’extérieur, n’est rien de moins qu’une trahison ou de l’antisémitisme.

    Faire une déclaration pour fermer le bureau d’un média avec l’excuse ultime que celui-ci soutienne le terrorisme et viole la sécurité d’Israël est perçue en Israël comme une initiative patriotique et populaire. La fermeture d’Al Jazeera est une autre attaque contre les Palestiniens israéliens, qui sont les principaux téléspectateurs d’Al Jazeera en Israël et qui ont été la cible d’une campagne systématique menée par le gouvernement et le Premier ministre lui-même. Les Palestiniens israéliens sont la cinquième colonne et Al Jazeera est leur drapeau.

    Il y a des commentateurs qui ont suggéré que le mouvement contre Al Jazeera en Israël doit être vu dans le contexte de la nouvelle coalition des « États sunnites modérés » au Moyen-Orient, dirigée par l’Arabie saoudite, qu’Israël essaie d’intégrer. Je ne suis pas d’accord avec cette explication. De Tel-Aviv, l’initiative de Kara a beaucoup plus à voir avec la lutte contre le mouvement pour le boycott, le désinvestissement, et les sanctions (BDS), contre Haaretz, mon journal, contre l’organisation israélienne pour la justice sociale, New Israel Fund, et contre l’ONG Breaking the Silence (créé par les anciens combattants israéliens) – plutôt qu’avec de secrètes relations avec Riyad et Le Caire.

    Si la décision du ministre Kara n’est pas annulée ou déclarée illégale par la Cour suprême, il sera clair qu’Israël prend une voie extrêmement dangereuse. L’association des journalistes israéliens a déjà protesté contre l’intention de fermer Al Jazeera. Il appartient maintenant à tous les démocrates israéliens de dire à leur gouvernement : ne freinez pas le libre accès à toute source d’information, qu’elle soit critique ou non à l’égard d’Israël !

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5811

  • Les positions de l’UJFP sont bourgeoises, nationalistes et comme dans le txte ci dessus : LEGALISTES !

  • elles légalisent l’ordre mondial démocratique en empêchant toute lutte.

  • 22 août 18:51

    Les positions de l’UJFP sont bourgeoises, nationalistes et comme dans le texte ci dessus : LEGALISTES !

    Les illusions et dénis ( par jeux de mots ) du troll sur des luttes de cet ordre sont pathétiques

    On sait que ce troll est un flic

  • Les trolls essayent depuis longtemps de détruire les organisations antiracistes qui ne leur plaisent pas (et il y en a beaucoup) à coups d’affabulations et de calomnies. Ils ne font que se discréditer et se ridiculiser eux-mêmes.

    Comme les articles sur les « positions bourgeoises de l’UJFP » qui ont été ridiculisés partout :

    Les positions bourgeoises de l’UJFP

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

    https://lille.indymedia.org/spip.php?article30919

    https://grenoble.indymedia.org/2017-06-29-Les-positions-bourgeoises-de-l

    Un autre sioniste maladif avait essayé de diffuser ses délires sur l’“antisémitisme” de l’UJFP :

    https://nantes.indymedia.org/articles/32335

    avec la réponse qui s’imposait :

    Benjamin Netanyahu, maître à penser de Monsieur Yves Coleman : Mondialisme.org réussit son examen d’entrée dans l’extrême-droite sioniste
    http://www.ujfp.org/spip.php?article4304

    Mais les trolls n’ont toujours pas donné la moindre réponse sur le CONTENU de l’article, ce qui montre ce qu’ils sont réellement.

  • La polémique autour de l’appel au boycott du festival berlinois Pop Kultur n’en finit pas d’enfler outre-Rhin. Suite aux recommandations claires de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), de nombreux artistes ont annulé leur participation, provoquant le courroux des organisateurs qui se refusent à réaliser le problème éthique que pose le soutien financier de l’ambassade israélienne.

    Accepter ce soutien n’est pas innocent : il revient à accepter la politique israélienne et en particulier à ignorer la détérioration continue des conditions de vie des Palestiniens qui en découle.

    Mais visiblement, de tout cela, les organisateurs du festival Pop Kultur n’ont cure et préfèrent mentir éhontément en déclarant que le but du boycott culturel d’Israël « est de boycotter complétement toute coopération avec les artistes et les intellectuels israéliens » [1]. Rien de plus faux ! Faut-il rappeler que la campagne BDS appelle au boycott des activités culturelles sponsorisées par des organismes complices de la violation des droits fondamentaux des Palestiniens et qu’elle ne vise jamais les artistes en tant qu’individus [2] ? Un tel travestissement de la vérité n’a qu’un seul but : faire grandir dans les opinions publiques l’idée que toute critique d’Israël relève de l’antisémitisme.

    Cette accusation calomnieuse est une attaque contre tous ceux qui se battent pour la justice en Palestine et un mépris inacceptable des Palestiniens qui voient leur lutte pour leurs droits fondamentaux piétinée, délégitimée par l’accusation mensongère d’antisémitisme. En tant que Juifs engagés dans le mouvement de solidarité avec la Palestine, l’instrumentalisation de l’antisémitisme pour mieux museler la critique du régime d’occupation et d’apartheid israélien nous est inacceptable.

    L’UJFP tient à apporter toute sa solidarité aux artistes ayant annulé leur participation au festival Pop Kultur dont le coup d’éclat aura permis de remettre la question palestinienne sur le devant de la scène médiatique allemande.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 20 août 2017

  • Le 12 août a eu lieu dans la ville de Charlottesville, aux États-Unis, une manifestation de l’extrême-droite américaine , soutenue entre autres par le Ku Klux Klan. Plusieurs manifestant-es arboraient des torches, des boucliers ou encore des croix gammées, se revendiquant explicitement du nazisme. Des militant-es antiracistes et antifascistes ont organisé une contre-manifestation plus nombreuse, mais la police a rapidement essayé de disperser les personnes présentes car des affrontements avaient lieu. On sait par exemple qu’un garçon noir a été battu par les suprémacistes blancs, tandis que les affrontements faisaient une vingtaine de blessé-es au total.

    Quelques heures après la dispersion, un militant d’extrême-droite a foncé en voiture dans un groupe d’antifascistes. Une militante antiraciste, soutien du mouvement Black Lives Matter, Heather Heyer, est morte. Plusieurs autres sont blessé-es. Les mots ont un sens, et il s’agit d’un attentat. Alternative Libertaire souhaite apporter tout son soutien aux victimes et à leurs proches, mais également à tou-tes les militant-es antiracistes et antifascistes de Charlottesville.

    Donald Trump, le Président des États-Unis, a réagi en mettant dos-à-dos les fachos d’un côté et les antifas et les antiracistes de l’autre. Quoi de surprenant de la part de celui qui veut ériger un mur entre les États-Unis et le Mexique, qui veut refouler les personnes ayant des nationalités qui ne lui conviennent pas (visant explicitement les musulmans) et dont les sorties racistes rythment la vie politique américaine ? Il a été soutenu pour son élection par la plupart de ces groupes d’extrême-droite, et porte leurs idées au plus haut sommet de l’état. Cette élection d’ailleurs décomplexe certainement les groupes les plus radicaux.

