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Article refusé par les modérateurs
Raison du refus :
troll
Qui est le controversé Kémi Seba, le « racial1ste » proche de Dieudonné ?
posté le 13/09/17 par Luca ANDREOLLI -- http://www.vsd.fr/actualite/portrait-qui-est-le-controverse-kemi-seba-le-racialiste-proche-de-dieudonne-22653 Mots-clés  antifa 

Ce militant du « black power » à la française a beaucoup fait parler de lui pour la virulence de ses thèses et son antisémitisme. Il vient d’être expulsé du Sénégal après une énième provocation.

Kémi Seba n’est plus en odeur de sainteté nulle part, et doit cette défiance à ses thèses pour le moins glissantes. Ce Strasbourgeois d’origine béninoise de 35 ans s’est fait connaître au début des années 2000 comme un leader autoproclamé de la cause noire en France. S’inspirant de Nation of Islam, il développe des discours et une rhétorique rodée contre l’ostracisme, tout en se revendiquant ouvertement communautariste.

Mais très vite, certains politologues noteront chez lui une posture extrêmement radicale, ses vidéos pouvant laisser penser qu’il est en lutte réelle contre les blancs.

Par ailleurs, l’homme se dit antisionniste et affiche ses accointances avec certaines personnalités aux relents sulfureux, comme l’humoriste Dieudonné (NDT : ou avec les néonazis de la "droite socialiste" et autre nomad88).

Dieudonné a d’ailleurs bien tenté de l’inviter sur ses listes électorales pour les Européennes 2009, sans succès. Il n’en demeuraient pas moins proches par la suite, Kémi Seba ayant été plusieurs fois convié à son théâtre de la Main d’Or, à Paris, pour y donner des conférences sur la géopolitique notamment.


posté le 13 septembre 2017  par Luca ANDREOLLI -- http://www.vsd.fr/actualite/portrait-qui-est-le-controverse-kemi-seba-le-racialiste-proche-de-dieudonne-22653  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • "Les articles qui accusent de « racialistes » les personnes qui s’organisent en non-mixité/construisent collectivement des luttes autour de l’analyse de la société hiérarchisée en terme de race n’ont rien à faire sur indymedia nantes. Le site permet la publication d’articles venant de personnes et de groupes qui choisissent la non-mixité comme moyen d’auto-organisation, et c’est certainement pas aux personnes non concernées de venir publier des articles pour dire a quel point c’est contre-révolutionnaire. Une identité de lutte n’a rien a voir avec un mouvement identitaire.

    Pour rappel le racialisme c’est un mouvement scientifique du 19ème et qui a créé des catégories sociales, raciales, de genre... et qui justifiait les systèmes d’oppression, la colonisation, l’exploitation de races, de classes, des femmes,... On notera aussi que ces racialistes – en plus de n’’être que des blancs –, disposaient de canaux de communications larges et de positions de pouvoir comme par exemple être au gouvernement, dans les médias et facs réputées etc."

    Publié : le vendredi 25 novembre 2016 à 22:50 par modo

    https://nantes.indymedia.org/articles/36245

  • Les« anti-racialisateurs » ne valent pas mieux que Kémi Seba

    Depuis plus d’un an une campagne politique acharnée et réactionnaire est menée par les « anti-racialisateurs ». Diffusion de textes, brochures, émission de radio, collage, perturbations.

    Ielles ont la prétention (et le culot) de se présenter en fins connaisseurs des mouvements politiques qui luttent contre le racisme et comme si ces questions politiques leurs tenaient vraiment à cœur.

    S’autoproclamant comme les vrais révolutionnaires et les vrais anti-racistes, ielles sont parties en croisade pour défendre la pureté de l’idée révolutionnaire contre l’ « idéologie racialiste » (qu’ielles ont inventé de toute pièce), qui serait en train de s’infiltrer dans « les organisations et milieux politiques qui vont de l’extrême gauche jusqu’aux libertaires ».
    Cette prétendue « idéologie » n’apporterait que du confusionnisme et serait le symptôme de la perte de perspectives révolutionnaires. Elle ferait infiltrer dans ces milieux des idées racistes (camouflées en progressistes), à travers l’utilisation de mots et catégories qui viennent du pouvoir (« race ») ou de leurs dérivés (comme « racisé-e », etc), et qu’on devrait donc rejeter en bloc si on est des vrais.
    Ielles essaient de nous faire croire que toutes les personnes qui utilisent ces mots sont pareilles et défendent le même discours. Elles sont toutes racistes. Des ennemies à combattre et à éliminer des milieux qui se veulent révolutionnaires.

