RSS articles
Français  | 
Gideon Lévy désigne la religion fondamentale, raciste d’Israël : le sionisme
posté le 13/09/17 par Gideon Lévy Mots-clés  antifa 

Gideon Lévy a publié hier un article dans Haaretz qui va plus loin que tout ce que j’ai vu dans les principaux media d’Israël comme critique du sionisme. Il le qualifie de mouvement « qui va contre les droits humains, et qui est donc un mouvement ultranationaliste, colonialiste et peut-être même raciste, ainsi que l’affirment les défenseurs de la justice dans le monde ».

Son papier, intitulé « Ministère de la vérité » était parfaitement sarcastique, à replacer dans le contexte des mots prononcés plus tôt dans la semaine par la ministre de la justice, Ayelet Shaked qui a dit que « le sionisme ne devrait pas - et je dis qu’il ne le fera pas – continuer à courber la tête face à un système où les droits individuels sont interprétés dans un cadre universel ».

Lévy cite Shaked et éclaire plus avant son message :

« Donc Shaked croit, comme beaucoup dans le monde, qu’Israël est bâti sur un fond d’injustice et que donc il doit être défendu contre un discours hostile sur la justice. Comment sinon expliquer la répulsion à discuter sur les droits ? Les droits individuels sont importants, dit-elle, mais pas lorsqu’ils sont déconnectés des ‘enjeux sionistes’. Bien vu : les enjeux sionistes sont bien sûr en contradiction avec les droits humains »

Et Lévy est très clair sur ce à quoi s’opposer dans ce cas :

« Le sionisme est la religion fondamentale d’Israël, et, comme toute religion, il est interdit de le nier. En Israël, ‘non-sioniste’ ou ‘antisioniste’ ne sont pas des insultes, ce sont des arrêtés d’expulsion sociale. Mais maintenant que Shaked a exposé le sionisme, qu’elle a mis sa main au feu et admis la vérité, on peut avoir une pensée plus libre sur le sionisme, en fin de compte. On peut admettre que le droit des Juifs à un État était en contradiction avec le droit des Palestiniens sur leur terre, et que ce sionisme vertueux a donné naissance à une terrible injustice nationale à laquelle il n’a jamais pu être remédié ; qu’il y a des moyens d’apporter une solution et de surmonter cette contradiction mais que les Israéliens sionistes n’y consentiront pas ».

Le contexte, c’était une réponse de Shaked à la décision de la Cour Suprême de lundi dernier, contre l’emprisonnement illimité de demandeurs d’asile africains qui refusaient d’être déportés dans un pays tiers (tels que l’Ouganda ou le Rwanda). Tout en permettant la déportation de ceux que la Cour nomme des « infiltrés », la Cour limitait leur emprisonnement à deux mois. Maintenant regardez ce qu’a écrit Myriam Naor, la présidente de la Cour Suprême :

« Pendant cette période, il est possible d’essayer de le persuader par des moyens qui n’empiètent pas sur sa volonté propre, ou d’essayer de trouver d’autres moyens de le déporter contre son gré ».

C’est typique de la ‘coercition légère’ de la ‘démocratie israélienne’, semblable à l’expression uniquement israélienne de ‘pression physique modérée’, euphémisme légal pour désigner la torture.

La présidente de la Cour, Naor ajoute : « De même, l’État peut envisager des alternatives à la déportation, dont l’assignation à résidence en Israël ».

Beaucoup de gens protesteraient naturellement devant autant de mépris pour les droits humains. Mais pour les dirigeants israéliens, c’était scandaleux pour une raison opposée : la Cour était trop laxiste.

Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Déri, tout en accueillant avec bienveillance la décision selon laquelle des ’infiltrés’ pouvaient être envoyés dans des pays tiers, n’en décriait pas mois la Cour de le priver d’un « outil très important » et la critiquait pour le fait de n’autoriser que des déportations volontaires (dans certains cas).

« La décision de ne pas autoriser l’État à déporter des infiltrés contre leur gré est très problématique » a dit Déri. « Nous devons nous soucier des citoyens d’Israël, les habitants de tel Aviv Sud et d’autres villes où la vie des habitants est invivable ».

Et le premier ministre Netanyahou ? Voici ce qu’il a dit :

« Il nous faudra promulguer de nouvelles lois nous permettant… d’envoyer les infiltrés hors de notre pays ».
En disant que les droits humains doivent s’effacer devant les « enjeux sionistes », Shaked disait clairement, comme l’a montré Lévy, que le sionisme s’oppose aux droits humains universels, de manière intrinsèque. Lévy semble biaiser quand il écrit que le sionisme est ‘peut-être même un mouvement raciste ‘ (c’est moi qui souligne), mais le biais disparaît quand il décrit le sionisme comme un mouvement colonialiste et ultranationaliste. En d’autres termes, Lévy dit que le sionisme est un racisme.

La notion historique de sionisme comme racisme est claire au yeux de Lévy, et il mentionne la résolution 3379 de l’ONU de 1975 qui faisait du sionisme un racisme, dans le second paragraphe. J’ai aussi mentionné cette résolution (que l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Haïm Herzog, est célèbre pour l’avoir déchirée et qui fut ensuite annulée), en lien avec le récent rapport commandé par une agence de l’ONU sur l’apartheid israélien, qui a noté le « caractère essentiellement raciste de l’État ».

Ce qu’il est important, aussi, de relever dans ce cas est le contexte – pas celui des Palestiniens, mais simplement celui des demandeurs d’asile non-juifs. C’est une notion importante parce qu’elle va à l’encontre de la politique israélienne qui se présente purement et simplement comme une réponse à l’agression palestinienne, pour ainsi dire. Il n’y a pas ici une telle agression, et il n’y a pas de Palestiniens dans cette histoire. C’est simplement de la présence de non-juifs qu’il s’agit.

Quand Théodore Herzl, le fondateur du sionisme, écrivait dans son journal en 1895 que « nous aurons à donner de l’esprit à la population sans un sou qui est de l’autre côté de la frontière… tout en lui refusant tout emploi dans notre pays », il ne pensait probablement pas à des réfugiés africains. Mais la réalité a montré que le sionisme mettra en œuvre une telle politique contre quiconque met en danger ses desseins racistes, colonialistes et ultranationalistes.
Et voilà où nous en sommes : les choses sont dites à voix haute. Plus d’excuse. C’est aussi évident dans ce qu’a dit Netanyahou récemment à un public de colons : « Nous sommes ici pour y rester à jamais » les a rassuré Netanyahou. « Nous ancrerons nos racines plus profondément, nous construirons, nous nous renforcerons et nous établirons » (noté par Jonathan Cook).

Et Lévy pose les enjeux :

« Maintenant, donc, est venu le temps d’une nouvelle division, plus courageuse et plus honnête entre les Israéliens qui approuvent la déclaration de Shaked et ceux (qui) la désapprouvent. Entre les partisans du sionisme et les partisans de la justice. Entre les sionistes et les justes ».

Et ce n’est certes pas trop tôt.


posté le 13 septembre 2017  par Gideon Lévy  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Liste des documents liés à la contribution
unknown-2-3.jpg

Commentaires
  • 14 septembre 02:24

    la caricature qui illustre cet article est de Latuff 2006

    Qui est ce Latuff ?

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Latuff

    Carlos Latuff a remporté en 2006, ex-aequo avec la Française Chard, le second prix du Concours international de caricatures sur l’Holocauste organisé à Téhéran.

  • article sous copyright de mondoweiss

  • Une conversation entre Carlos Latuff et Eddy Portnoy, écrivain et professeur de culture populaire yiddish et juive à l’Université Rutgers, pour le quotidien juif Forward.

    « Les apologistes d’Israël ont fréquemment comparé mes caricatures à celles qui ont été publiées dans le journal nazi Der Stürmer. Regardez de près le rôle du caricaturiste du Der Stürmer et le mien. Philipp Rupprech, nom de plume Fips, a consacré presque 20 ans de sa vie à dessiner seulement des caricatures de haine des Juifs pour un journal dont la devise était "Les Juifs sont notre honte". Mes caricatures ne visent pas les Juifs ni le Judaïsme. Ma cible, c’est Israël en tant qu’entité politique, en tant que gouvernement, leurs forces armées étant un satellite des intérêts US au Moyen Orient, et en particulier les politiques israéliennes envers les Palestiniens. Il se trouve que les oppresseurs des Palestiniens sont des Juifs israéliens. S’ils étaient chrétiens, musulmans ou bouddhistes, je les critiquerais de la même manière. J’ai fait des caricatures sur George Bush, Condoleezza Rice, Ernesto Zedillo (ancien président du Mexique), Pinochet, et aucun d’entre eux n’est juif…

    « J’ai produit des caricatures politiques sur différents sujets, à la fois locaux (brésiliens et internationaux), pour des revues syndicales au Brésil et beaucoup de publications alternatives, progressistes et de gauche du monde entier. Mes détracteurs disent que l’utilisation de l’Etoile de David dans mes caricatures sur Israël est une preuve irréfutable d’antisémitisme ; cependant, ce n’est pas ma faute si Israël a choisi des motifs religieux sacrés comme symboles nationaux, comme la ménorah (chandelier à sept branches, ndt.) de la Knesset ou l’Etoile de David sur les machines de guerre comme les avions à réaction F-16. On ne peut pas me reprocher de dessiner un oiseau de guerre israélien lâchant une bombe et orné d’un symbole religieux, parce que c’est comme ça que sont les avions israéliens. Dire que mes caricatures sont une redite de l’imagerie antisémite passée n’est qu’une autre stratégie bien connue visant à discréditer les critiques sur Israël… »

    http://www.ism-france.org/analyses/Caricatures-et-antisemitisme-article-10683

    On voit mal ce qu’il y a d’antisémite à dénoncer un Etat raciste et criminel, et si les dessins de Latuff étaient antisémites, il ne seraient pas reproduits par la quasi-totalité des soutiens des Palestiniens ?

    http://img2.hostingpics.net/pics/927825gaza%20landau.jpg

    Mais il est tellement plus facile d’accuser que d’argumenter…

  • 14 septembre 16:14

    fait -

    Carlos Latuff a remporté en 2006, ex-aequo avec la Française Chard (extrême droite), le second prix du Concours international de caricatures sur l’Holocauste organisé à Téhéran (islamisme chiite).

  • Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.

    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".

    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.

    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe. La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien. La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.

    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs. Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs. Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire. Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contresens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen. Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’il voulait libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.

    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale telle l’agression contre Gaza ou, il y a quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.

    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammée dans des pagodes bouddhistes. La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien. On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.

    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    Rudolf Bkouche

    membre de l’Union Juive Française pour la Paix

    https://nantes.indymedia.org/other_medias/29898

  • 14 septembre 22:00

    faits fondamentaux :

    - le troll islamo-gauchiste est nationaliste, nous pas !

    - le troll est acritique envers les religions nous pas !

  • La « seule démocratie au Proche-Orient » tourne à la dictature

    L’agression contre les médias en Israël est un symptôme d’une maladie beaucoup plus grave qui atteint ses institutions.

    Le ministre israélien de la communication, Ayoub Kara, m’a fait honte. Il m’a fait honte en tant qu’Israélien, journaliste et être humain épris de liberté. Ayoub Kara veut mettre Israël sur les rangs de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte, de Bahreïn et des Émirats, en déclarant la guerre à Al Jazeera.

    Le ministre Kara est perçu en Israël comme une sinistre plaisanterie. Il a été nommé à ses fonctions juste au moment où le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait rendre des comptes à la justice. Kara est devenu la marionnette de Netanyahu au ministère de la communication. Tout cela ne rend pas sa décision de déclarer la guerre à Al Jazeera moins importante ou moins significative. Au contraire, le ministre Kara essaie non seulement de coller aux initiatives politiques de son maître, mais aussi au sentiment dominant en Israël selon quoi toute voix critique en Israël et à l’étranger devrait être combattue.

    La déclaration de l’intention du gouvernement de fermer Al Jazeera et de bloquer sa diffusion en Israël pourrait avoir très peu de conséquences pratiques. Il est difficile de savoir si le gouvernement israélien peut fermer le bureau d’Al Jazeera, si les employés d’Al Jazeera peuvent être empêchés de travailler comme journalistes, si le bureau de presse gouvernemental peut révoquer ses accréditations, et st si le gouvernement peut empêcher les Israéliens de regarder Al Jazeera. Mais ce sont des questions mineures. Le problème principal est l’intention israélienne et la politique israélienne, qui a un contexte beaucoup plus large.

    Ce dont il est question, c’est du visage démocratique de l’état et d’une tentative de freiner la liberté d’expression et la liberté de la presse en Israël – « la seule démocratie au Moyen-Orient ». Ce processus pourrait commencer avec Al Jazeera mais il ne s’arrêtera pas là. Il continuera avec la BBC et CNN et il pourrait se terminer par la fermeture des médias israéliens que le gouvernement ne supporte pas. Et donc, l’affaire Al Jazeera devrait s’inquiéter beaucoup plus d’Israéliens, de Juifs et d’Arabes.