    On peut en revanche observer le silence des “personnalités politiques” françaises. Pas un mot pour dénoncer, même à peu de frais, ni la manifestation raciste ni l’attentat meurtrier. Non pas que cela servirait à quoique ce soit, mais nous pourrions alors leur rappeler qu’au sud de l’Europe, un bateau de fachos, le C-Star, se balade en Méditerranée pour tenter de renvoyer les migrant-es venu-es d’Afrique là d’où ils et elles viennent. On pourrait également leur rappeler qu’à Lyon, des groupes d’extrême-droite font régulièrement des démonstrations de force, allant jusqu’à attaquer le local de la CGA en novembre dernier. Dans plusieurs villes de France, des groupes d’extrême-droite, identitaires, néo-nazis, fascistes, etc. se renforcent. C’est le combat collectif contre cette idéologie d’exclusion et de mort que nous devons continuer, aux États-Unis, certes, mais également en France, dans nos régions, dans nos villes, dans nos quartiers.

    Alternative Libertaire, le 14 Août 2017

    communiqués de Black Rose/Rosa Negra

    Heather Heyer 32ans, militante antifasciste états-unienne, a été assassiné lors d’une manifestation contre des néo nazis et membres du Ku Klux Klan hier à Charlottesville. Elle était connue pour son militantisme antiraciste au sein du collectif Black Lives Matters entre autres. Nous joignons ici les communiqués de l’IWW (Industrial Workers of the World) et de Black Rose/Rosa Negra Anarchist Federation, des organisations de notre courant (syndicaliste révolutionnaire, communiste libertaire) outre-Atlantique.

    La Black Rose/Rosa Negra Anarchist Federation a eu vent des actes de violence perpétrés par des suprématistes blancs et des fascistes à Charlottesville aujourd’hui. Nous vous écrivons depuis notre convention nationale, et nous pensons tous et toutes à vous, ensemble.

    Nous sommes profondément attristé-e-s par la perte de notre camarade de lutte. Nos cœurs et nos esprits vont aux personnes qui l’ont aimé.

    À ce moment, nous comprenons que des membres de l’Industrial Workers of the World (IWW) et des Democratic Socialists of America (DSA) ont été blessé-e-s ; les détails nous parviennent peu à peu via les informations et il y aurait davantage de blessé-e-s et au moins un mort dans cette attaque.

    Nous ne pouvons rester les bras croisés et permettre que cette violence soit perpétrée à l’endroit de nos communautés.

    Nous sommes solidaires des activistes antiracistes d’aujourd’hui à Charlottesville, ainsi qu’avec leurs familles, les membres de l’IWW et de la DSA présentEs, et tous ceux et toutes celles qui s’impliquent contre la marée montante du fascisme à travers le monde.

    Ensemble, nous ne serons pas ralenties, et nous ne serons pas arrêtéEs.

    « Portons le deuil des morts, combattons sans relâche pour les vivantEs ». – Mother Jones

    Votre soutien est requis ! Des organisateurs locaux de Charlottesville ont créé une page Fundly https://fundly.com/defendcville pour récolter des sous pour payer les soins médicaux des personnes blessé-e-s durant les manifestations d’aujourd’hui.

    Communiqué original de Black Rose/Rosa Negra Federation

    Traduction du Collectif Emma Goldman (Saguenay, Québec)

    Communiqué de l’IWW :

    Robert E. Lee était un lâche qui s’est battu pour la cause de la brutalité et de l’inhumanité.

    Heather Heyer s’est battue pour un monde meilleur contre les fous violents venus terroriser sa ville. Elle a perdu la vie à cause des actions d’un autre lâche qui a blessé et assassiné des personnes innocentes derrière le volant de sa voiture.

    Une seule de ces deux personnes mérite de ne pas être oubliée.

    http://www.alternativelibertaire.org/?Charlottesville-communiques-de-l-IWW-et-de-Black-Rose-Rosa-Negra

  • Les positions de l’UJFP sont bourgeoises, nationalistes et comme dans le texte ci dessus : LEGALISTES !

    Les illusions et dénis ( par jeux de mots ) du troll sur des luttes de cet ordre sont pathétiques

    On sait que ce troll est un flic

  • L’UJFP n’étant pas un parti politique ni une secte gauchiste visant à remplacer les partis traditionnels, elle n’a pas à avoir une position de parti. Ce qui n’est pas le cas du troll, vrai légaliste de l’ordre bourgeois, qui s’est ridiculisé partout :

    Les positions bourgeoises de l’UJFP

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

    https://lille.indymedia.org/spip.php?article30919

    https://grenoble.indymedia.org/2017-06-29-Les-positions-bourgeoises-de-l

  • La « seule démocratie au Proche-Orient » tourne à la dictature

    Le ministre israélien de la communication, Ayoub Kara, m’a fait honte. Il m’a fait honte en tant qu’Israélien, journaliste et être humain épris de liberté. Ayoub Kara veut mettre Israël sur les rangs de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte, de Bahreïn et des Émirats, en déclarant la guerre à Al Jazeera.

    Le ministre israélien de la communication, Ayoub Kara, m’a fait honte. Il m’a fait honte en tant qu’Israélien, journaliste et être humain épris de liberté. Ayoub Kara veut mettre Israël sur les rangs de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte, de Bahreïn et des Émirats, en déclarant la guerre à Al Jazeera.

    Le ministre Kara est perçu en Israël comme une sinistre plaisanterie. Il a été nommé à ses fonctions juste au moment où le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait rendre des comptes à la justice. Kara est devenu la marionnette de Netanyahu au ministère de la communication. Tout cela ne rend pas sa décision de déclarer la guerre à Al Jazeera moins importante ou moins significative. Au contraire, le ministre Kara essaie non seulement de coller aux initiatives politiques de son maître, mais aussi au sentiment dominant en Israël selon quoi toute voix critique en Israël et à l’étranger devrait être combattue.

    La déclaration de l’intention du gouvernement de fermer Al Jazeera et de bloquer sa diffusion en Israël pourrait avoir très peu de conséquences pratiques. Il est difficile de savoir si le gouvernement israélien peut fermer le bureau d’Al Jazeera, si les employés d’Al Jazeera peuvent être empêchés de travailler comme journalistes, si le bureau de presse gouvernemental peut révoquer ses accréditations, et st si le gouvernement peut empêcher les Israéliens de regarder Al Jazeera. Mais ce sont des questions mineures. Le problème principal est l’intention israélienne et la politique israélienne, qui a un contexte beaucoup plus large.

    Ce dont il est question, c’est du visage démocratique de l’état et d’une tentative de freiner la liberté d’expression et la liberté de la presse en Israël – « la seule démocratie au Moyen-Orient ». Ce processus pourrait commencer avec Al Jazeera mais il ne s’arrêtera pas là. Il continuera avec la BBC et CNN et il pourrait se terminer par la fermeture des médias israéliens que le gouvernement ne supporte pas. Et donc, l’affaire Al Jazeera devrait s’inquiéter beaucoup plus d’Israéliens, de Juifs et d’Arabes.