    Mais tout n’est pas perdu, vu qu’ielles sont arrivées pour sauver et pour défendre ces milieux !

    Alors vite, il faut faire comprendre à tout le monde qu’à cet endroit-là se situerait le point de rupture, autour duquel il y a urgence à se positionner, pour se donner la possibilité de rouvrir des vraies perspectives révolutionnaires.

    Sans blague ?! Merci de nous protéger de ce grand danger, tout en essayant de nous apprendre la vie et la révolution. Bien essayé, mais raté.

    S’ielles connaissaient vraiment les mouvements anti-racistes et décoloniaux et s’ielles s’intéressaient vraiment aux différents systèmes d’oppression, ielles sauraient sans doute que des débats et des questionnements existent déjà autour de l’utilisation de mots créés par le pouvoir pour parler du racisme structurel et pour analyser l’oppression qui va avec. Ielles sauraient aussi que des débats existent depuis des années dans certains milieux féministes sur l’équilibre à trouver entre la volonté de mettre fin aux oppressions et la volonté de nommer et d’analyser ces mêmes oppressions ; sur comment dépasser les catégories créés par le pouvoir (qui participent à entretenir les oppressions), tout en prenant en compte le fait que ces mêmes catégories permettent aussi de nommer et d’analyser ces oppressions. Parce que ça ne suffit pas de ne plus en vouloir et de ne plus les utiliser pour que ça fasse disparaître les effets et les conséquences concrètes qu’elles produisent dans la réalité.

    Alors pas la peine de faire les messies qui apporteraient la bonne parole pour éclairer les pensées.
    Personne vous a attendu-es pour réfléchir à ces questions. Et surtout, personne n’a besoin de votre avis ni de votre validation.

    Ceci dit, je crois qu’il y a une différence fondamentale entre complexifier ou critiquer certaines applications des grilles d’analyse des oppressions et dominations, tout en voyant et en comprenant l’importance et la valeur de leurs apports, et le faire, à l’inverse, avec l’objectif de s’attaquer à ces grilles d’analyse dans leur totalité, pour les rejeter en bloc. Et c’est justement là qui se trouve le cœur du problème.

    En effet, le problème politique le plus important par rapport aux « anti-racialisateurs » n’est pas leur ignorance autour de toutes ces questions, mais leurs intentions politiques.

    C’est certes très désagréable et malvenu quand, en connaissant très mal ce dont elles parlent, ces personnes se sentent légitime non seulement de pondre des pages et de pages, faire des émissions de radio, des affiches, ect. Et, en plus, de le faire d’une manière super arrogante et méprisante.

    Mais, qui plus est, ielles vont jusqu’à traiter de « racistes » toutes les personnes qui, pour lutter contre le racisme structurel, essaient d’analyser et de critiquer la « race » comme une construction sociale utilisée pour hiérarchiser les individues sur la base de marqueurs physiques/biologiques et/ou ethno-culturels.

    À grands coups d’amalgames absurdes, de déformations des discours des autres, de raccourcis réducteurs, les « anti-racialisateurs » mettent dans le même sac toutes les personnes qui utilisent le mot « race ». De l’extrême droite au PIR, de la gauche anti-raciste aux mouvements dé-coloniaux, c’est toutes les mêmes. Aucune différence dans les idées, les analyses, les discours portés, les perspectives. Face à autant de confusionnisme, de manipulations et de mauvaise fois, on ne peut pas ne pas comprendre que leurs intérêts et intentions politiques sont toutes autres que celles qu’ielles affichent.