    Ce que nous voyons ne sont rien de moins que les fissures qui s’approfondissent dans la démocratie israélienne. C’est une voie extrêmement dangereuse, dans laquelle d’autres gouvernements du monde se sont précipités. Vous savez où cela commence, mais pas où cela s’arrête. C’est le chemin dangereux que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, pour prendre un exemple, a emprunté.

    Le gouvernement actuel en Israël est le gouvernement le plus nationaliste et le plus réactionnaire que Israël ait jamais eu. M. Netanyahu est en poste depuis près de 10 ans, mais ce n’est que dans le présent terme que lui et ses collègues ont gagné assez de confiance pour commencer à changer le visage d’Israël et même de sa règle de droit. Son gouvernement a adopté une législation antidémocratique contre les ONG, a lancé une attaque politique contre le système juridique, lancé des campagnes de haine contre les médias et la gauche, et a déclaré la guerre à toute critique d’Israël à l’étranger.

    Il met en place l’infrastructure juridique et politique pour créer un système d’apartheid en Israël, en attaquant toute personne qui pourrait devenir un obstacle à la réalisation de cet objectif. Dans ce cadre, Israël a récemment commencé à empêcher les militants de défense des droits de l’homme, les critiques d’Israël et les partisans de la campagne BDS, d’entrer en Israël et dans les Territoires occupés. Dans ce contexte, le Premier ministre, qui fait l’objet d’une enquête policière, soupçonné de corruption et d’autres crimes, essaie de s’attaquer à la gauche et aux médias en Israël.

    Cette politique a beaucoup de partisans en Israël. La démocratie israélienne est très fragile et menacée par beaucoup d’ignorance et de vues antidémocratiques. Les Israéliens apprennent à penser que la démocratie est la domination de la majorité, que les minorités n’ont pas de droits, et que toute critique d’Israël, de l’intérieur ou de l’extérieur, n’est rien de moins qu’une trahison ou de l’antisémitisme.

    Faire une déclaration pour fermer le bureau d’un média avec l’excuse ultime que celui-ci soutienne le terrorisme et viole la sécurité d’Israël est perçue en Israël comme une initiative patriotique et populaire. La fermeture d’Al Jazeera est une autre attaque contre les Palestiniens israéliens, qui sont les principaux téléspectateurs d’Al Jazeera en Israël et qui ont été la cible d’une campagne systématique menée par le gouvernement et le Premier ministre lui-même. Les Palestiniens israéliens sont la cinquième colonne et Al Jazeera est leur drapeau.

    Il y a des commentateurs qui ont suggéré que le mouvement contre Al Jazeera en Israël doit être vu dans le contexte de la nouvelle coalition des « États sunnites modérés » au Moyen-Orient, dirigée par l’Arabie saoudite, qu’Israël essaie d’intégrer. Je ne suis pas d’accord avec cette explication. De Tel-Aviv, l’initiative de Kara a beaucoup plus à voir avec la lutte contre le mouvement pour le boycott, le désinvestissement, et les sanctions (BDS), contre Haaretz, mon journal, contre l’organisation israélienne pour la justice sociale, New Israel Fund, et contre l’ONG Breaking the Silence (créé par les anciens combattants israéliens) – plutôt qu’avec de secrètes relations avec Riyad et Le Caire.

    Si la décision du ministre Kara n’est pas annulée ou déclarée illégale par la Cour suprême, il sera clair qu’Israël prend une voie extrêmement dangereuse. L’association des journalistes israéliens a déjà protesté contre l’intention de fermer Al Jazeera. Il appartient maintenant à tous les démocrates israéliens de dire à leur gouvernement : ne freinez pas le libre accès à toute source d’information, qu’elle soit critique ou non à l’égard d’Israël !

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5811

  • 16 septembre 16:16

    Que les bouffon-ne-s "antisionistes" commencent par critiquer le concept d’état (tous), de religion (toutes) et de race ... puis on en reparle

  • 16 septembre 16:17

    nique Israël, Liban, Syrie, Jordanie, Irak, Iran, USA, fRance, laidegique etc ...

  • 16 septembre 23:20

    Que les bouffons sionistes commencent par faire la révolution... puis on en reparle.

  • Antisionisme antiraciste non, néonazisme sioniste oui ?

    Trois morts et une vingtaine de blessés. C’est le sinistre bilan de la haine raciste décomplexée qui s’est donnée à voir en toute impunité à Charlottesville, dans cet État de Virginie encore marqué par l’héritage ségrégationniste. A l’origine de ce rassemblement, la décision acquise de haute lutte de faire tomber la statue du général confédéré Robert E. Lee, père spirituel des nostalgiques des plantations et de l’ancien ordre racial.

    Toute la « alt-right » (droite alternative), ainsi pudiquement nommée par les médias conservateurs américains pour mieux en masquer le néonazisme et le relativiser, s’y était donnée rendez-vous vendredi soir et samedi dernier.

    Défilé nocturne à la lumière des torches, les mêmes que celles utilisées pour aller chercher les Noirs et les pendre, à une époque pas si lointaine. Chants négrophobes (« Nègres, retournez en Afrique ! ») et antisémites (« Juifs, vous ne nous remplacerez pas !). Claires références au national-socialisme allemand, avec la reprise enthousiaste du slogan « Blut und Boden » (sang et sol), les saluts nazis ponctuant régulièrement le rassemblement et le nombre considérable de brassards à croix gammées. Les horreurs seraient trop longues à lister dans leur intégralité. Et pourtant, malgré la légitime émotion suscitée par les vies fauchées à la marge de ce rassemblement, malgré la colère provoquée par cette démonstration de racisme à visages découverts, malgré l’antisémitisme avéré des manifestants, silence radio du côté des autorités israéliennes et des organisations juives sionistes européennes et françaises.

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, d’habitude si prompt à dénoncer l’antisémitisme et à appeler à l’immigration en masse des Juifs du monde entier vers Israël vient de dénoncer du bout des lèvres la manifestation néonazie, mais pas un mot sur son allié Trump ! Pourtant au sein de l’Administration Trump, les collusions sont nombreuses et parfaitement documentées [1] entre les suprématistes blancs antisémites et les sionistes. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, que sionistes et racistes antisémites ne sont pas des ennemis mais des alliés ! Ils partagent, notamment, l’idée que les Juifs ne sont pas des Américains comme les autres – et qu’ils feraient mieux de déguerpir en Palestine. D’où l’absence de réaction du gouvernement israélien. Depuis quand cogne-t-on sur ses amis ? Ce silence assourdissant s’ajoute à la bruyante marque d’amitié que Netanyahu a manifesté quelques semaines plus tôt au Premier ministre hongrois Viktor Orban, dont l’antisémitisme est avéré.

    On ne pourra éviter de remarquer le silence incroyable du CRIF et des organisations juives sionistes européennes habituellement très promptes à hurler à l’antisémitisme devant chaque manifestation BDS dans le monde. Faudra-t-il en conclure qu’antisionisme et antiracisme sont condamnables et que le sionisme même sous ses formes les plus agressives et antisémites non ?

    L’UJFP rejoint le concert des voix juives qui, aux États-Unis comme ailleurs, condamnent sans la moindre ambiguïté les militants néonazis rassemblés à Charlottesville et leurs idéologues ayant pignon sur rue à la Maison Blanche. Nous tenons également à apporter toute notre solidarité aux proches des victimes assassinées pour avoir tenu tête aux suprématistes blancs, et à tous les manifestants qui refusent la haine inter-raciale aux États-Unis. Enfin, nous manifestons notre plus profond mépris pour les combines des dirigeants sionistes, qui partout dans le monde, y compris à la tête des gouvernements français et européens, ferment les yeux sur les démonstrations antisémites les plus barbares quand cela les arrange, plaçant leur agenda politique au-dessus de toute autre considération.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 16 août 2017.

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5803

  • https://nantes.indymedia.org/articles/38071

    Les positions bourgeoises de l’UJFP

    l’UJFP, c’est :

    • l’égalité économique, mais sans toucher aux fondements du capitalisme, par nature même inégalitaires - il y a les possesseurs du capital, des machines, et ceux qui n’ont rien d’autre que leur force de travail à vendre -,

    • des « projets démocratiques », comme si il pouvait y avoir une quelconque « démocratie » véritable lorsqu’il existe partout dans le monde une classe dominante qui possède les moyens de production, l’appareil répressif, les moyens de contrôle de l’information et de la propagande, et des classes dominées et/ou exploitées,

    • la paix, dans un monde où tous les États sont impérialistes, tous aussi belliqueux les uns que les autres pour défendre leurs intérêts bien compris,

    • des « Etats de droit », comme si l’Etat n’était pas autre chose qu’un appareil de répression des exploités, dont la fonction est d’empêcher la société d’exploser sous les contradictions fondamentales dont elle est porteuse, comme si le droit dans le monde capitaliste pouvait être autre chose que la défense de l’ordre existant et de l’expropriation du plus grand nombre au profit de quelques-uns,

    • et pour finir, faire la guerre, oui, mais dans le respect du droit international - qui a toujours été celui du plus fort !

    Ajoutons que les « peuples », ça n’existe que chez ceux qui n’ont toujours pas compris que la société est divisée en classes, et que le peuple, ça rassemble l’incompatible, à savoir les bourgeois et les prolétaires, sous la même bannière bourgeoise de la nation !

    Donc, voilà les perspectives de l’UJFP, toutes plus mensongères, bellicistes et démocratiques bourgeoises les unes que les autres ; il faut vraiment être des bourgeois finis pour nous promettre une société égalitaire, pacifiée, où on tient compte de l’avis de chacun, où l’Etat n’est pas une machine de guerre et de répression, le tout sans toucher bien entendu à l’exploitation, à la propriété privée et aux rapports sociaux capitalistes, loi de la valeur et salariat en tête ! On est ici au même niveau que n’importe quelle campagne électorale de la bourgeoisie : des mensonges et les illusions à tout vent, et tout le temps après pour justifier qu’on a menti !

    Que l’UJFP s’applique ses propres conseils et commence elle-même par rompre « avec les régimes corrompus et tyranniques » comme l’Etat français, l’Autorité palestinienne et le Hamas ! Et si elle veut réellement la paix comme le dit son nom, qu’elle commence par rompre elle-même avec le nationalisme sous toutes ses formes : c’est la justification de toutes les guerres !

  • Nos positions sur l’UJFP.

    http://www.fichier-pdf.fr/2015/04/07/ujfp/ujfp.pdf

      • Suite à notre texte concernant l’allocation d’H0uria B0uteldja, il nous a été demandé notre avis concernant l’UJFP. Cette organisation possédant une certaine visibilité dans le milieu progressiste, il nous a semblé nécessaire de clarifier notre position.

    La création d’une organisation spécifique juive centrée sur la solidarité avec les palestinienNEs telle que l’UJFP est historiquement une réaction aux courants idéologiques sionistes qui présentent le sionisme comme la seule expression politique légitime au sein de la minorité juive et la seule identité juive possible. Toute critique de l’Etat d’Israël ou du sionisme est ainsi disqualifiée comme antisémite par essence. Par ailleurs certains courants antisémites tentent d’identifier Juifs-ves, sionistes, État et colonialisme israélien.

    Des militants et militantes qui s’étaient jusque-là investiEs dans les luttes anticoloniales sans nécessairement y mettre en avant leur identité ou leur filiation juive (sans non plus nécessairement la nier ou la masquer dans un cadre personnel), se sont sentiEs contraintEs de le faire dans la logique du « pas en notre nom », en réponse aux discours des sionistes d’une part et des antisémites d’autres part.
    Cette démarche est louable et nous ne pouvons qu’être favorables à l’existence d’organisations spécifiques juives soutenant le combat du peuple palestinien contre l’oppression.

    Elle représente cependant le constat d’un échec dans la lutte contre l’antisémitisme. En effet, elle entérine l’idée selon laquelle être Juive ou Juif c’est nécessairement se positionner sur la question israélo-palestinienne, c’est nécessairement être considéré à priori comme favorable au sionisme et donc forcé de s’en dissocier explicitement.

    Le sionisme, dans ses différentes variétés idéologiques, est une idéologie très présente parmi les Juifs et les Juives de France. Il a réussi à développer une influence idéologique majoritaire au sein d’un grand nombre d’institutions communautaires. Il ne mène pourtant ni à notre émancipation, ni à la coexistence pacifique des populations vivant en Israël / Palestine, et ce quels que soient les courants idéologiques qui s’en réclament (y compris les sionismes ouvriers). Se revendiquant du peuple juif dans son ensemble, les différents courants du sionisme, considérant l’antisémitisme comme inéluctable et présentant Israël comme un refuge pour les Juifs et les Juives, cherchent à nous enrôler dans un projet nationaliste, raciste et colonialiste.

    Ces courants isolent ainsi la minorité juive, détournent l’aspiration à l’autodéfense et empêchent une compréhension réelle de l’antisémitisme et de son rôle dans la préservation du capitalisme, notamment en période de crise. En ce sens ils empêchent d’apporter une réponse efficace à l’antisémitisme. Nous tenons à préciser qu’ici nous parlons du sionisme selon ses conséquences réelles, et non sur ses intentions.
    Pour cette raison il est nécessaire de le combattre au sein de notre minorité.