    Ce que nous voyons ne sont rien de moins que les fissures qui s’approfondissent dans la démocratie israélienne. C’est une voie extrêmement dangereuse, dans laquelle d’autres gouvernements du monde se sont précipités. Vous savez où cela commence, mais pas où cela s’arrête. C’est le chemin dangereux que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, pour prendre un exemple, a emprunté.

    Le gouvernement actuel en Israël est le gouvernement le plus nationaliste et le plus réactionnaire que Israël ait jamais eu. M. Netanyahu est en poste depuis près de 10 ans, mais ce n’est que dans le présent terme que lui et ses collègues ont gagné assez de confiance pour commencer à changer le visage d’Israël et même de sa règle de droit. Son gouvernement a adopté une législation antidémocratique contre les ONG, a lancé une attaque politique contre le système juridique, lancé des campagnes de haine contre les médias et la gauche, et a déclaré la guerre à toute critique d’Israël à l’étranger.

    Il met en place l’infrastructure juridique et politique pour créer un système d’apartheid en Israël, en attaquant toute personne qui pourrait devenir un obstacle à la réalisation de cet objectif. Dans ce cadre, Israël a récemment commencé à empêcher les militants de défense des droits de l’homme, les critiques d’Israël et les partisans de la campagne BDS, d’entrer en Israël et dans les Territoires occupés. Dans ce contexte, le Premier ministre, qui fait l’objet d’une enquête policière, soupçonné de corruption et d’autres crimes, essaie de s’attaquer à la gauche et aux médias en Israël.

    Cette politique a beaucoup de partisans en Israël. La démocratie israélienne est très fragile et menacée par beaucoup d’ignorance et de vues antidémocratiques. Les Israéliens apprennent à penser que la démocratie est la domination de la majorité, que les minorités n’ont pas de droits, et que toute critique d’Israël, de l’intérieur ou de l’extérieur, n’est rien de moins qu’une trahison ou de l’antisémitisme.
    Faire une déclaration pour fermer le bureau d’un média avec l’excuse ultime que celui-ci soutienne le terrorisme et viole la sécurité d’Israël est perçue en Israël comme une initiative patriotique et populaire. La fermeture d’Al Jazeera est une autre attaque contre les Palestiniens israéliens, qui sont les principaux téléspectateurs d’Al Jazeera en Israël et qui ont été la cible d’une campagne systématique menée par le gouvernement et le Premier ministre lui-même. Les Palestiniens israéliens sont la cinquième colonne et Al Jazeera est leur drapeau.

    Il y a des commentateurs qui ont suggéré que le mouvement contre Al Jazeera en Israël doit être vu dans le contexte de la nouvelle coalition des « États sunnites modérés » au Moyen-Orient, dirigée par l’Arabie saoudite, qu’Israël essaie d’intégrer. Je ne suis pas d’accord avec cette explication. De Tel-Aviv, l’initiative de Kara a beaucoup plus à voir avec la lutte contre le mouvement pour le boycott, le désinvestissement, et les sanctions (BDS), contre Haaretz, mon journal, contre l’organisation israélienne pour la justice sociale, New Israel Fund, et contre l’ONG Breaking the Silence (créé par les anciens combattants israéliens) – plutôt qu’avec de secrètes relations avec Riyad et Le Caire.

    Si la décision du ministre Kara n’est pas annulée ou déclarée illégale par la Cour suprême, il sera clair qu’Israël prend une voie extrêmement dangereuse. L’association des journalistes israéliens a déjà protesté contre l’intention de fermer Al Jazeera. Il appartient maintenant à tous les démocrates israéliens de dire à leur gouvernement : ne freinez pas le libre accès à toute source d’information, qu’elle soit critique ou non à l’égard d’Israël !

    Gideon Levy

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5811

      • Les positions de l’UJFP sont bourgeoises, nationalistes et comme dans le texte ci dessus : LEGALISTES !

    Les illusions et dénis ( par jeux de mots ) du troll sur des luttes de cet ordre sont pathétiques

    On sait que ce troll est un flic

  • Le nazisme nouveau est arrivé

    A propos d’un article de Nord-Eclair

    Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.

    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".

    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.

    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe. La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien. La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.

    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs. Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs. Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire. Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contresens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen. Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’il voulait libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.

    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale telle l’agression contre Gaza ou, il y a quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.

    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammée dans des pagodes bouddhistes. La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien. On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.

    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    Rudolf Bkouche, membre de l’Union Juive Française pour la Paix

    https://nantes.indymedia.org/other_medias/29898

  • Les positions de l’UJFP sont

    bourgeoises,

    nationalistes

    et comme dans le texte ci dessus : LEGALISTES !

  • 27 août 10:27

    Le troll LÉGALISTE du sionisme défend l’Etat fasciste

    Sionisme et fascisme

    "La démocratie est notre roc et le seul fondement de notre croissance. Mais nous devons tenir compte d’un principe supérieur à ceux de la démocratie : la construction d’Eretz-Israël par le peuple juif" [1]

    Dans un article récent publié dans Haaretz, Shlomo Sand pose la question de ce que certains appellent la fascisation d’Israël. Sand réfute cette fascisation tout en terminant son article par cette remarque que l’on peut considérer comme un appel au secours :

    "S’il n’y a pas de danger de fascisme, la situation est-elle bonne pour autant ? Non. Nous sommes dans une situation dangereuse qui peut dégénérer par l’expulsion de certains des habitants des territoires, et même, face à la sérieuse résistance armée, en actes de massacre de masse. Ce labyrinthe dans lequel Israël est tombé à partir de l’étape de la colonisation qui a commencé en 1967, semble conduire à une impasse. Il ne semble pas qu’une force politique existe qui puisse sauver la situation. Tout ce qui reste à espérer est que le monde va nous sauver de nous-mêmes."

    L’article montre avec raison que la politique envers les Palestiniens est restée la même depuis que la droite a remplacé le parti travailliste aux rênes de l’Etat, que le gouvernement de droite pratique la même politique que les sionistes de gauche qui ont fondé l’Etat et que les colons religieux se comportent comme les colons sionistes socialistes.

    Mais peut-on pour autant parler de fascisme ? Sand répond "non" à cette question. D’une certaine façon il a raison si on restreint le terme "fascisme" à la seule idéologie développée en Italie par Mussolini. C’est cela qui lui permet de distinguer le nazisme et le fascisme et de critiquer ceux qui, pour des raisons diverses, tendent à identifier les deux idéologies.

    Sand admet pourtant un point commun à ces deux idéologies, le nationalisme, lequel était "le combustible le plus important pour alimenter le nazisme et le fascisme", même s’il explique ensuite que ces mouvements ont été différents, précisant

    "Le nationalisme fasciste peut avoir été agressif et violent, mais il était net, politique et semblable à bien des égards au jacobinisme français."