    Il ne faut pas être dupes. Leurs crachats confusionnistes ne visent pas à s’attaquer au racisme, qu’ielles n’utilisent, en bon politicien, que pour redorer leur pilule. Ielles sont, en réalité, en train de s’attaquer à certaines visions politiques auxquelles ielles font parfois allusion mais qu’ielles ne nomment jamais explicitement.

    Ce que les « anti-racialisateurs » sont en train de faire, c’est s’attaquer aux visions et analyses politiques qui, depuis des décennies, essaient de politiser toutes les sphères de la vie et du quotidien pour montrer que les rapports d’oppression et de domination ne se réduisent pas au seul champ économique, ni sont seulement véhiculés par l’État. Ielles sont en train de s’attaquer aux analyses qui considèrent ces rapports d’oppression et de domination comme quelque chose qui traverse tout le monde, que certaines personnes subissent en même temps que d’autre en bénéficient.

    Par la même occasion, ils s’attaquent donc aussi aux implications politiques de ces analyses : comme le fait que les « ennemis » ne sont pas seulement les bourgeois, ni seulement « les autres », les caricatures du raciste ou du macho ; comme le fait que les milieux soi-disant révolutionnaires ne sont pas en dehors de la société mais qu’ils sont aussi traversés par tout ça ; comme l’idée que c’est aux opprimé-es, en tant que groupe social, de définir l’oppression qu’ielles subissent (et donc aussi décider de comment en parler) ; comme le fait que la non-mixité soit pensée comme un outil politique d’émancipation (sans oublier que ça relève tout simplement d’une logique autoritaire de se permettre de dire à d’autres comment ielles devraient s’organiser pour lutter).

    Ces analyses sont des apports des luttes de libération et d’émancipation menées par des opprimé-es, qui ont dû se battre depuis des décennies (et ça continue encore) au sein des milieux révolutionnaires pour que leurs réalités et leurs vécus d’oppressions soient pris en compte comme quelque chose qui existe, qui est politique et qui a autant d’importance que les effets du capitalisme et de l’État. Comme une condition pour pouvoir exister entièrement dans ces mouvements révolutionnaires.

    Ces luttes ont permis de prendre conscience et de mettre en lumière l’existence de ces oppressions, c’est à dire de voir l’oppression là où on ne la voyait pas avant, parce qu’on considérait l’état des choses comme normale, comme relevant de l’ordre naturel.

    L’offensive des « anti-racialisateurs » n’est dans le fond rien de nouveau ni de très original, vu qu’elle n’est rien d’autre qu’un mouvement de « réaction », dans le sens de conservateur et réactionnaire, à l’émergence, à l’existence et au renforcement de ces visions politiques et de leurs implications. Pour ne pas devoir voir ni prendre ses responsabilités dans ces autres systèmes de dominations. Ou, pour certain-es, pour pouvoir continuer à bénéficier de ses privilèges sans avoir à se remettre en question et sans qu’on les fasse chier.

    Alors non, ce qui est en train de se jouer n’est pas un débat, tout comme ce n’est pas une guerre de chapelle ou une bataille pour l’hégémonie. C’est insultant de voir les choses de cette manière.

    Parce que vouloir nier ces oppressions, leurs effets et leurs implications, ou remettre à nouveau en question leur portée politique, n’est pas juste une opinion, mais participe pleinement de l’oppression elle-même.

    C’est pour tout cela que je considère qu’il faut réagir à leur offensive et ne pas laisser de place aux idées réactionnaires qu’ielles essaient de diffuser.

    Depuis quand, pour les révolutionnaires, tout serait discutable et entendable ?

    Non, la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords n’était pas un débat, mais la dernière étape de leur campagne politique nauséabonde.

    Face à ces crachats insultants et méprisants qui véhiculent des idées à vomir et qui puent le moisi, ça me paraît donc tout à fait compréhensible et souhaitable que des gentes décident de ne pas laisser passer cet énième affront.

    C’est pour tout cela que je comprends très bien la colère des personnes racisé-es qui sont venues à Mille Bâbords pour empêcher que la soirée ait lieu. Comme celle des autres personnes (dont je fais partie) venues pour s’opposer à ce pseudo-débat ou qui essaient de différentes manières de leur barrer le chemin.