    Comme révolutionnaires, nous pensons qu’il est nécessaire de soutenir les oppriméEs face au colonialisme, en étant solidaires de celles et ceux qui sont écraséEs par le colonialisme français comme des palestiniens et des palestiniennes face au colonialisme israélien. Se placer du côté des oppriméEs est la base d’une éthique juive et universaliste telle que nous la concevons.

    Une démarche comme celle de l’UJFP, dans cette perspective, apparait au premier abord intéréssante, puisqu’elle contredit la volonté des organisations sionistes de faire taire toute critique de la politique israélienne en l’assimilant à de l’antisémitisme.
    Pour autant, pour nous, Juif et Juives vivant en France, la nécessaire solidarité avec les Palestiniens et les Palestiniennes ne doit pas devenir un prétexte pour nier ou minimiser l’oppression antisémite.

    Juifs et juives vivant en France subissent quotidiennement la diffusion d’un antisémitisme de masse. Cette situation, loin d’être abstraite, correspond à notre vécu. Cet antisémitisme se cache parfois sous le masque de la solidarité avec la Palestine et peut transparaître même chez des gens dont nous partageons d’autres combats. C’est le cas lorsque ceux et celles qui dénoncent l’antisémitisme sont immédiatement associéEs à des partisanEs du sionisme (le même mécanisme est à l’oeuvre lorsque ceux et celles qui dénoncent le racisme contre les MusulmanEs sont associéEs à des défenseurs ou à des défenseuses de l’islam politique) ; lorsque l’antisémitisme est condamné uniquement comme profitant au camp sioniste, mais non en tant que racisme ; ou encore lorsqu’il est nié, minimisé, ou considéré comme une invention de la propagande sioniste.
    Lorsqu’une organisation juive choisit de faire l’impasse sur cette réalité (par exemple en minimisant l’antisémitisme pour faire pendant à l’instrumentalisation de celui-ci par les courants sionistes), lorsqu’elle nie l’antisémitisme de certains de ses alliés (le cas de René Balme est ici criant), elle prend le risque de servir de "caution juive" à tous les dérapages antisémites. La mise en avant d’une personne ou d’un groupe issu du rang des raciséEs pour légitimer un discours raciste est en effet une constante dans l’histoire du racisme (pour la minorité juive, l’exemple le plus frappant est celui de la secte Neturei Karta, groupe juif fondamentaliste qui soutient le régime iranien et estime que la Shoah est une punition divine causée par le sionisme, citée par tous les partisans de Dieudonné et de Soral).
    La contradiction de l’UJFP découle notamment du fait qu’elle partage la même erreur d’analyse concernant la nature de l’antisémitisme contemporain que les courants sionistes et leurs alliés nationalistes français. Elle y voit une « importation du conflit israélo-palestinien » alors qu’il s’agit d’une production de l’idéologie nationale française et européenne, mais aussi du pouvoir colonial français au Maghreb qui protége la bourgeoisie. Qu’il s’appuie opportunément sur ce conflit n’en est qu’un élément tactique, certainement pas un élément essentiel.
    L’UJFP s’est ainsi laissé entrainer sur le terrain même de ses adversaires sionistes : faire du conflit israélo-palestinien l’alpha et l’oméga du sort de la minorité juive en France. Une fois enfermé sur ce terrain, il ne lui reste que le déni ou la minimisation de l’antisémitisme comme tactique pour faire face au discours sioniste.
    Nous ne pouvons espérer qu’une chose : c’est qu’elle rompe avec cet aveuglement et qu’elle se reprenne. Ceci dans l’intéret de la minorité juive, du combat antiraciste, et enfin de la solidarité anticolonialiste, que les dérives antisémites comme la complaisance vis à vis de l’antisémitisme ne font qu’affaiblir.

    Quant à nous, notre démarche est différente. Nous reconnaissons la réalité de l’antisémitisme, nous contestons aussi bien l’analyse qu’en font les courants sionistes que celle de l’UJFP. Nous combattons l’idée que le sionisme soit la réponse à l’antisémitisme.
    D’un point de vue révolutionnaire, le sionisme est donc une idéologie à combattre, mais ce n’est pas la cause de tous les maux de la société (le supposer relève clairement d’un mode de pensée antisémite). Ce n’est notamment pas lui qui crée le racisme à l’encontre des Juif-ve-s et des Musulman-e-s, qui répondent à des logiques internes à la société francaise et à son histoire. L’oublier aggrave la situation de la minorité nationale juive en légitimant un certain antisémitisme, tout en renforçant le sionisme par le biais de l’amalgame entre antisémites et opposantEs à la politique israélienne.

    Nous sommes et nous serons toujours du coté des oppriméEs partout dans le monde, en France comme en Palestine.

    Nous entendons marcher sur nos deux pieds : contre la réaction au sein de notre minorité, dont le sionisme et l’islamophobie font partie, et contre l’antisémitisme dont nous sommes victimes.

  • Il ne doit rien se passer d’important dans l’actualité pour que des redresseurs de torts professionnels fassent une priorité de régler leurs comptes avec une organisation qu’ils détestent, et précisément sur Indymedia, qui a le tort de publier des articles de l’UJFP.

    L’UJFP ose dénoncer l’influence du CRIF sur les médias ! L’UJFP ose ose soutenir le BDS, la résistance palestinienne. L’UJFP ose dénoncer l’islamophobie, le racisme d’Etat, le mythe du racisme anti-blanc, la politique anti-migratoire… C’est intolérable pour les hyper radicaux de la nouvelle pensée unique révolutionnaire. On n’ose pas penser à ce qui arrivera aux déviants si ces gens-là ont un jour le moindre pouvoir. Mais en attendant ces jours sombres je vous invite à aller sur le site de l’UJFP et de lire leurs articles, dont certains ont été validés ici, et de faire la comparaison avec les insultes proférées ci-dessus.

    http://www.ujfp.org

    On croirait un tract sorti tout droit des archives de propagande du CCI !

    « l’égalité économique, mais sans toucher aux fondements du capitalisme » !

    Ainsi, il ne faudrait pas dénoncer l’apartheid, le racisme, les discriminations de toutes sortes AVANT d’avoir abattu le capitalisme ? C’est reconnaître de fait la loi du plus fort et l’ordre existant EN ATTENDANT.

    « des « projets démocratiques », comme si il pouvait y avoir une quelconque « démocratie » véritable » ! ! !

    Eh oui, on vit dans une société qui n’est pas communiste. Merci, mais on le savait déjà. C’est pas pour ça qu’il faut laisser se développer les « projets fascistes » ou les « projets racistes » EN ATTENDANT.

    « la paix, dans un monde où tous les États sont impérialistes »

    C’est ça, PLUTÔT la guerre, vous êtes tout à fait dans la logique de la pensée impérialiste !

    « des « Etats de droit », comme si l’Etat n’était pas autre chose qu’un appareil de répression »

    Comme tous les Etats sont répressifs, ne rentrons surtout pas dans le DÉTAIL des crimes contre l’humanité, des nettoyages ethniques et autres points de détail de l’Histoire. Ça s’appelle du négationnisme, et pas autre chose.

    « et pour finir, faire la guerre, oui, mais dans le respect du droit international »

    Ça, c’est une pure saloperie digne des trolls qui ont pondu ce réquisitoire d’Inquisition. Quand l’UJFP a-t-elle soutenu la guerre ? On peut vraiment dire n’importe quoi, ici ?

    « le tout SANS TOUCHER bien entendu à l’exploitation, à la propriété privée et aux rapports sociaux capitalistes »

    Encore une saloperie bien calculée des inquisiteurs. Quand l’UJFP a-t-elle dit qu’il ne FALLAIT PAS y toucher ? Une chose est la dénonciation des injustices de notre société (celle où nous vivons, pigé ?) et une autre des slogans hyper-radicaux par des gens qui ne font RIEN sous prétexte que la Révolution n’est pas arrivée.

    « voilà les perspectives de l’UJFP, toutes plus mensongères, bellicistes et démocratiques bourgeoises les unes que les autres »

    C’est ça, continuons les insultes gratuites, en espérant qu’il en restera quelque chose…

    « commence elle-même par ROMPRE « avec les régimes corrompus et tyranniques » comme l’Etat français, l’Autorité palestinienne et le Hamas ! »

    C’est pire que n’importe quoi, il suffit de lire les articles en provenance de l’UJFP, dont plusieurs sur Indymedia (et c’est bien ça qui dérange), pour voir que c’est juste le contraire. L’UJFP n’a à ROMPRE avec personne puisqu’elle ne soutient personne. Mais ça fait toujours bien de poser des « ultimatums », c’est viril et révolutionnaire, ça fait oublier qu’en dehors de jugements péremptoires contre les autres c’est des gens qui ne participent à aucune lutte qui nous expliquent comment il faudrait faire.
    Je ne parle même pas des « peuples » qui n’existent pas ou du « nationalisme » pour caractériser la résistance palestinienne, ça c’est la marque de fabrique du CCI et de quelques révolutionnaires de salon.

    Faut-il rappeler que l’UJFP ne se réclame d’aucune IDÉOLOGIE mais qu’elle lutte AVEC D’AUTRES sur des problèmes concrets qui intéressent non seulement les révolutionnaires, mais aussi celles et ceux qui ne supportent pas le racisme, le fascisme, le colonialisme, l’apartheid, toutes choses niées par nos « révolutionnaires » autoritaires qui veulent nous imposer l’idéologie de leur groupuscule politique. Alors arrêtez de demander à l’UJFP de se positionner comme vous en tant que groupe idéologique.
    Si on appliquait les consignes de ce torchon, il est évident qu’il faudrait virer la totalité des articles d’Indymedia, puisque aucun n’est sur la ligne politique d’un groupuscule, mais au contraire traitent de luttes CONCRÈTES sans attendre la révolution et le Grand Soir pour le faire. C’est le principe même d’Indymedia que veulent remettre en cause ces « professionnels ».

    P.S. :

    Un simple exemple pour souligner la malhonnêteté intellectuelle de « l’article » qui demande à l’UJFP de rompre avec « l’Etat français, l’Autorité palestinienne et le Hamas ».

    « À Gaza, une population civile assiégée depuis dix ans, et à bout de souffle, tente de survivre et résiste. Le gouvernement israélien a choisi le 11 juin dernier d’arrêter la fourniture d’électricité qu’il accorde à ce territoire À LA DEMANDE DE MAHMOUD ABBAS, LE PRÉSIDENT DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE. »
    […]

    « Israël puissance occupante, qui contrôle l’ensemble des espaces terrestres maritimes et aériens, entre et sort de ce territoire à sa guise, en accédant à la DEMANDE DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE de baisser de 40 % l’alimentation en carburant de Gaza porte l’écrasante responsabilité de la crise humanitaire qui n’en finit pas de sévir. La pathétique stratégie anti-Hamas, au mépris du sort de la population civile ACHÈVE DE DÉCRÉDIBILISER, VOIRE DE DÉLÉGITIMER AU REGARD MÊME DES PALESTINIENS, UNE AUTORITÉ PALESTINIENNE ENFERMÉE DANS LA COORDINATION SÉCURITAIRE AVEC ISRAËL. SON ABSENCE TOTALE D’« AUTORITÉ » PRÉCISÉMENT N’EN FAIT QU’UN FAIBLE COLLABORATEUR DU MAÎTRE DE TOUTES LES DÉCISIONS ENTRE LA MER ET LE JOURDAIN : ISRAËL. »

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5717

    On remarquera entre autres malhonnêtetés que la dénonciation par l’UJFP de la « stratégie anti-Hamas de l’AP » se transforme chez les trolls en « soutien » du Hamas ! Vieille stratégie de la langue de bois.

    Quant à demander à l’UJFP de « rompre avec l’Etat français » pour prouver qu’elle n’a pas une « position bourgeoise », le pathétique le dispute à la connerie. L’UJFP a toujours dénoncé la politique de l’Etat français, sous la gauche comme sous la droite, et on aurait aimé que les trolls y passent plus de temps au lieu de faire le tri entre les « bourgeois » et les « révolutionnaires », mais il est vrai que l’UJFP n’a jamais demandé la suppression de l’Etat français comme préalable à toute lutte, ce qui la classe automatiquement dans le camp de la bourgeoisie.

    Un article entier consacré à l’excommunication de l’UJFP alors qu’on vit une période sans précédent de régression et d’offensive de l’Etat ? Il faut vraiment que cette organisation dérange beaucoup de monde pour des raisons pas forcément avouables.