    Mais ne peut-on pas dire du nazisme qu’il était net et politique ? Quant au lien avec le jacobinisme français, on peut le retrouver autant dans le nazisme que dans le fascisme dans la me-sure où ces deux mouvements, à l’instar du jacobinisme, ont mis en avant le rôle de l’Etat contre les régionalismes, avec cependant une différence fondamentale, le jacobinisme français se présente comme un universalisme dans la tradition des Lumières alors que nazisme et fascisme sont essentiellement des formes de nationalisme extrême au sens qu’ils placent la nation au-dessus de tout.

    Le point commun entre le fascisme et le nazisme est leur nationalisme extrême, une façon de pousser à la limite la notion d’Etat-nation théorisée par Herder, y compris en s’appuyant sur les mythes fondateurs, le lien avec la nation romaine antique pour le fascisme italien, le lien avec les mythes germaniques pour le nazisme allemand.

    Que vient alors faire le sionisme dans cette histoire ? Si, comme le dit Sand, "l’ethnocentrisme juif se révèle chaque jour plus brut et plus dégoûtant", la question reste de définir ce qu’est cet ethnocentrisme juif, question que Sand ne pose pas. Qu’est-ce qui fonde cet ethnocentrisme juif ? Quelle relation entre cet ethnocentrisme juif et le sionisme ?

    Il faut bien ici revenir à la source du sionisme, à savoir la théorie de l’Etat-nation selon Herder. Le sionisme est un mouvement juif au sens où il a été inventé puis porté par des Juifs, mais ce n’est pas un mouvement juif au sens où il ne relève pas de la tradition juive au sens religieux du terme. Le sionisme a été inventé par un groupe d’intellectuels juifs qui ont cherché une réponse à l’antisémitisme européen ; nourris de culture européenne bien plus que de tradition juive, ils ont cherché une réponse dans les idéologies qui traversent l’Europe du XIXe siècle, parmi lesquelles les Lumières et les conceptions nationales de Herder. En fait le sionisme a tenté une synthèse entre deux idéologies antinomiques, d’une part l’universalisme des Lumières et d’autre part le nationalisme façon Herder, nationalisme qui repose sur deux principes fondamentaux, la terre et la langue. Comme l’écrit l’un des responsables du mouvement sioniste, Jacob Klatzkin, rédacteur en chef du journal du mouvement Die Welt

    "Dans le passé il y avait deux critères au judaïsme : celui de la religion, selon quoi le judaïsme est un système de commandements positifs et négatifs, et celui de l’esprit, qui considérait le judaïsme comme un complexe d’idées, tel que le monothéisme, le messianisme, la Justice absolue, etc.
    En opposition avec ces deux critères qui font du judaïsme une affaire de croyance, un troisième est maintenant apparu, celui d’un nationalisme conséquent. Selon lui, le judaïsme repose sur une base objective : être juif ne signifie pas l’acceptation d’une croyance religieuse ou éthique. Nous ne sommes pas plus une dénomination qu’une école de pensée, mais les membres d’une famille porteurs d’une histoire commune...
    La définition nationale aussi exige un acte de volonté. Elle définit notre nationalisme sur deux critères : une association dans le passé et la volonté consciente de poursuivre une telle association dans le futur...
    Elle refuse de définir le Juif comme quelque chose de subjectif, comme une foi, mais préfère le définir sur quelque chose d’objectif, sur la terre et la langue..." [2]

    Mais langue et territoire n’existent pas pour la nation juive, et Klatzkin ajoute :

    "Mais notre terre n’est pas la nôtre et notre langue n’est pas aujourd’hui la langue de notre peuple. Oui, ce sont là des accomplissements qui doivent être réalisés par notre mouvement national."

    Ainsi la renaissance de la nation juive implique une double conquête : conquête de la langue, ce sera l’hébreu moderne, conquête de la terre, ce sera la conquête de la Palestine.

    Le mouvement sioniste s’est divisé en deux tendances, d’une part le territorialisme animé par Israël Zangwill, qui propose de chercher "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", tâche il est vrai impossible mais, dans la vision coloniale de l’époque, une terre non habitée par des Européens était considérée comme une terre sans peuple, d’autre part la volonté de construire l’Etat juif sur la terre ancestrale. C’est cette seconde tendance qui l’a emporté, ce qui a transformé le mouvement sioniste en mouvement de conquête de la Palestine avec la volonté de remplacer la population palestinienne par une population juive, exemple classique de ce qu’on appelle la "purification ethnique". Ainsi l’universalisme des Lumières disparaissait derrière le fondamentalisme historique, le nouvel Eretz Israël devant continuer l’antique nation hébreu. C’est ainsi que, loin de considérer la création de l’Etat d’Israël comme un moment particulier de l’Histoire des Juifs, c’est cette dernière qui a été intégrée dans l’Histoire d’un Israël qui serait éternel .

    Si, comme le dit Sand dans l’article cité, il faut savoir se méfier des analogies, reste qu’on peut considérer le sionisme comme l’une des formes extrêmes du nationalisme à la Herder. Si la comparaison avec le fascisme et le nazisme pose problème, on peut cependant noter les points de ressemblance entre ces trois formes extrêmes qui magnifient la nation et nous pouvons renvoyer à la phrase de Ben Gourion citée en exergue. La question est donc moins de dire si Israël est un Etat fasciste ou en voie de fascisation que de noter ce qui dans le sionisme ressemble au fascisme et au nazisme.

    Notons d’abord le recours à l’Histoire. Pour le sionisme, comme nous l’avons remarqué ci-dessus, ce n’est pas l’Etat d’Israël qui s’inscrit dans l’histoire des Juifs, c’est l’histoire des Juifs qui s’inscrit dans l’histoire de l’Etat d’Israël et comme l’a écrit Henri Baruch

    "L’Etat d’Israël est obligatoirement inscrit dans l’histoire juive, c’est-à-dire l’histoire du monothéisme hébreu"

    On retrouve ici la vision hégélienne de l’Histoire mais il ne faut pas oublier que la conception hégélienne s’inscrit dans une vision biblique, l’Histoire comme dessein de Dieu ; de façon précise Hegel écrit :

    "L’Histoire n’est rien d’autre que le plan de la Providence divine"

    On peut considérer le sionisme comme l’une des dernières idéologies hégéliennes avec son côté eschatologique. C’est le sens du choix de la Palestine pour construire l’Etat juif en continuité avec le roman national biblique, car la Bible est à la fois l’acte de naissance du monothéisme et l’acte de naissance d’un peuple, les Hébreux, le personnage de Moïse incarnant ce mélange de religieux et de politique. C’est cet aspect "roman national" qui a marqué le sionisme, mouvement laïque, voire antireligieux , et qui a conduit à ce qu’on peut appeler une lecture laïque de la Bible hébraïque.