    C’est pour tout cela que je ne soutiendrai jamais les lieux et les espaces, physiques ou virtuels, qui permettent une existence et une visibilité à ces discours gerbants.

    Parce qu’en faisant cela, ielles cautionnent ces discours. Parce qu’en faisant cela, ielles deviennent une partie du problème et non de la solution.

    Plutôt que de jouer les victimes de violences incompréhensibles et de vous étonner naïvement que des conséquences vous tombent dessus, plutôt que jouer les défenseurs de la liberté d’expression et du débat démocratique et vous poser au dessus de tout le monde, plutôt que de vous cacher derrière vos chartes remplies de mots que vous videz de leur sens et de leur profondeur politique, prenez vos responsabilités et assumez les conséquences de vos choix.

    Plutôt que de pointer la violence visible des personnes qui ripostent à une oppression, regardez déjà la violence « invisible » que vous véhiculez et dont vous ne vous rendez même pas compte tellement elle fait partie de la normalité.

    Ce n’est pas possible de limiter les analyses de la conflictualité politique et de la violence au seul champ économique. Ni de les arrêter devant votre porte.

    On ne vous laissera pas nous renvoyer dans le placard ou parmi les oublié-es de la révolution !

    une personne blanche – novembre 2016

    ps : Je ne me suis pas attardé dans ce texte sur les faits qui se sont déroulés dans la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords. Le communiqué concernant l’action menée contre la discussion prévue ce soir-là décrit déjà assez bien ce qu’il s’y est passé, contrairement aux autres textes remplis de victimisme, de mensonges et de mauvaise fois.

    https://nantes.indymedia.org/articles/36245

  • Le week-end dernier, le bateleur raciste et antisémite Kémi Séba, dont on ne sait si l’on doit rire ou pleurer des multiples conversions et reconversions, était invité à faire son show au théâtre de Dieudonné à Paris. Le site d’information Streetpress a fait un reportage sur cette soirée, à laquelle il a croisé le rappeur Médine qui jouait quelques heures plus tard à la Fête de l’Humanité… Pour en revenir à Kémi Séba ce dernier aurait déclaré : « Le patriote blanc qui se bat pour les siens est mon frère. On n’a pas à se fondre chez les autres » avant de se faire interpelé par la police à la fin du spectacle pour une vieille histoire d’agression datant de 2009… Le site antifasciste Quartiers libres s’est attardé sur son cas, et nous livre l’analyse suivante :

    Aller voir Kémi Séba faire un monologue sur scène après avoir poireauté plus d’une heure dans le théâtre de la Main d’Or relève du bolossage intellectuel, c’est se tourner vers une personne dont on espère qu’elle est puissante parce qu’elle parle mal et avec véhémence. Quand on se targue d’être une personne engagée et militante, c’est un peu embarrassant. C’est même un aveu de faiblesse involontaire.

    Subir les élucubrations d’un type qui a fini comme intervenant dans l’équivalent de « C’est mon choix » au Sénégal après avoir fait toutes les conversions religieuses et politiques possibles – et dont le début de carrière a reposé sur une imitation du doublage en français de Denzel Washington dans « Malcolm X » de Spike Lee – c’est être prêt à avaler n’importe quelle fadaise du moment qu’on fait partie de la cour d’un prétendu leader.

    Certains nuanceront en disant que Kémi Séba est un clown à sa manière, tout comme Dieudonné. Le problème est qu’il est difficile de faire sérieusement de la politique avec des clowns, à plus forte raison quand ceux-ci sont aussi et surtout là pour faire des affaires.

    http://lahorde.samizdat.net/2014/09/17/kemi-la-grenouille-qui-veut-se-faire-plus-grosse-que-le-boeuf/

  • Cela aurait été étonnant que le troll ne vienne déverser sa phobie du mot "racialiste".

    Enfin là, il a surtout l’air de soutenir et d’enfumer pour un gros con raciste et fasciste ... les masques tombent ...

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