  • Si on veut comprendre les motivations de ces attaques contre l’UJFP, il faut voir qui se cache derrière et qui l’UJFP dérange le plus. Voir les commentaires sur Indy Nantes :

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

    Pour répondre à un questionnement…

    Comment Publié : le vendredi 30 juin 2017 à 11:17 par VSGCI

    Le texte taxé de « fascisme » par le précédent commentaire est une réponse à ceci :

    « Nourris par ces intérêts vertigineux, les États qui interviennent contre Daech sur des territoires spoliés, le font aussi pour des raisons géo-économico-politiques – c’est évident. Et, les bombes ciblant un terroriste ou un groupe d’entre eux, ne peut éviter les civiles – c’est évident aussi. S’il n’y a pas de guerre propre, une guerre légitimée par la sécurité à laquelle sont attachés tous les habitants de la terre, ne peut se livrer que strictement dans le respect inconditionnel du droit international, même s’il est loin d’être parfait en raison des rapports de force qui le constituent (voir les résolutions de l’ONU jamais appliquées par Israël).

    C’est ces raisons que nous réaffirmons, avec d’autres, ici et ailleurs, qu’une vie humaine est une vie humaine. Du Soudan ou du Nigeria, de Syrie ou d’Irak, de France ou de Belgique, chaque vie est à la fois la même et unique.

    Nous ne pouvons, donc, que réaffirmer nos convictions, avec de véritable sociétés civiles, sur la nécessité absolue de construire des alternatives par la paix en tant que projet politique global de l’humanité dans la sécurité de tous et protégé par des Etats de droit dignes de ce nom dans le cadre de démocraties ouvertes à toutes et à tous. Cela suppose la rupture nette avec les régimes corrompus et tyranniques du Proche Orient, comme une condition politique majeure. Cela suppose en même temps de donner les moyens de mobilisation aux peuples pour reconstruire des projets démocratiques. Les peuples concernés directement sont les plus à même de combattre l’organisation mafieuse de Daech. Cela suppose aussi, en termes de moyens, que l’occident paye son confort, un confort insultant et humiliant des peuples qu’il a paupérisé sur leur propre sol. L’argent en tant que nerf de la guerre, oui à la guerre contre les inégalités, oui pour un nouveau type de plan Marshall du partage des richesses.

    Nous considérons plus que jamais que face à la terreur, la contre terreur est contre-productive. La guerre provoque et/ou amplifie d’autres guerres.

    Seule une politique de paix digne de ce nom est et restera le projet de l’Humanité tel que le rêvent au quotidien et en pratique tous les peuples de la Terre.{} »

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5079

    Il suffit de savoir lire pour comprendre que c’est une très classique défense de « l’Etat de droit » que nous connaissons bien, surtout dès qu’il s’agit de manifester ou de se battre pour nous défendre contre lui…

    Et la réponse :

    Petit précis de novlangue

    Comment Publié : le samedi 1 juillet 2017 à 20:12 par A.T.

    Le représentant officiel du CCI sur Indymedia vient encore une fois nous donner la mesure de ses méthodes de « débat » qu’il confond avec les manipulations en usage dans les milieux politiques.

    D’abord, comment sait-il que « l’article » de calomnies répond à l’article publié par l’UJFP ( http://www.ujfp.org/spip.php?article5079 ), puisqu’il n’en est nulle part fait mention dans le texte ? Ça serait pas par hasard parce que c’est lui qui l’a envoyé en « oubliant » de le signer ? La ficelle est un peu grosse, mais tout est bon pour les « pros » de la manipulation. Et si ce texte publié par l’UJFP n’a pas été cité dans un premier temps, c’est parce que le but n’était pas de l’attaquer sur un point précis, mais GLOBALEMENT, sans avoir besoin de la moindre référence, comme un fait indiscutable, dans la plus pure tradition des procès de Moscou. C’est quand les critiques ont commencé à arriver qu’il s’est cru obligé de trouver une « explication » à des calomnies aussi délirantes.

    Mais l’exemple était particulièrement mal choisi puisque jamais cet article n’avait été envoyé sur Indymedia. Ainsi, les trolls régleraient leurs comptes avec l’UJFP sur Indymedia à partir d’articles jamais publiés sur Indymedia ? Si c’est pas du trollage, j’aimerais bien qu’on m’explique ce que c’est.

    Et il y a plus fort, car cet article N’EST PAS DE l’UJFP ! Comme beaucoup d’autres sites de lutte, l’UJFP publie des textes qu’elle considère comme intéressants sur un sujet donné sans forcément adhérer à leurs positions. C’est ce que font Iaata, Paris-Luttes, Rebellyon, Mille Bâbords, Expansive, etc. Et aussi… Indymedia.

    Alors utiliser un texte de l’“Association des travailleurs maghrébins de France” pour établir un réquisitoire exhaustif et définitif contre l’UJFP, c’est plus que du trollage, c’est une saloperie !

    Encore une chose sur l’emploi de la langue de bois. Notre vieux « sympathisant » qui a les réponses toutes prêtes avant même d’avoir lu les questions, nous assène que son texte aurait été « taxé de “fascisme” ». Ce n’est évidemment pas du tout ça : il est dit que le CCI et ses amis dénoncent plus volontiers les « projets démocratiques » que les « projets fascistes » ou les « projets racistes ». Mais faire des raccourcis, c’est plus facile pour embobiner les gens.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071#comment-282256

  • Il ne manquait plus que les "Juives et Juifs révolutionnaires" pour reproduire les saloperies contre l’UJFP. Ils ont mis de l’eau dans leur vin depuis la dissolution d’Hapoel, pour des raisons stratégiques, mais changer de nom ne cache pas leur haine contre les antisionistes.

    Il ne faut pas chercher bien loin pour reconnaître ce groupuscule ultra-communautariste juif, se réclamant de Staline, dont la seule activité a toujours consisté à attaquer les déviants de leur tendance politique maostalinienne et à diffuser leur philosémitisme militant contre les « mauvais juifs ».

    Ils avaient fait semblant de disparaître (mais ils n’ont fait disparaître que leurs archives) pour reparaître sous un nouveau look. Mais toujours avec les mêmes méthodes. Et les mêmes cibles : les slogans comme « Pour la séparation du CRIF et de l’État » serait « un cas d’école d’antisémitisme dans la lignée des thèses complotistes de type « Protocole des Sages de Sion » et de « haine anti-juive » !!!!

    Aucun de leurs « articles » ne propose quoi que ce soit pour les luttes, ce n’est qu’une série d’attaques paranoïaques contre qui ne partage pas leur communautarisme exacerbé faisant appel à chaque ligne aux « masses populaires juives » et à la « résistance des minorités juives » !!!! Ça ne manque pas de sel quand en même temps on fustige avec les anti-racisé-e-s le « racialisme » des luttes autonome antiracistes ! Car dans leur cas, ça va plus loin que le communautarisme, c’est carrément du racisme.

    Ces gens-là ont escamoté leurs archives mais ils ne peuvent tromper personne en continuant leur sale boulot. Malgré leur nouveau nom, on n’a pas oublié leurs attaques qui montrent leur vrai visage :

    L’UJFP : de caution juive à complice de l’antisémitisme

    […] Mais pire encore, on retrouve parmi les signataires de l’appel à manifestation des organisations comme l’Union « Juive » Française pour la Paix (U"J"FP) ou bien Une Autre Voix « Juive » (UAV"J"). De plus, une personne de l’U"J"FP est également montée à la tribune vers le milieu du rassemblement, après le speech du représentant du P"C"F.

    Qu’a dit cette représentante de l’U"J"FP ? Elle s’est d’abord affirmée comme juive, pour enchaîner immédiatement sur une phrase du type « toutes les personnes juives en France ne sont pas comme la LD"J" ». Ce qui est clair, surtout quand des fascistes de la LD"J" s’attaquent à des livres à l’opposé de toutes nos traditions, mais qui reste néanmoins une blague sans fin pour toute personne assumant réellement son identité et sa culture juive !

    Car quand on affirme de manière matérialiste que la minorité nationale juive en France n’a rien à voir avec l’État sioniste d’Israel, on n’a pas ce besoin pathétique de se justifier d’être d’origine juive, on n’a aucune haine de soi.

    Et surtout, on ne se coince pas comme l’U"J"FP dans ce rôle infâme du « juif de service », de la « caution juive », de l’éternelle association autoproclamée juive qu’on invite pour se dédouaner des critiques de tolérance avec l’antisémitisme.

    À quoi cela tient-il ? Pour Hapoel, il saute aux yeux que l’U"J"FP ne représente qu’une frange d’intellectuels de gauche d’origine juive, totalement coupée de la communauté, totalement coupée des masses populaires juives.

    Et pourquoi n’a-t-elle plus rien à voir avec les masses juives ? Tout simplement car l’U"J"FP n’est pas révolutionnaire ! Par sa nature petite-bourgeoise, l’U"J"FP ne comprend pas et ne comprendra jamais que les masses populaires juives exigent la libération, en tant que partie du peuple, mais aussi car elles sont confrontées au quotidien à l’antisémitisme, question qui ne peut être résolue à notre époque que de manière révolutionnaire. […]

    Ainsi, dans un communiqué bien tardif, l’U"J"FP avait qualifié Dieudonné de… « démagogue opportuniste » ! Et elle avait embrayé sur la Palestine et le sionisme, alors que la liste « antisioniste » n’avait strictement rien à voir. Tomber dans ce piège grossier aurait pu prêter à rire, si seulement le courant fasciste représenté par Dieudonné ne menait pas une intense propagande antisémite…

    Ce même communiqué se terminait par : « Nous n’avons rien de commun avec la droite antisémite. » Certes. Mais avec la crise capitaliste, l’U"J"FP n’est pas prête de se sortir de la gauche antisémite en pleine décomposition ! Soyons clairs : Hapoel n’existerait pas si l’U"J"FP n’était pas tellement décevante, si l’U"J"FP accordait une quelconque valeur aux masses juives telles qu’elles sont. C’est donc avec une certaine tristesse que nous affirmons aujourd’hui que l’U"J"FP s’est faite complice de l’antisémitisme, sans le moindre mot d’autocritique.

    Et surtout, nous n’aimerions pas être à la place de l’U"J"FP quand les masses juives se libéreront, et demanderont des comptes aux traîtres.

    Juif progressiste ! Juive progressiste !

    Assume la révolution métisse et populaire !

    Achevons ensemble l’extrême-gauche antisémite !

    HaPoel HaAntifashisti, juillet 2009.

    http://punxforum.net/viewtopic.php?f=6&t=9745&start=30

  • Le troll voit des sionistes partout - nous, perso, on voit des zad partout !

  • A propos de Jean Ferrat et Serge Gainsbourg :

    "Il ne faut pas confondre le grotesque et le décadent. Là est la confusion que l’on fait trop souvent au sujet de Serge Gainsbourg, mort il y a 20 ans.

    Son histoire est, d’une certaine manière, typique de celle d’une personne juive ashkénaze : elle commence par l’humiliation, avec le port de l’étoile jaune et le surnom de « Ginette » par des jeunes pétris de social-darwinisme. Puis, elle se termine par une victoire culturelle incomprise et culminant dans le tourbillon de l’autodestruction.

    C’est cette perspective juive askhénaze qui a notamment contribué à donner naissance au punk (avec les « ancêtres » Lou Reed, Jonathan Richman, Bob Dylan, puis avec donc Joey et Tommy Ramone, Martin Rev et Alan Vega, Nancy Spungen et Malcolm McLaren, Hilly Kristal qui a fondé le CBGB…). En France, on pourrait parler de Daniel Darc, mais la figure historique est bien entendu… Serge Gainsbourg.

    Serge Gainsbourg qui, sur son pianio ultra-classique de marque Steinway, avait un portrait du grand compositeur romantique Frédéric Chopin et une photographie de la figure punk par excellence, Sid Vicious…

    Lorsque Jean Ferrat est mort, nous avons évalué son oeuvre comme mièvre et sans réelle valeur culturelle en particulier. Il était engagé, c’est vrai, et Gainsbourg ne l’était pas. Mais Ferrat faisait de la variété, et n’était nullement un poète, pas ne pas dire un artiste. Gainsbourg, lui, assumait la réalité dans sa chair.

    Alors, logiquement, nous opposions à l’insipide Ferrat la figure de Gainsbourg, ce qui nous a valu par exemple une réaction antisémite de la part de quelqu’un… d’extrême-gauche. C’est tout un symbole de ce qu’est le fascisme, car Gainsbourg – le juif cultivé intégré à la société française (et non « absorbé » de manière formelle comme Jean Ferrat) – est totalement insupportable aux fascistes.

    Inversement, il est extrêmement populaire. N’y a-t-il pas là un paradoxe ? Les fascistes aimant les décadents, et le peuple les abhorrant, ne devrait-il pas y avoir une situation inverse ?

    En fait, non, pour une raison très simple, qui est la même raison justement pour laquelle l’extrême-gauche ne parle absolument pas de Gainsbourg, même pas à l’occasion des vingt ans de sa mort… Malgré l’indéniable ferveur populaire.

    Cette raison est la suivante, expliquée par Mao Zedong, et qui consiste à considérer la culture comme étant en mouvement.

    […] etc., etc.

    http://ch.indymedia.org/fr/2011/04/80880.shtml

  • 18 septembre 04:21

    Le troll voit des choses et imagine des méchant-e-s ennemi-e-s .