    Il est vrai que cet appel à l’Histoire pour conforter le sentiment national n’est pas l’apanage du nationalisme extrême et Marc Ferro a montré dans ses ouvrages comment les Etats instrumentalisaient l’Histoire. Reste que cette instrumentalisation a conduit souvent au culte de la nation et que ce culte de la nation est l’un des éléments du nationalisme extrême tel qu’il s’est développé sous ces trois formes que sont le fascisme, le nazisme, et le sionisme.

    C’est cette inscription dans l’histoire des Juifs qui a pu légitimer la "purification ethnique" que constitue la Nakba au moment de ce que les sionistes appellent la guerre d’indépendance et qui se poursuit aujourd’hui avec ce qu’on appelle la "colonisation", laquelle n’est que la continuation de l’annexion de la terre palestinienne par Israël.

    Enfin, si on doit parler d’Apartheid, il faut souligner la différence avec l’Apartheid d’Afrique du Sud. Ce dernier était un Apartheid de domination, les Blancs voulant dominer les Noirs pour mieux les exploiter. L’Apartheid israélien a pour objectif d’amener les Palestiniens, qu’ils aient ou non la citoyenneté israélienne, à quitter à terme la Palestine pour laisser la place libre à une population exclusivement juive
    En ce sens, autant par le recours à l’histoire que par la politique de purification ethnique et d’Apartheid, le sionisme a des ressemblances avec les deux autres formes extrêmes du nationalisme. Dire ou refuser de dire que l’Etat d’Israël est fasciste ou en voie de fascisation n’est qu’une question de choix des mots, ce qui importe, c’est la politique qui est menée à l’encontre des Palestiniens et Sand n’ose pas aller jusqu’au bout.

    Il est vrai que, au delà du discours de Sand, le discours sur les gouvernements israéliens qui seraient de plus en plus à droite laisse entendre une politique de plus en plus dure envers les Palestiniens et permet d’oublier ce qu’était la politique de la gauche israélienne depuis la création de l’Etat . S’il y a des ressemblances avec le fascisme, elles étaient déjà présentes dès les débuts de l’Etat, et la déclaration de Ben Gourion placée en exergue, montrent qu’elles se sont manifestées tout au long de l’histoire du sionisme.

    Il faudrait ajouter ici une spécificité du sionisme. Alors que les deux autres formes de nationalisme extrême, le fascisme et le nazisme, se sont développées dans les pays concernés, l’Italie et l’Allemagne, pays dans lesquels chacune d’elles affirmait représenter les autochtones, les droits historiques soutenus pas ces idéologies étant présentés comme ceux des populations de ces pays, le sionisme s’est donné pour premier objectif, au nom de la brumeuse notion de droits historiques, de reconstruire l’Etat dans une antique patrie et ce au prix de la (re)conquête de cette patrie et de l’expulsion de la population, ce qu’on pourrait résumer sous la forme : il fallait changer d’autochtones. Ainsi a fonctionné le sionisme.

    Pour terminer nous aborderons deux points sur le sionisme et le fascisme.
    Le premier point porte sur l’aspect colonial du sionisme. Si le sionisme présente des liens avec le colonialisme, on peut considérer que ces liens sont liés aux circonstances. Herzl avait déjà pressenti que la conquête de la Palestine pour y construire l’Etat juif exigeait des alliances, alliance avec l’Empire Ottoman comme il l’a essayé lors de son entrevue avec le sultan, alliance avec les puissances, essentiellement l’Allemagne et la Grande Bretagne. Ce sont ces tentatives qu’il raconte dans son Journal. On peut considérer que son argument d’un Etat juif en Palestine bastion de la civilisation contre la barbarie est un argument de circonstance pour convaincre les puissances européennes de soutenir son projet. Mais le projet est essentiellement un projet national, il s’agit de reconstruire en Palestine l’ancien Etat juif décrit par la Bible nonobstant le fait que la Palestine est habitée. Contrairement au projet colonial, le sionisme ne s’appuie sur aucune métropole et, comme l’expliquent certains sionistes, le projet n’a pas pour objectif d’exploiter les populations indigènes ; ce que ces sionistes oublient de dire, c’est que le projet implique l’expulsion des populations indigènes pour les remplacer par des populations juives. Projet exclusivement national et c’est en cela qu’il est plus proche des idéologies fascistes que du projet colonial.

    Ce qui a placé le projet sioniste dans la mouvance colonialiste, c’est l’alliance avec la Grande Bretagne scellée par la Déclaration Balfour. La Grande Bretagne qui espérait, après la première guerre mondiale, contrôler le Moyen-Orient arabe, voyait l’installation d’une population européenne en Palestine comme un avantage et les sionistes trouvaient dans cette alliance avec une grande puissance le moyen de réaliser leur objectif, alliance qui allait montrer ses limites lorsque la Grande Bretagne découvrait que le sionisme pouvait lui poser des difficultés et cherchait à le contrôler. Mais cette alliance était bien plus une alliance de circonstance qu’une alliance idéologique, même si elle l’est devenue par la suite. A la suite du conflit entre les sionistes et la Grande Bretagne, deux autres puissances allaient offrir leur soutien au mouvement sioniste et au jeune Etat d’Israël, les Etats-Unis et l’Union Soviétique, chacune d’elles espérant prendre la relève de la Grande Bretagne dans le contrôle du Moyen Orient arabe. Pour des raisons à la fois idéologiques et stratégiques, l’Etat d’Israël allait choisir le camp occidental mais l’objectif sioniste restait le même, la conquête de la terre palestinienne ; en ce sens le sionisme reste l’une des formes extrêmes du nationalisme à la Herder jusqu’à encore aujourd’hui comme le montre la poursuite de la conquête de la terre palestinienne via ce que l’on appelle "la colonisation".

    L’autre point porte sur la façon de parler du fascisme. Il y a deux façons de parler du fascisme et du nazisme, une façon morale et une façon politique.
    La façon morale insiste sur l’aspect malfaisant du fascisme, la lutte contre le fascisme devenant moins une lutte politique qu’une action du Bien contre le Mal. Mais aussi sympathique puisse être la façon morale, elle est insuffisante pour comprendre les phénomènes historiques que sont le fascisme et le nazisme. Le sentiment d’horreur provoqué par le nazisme a contribué à restreindre trop souvent les analyses du nazisme à une condamnation. Et le fait que les Juifs aient été victimes du nazisme a conduit certains à considérer comme indécent qu’on puisse comparer des crimes commis par des Juifs à des crimes nazis. Comme souvent, les bons sentiments peuvent annihiler le jugement. On oublie ainsi l’Histoire, réduisant celle-ci à une question de Bien et de Mal . Parler des ressemblances entre les trois formes de nationalisme extrême que sont le fascisme, le nazisme et le sionisme devient ainsi indécent. C’est en partie ce qui anime Sand dans son refus de parler des ressemblances entre le sionisme et le fascisme ou le nazisme. Bon historien, Sand se montre un piètre idéologue comme s’il devait se protéger . Il est vrai qu’il est plus facile de dénoncer la supposée invention du peuple juif par les sionistes que de chercher à comprendre comment un mouvement comme le sionisme a pu devenir important ; il est vrai aussi que la dénonciation du sionisme comme mouvement colonial semble plus acceptable que de mettre en avant la face sombre d’un mouvement nationaliste juif montrant les ressemblances entre ce mouvement et les formes extrêmes du nationalisme de l’Etat-nation. Difficile d’échapper au manichéisme, lorsqu’on parle d’Histoire. Sans oublier que cette façon morale d’aborder le fascisme allait rapidement conduire à transformer le terme "fasciste" en une insulte ce qui ne pouvait qu’obscurcir la notion et s’opposer à sa compréhension comme phénomène historique.

    La façon politique, quant à elle, permet de revenir sur les raisons qui ont mené au fascisme et parmi ces raisons le nationalisme joue un rôle essentiel. Il faut alors distinguer entre les deux faces du nationalisme, d’un côté le nationalisme des opprimés qui, s’appuyant sur le symbole de la nation, cherchent à se libérer, de l’autre le nationalisme des oppresseurs qui voient dans la défense de la nation le moyen de conserver leur domination ; mais cette distinction ne saurait faire oublier que la frontière entre ces deux faces est floue et qu’une nation qui se libère peut à son tour devenir un oppresseur. On peut considérer que c’est le cas du sionisme ; réaction contre l’antisémitisme européen, le sionisme s’est voulu mouvement de libération nationale, ce qu’il aurait pu être, mais le choix de construire l’Etat juif en Palestine et d’en expulser les habitants a fait du sionisme un mouvement oppresseur.
    Il est vrai que devant les agissements du sionisme, on peut prendre une attitude morale comme le fait Sand lorsqu’il déclare qu’il ne veut plus être juif, ce qui montre non seulement une incompréhension d’une question qu’il trouve insupportable, mais une façon de se protéger. Il est vrai qu’il est insupportable de voir un mouvement de révolte contre une oppression se transformer en un mouvement oppresseur. C’est peut-être cela qui a fait le succès de Sand ; lorsqu’il a déclaré que le peuple juif n’était qu’une invention sioniste, il a soulagé ceux qui avaient peur, en soutenant la lutte des Palestiniens, d’apparaître antisémites. On avait donc une raison "scientifique" de soutenir les Palestiniens. Comme si l’injustice perpétrée contre les Palestiniens n’était pas une raison suffisante pour condamner le sionisme. Pourtant l’historien Sand devrait savoir que la transformation de mouvements de lutte contre l’oppression en mouvements oppresseurs et chose courante dans l’histoire.

    Rudolf Bkouche

    [1] Ben Gourion cité par Zeev Sterrnhell, Aux origines d’Israël (1996), p. 388

    [2] cité par Yohannan Manor, Naissance du Sionisme Politique, préface par Annie Kriegel, Collection "Archives", Julliard, Paris 1981, p. 190

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5112

  • Le manichéisme du troll

    Nik tout les états !

  • Voleurs de poules : c’est pas nous, c’est eux ! Quand le CRIF sort de son silence … pour appuyer un racisme d’État !

    Le silence assourdissant du CRIF sur la crise des migrants, sur le racisme, sur l’islamophobie met mal à l’aise beaucoup de Juifs en France.

    Mais quand le CRIF sort de ce silence, ce n’est pas piqué des hannetons !

    Le 7 août, la préfecture des Hauts-de-Seine met en garde les fermes pédagogiques sur le risque de vols de poules et de moutons « à l’approche des fêtes de l’Aïd-al-Adha et de Yom Kippour, en septembre. »

    Face à cette manifestation du racisme d’État, que croyez-vous qu’il advint ? Juifs et Musulmans se sont-ils solidarisés contre l’islamophobie et l’antijudaïsme ? Ont-ils noté que l’expression « voleurs de poules » renvoie à un stéréotype raciste qui vise aussi les Rroms ? Pas du tout !

    Le CRIF réagit et publie un communiqué pour… condamner l’« amalgame calomnieux » entre les Juifs et les Musulmans ou bien entre Juifs-Musulmans et Rroms ? La formule laisse planer un doute.

    Le 24 août, une préfecture embarrassée déclare dans un communiqué que ce courrier est adressé aux fermes pédagogiques depuis 2013 et que s’il n’est pas question de « stigmatiser les différents rites religieux », mais que cette année-là la sûreté départementale avait dû enquêter sur une « affaire de vol de bétail qui s’était produite dans la période précédant la fête de l’Aïd. »

    Ce sont donc les Musulmans qui sont visés ! Ouf !

    Eh bien, les Juifs de l’UJFP se déclarent, eux, solidaires des migrants, des racisés, des Musulmans stigmatisés, des « voleurs de poules » de toute sorte qui hantent les imaginaires, et expriment leur honte et leur colère face à ces communiqués racistes.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 28 août 2017

  • 29 août 16:56

    Le manichéisme du troll simpliste, idiot et flic

    Nik tout les états (israel inclus ) !

  • Israël démolit une école maternelle dans une communauté bédouine près de Jérusalem

    Les forces israéliennes auraient démoli une école maternelle dans la communauté bédouine de Jabal al-Baba, à la périphérie d’al-Eizariya, dans le district de Jérusalem en Cisjordanie occupée.

    Dans le même temps, des médias israéliens ont rapporté lundi que l’Administration civile israélienne menaçait de détruire un certain nombre de maisons à Jabal al-Baba et dans la zone voisine de Bir al-Maskub, malgré une décision de la Cour suprême israélienne qui interdit les démolitions jusqu’à ce que la Cour détermine si les communautés, qui vivent ici depuis des décennies, peuvent être « légalisées » aux yeux de l’État israélien.

    Les communautés bédouines comme Jabal al-Baba ont été installées à la périphérie de Jérusalem, et se trouvent aujourd’hui à l’intérieur du couloir appelé E1 près de la colonie israélienne illégale de Maale Adumim, après avoir été contraintes de quitter leurs villages à Beersheba à la création de l’État d’Israël en 1948.

    Selon un rapport de l’agence al-Quds News basée à Jérusalem, corroboré par le Bureau des Nations-Unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA), l’école maternelle de Jaba al-Baba a été démantelée en début de matinée ce lundi.

    Des soldats israéliens et des forces en grand nombre appartenant à l’Administration civile israélienne ont investi la communauté pendant que les bulldozers israéliens commençaient à raser l’école.

    Selon al-Quds, les forces israéliennes ont confisqué tout ce qui se trouvait à l’intérieur de l’école maternelle avant sa démolition, et elles ont déchiré les drapeaux de l’Union européenne qui étaient posés dans le bâtiment – et qui indiquent que la structure avait été construite avec des fonds de l’UE.

    En réponse à une demande de commentaires, un porte-parole du COGAT, la plus importante entité israélienne dont fait partie l’Administration civile, a déclaré à Ma’an : « Aujourd’hui, un hangar en bois et en tôle a été saisi à Eizaria, qui a été monté là au cours des deux semaines passées sans l’obtention des autorisations requises. Le hangar a été confisqué en vertu de la procédure de confiscation des caravanes et conformément à la loi. Nous tenons à souligner que la construction n’était pas utilisée ».