    Il pense à des sionistes partout - nous, perso, on voit des zad partout !

  • 18 septembre 04:31

    fait -

    Carlos Latuff a remporté en 2006, ex-aequo avec la Française Chard (extrême droite), le second prix du Concours international de caricatures sur l’Holocauste organisé à Téhéran (islamisme chiite).

  • 18 septembre 10:33

    Une conversation entre Carlos Latuff et Eddy Portnoy, écrivain et professeur de culture populaire yiddish et juive à l’Université Rutgers, pour le quotidien juif Forward.

    « Les apologistes d’Israël ont fréquemment comparé mes caricatures à celles qui ont été publiées dans le journal nazi Der Stürmer. Regardez de près le rôle du caricaturiste du Der Stürmer et le mien. Philipp Rupprech, nom de plume Fips, a consacré presque 20 ans de sa vie à dessiner seulement des caricatures de haine des Juifs pour un journal dont la devise était "Les Juifs sont notre honte". Mes caricatures ne visent pas les Juifs ni le Judaïsme. Ma cible, c’est Israël en tant qu’entité politique, en tant que gouvernement, leurs forces armées étant un satellite des intérêts US au Moyen Orient, et en particulier les politiques israéliennes envers les Palestiniens. Il se trouve que les oppresseurs des Palestiniens sont des Juifs israéliens. S’ils étaient chrétiens, musulmans ou bouddhistes, je les critiquerais de la même manière. J’ai fait des caricatures sur George Bush, Condoleezza Rice, Ernesto Zedillo (ancien président du Mexique), Pinochet, et aucun d’entre eux n’est juif…

    « J’ai produit des caricatures politiques sur différents sujets, à la fois locaux (brésiliens et internationaux), pour des revues syndicales au Brésil et beaucoup de publications alternatives, progressistes et de gauche du monde entier. Mes détracteurs disent que l’utilisation de l’Etoile de David dans mes caricatures sur Israël est une preuve irréfutable d’antisémitisme ; cependant, ce n’est pas ma faute si Israël a choisi des motifs religieux sacrés comme symboles nationaux, comme la ménorah (chandelier à sept branches, ndt.) de la Knesset ou l’Etoile de David sur les machines de guerre comme les avions à réaction F-16. On ne peut pas me reprocher de dessiner un oiseau de guerre israélien lâchant une bombe et orné d’un symbole religieux, parce que c’est comme ça que sont les avions israéliens. Dire que mes caricatures sont une redite de l’imagerie antisémite passée n’est qu’une autre stratégie bien connue visant à discréditer les critiques sur Israël… »

    http://www.ism-france.org/analyses/Caricatures-et-antisemitisme-article-10683

    On voit mal ce qu’il y a d’antisémite à dénoncer un Etat raciste et criminel, et si les dessins de Latuff étaient antisémites, il ne seraient pas reproduits par la quasi-totalité des soutiens des Palestiniens.

    http://img2.hostingpics.net/pics/927825gaza%20landau.jpg

  • Le troll voit des choses et imagine des méchant-e-s ennemi-e-s .

    Maintenant il classe et décrète racistes suivant ses critères ...hum, hum !

      • et toujours de long copié/collé sans rapport

    Il pense à des sionistes partout - nous, perso, on voit des zad partout !

  • 19 septembre 00:10

    Tous les Etats sont racistes et criminels

  • Quand le philosémitisme tourne à la haine de l’autre, ça donne ça :

    La chanson « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, une triste ambiguïté tristement révélatrice

    La chanson « Nuit et brouillard » est souvent mentionnée en ce moment, parmi tous les hommages qui sont faits à Jean Ferrat.

    Bien entendu nous respectons la dimension « engagée » de Ferrat, même si on ne peut certainement pas dire qu’il était une personne révolutionnaire. Au moins sa démarche partait-elle de bons sentiments, avec tous les défauts que peuvent avoir ici les artistes.

    Mais non, la chanson « Nuit et brouillard » n’est pas une belle chanson, non elle ne concerne pas la Shoah, et il est même possible de dire : la chanson « Nuit et brouillard » est antisémite, car elle nie l’existence des personnes juives.
    En effet, la chanson « Nuit et brouillard » ne parle pas de la Shoah, mais de la déportation politique. Ce qui n’est pas un mal en soi, bien entendu ! Il faut saluer la mémoire de ceux et celles ayant dû affronter les camps de concentration.
    Mais Ferrat n’aborde donc en absolument rien la Shoah. On doit même dire que dans sa chanson, les personnes juives sont catégoriquement niées.

    Tout comme le révèle d’ailleurs le titre : « Nuit et brouillard » est un documentaire français de 1956 parlant de déportation, et où le mot « juif » n’est prononcé… qu’une seule fois. La chanson de Ferrat est dans le même esprit, comme on peut le voir à de nombreux éléments du texte. Il est ainsi dit :

    « Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
    Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
    D’autres ne priaient pas mais qu’importe le ciel
    Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux. »

    Or, les personnes juives déportées et exterminées ne l’ont pas été pour des actes de résistance (« ne plus vivre à genoux ») mais parce qu’elles étaient juives.

    Et elles sont toutes mortes, à très peu d’exceptions près, car les camps d’extermination étaient différents des camps de concentration. Dans les camps d’extermination, il y avait des chambres à gaz, des meurtres en série, et pas comme dans la chanson une surveillance brutale et longue au moyen de miradors, de chiens policiers, etc.
    Quand Ferrat dit ainsi « Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ? », il est très clair qu’il ne parle absolument pas de la Shoah et des personnes juives. Environ 60 % des déportés dans les camps de concentration sont revenus en France, mais seulement 3 % des déportés dans les camps d’extermination.

    Jean Ferrat ne formule pas ici quelque chose d’exceptionnel : dans les années 1950, il a existé une tendance erronée en URSS, dans tous les pays de l’Est ainsi que dans les Partis Communistes.

    Cette tendance a, au nom de l’universalisme, purement et simplement placé le génocide juif dans l’ensemble des meurtres nazis, sans jamais en mentionner la spécificité.

    Une erreur grave, absolument anti-matérialiste. Et beaucoup de personnes juives ont soutenu cette initiative, considérant qu’ainsi, les personnes juives atteignaient un degré d’universalité.

    Seulement ce n’est pas ainsi que les choses marchent. L’antisémitisme est quelque chose de très particulier dans le capitalisme. Ne pas le voir a de lourdes conséquences.

    Une polémique a eu lieu en 2005 au sujet de cette chanson, et voici la réponse absolument odieuse de Jean Ferrat à une critique qui lui est faite à ce sujet :

    Monsieur,

    Je viens de prendre connaissance de votre interview publiée par Nouvelles d’Arménie Magazine de janvier 2005 et ne saurais rester sans réagir à vos déclarations me concernant et concernant aussi ma chanson Nuit et brouillard, car c’est la première fois depuis 42 ans qu’elle suscite une réaction de cette nature. C’est la première fois qu’on me reproche, en définitive, de n’avoir pas parlé uniquement de l’extermination des Juifs. Vous osez le faire. J’ai envie de dire : « Tant pis pour vous », mais je vous rappelle que justement, Nuit et brouillard est dédié à toutes les victimes des camps d’extermination nazis quelles que soient leurs religions et leurs origines, à tous ceux qui croyaient au ciel ou n’y croyaient pas et bien sûr, à tous ceux qui résistèrent à la barbarie et en payèrent le prix.

    Que vous puissiez justement, faire un compte dérisoire en regrettant que « Le seul moment ou l’identité juive apparaît est dans Samuel et Jéhovah » me paraît particulièrement indigne. Je ne puis également accepter vos interprétations tendancieuses qui concernent les résistants que je célèbre et qui seraient, d’après vous, « essentiellement communistes ». Je passe sur l’évocation de « Vishnou » que je n’aurais utilisé que pour la rime alors qu’il symbolisait pour moi toutes les autres croyances possibles.

    Si j’avais aujourd’hui à regretter quelque chose, c’est de n’avoir pas cité les autres victimes innocentes des nazis, les handicapés, les homosexuels et les Tsiganes. Mais il est temps, à présent, d’en venir à votre affirmation finale : « Aujourd’hui, un tel texte (vous parlez, bien entendu, de Nuit et brouillard) serait attaqué pour négationnisme implicite ».

    Je me demande par quelle dérive de la pensée on peut en arriver là, et si vos propos ne relèvent pas simplement de la psychiatrie.

    Jean Ferrat

    Jean Ferrat traite les gens de fous, mais sa position ne tient absolument pas, car il est absolument faux de dire comme il le fait que « Nuit et brouillard est dédié à toutes les victimes des camps d’extermination nazis » !

    Justement en raison de la différence entre camps de concentration et camps d’extermination. Une différence qui est très peu connue en France, et cela nuit énormément à la compréhension de l’antisémitisme et du fascisme.

    La position de Ferrat est de toutes manière ridicule car jamais dans sa chanson il ne parle des personnes juives. Le terme de « Jehovah » dans la chanson fait bien plutôt référence aux témoins de Jehovah qui ont été déportés également.

    Quant à Samuel, mis sur le même plan que Jean-Pierre et Natacha, cela ne veut rien dire car Jean-Pierre et Natacha pourraient être juif et juive, alors que Samuel non, etc.

    Inversement on pourrait parfaitement légitimement constater que Jean Ferrat a abandonné le nom de son père, Tenenbaum, qui pour le coup fait juif, alors que Ferrat, non.

    C’est un choix, qui est grosso modo le même que Patrick Bruel, qui s’appelle en réalité… Maurice Benguigi !

    Patrick est plus « snob » que Maurice, et il faut croire que Ferrat était plus « adéquat » pour chanter la France et ses campagnes que Tenenbaum… Tout cela est bien triste, surtout quand on sait que le père de Ferrat est mort à Auschwitz…

    Et en tout cas la chanson « Nuit et brouillard » a une dimension profondément odieuse ; elle a contribué à l’incompréhension de ce qu’a été la Shoah, et en ce sens elle nuit à l’antifascisme aujourd’hui.

    http://archive.is/JMCWI

  • Le troll voit des choses et imagine des méchant-e-s ennemi-e-s .

    Maintenant il classe et décrète racistes suivant ses critères ...hum, hum !

    et toujours de long copié/collé sans rapport

    Il pense à des sionistes partout - nous, perso, on voit des zad partout !

      • nationalisme ou antinationalisme

    Tous les Etats sont racistes et criminels

  • Depuis plus d’un an une campagne politique acharnée et réactionnaire est menée par les « anti-racialisateurs ». Diffusion de textes, brochures, émission de radio, collage, perturbations.

    Ielles ont la prétention (et le culot) de se présenter en fins connaisseurs des mouvements politiques qui luttent contre le racisme et comme si ces questions politiques leurs tenaient vraiment à cœur.

    S’autoproclamant comme les vrais révolutionnaires et les vrais anti-racistes, ielles sont parties en croisade pour défendre la pureté de l’idée révolutionnaire contre l’ « idéologie racialiste » (qu’ielles ont inventé de toute pièce), qui serait en train de s’infiltrer dans « les organisations et milieux politiques qui vont de l’extrême gauche jusqu’aux libertaires ».

    Cette prétendue « idéologie » n’apporterait que du confusionnisme et serait le symptôme de la perte de perspectives révolutionnaires. Elle ferait infiltrer dans ces milieux des idées racistes (camouflées en progressistes), à travers l’utilisation de mots et catégories qui viennent du pouvoir (« race ») ou de leurs dérivés (comme « racisé-e », etc), et qu’on devrait donc rejeter en bloc si on est des vrais.

    Ielles essaient de nous faire croire que toutes les personnes qui utilisent ces mots sont pareilles et défendent le même discours. Elles sont toutes racistes. Des ennemies à combattre et à éliminer des milieux qui se veulent révolutionnaires.

    Mais tout n’est pas perdu, vu qu’ielles sont arrivées pour sauver et pour défendre ces milieux !

    Alors vite, il faut faire comprendre à tout le monde qu’à cet endroit-là se situerait le point de rupture, autour duquel il y a urgence à se positionner, pour se donner la possibilité de rouvrir des vraies perspectives révolutionnaires.

    Sans blague ?! Merci de nous protéger de ce grand danger, tout en essayant de nous apprendre la vie et la révolution. Bien essayé, mais raté.

    S’ielles connaissaient vraiment les mouvements anti-racistes et décoloniaux et s’ielles s’intéressaient vraiment aux différents systèmes d’oppression, ielles sauraient sans doute que des débats et des questionnements existent déjà autour de l’utilisation de mots créés par le pouvoir pour parler du racisme structurel et pour analyser l’oppression qui va avec. Ielles sauraient aussi que des débats existent depuis des années dans certains milieux féministes sur l’équilibre à trouver entre la volonté de mettre fin aux oppressions et la volonté de nommer et d’analyser ces mêmes oppressions ; sur comment dépasser les catégories créés par le pouvoir (qui participent à entretenir les oppressions), tout en prenant en compte le fait que ces mêmes catégories permettent aussi de nommer et d’analyser ces oppressions. Parce que ça ne suffit pas de ne plus en vouloir et de ne plus les utiliser pour que ça fasse disparaître les effets et les conséquences concrètes qu’elles produisent dans la réalité.
    Alors pas la peine de faire les messies qui apporteraient la bonne parole pour éclairer les pensées.