    En plus des rapports d’al-Quds et d’OCHA, l’agence d’informations Wafa de l’Autorité palestinienne cite aussi des témoins qui disent que la structure démolie était en réalité une école maternelle. Compte tenu d’une menace constante de démolition et d’un taux élevé de pauvreté, la plupart des abris dans les communautés bédouines sont des structures improvisées et simples.

    Pendant ce temps, en février, et selon le quotidien israélien Haaretz, la Cour suprême israélienne a rendu des injonctions à titre provisoire contre la démolition d’un certain nombre de maisons à Jabal al-Baba et Bir al-Muskub.

    En dépit de cela, un sous-comité de l’Administration civile a menacé de procéder à une démolition immédiate si les habitants ne remettaient pas certains documents pour la défense de leur dossier dans le délai d’une semaine. Les Bédouins ont alors saisi la justice jeudi dernier pour que l’Administration civile soit condamnée pour outrage à magistrat.

    Au cours des dernières années, les forces israéliennes ont démoli des dizaines de maisons dans le secteur de Jabal al-Baba, dont beaucoup avaient été construites avec l’aide de l’Union européenne et d’organisations humanitaires. La colline est peuplée d’environ 55 familles bédouines (environ 300 personnes) qui habitent la région depuis 65 ans, et qui sont confrontées à la menace permanente d’être expulsées de leurs foyers.

    Environ 90 Bédouins palestiniens, des enfants pour la majorité, se sont retrouvés sans abri quand les forces israéliennes ont démonté leurs mobile homes à Jabal al-Baba en mai 2016.

    Jabal al-Baba, comme les autres communautés bédouines de la région, risque un transfert forcé par Israël parce qu’elle se trouve à l’intérieur du « couloir controversé appelé E1 », couloir mis en place par le gouvernement israélien pour rattacher la Jérusalem-Est annexée à la colonie géante de Maale Adumim.

    À E1, les autorités israéliennes prévoient de construire des milliers de logements, réservés aux juifs, ce qui permettrait de couper en deux la Cisjordanie et rendrait la création d’un État palestinien contigu – tel qu’envisagé par la solution à deux États au conflit israélo-palestinien – quasiment impossible.

    Des membres d’organisations de défense des droits et d’autres de la communauté bédouine ont vivement critiqué les projets d’Israël pour le transfert les Bédouins qui résident près de la colonie israélienne illégale de Maale Adumim, affirmant que ce transfert déplacerait des Palestiniens originaires de cette terre et cela pour étendre les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, en violation de la législation internationale.

    Il y a deux semaines, les autorités israéliennes se sont emparées des panneaux solaires qui alimentaient une école maternelle et primaire dans la communauté bédouine d’Abu Nuwwar, située dans le secteur d’E1, malgré un recours déposé contre cette saisie auprès de la Cour suprême israélienne, et alors que la Cour publiait une injonction contre la confiscation une heure après la saisie des panneaux par Israël.

    La démolition d’une école primaire de la communauté bédouine de Khan al-Ahmar, qui se trouve elle aussi à l’intérieur du couloir E1, est également prévue par Israël.

    Après une visite de chefs de mission de l’UE à Jérusalem et Ramallah et qui sont venus à Khan al-Ahmar en mars, les missions de l’UE ont rappelé à Israël que démolir l’école ne ferait pas qu’avoir un impact négatif grave sur le droit des enfants palestiniens à l’éducation, mais constituerait aussi une violation de la législation humanitaire internationale.

    http://www.aurdip.fr/israel-demolit-une-ecole.html

  • Le manichéisme du troll simpliste, idiot et flic

    Nik tout les états (israel inclus ) !

    Le manichéisme du troll simpliste, idiot et flic

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    Nik tout les états (israel inclus ) !

  • A Hébron, la soldatesque israélienne détruit une station de radio-télévision

    L’armée israélienne a envahi jeudi à l’aube les locaux de la station de radio et télévision Hourria (« Liberté ») à Hébron-al Khalil (Cisjordanie occupée), détruisant son matériel, et ordonnant une interdiction d’émettre de six mois.

    « Nous n’avons pas été particulièrement surpris par cette attaque barbare, mais on ne fera pas taire la voix d’al Hourria », a déclaré à l’agence Ma’an Ayman al-Qawasmi, le directeur du groupe de presse. De fait, ce raid n’est pas le premier du genre, ajoute-t-il.

    Aux termes de l’ordre militaire, la station est fermée jusqu’en février prochain, pour « incitation au terrorisme », et aucun de ses dizaines d’employés n’a le droit d’y mettre les pieds.

    Ce que les soldats n’ont pas détruit, ils l’ont pillé, chargeant de nombreux équipements sur leurs véhicules avant de partir.

    La répression de la liberté d’expression des Palestiniens s’est accélérée au cours deux dernières années : outre les raids contre radios et journaux, l’armée d’occupation a ainsi emprisonné des centaines de Palestiniens pour leurs écrits sur les réseaux sociaux. En clair, parce qu’ils dénoncent les crimes du régime d’apartheid.

    Quant au gouvernement français, qui intervient régulièrement pour dénoncer des atteintes à la liberté de la presse en Turquie, en Iran, au Venezuela ou ailleurs, il reste sans surprise silencieux. Macron ne va quand même pas faire de la peine à son « cher Bibi », n’est-ce-pas ?

    http://www.europalestine.com/spip.php?article13381

  • Le manichéisme du troll simpliste, idiot et flic

    Nik tout les états (israel inclus ) !

      • Le manichéisme du troll simpliste, idiot et flic
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    Nique tous les nationalistes (sionistes ET palestinien-ne-s)

  • Les colons brûlent des dizaines d’oliviers palestiniens à Naplouse

    Des colons sont allés en bande brûler 43 oliviers dans le sud de Naplouse vendredi, tandis que d’autres envahissaient le village de Beit Ommar pour y procéder à des prières et priver de circulation les Palestiniens ! Mais surtout ne boycottez pas Israël !

    Les colons de la colonie illégale de Rechelim dans la région sud de Naplouse, à al-Sawiya ont brulé 43 oliviers sur les terres palestiniennes de Jumaa Fathallah.

    Une activité courante des colons pour pousser les Palestiniens à abandonner leurs terres, puisque 85 aggressions similaires ont été recensées par les Nations Unies depuis le début 2017.

    Mais qui va intervenir ?

    Pendant ce temps dans le village de Beit Ommar, dans le district d’Hébron, des dizaines de colons ont envahi le village sous la protection de l’armée d’occupation, pour procéder à des prières sur une soi-disant "tombe du prophète Mathieu", avant d’aller en groupe se répandre dans la région pour la "visiter".

    Et bien entendu, cela a donné une occasion de plus à l’armée israélienne pour dresser un checkpoint à l’entrée de Beit Ommar dès vendredi matin, et pour arrêter tous les Palestiniens qui passaient par là, afin de les fouiller et de contrôler leurs papiers.