    Personne vous a attendu-es pour réfléchir à ces questions. Et surtout, personne n’a besoin de votre avis ni de votre validation.
    Ceci dit, je crois qu’il y a une différence fondamentale entre complexifier ou critiquer certaines applications des grilles d’analyse des oppressions et dominations, tout en voyant et en comprenant l’importance et la valeur de leurs apports, et le faire, à l’inverse, avec l’objectif de s’attaquer à ces grilles d’analyse dans leur totalité, pour les rejeter en bloc. Et c’est justement là qui se trouve le cœur du problème.

    En effet, le problème politique le plus important par rapport aux « anti-racialisateurs » n’est pas leur ignorance autour de toutes ces questions, mais leurs intentions politiques.

    C’est certes très désagréable et malvenu quand, en connaissant très mal ce dont elles parlent, ces personnes se sentent légitime non seulement de pondre des pages et de pages, faire des émissions de radio, des affiches, ect. Et, en plus, de le faire d’une manière super arrogante et méprisante.

    Mais, qui plus est, ielles vont jusqu’à traiter de « racistes » toutes les personnes qui, pour lutter contre le racisme structurel, essaient d’analyser et de critiquer la « race » comme une construction sociale utilisée pour hiérarchiser les individues sur la base de marqueurs physiques/biologiques et/ou ethno-culturels.

    À grands coups d’amalgames absurdes, de déformations des discours des autres, de raccourcis réducteurs, les « anti-racialisateurs » mettent dans le même sac toutes les personnes qui utilisent le mot « race ». De l’extrême droite au PIR, de la gauche anti-raciste aux mouvements dé-coloniaux, c’est toutes les mêmes. Aucune différence dans les idées, les analyses, les discours portés, les perspectives. Face à autant de confusionnisme, de manipulations et de mauvaise fois, on ne peut pas ne pas comprendre que leurs intérêts et intentions politiques sont toutes autres que celles qu’ielles affichent.
    Il ne faut pas être dupes. Leurs crachats confusionnistes ne visent pas à s’attaquer au racisme, qu’ielles n’utilisent, en bon politicien, que pour redorer leur pilule. Ielles sont, en réalité, en train de s’attaquer à certaines visions politiques auxquelles ielles font parfois allusion mais qu’ielles ne nomment jamais explicitement.

    Ce que les « anti-racialisateurs » sont en train de faire, c’est s’attaquer aux visions et analyses politiques qui, depuis des décennies, essaient de politiser toutes les sphères de la vie et du quotidien pour montrer que les rapports d’oppression et de domination ne se réduisent pas au seul champ économique, ni sont seulement véhiculés par l’État. Ielles sont en train de s’attaquer aux analyses qui considèrent ces rapports d’oppression et de domination comme quelque chose qui traverse tout le monde, que certaines personnes subissent en même temps que d’autre en bénéficient.

    Par la même occasion, ils s’attaquent donc aussi aux implications politiques de ces analyses : comme le fait que les « ennemis » ne sont pas seulement les bourgeois, ni seulement « les autres », les caricatures du raciste ou du macho ; comme le fait que les milieux soi-disant révolutionnaires ne sont pas en dehors de la société mais qu’ils sont aussi traversés par tout ça ; comme l’idée que c’est aux opprimé-es, en tant que groupe social, de définir l’oppression qu’ielles subissent (et donc aussi décider de comment en parler) ; comme le fait que la non-mixité soit pensée comme un outil politique d’émancipation (sans oublier que ça relève tout simplement d’une logique autoritaire de se permettre de dire à d’autres comment ielles devraient s’organiser pour lutter).

    Ces analyses sont des apports des luttes de libération et d’émancipation menées par des opprimé-es, qui ont dû se battre depuis des décennies (et ça continue encore) au sein des milieux révolutionnaires pour que leurs réalités et leurs vécus d’oppressions soient pris en compte comme quelque chose qui existe, qui est politique et qui a autant d’importance que les effets du capitalisme et de l’État. Comme une condition pour pouvoir exister entièrement dans ces mouvements révolutionnaires.
    Ces luttes ont permis de prendre conscience et de mettre en lumière l’existence de ces oppressions, c’est à dire de voir l’oppression là où on ne la voyait pas avant, parce qu’on considérait l’état des choses comme normale, comme relevant de l’ordre naturel.

    L’offensive des « anti-racialisateurs » n’est dans le fond rien de nouveau ni de très original, vu qu’elle n’est rien d’autre qu’un mouvement de « réaction », dans le sens de conservateur et réactionnaire, à l’émergence, à l’existence et au renforcement de ces visions politiques et de leurs implications. Pour ne pas devoir voir ni prendre ses responsabilités dans ces autres systèmes de dominations. Ou, pour certain-es, pour pouvoir continuer à bénéficier de ses privilèges sans avoir à se remettre en question et sans qu’on les fasse chier.

    Alors non, ce qui est en train de se jouer n’est pas un débat, tout comme ce n’est pas une guerre de chapelle ou une bataille pour l’hégémonie. C’est insultant de voir les choses de cette manière.

    Parce que vouloir nier ces oppressions, leurs effets et leurs implications, ou remettre à nouveau en question leur portée politique, n’est pas juste une opinion, mais participe pleinement de l’oppression elle-même.

    C’est pour tout cela que je considère qu’il faut réagir à leur offensive et ne pas laisser de place aux idées réactionnaires qu’ielles essaient de diffuser.

    Depuis quand, pour les révolutionnaires, tout serait discutable et entendable ?
    Non, la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords n’était pas un débat, mais la dernière étape de leur campagne politique nauséabonde.

    Face à ces crachats insultants et méprisants qui véhiculent des idées à vomir et qui puent le moisi, ça me paraît donc tout à fait compréhensible et souhaitable que des gentes décident de ne pas laisser passer cet énième affront.

    C’est pour tout cela que je comprends très bien la colère des personnes racisé-es qui sont venues à Mille Bâbords pour empêcher que la soirée ait lieu. Comme celle des autres personnes (dont je fais partie) venues pour s’opposer à ce pseudo-débat ou qui essaient de différentes manières de leur barrer le chemin.

    C’est pour tout cela que je ne soutiendrai jamais les lieux et les espaces, physiques ou virtuels, qui permettent une existence et une visibilité à ces discours gerbants.

    Parce qu’en faisant cela, ielles cautionnent ces discours. Parce qu’en faisant cela, ielles deviennent une partie du problème et non de la solution.

    Plutôt que de jouer les victimes de violences incompréhensibles et de vous étonner naïvement que des conséquences vous tombent dessus, plutôt que jouer les défenseurs de la liberté d’expression et du débat démocratique et vous poser au dessus de tout le monde, plutôt que de vous cacher derrière vos chartes remplies de mots que vous videz de leur sens et de leur profondeur politique, prenez vos responsabilités et assumez les conséquences de vos choix.

    Plutôt que de pointer la violence visible des personnes qui ripostent à une oppression, regardez déjà la violence « invisible » que vous véhiculez et dont vous ne vous rendez même pas compte tellement elle fait partie de la normalité.
    Ce n’est pas possible de limiter les analyses de la conflictualité politique et de la violence au seul champ économique. Ni de les arrêter devant votre porte.

    On ne vous laissera pas nous renvoyer dans le placard ou parmi les oublié-es de la révolution !

    une personne blanche – novembre 2016

    ps : Je ne me suis pas attardé dans ce texte sur les faits qui se sont déroulés dans la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords. Le communiqué concernant l’action menée contre la discussion prévue ce soir-là décrit déjà assez bien ce qu’il s’y est passé, contrairement aux autres textes remplis de victimisme, de mensonges et de mauvaise fois.

    Notes :

    1 - Mille Bâbords est une « Médiathèque Alternative, un lieu dédié à la promotion et à la connaissance des différents mouvements de luttes sociales », ainsi qu’un site d’infos et luttes à Marseille

    2 - Marseille infos autonomes : « site collaboratif d’infos et luttes à Marseille »

    https://iaata.info/Pourquoi-les-anti-racialisateurs-et-aussi-celleux-qui-les-soutiennent-font-1688.html

  • 20 septembre 19:16

    Le troll voit des choses et imagine des méchant-e-s ennemi-e-s .

    Maintenant il classe et décrète racistes suivant ses critères ...hum, hum !

    et toujours de long copié/collé sans rapport

    Il pense à des sionistes partout - nous, perso, on voit des zad partout !

    nationalisme ou antinationalisme

    Tous les États sont racistes et criminels

  • La Palestine après Balfour 1917-2017 100 ans de colonialisme / 100 ans de résistance

    Le 2 novembre 1917 alors que la première guerre mondiale entre dans sa dernière année et que l’empire ottoman est en pleine déliquescence, la déclaration Balfour est adoptée par le gouvernement britannique. Celle-ci adressée à Lord Rothschild par le ministre britannique Balfour, antisémite notoire, s’avère totalement illégale au regard du droit international.

    ette déclaration de soutien au mouvement sioniste alors ultra minoritaire parmi les communautés juives voit le Royaume Uni promettre une terre qui ne lui appartient pas à un personnage Lord Rothschild qui ne représente que lui-même. En confortant ainsi le mouvement sioniste, la Couronne britannique vise un objectif en particulier : le contrôle du Proche-orient et du canal de Suez. Un an plus tôt, Londres et Paris avaient en effet négocié le dépeçage de la région via les accords Sykes-Picot qui définissaient les lignes de partage pour chaque puissance coloniale. Cette déclaration constitue l’un des volets de la main mise occidentale sur la région.

    En préconisant l’établissement d’ « un foyer national juif » en Palestine au mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cette promesse non seulement bafoue grossièrement le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et sonne aussi comme la fin du rêve d’un monde arabe uni et indépendant. Le peuple palestinien tout au long de son histoire contemporaine et déjà sous le mandat britannique a toujours considéré le 2 novembre comme un jour de deuil national.

    Aujourd’hui, un siècle plus tard, le Royaume-Uni, les États-Unis, Israël et sans doute aussi la France s’apprêtent cyniquement à célébrer le centenaire d’une déclaration qui représente pour l’Occident la marque de son œuvre coloniale dans la région arabe et pour le peuple palestinien la première étape de sa dépossession. C’est dans ce cadre que nous tenons à porter depuis Paris une voix forte. Une voix qui dénonce ces lugubres festivités et qui remet la lumière sur un siècle de colonisation et de destruction de l’Orient arabe dont les conséquences ne finissent pas de se faire sentir. Une voix qui tiendra à re-faire récit, à redéfinir les termes du débat en rétablissant pleinement la dimension coloniale du conflit. Enfin, cette voix se voudra bien sûr et surtout celle qui relaie la résistance du peuple palestinien depuis un siècle et qui se montre solidaire par le renforcement de la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’Etat d’Israël.

    Ainsi, nous appelons toutes les personnes éprises de justice à se joindre à nous le dimanche 5 novembre 2017 à 14h00 à Saint-Denis pour dénoncer le centenaire d’une Déclaration coloniale injuste à l’origine d’un siècle sanglant qui a arraché la Palestine du monde arabe dans le cadre du découpage du Proche-Orient.

    Premiers signataires : ATTAC, ATMF, BDS, Ensemble !, FTCR, FUIQP, MJCF Bobigny/ Drancy, MJCF 94, NPA, PIR, UJFP.

    Avec les interventions de :

    - Joseph Massad, historien palestinien et auteur de La persistance de la question palestinienne.

    - Ilan Pappe, Professeur à l’université d’Exeter et auteur de Le nettoyage ethnique de la Palestine.

    - Rabeb Abdulhadi, chercheuse palestinienne , professeure à l’université de San Francisco (SFSU) et directrice du programme AMED (Etudes des ethnicités et diasporas arabes et musulmanes).

    - Alain Gresh, journaliste politique et auteur de De quoi la Palestine est-elle le nom ?

    - Ainsi qu’Elsa Lefort pour le collectif de soutien à Salah Hamouri.

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5867

  • Le troll voit des choses et imagine des méchant-e-s ennemi-e-s .

    Maintenant il classe et décrète racistes suivant ses critères ...hum, hum !

    et toujours de long copié/collé sans rapport

    Il pense à des sionistes partout - nous, perso, on voit des zad partout !

    nationalisme ou antinationalisme

    Tous les États sont racistes et criminels

  • c’est pourquoi il est contre le boycott de l’Etat fasciste

    Liste des produits israéliens à boycotter

    Face au drame des Palestiniens, nous ne pouvons pas faire grande chose, à part relayer les informations qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste :

    Parmi les produits israéliens :

    - Carmel (fruits et légumes) - Jaffa (fruits et légumes) - Kedem (avocats) - Coral (Cerises) - Top (fruits et légumes) - Beigel (biscuits apéritifs) - Hasat (agrumes) - Sabra (repas complets) - Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) - Dagir (conserves de poissons) - Holyland (miel, herbes) - Amba (conserves) - Green Valley (vin) - Tivall (produits végétariens) - Agrofresh (concombres) - Jordan Valley (dattes) - Dana (tomates cerises) - Epilady (appareils d’épilation) - Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

    Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729

    Les produits des entreprises qui soutiennent l’État d’Israël (américaines ou européennes) :

    COCA-COLA - Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l’État d’Israël depuis 1966. Elle vient d’enregistrer moins 5% en bourse ces dernières semaines, suite au boycott accru avec les bombardements contre Gaza en juillet.

    DANONE - Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

    NESTLÉ - Marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

    INTEL - Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

    L’ORÉAL - Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa.

    L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’État d’Israël ».

    ESTÉE LAUDER - Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger
    Outre ses investissements, le directeur est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

    DELTA GALIL - Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

    LEVI STRAUSS JEANS et CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes)
    Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

    TIMBERLAND (Vêtements, chaussures, chaussettes) - Tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d’envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

    DISNEYLAND - L’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

    NOKIA - Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat d’Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

    MC DONALD’S - Entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat israélien. McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste « Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.

    CATERPILLAR (Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) - Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.

    La chaîne hôtelière ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) - Cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

    Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

    Autres produits :

    Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly - Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)

    https://blogs.mediapart.fr/jjmu/blog/210714/liste-des-produits-disrael-boycotter

    BOYCOTT TOTAL !

  • BOYCOTT TOTAL de TOUS les trolls nationalistes et de tous les ETATS

    boycott des nationalistes israelien-ne-s

    boycott des nationalistes palestinien-ne-s

    boycott des nationalistes belges

    etc ...

      • BOYCOTT TOTAL de TOUS les racistes et racialistes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les suprémacismes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les identitaires (et identitaristes )

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les fascistes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les capitalistes (et bourgeois-es )

    etc...

  • Le chef de file des sionistes d’extrême droite : la voix de son maître

    Benjamin Netanyahu, maître à penser de Monsieur Yves Coleman : Mondialisme.org réussit son examen d’entrée dans l’extrême-droite sioniste

    On aurait pu croire, ingénument, que le philosémitisme, entendu comme "forme sournoise d’antisémitisme" [1], épargnerait la gauche radicale pour ne frapper que la droite prétendument "socialiste", de même que toutes les variétés de droite "forte" ou non, qui communient dans la même célébration inconditionnelle de l’Etat d’Israël.

    Las ! Dans son article "Antisémitisme DE gauche : définition et fonctions politiques" [2], daté du mercredi 3 juin 2015, Monsieur Coleman, qui exerce un magistère depuis son site Mondialisme.org, présente désormais tous les symptômes d’un philosémitisme galopant à tendance hallucinatoire. Avec un sens de l’à-propos qui n’appartient qu’à lui, il a concentré sa petite artillerie sur notre camarade Pierre Stambul, 6 jours avant que Pierre ne "bénéficie" des services d’une des unités dites d’élite de l’appareil d’Etat, en l’occurrence le RAID, après une opération d’intoxication menée semble-t-il par un pirate informatique franco-israélien. [3]

    Il serait quelque peu injuste de reprocher à Monsieur Coleman de ne pas disposer de talents divinatoires, qui lui auraient épargné ce timing "malencontreux". Il existe toutefois une règle d’Or entre révolutionnaires, ce qu’il prétend être : la solidarité inconditionnelle face à la répression. Les camarades "Juives et Juifs révolutionnaires", qui animent le site du même nom, ne s’y sont pas trompé-e-s. Le jour même de l’agression de Pierre Stambul, leur site proclamait : "Nous dénonçons l’interpellation de Pierre Stambul par le RAID durant la nuit. Quels que soient nos désaccords..." [4]. Qu’elles et ils en soient publiquement remercié-e-s.

    Nous sommes le vendredi 17 juillet 2015 : à moins de n’avoir fait que de la spéléologie depuis le 9 juin ou d’être coupé d’Internet, ce qui n’est pas le cas - son site étant régulièrement mis à jour, Monsieur Coleman a difficilement pu manquer l’attaque dont Pierre Stambul a été victime. Nous allons tenter de comprendre les raisons très politiques pour lesquelles il a "omis" d’assurer notre camarade de sa solidarité.

    "L’antisionisme est une absurdité politique et conceptuelle" (sic) [2]

    Je cite monsieur Coleman : "L’antisionisme est une absurdité politique et conceptuelle : autant la critique féroce du sionisme avait un sens AVANT la création de l’Etat d’Israël, autant aujourd’hui être « antisioniste » signifie soit que l’on veut retourner dans les années 30 à bord d’une machine à remonter le temps et faire comme si le judéocide n’allait pas avoir lieu (...) ; soit que l’on est pour l’expulsion des Israéliens de Palestine... et dans ce cas mieux vaudrait avoir un bon plan B à disposition. (...)" [2]

    Pour ce qui est de "l’expulsion des Israéliens de Palestine", la lecture de la Charte de l’UJFP aurait évité à Monsieur Coleman une telle ineptie : "Le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne peut être résolu qu’en mettant un terme à la domination d’un peuple par un autre, et en mettant en oeuvre le droit à l’autodétermination pour le peuple palestinien, (...). Le droit à l’autodétermination est déjà, bien entendu, clairement établi pour le peuple israélien." [5]

    Quant à l’inanité de l’antisionisme de nos jours, il pourrait être instructif de savoir ce que pensent les dirigeants de l’Etat d’Israël de l’actualité ou du caractère obsolète de la référence au sionisme.

    Florilège :

    Benjamin Netanyahu : "C’est le véritable camp sioniste qui sera au pouvoir, et Jérusalem ne sera pas divisée" [6].

    Avigdor Liberman : "J’exhorte tous les citoyens d’Israël à aller voter pour un parti sioniste - peu importe si c’est Meretz, Yisrael Beiteinu, ou Bayit Yehudi - ce qui est plus important, c’est d’aller voter pour un parti sioniste parce qu’il est important de préserver le caractère juif et sioniste de l’État d’Israël" [7]. (Monsieur Liberman semble légèrement douter des capacités de compréhension de ses auditeurs...)

    Naftali Bennett : "Il fonce à toute allure en direction des [électeurs] sionistes religieux, ceux qui disent que pour des raisons idéologiques, ils renoncent à leur propre parti pour le Likoud, afin de ne perdre la chance d’avoir un gouvernement de droite" [8].

    Moshé Bougy Yaalon : "J’ai dirigé des opérations contre les forces paramilitaires de l’Autorité palestinienne, les milices du Fatah et les forces du Hamas à Gaza et en Cisjordanie. Depuis le début du conflit, avant la création de l’Etat, et durant les années qui ont suivi les Accords d’Oslo, la volonté des dirigeants sionistes était d’aboutir à un compromis historique en convainquant les Palestiniens de renoncer à “la lutte armée” et à toute forme d’opposition (...)" [9].

    Ayelet Shaked : "Il faut arrêter de s’excuser, il faut redevenir sioniste !" [10].

    De toute évidence, les dirigeants d’Israël n’ont pas lu les profondes considérations de monsieur Coleman et ne savent pas que l’antisionisme, et donc le sionisme, sont des notions totalement désuètes. Cette regrettable ignorance les conduit à des "écarts de langage", que nous allons maintenant examiner.

    De la comparaison des gouvernements israéliens au IIIe Reich

    Précisons d’emblée que cet intertitre ne saurait être compris comme une incitation à ce type de parallèle. De la même façon que le terme "fasciste" est trop souvent employé inconsidérément, lui faisant perdre la caractérisation précise d’un régime politique et de son idéologie, de la même façon, la qualification de "nazi" ne peut être banalisée. Hélas, les dirigeants sionistes (le paragraphe précédent nous autorise à les nommer ainsi) ne "facilitent" toutefois pas les choses, comme nous allons le voir.

    Commençons par les amalgames de Monsieur Coleman, qui le conduisent à qualifier Pierre Stambul d’irresponsable : "l’antisionisme (...) peut parfois conduire à des conclusions antisémites (...) lorsque la politique des gouvernements israéliens est systématiquement comparée à celle des nazis ou lorsque « certains dirigeants sionistes » sont accusés d’avoir été complices des nazis (...) Comme le fait, de manière totalement irresponsable, Pierre Stambul de l’UJFP car il sait que ce type d’arguments sont employés par les négationnistes : « Nous savons que l’instrumentalisation du génocide nazi par les sionistes est une escroquerie. Les sionistes n’ont joué qu’un très faible rôle dans la résistance juive au nazisme. Certains de leurs dirigeants se sont fortement compromis avec le nazisme. »" [2]

    Joli tour de passe-passe, qui fait dire à Pierre ce qu’il n’a pas dit, à savoir que les sionistes sont des nazis. Quant à savoir pourquoi certain-e-s ont fait cette comparaison, se reporter à leurs propos exacts pourrait nous éclairer.

    A propos de "l’armée la plus morale du monde", qui affirma, "pendant l’invasion du Liban en 1982 (que) les excès des soldats israéliens au Liban démontraient (...) « l’existence d’une mentalité judéo-nazie »" [11] ? Réponse : Yeshayahou Leibowitz, sioniste engagé, "rédacteur en chef de l’Encyclopédie hébraïque", attaché à la pratique des Mitsvots (commandements requis par la Torah) et grand admirateur de Maïmonide [12].

    Quel est le raisonnement de Yeshayahou Leibowitz ? "Voilà le problème clef : la désobéissance à un ordre légal. Mais cette conception selon laquelle il est interdit de désobéir à un ordre légal, c’est une conception fasciste, nazie. Maintenant, vous comprenez ce que je veux dire quand j’utilise le terme « judéo-nazi » ? Pourquoi Israël a-t-il condamné Adolf Eichmann à la potence et l’a-t-il pendu ? Eichmann n’a fait qu’accomplir les ordres légaux donnés par ses supérieurs. Voilà pourquoi, quand j’entends des gens affirmer que l’ordre légal donné constitue le critère suprême de la conduite d’un soldat, je leur lance : « Vous êtes des judéo-nazis ! »" [13].

    D’auteurs dont les noms seront précisés plus loin : "Parmi les phénomènes politiques les plus perturbateurs de notre époque, on peut compter l’émergence, à l’intérieur de l’Etat d’Israël (...) du "Parti de la Liberté" (...) apparenté, dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et ses prétentions sociales, aux partis politiques nazis et fascistes. (...)" [14].

    Quel fait a bien pu inspirer un tel emportement chez ces auteurs ?

    Celui-ci : "C’est dans ses actions que (ce) parti terroriste trahit ses réelles aspirations (...) Un exemple choquant a été donné par leur comportement au sein du village arabe de Deir Yassin. (...) Le 9 avril, selon le New York Times, des groupes terroristes ont attaqué ce paisible village, qui n’était en rien un objectif militaire dans ce conflit, et ont tué la plupart de ses habitants (240 personnes : hommes, femmes, enfants )." [14].

    Qu’est-ce qui motive leur lettre d’alerte ? "La visite imminente, aux Etats Unis, de Menachem Begin, chef de ce parti (...) calculée afin de donner l’impression d’obtenir un soutien américain" [14].

    Qui sont donc les "irresponsables", probablement antisémites, qui ont commis cette lettre ? Entre autres : Hannah Arendt et Albert Einstein.

    Pour des raisons qui m’échappent, cet appel a échappé à l’immense érudition de Monsieur Coleman.

    Cette controverse est-elle dépassée ? Malheureusement, il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher aux Netanyahu, Liberman et consorts, c’est la cohérence entre leurs paroles et leurs actes.

    Second florilège :

    Naftali Bennett, actuel ministre israélien de l’Education : "J’ai tué beaucoup d’Arabes dans ma vie. Et il n’y a aucun problème avec ça". [15].

    Avigdor Liberman, ex-ministre israélien des Affaires étrangères : "Ceux qui sont de notre côté (NB : les Arabes israéliens) méritent beaucoup, mais ceux qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache" [16].

    Moshe Feiglin (candidat doté de 24% des suffrages, face à Netanyahou, lors des primaires du Likoud de 2007), au quotidien Haaretz, en 1995 : "Hitler était un génie militaire inégalé. Le nazisme a fait passer l’Allemagne d’un bas niveau à un niveau physique et idéologique fantastique. Les jeunes loqueteux ont été transformés en une catégorie propre et ordonnée de la société et l’Allemagne a disposé d’un régime exemplaire (...)" [17].

    Faisons un détour parmi les autorités religieuses de "l’État juif et sioniste d’Israël" [7]. Ovadia Yosef (élu grand-rabbin séfarade d’Israël en 1973) : "Les six millions de malheureux juifs qu’ont tués les nazis ne l’ont pas été gratuitement. Ils étaient la réincarnation des âmes qui ont péché" [18] ...