    BOYCOTT ISRAEL !!

    http://www.europalestine.com/spip.php?article13420

  • Des positions bourgeoises nationalistes de de l’UJFP .... encore

    maintenant les ancien-ne-s allié-e-s de Dieudonné et Soral Europalestine ! CASSEZ VOUS !

  • à propos des "positions bourgeoises" de l’UJFP, si vous aimez rire :

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

    https://lille.indymedia.org/spip.php?article30919

    https://grenoble.indymedia.org/2017-06-29-Les-positions-bourgeoises-de-l

    Si on veut comprendre les motivations de ces attaques contre l’UJFP, il faut voir qui se cache derrière et qui l’UJFP dérange le plus. Voir les commentaires sur Indy Nantes :

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

    Pour répondre à un questionnement…

    Comment Publié : le vendredi 30 juin 2017 à 11:17 par VSGCI

    Le texte taxé de « fascisme » par le précédent commentaire est une réponse à ceci :

    « Nourris par ces intérêts vertigineux, les États qui interviennent contre Daech sur des territoires spoliés, le font aussi pour des raisons géo-économico-politiques – c’est évident. Et, les bombes ciblant un terroriste ou un groupe d’entre eux, ne peut éviter les civiles – c’est évident aussi. S’il n’y a pas de guerre propre, une guerre légitimée par la sécurité à laquelle sont attachés tous les habitants de la terre, ne peut se livrer que strictement dans le respect inconditionnel du droit international, même s’il est loin d’être parfait en raison des rapports de force qui le constituent (voir les résolutions de l’ONU jamais appliquées par Israël).

    C’est ces raisons que nous réaffirmons, avec d’autres, ici et ailleurs, qu’une vie humaine est une vie humaine. Du Soudan ou du Nigeria, de Syrie ou d’Irak, de France ou de Belgique, chaque vie est à la fois la même et unique.

    Nous ne pouvons, donc, que réaffirmer nos convictions, avec de véritable sociétés civiles, sur la nécessité absolue de construire des alternatives par la paix en tant que projet politique global de l’humanité dans la sécurité de tous et protégé par des Etats de droit dignes de ce nom dans le cadre de démocraties ouvertes à toutes et à tous. Cela suppose la rupture nette avec les régimes corrompus et tyranniques du Proche Orient, comme une condition politique majeure. Cela suppose en même temps de donner les moyens de mobilisation aux peuples pour reconstruire des projets démocratiques. Les peuples concernés directement sont les plus à même de combattre l’organisation mafieuse de Daech. Cela suppose aussi, en termes de moyens, que l’occident paye son confort, un confort insultant et humiliant des peuples qu’il a paupérisé sur leur propre sol. L’argent en tant que nerf de la guerre, oui à la guerre contre les inégalités, oui pour un nouveau type de plan Marshall du partage des richesses.

    Nous considérons plus que jamais que face à la terreur, la contre terreur est contre-productive. La guerre provoque et/ou amplifie d’autres guerres.

    Seule une politique de paix digne de ce nom est et restera le projet de l’Humanité tel que le rêvent au quotidien et en pratique tous les peuples de la Terre.{} »

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5079

    Il suffit de savoir lire pour comprendre que c’est une très classique défense de « l’Etat de droit » que nous connaissons bien, surtout dès qu’il s’agit de manifester ou de se battre pour nous défendre contre lui…

    Et la réponse :

    Petit précis de novlangue

    Comment Publié : le samedi 1 juillet 2017 à 20:12 par A.T.

    Le représentant officiel du CCI sur Indymedia vient encore une fois nous donner la mesure de ses méthodes de « débat » qu’il confond avec les manipulations en usage dans les milieux politiques.

    D’abord, comment sait-il que « l’article » de calomnies répond à l’article publié par l’UJFP ( http://www.ujfp.org/spip.php?article5079 ), puisqu’il n’en est nulle part fait mention dans le texte ? Ça serait pas par hasard parce que c’est lui qui l’a envoyé en « oubliant » de le signer ? La ficelle est un peu grosse, mais tout est bon pour les « pros » de la manipulation. Et si ce texte publié par l’UJFP n’a pas été cité dans un premier temps, c’est parce que le but n’était pas de l’attaquer sur un point précis, mais GLOBALEMENT, sans avoir besoin de la moindre référence, comme un fait indiscutable, dans la plus pure tradition des procès de Moscou. C’est quand les critiques ont commencé à arriver qu’il s’est cru obligé de trouver une « explication » à des calomnies aussi délirantes.

    Mais l’exemple était particulièrement mal choisi puisque jamais cet article n’avait été envoyé sur Indymedia. Ainsi, les trolls régleraient leurs comptes avec l’UJFP sur Indymedia à partir d’articles jamais publiés sur Indymedia ? Si c’est pas du trollage, j’aimerais bien qu’on m’explique ce que c’est.

    Et il y a plus fort, car cet article N’EST PAS DE l’UJFP ! Comme beaucoup d’autres sites de lutte, l’UJFP publie des textes qu’elle considère comme intéressants sur un sujet donné sans forcément adhérer à leurs positions. C’est ce que font Iaata, Paris-Luttes, Rebellyon, Mille Bâbords, Expansive, etc. Et aussi… Indymedia.

    Alors utiliser un texte de l’“Association des travailleurs maghrébins de France” pour établir un réquisitoire exhaustif et définitif contre l’UJFP, c’est plus que du trollage, c’est une saloperie !

    Encore une chose sur l’emploi de la langue de bois. Notre vieux « sympathisant » qui a les réponses toutes prêtes avant même d’avoir lu les questions, nous assène que son texte aurait été « taxé de “fascisme” ». Ce n’est évidemment pas du tout ça : il est dit que le CCI et ses amis dénoncent plus volontiers les « projets démocratiques » que les « projets fascistes » ou les « projets racistes ». Mais faire des raccourcis, c’est plus facile pour embobiner les gens.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071#comment-282256

  • Des positions bourgeoises nationalistes de de l’UJFP .... encore

    maintenant les ancien-ne-s allié-e-s de Dieudonné et Soral Europalestine ! CASSEZ VOUS !

  • Le nazisme nouveau est arrivé

    A propos d’un article de Nord-Eclair

    Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.

    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".

    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.

    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe. La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien. La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.

    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs. Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs. Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire. Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contresens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen. Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’il voulait libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.

    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale telle l’agression contre Gaza ou, il y a quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.

    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammée dans des pagodes bouddhistes. La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien. On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.

    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    Rudolf Bkouche, membre de l’Union Juive Française pour la Paix

    https://nantes.indymedia.org/other_medias/29898

  • on est contre le sionisme et contre le nationalisme (israelien, palestinien, etc )

    Des positions bourgeoises nationalistes de de l’UJFP .... encore

    maintenant les ancien-ne-s allié-e-s de Dieudonné et Soral Europalestine ! CASSEZ VOUS !

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