    Je laisse chaque Juive, chaque Juif ayant perdu des proches dans l’enfer nazi et/ou lors des pogroms en Europe méditer ces deux dernières citations et en prendre la pleine mesure : l’Etat d’Israël n’est pas notre refuge, mais un vecteur majeur de l’antisémitisme dans le monde. La compassion dont nous, Juives et Juifs, avons bénéficié après les révélations des crimes nazis est détruite et souillée jour après jour par les agissements et les propos criminels des dirigeants sionistes.

    Netanyahu, Monsieur Coleman et le droit au retour des Palestiniens

    Le titre de cet article, quelque peu provocateur, semblera sans doute excessif.

    Excessif, il ne l’est guère plus que : "Edouard Drumont, maître à penser de Mme Horia Boutleldja : les Indigènes de la République réussissent leur examen d’entrée dans l’extrême droite gauloise" [19]. Monsieur Coleman aurait peut-être (?) pu s’épargner la rédaction d’un article aussi outrancier que malhonnête en lisant la "Lettre ouverte de Rudolf Bkouche au premier ministre : « Votre déclaration "philosémite" n’est qu’une forme sournoise d’antisémitisme »" [1] ou, de Yitzhak Laor, "Le nouveau philosémitisme européen et le « camp de la paix » en Israël" (La Fabrique, Paris, 2007).

    Mais "quid" du rapprochement entre Benjamin Netanyahu et Monsieur Coleman ? Ceci : "Benyamin Netanyahu campe sur les positions qu’il avait fixées lors de son discours prononcé à l’université Bar Ilan en 2009. Il refuse de négocier sur la base des frontières de 1967, il refuse le gel des colonies, le droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et 1967" [20].

    Et voici le point de vue de Monsieur Coleman sur la résolution 194 de l’ONU "Autant le versement d’une indemnisation semble raisonnable, autant le « droit au retour » est une aberration pour les Palestiniens - mais aussi pour les Juifs du monde entier." [21].

    Notons, pour la forme, qu’une confusion est ici faite entre le "droit au retour" des réfugié-e-s palestinien-ne-s, visé par la résolution 194 du 11 décembre 1948 de l’ONU [22], et la "loi du retour", votée par la Knesset le 5 juillet 1950, qui "octroie automatiquement à tout individu juif la nationalité israélienne lors de sa demande d’immigration." [23]. Quant au fond, s’il y a bien ici une "aberration", c’est de ne pas proclamer avec force l’injustice qu’Eyal Sivan a si parfaitement résumée : "Comment faire accepter à un Palestinien né à Jaffa qu’il n’a pas le droit d’y revenir, alors qu’un juif né à Paris peut, lui, s’y installer ?" [24].

    Il est vrai que le concept d’autodétermination semble un peu abscons pour notre docte pourfendeur des antisionistes : que les conditions d’établissement de deux Etats, d’un Etat binational (ou du refus d’un Etat-Nation) appartiennent aux peuples concernés ne semble pas l’effleurer. Il est désormais en bonne compagnie, entre Netanyahu et François Hollande, lequel abonde dans son sens : "Demander à Israël d’accepter le droit au retour des réfugiés palestiniens n’aurait pas de sens..." [25]. Le(s) sionisme(s), exégèse selon Coleman

    "N’en déplaise à Pierre Stambul, qui n’est pas un ignorant, LES « sionistes » cela n’existe pas, il y a plusieurs types de « sionistes », en clair de nationalistes israéliens ou de partisans de l’existence de l’Etat d’Israël. Et en général le terme « sionistes » est un mot codé pour dire « Juifs »." [26].

    Monsieur Coleman est intarissable sur la question de l’antisémistisme et de l’histoire du sionisme dans toute sa diversité. La documentation disponible sur son site serait un pur bonheur, pour son abondance et sa qualité, si elle n’était mitée, à intervalles réguliers, par les imprécations gorgées de mépris qui sont sa marque de fabrique. La quasi-totalité des marxistes et anarchistes de toutes obédiences ont eu droit, à un moment ou à un autre, à ses excommunications boursouflées.

    Toutefois, depuis les cimes de son savoir, ce "petit marquis" [27] (sic) de l’excellence radicale daigne révéler à des Juifs communistes libertaires (Pierre Stambul et Jean-Marc Izrine) qu’il existait et existe des versions différentes du sionisme.

    Mais, comme la science se mérite, nous ne saurons pas dans le même article que les conceptions d’un Vladimir Jabotinsky n’étaient pas exactement concordantes avec celles d’un Bernard Lazare ni que, de nos jours, le point de vue d’un Shlomo Sand n’est pas "tout à fait" celui d’un Yehuda Glick, partisan de la destruction de la mosquée Al Aqsa comme prélude à la reconstruction du Troisième temple de Jérusalem.

    A titre personnel, je ne verrais aucun inconvénient à deviser sur l’histoire de l’anarcho-sionisme, sauf peut-être la contrainte où je me trouverais d’emprunter la "machine à remonter le temps" [2] en compagnie de Monsieur Coleman.

    Au niveau théorique, il est évidemment fondé de distinguer, autant sur le plan historique que dans l’analyse de la situation actuelle, la variété des conceptions sionistes ou post-sionistes. Mais, sauf à nous traiter de Juifs antisémites (les sionistes ne s’en privent pas), notre dénonciation du sionisme est constamment explicitée comme la condamnation des politiques criminelles des dirigeants d’Israël vis-à-vis des Palestinien-ne-s et suicidaires pour les Juives et Juifs d’Israël et de la diaspora et non (c’est effarant de devoir l’écrire) comme une volonté d’expulsion des Israéliens de Palestine, ce que suggère Coleman [2] !

    Shlomo Sand a dramatiquement résumé ce dilemme : "(...) même un enfant né d’un acte de viol a le droit de vivre. La création d’Israël par des juifs dont beaucoup étaient des rescapés des camps d’extermination a été un acte de viol contre les populations arabes de Palestine. Il a fait naître la société israélienne qui vit déjà depuis soixante-dix ans, et qui a développé sa culture. On ne règle pas une tragédie en en créant une autre." [28].

    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article8207&lang=fr

  • […]

    "Obsédés par Israël et la Palestine du matin au soir" (sic) [29]

    L’article [29] de Monsieur Coleman qui comporte cette expression commence par la citation suivante : "Et puis, on peut être contre la politique internationale d’Israël sans être antisémite." (David Rachline, maire Front national de Fréjus)

    Ne pouvant soupçonner Monsieur Coleman de sympathie pour le Front national, cette citation ne peut être utilisée que comme un repoussoir. Dès lors qu’il n’en partage pas l’idée, il nous place donc devant une double négation : la citation, la réfutation implicite de celle-ci du fait de l’appartenance de son émetteur, ce qui, comme toute double négation, produit donc une affirmation. En clair, la conclusion suggérée par Coleman est donc celle-ci : "Toute critique de la politique internationale d’Israël est antisémite".

    C’est très intéressant. Autant sa critique radicale du terme antisioniste, signifiant nécessairement selon lui "qui souhaite l’anéantissement d’Israël et des Israélien-ne-s" aurait pu donner lieu à débat, autant là, c’est toute critique d’Israël qu’il réfute. C’est d’autant plus curieux qu’il parsème ses textes d’une telle critique : "La politique criminelle de l’Etat israélien et la haine qu’elle suscite chez les peuples des Etats limitrophes et chez les Palestiniens" [29] mais c’est pour la contrebalancer aussitôt d’une fureur croissante au fil des ans envers les antisionistes ou tous critiques d’Israël.

    S’il y a une chose certaine, c’est que monsieur Coleman n’est ni "obsédé par (...) la Palestine du matin au soir", ni par le sort des Palestinien-ne-s. Sur 2017 articles au 17 juillet 2015, 2 articles (oui, deux, pas trois) mentionnent le terme de "Nakba" sur le site "Mondialisme.org", soit 0,1 % des articles et 291 articles mentionnent le terme "antisémitisme", soit 14,43 %. Dit autrement, quand il évoque 1 fois la "Nakba", il parle 145 fois d’"antisémitisme". Pour prendre la mesure du sort du peuple palestinien chassé de ses terres, c’est une proportion qui lui semble sans doute équilibrée.

    Une fois n’est pas coutume, c’est auprès du "Shin Bet", ou "Shabak" (Service de sécurité intérieure israélien) que l’on peut trouver des informations qui nous démontrent de façon inquiétante pourquoi même une Juive ou un Juif vivant loin d’Israël, en France, aux USA, a des raisons très précises pour sa sécurité d’être "obsédé par Israël et la Palestine du matin au soir".

    Dans le documentaire "Gatekeepers", réalisé par Dror Moreh en 2012, six anciens responsables du "Shin Bet" témoignent de l’évolution de la situation en Israël et délivrent un avis accablant sur l’ensemble des premiers ministres israéliens, à l’exception de Yitzhak Rabin, assassiné en 1995 par Ygal Amir, admirateur de Baruch Goldstein, responsable du massacre d’Hébron.

    Impéritie, indifférence ou complicité avec les plus extrémistes des colons, voilà le fil conducteur de la politique israélienne. Avraham Shalom, chef du "Shin Bet" de 1981 à 1986 : "Aucun premier ministre ne s’est jamais intéressé aux Palestiniens", "Quelle différence entre Golda Meir et Begin ? Aucune".

    En 1980, Carmi Gillon et Yaakov Peri, qui deviendront plus tard chefs du "Shin Bet", enquêtent sur des colons qui préparent un attentat sur des bus palestiniens à Jérusalem avec un objectif de 250 morts. Ils parviennent à les arrêter, de nuit, au moment où les colons placent les explosifs dans les bus. Après enquête, il apparaît que ce groupe projetait depuis 1978 la destruction à l’explosif du Dôme du Rocher. Les condamnations tombent, dont 3 à perpétuité. Le "Shin Bet" est encensé par les autorités israéliennes. Yitzhak Shamir déclare le "Shin Bet" "joyau de la Couronne".

    Oui, mais... Cette "bande", comme l’appelle Yaakov Peri, avait ses entrées de longue date au Parlement et chez le Premier Ministre. En peu de temps, tout ce petit monde rejoint sa colonie, comme si de rien n’était. Que se serait-il passé si ces fanatiques avaient détruit le Dôme du Rocher ?

    Carmi Gillon : "Cela aurait déclenché la guerre totale du monde musulman contre Israël. Pas seulement les pays arabes, mais aussi l’Iran, l’Indonésie et la mise en danger de l’ensemble des communautés juives de par le monde." Le même raisonnement vaut, sans exception, pour tous les crimes impunis commis depuis des décennies par l’Etat d’Israël.

    Méditons sur le diagnostic de Zeev Sternhell, dans le reportage de Charles Enderlin de 2015, "Au nom du temple", à propos de Baruch Goldstein, auteur du massacre de la mosquée d’Ibraham, et de l’assassinat de Yitzhak Rabin par Ygal Amir : "La gauche (israélienne), par poltronnerie, parce que c’était commode de se voiler la face, a préféré croire que nous avions la fièvre à cause d’une grippe alors que nous avions un cancer."

    Monsieur Coleman prépare ses étoiles jaunes pour l’UJFP

    Citations de notre implacable censeur : "Rappelons que l’Union juive française pour la paix n’organise pas seulement des Juifs, comme le précisent d’ailleurs ses statuts. Il aurait été cependant plus honnête de choisir, par exemple, une appellation comme l’Union française pour la paix en Palestine. Cette ambiguïté délibérée permet aux militants non juifs de l’UJFP de se faire passer (ce qui est très rémunérateur symboliquement) pour des descendants des victimes du judéocide ou, encore mieux, des militants du Bund assassinés par les nazis." [2].

    "... l’UJFP (...) prétend regrouper des juifs partisans de la paix (d’après son sigle) alors qu’une partie de ses membres ne sont ni Juifs ni juifs !" [30].

    "... l’UJFP, cette curieuse organisation qui se dit « juive » tout en n’expliquant pas vraiment en quoi elle tient à cette étiquette si infamante dans le camp « antisioniste »...." [26].

    C’est sûrement une coïncidence, mais cette exigence de pureté ethnique nous a déjà été adressée régulièrement par des sionistes. Monsieur Coleman semble très préoccupé par ce sujet et sait sûrement que nous ne sommes pas précisément des "haredim" (juifs ultra-orthodoxes). En tant que tout nouvel expert ès-"Halakha" (la Loi juive), a-t-il prévu des tests de sélection en manifestation pour trier les Juives et Juifs certifié-e-s par ses soins des "goyim" (non-juifs) infiltré-e-s parmi nous ?

    Quant à la notion d’"étiquette si infamante" d’une "organisation qui se dit « juive »", elle a un fumet, comment dire ? Pas précisément "philosémite", même au sens de "forme sournoise d’antisémitisme" [1]. Ces trois phrases mises bout à bout donnent la nausée.

    Est-ce que Monsieur Coleman a la moindre idée de l’abjection de ses propos, lancés à la face de militant-e-s de l’UJFP dont l’histoire familiale regorge de l’attention toute particulière que l’Europe chrétienne a réservée à leurs parents et ancêtres ? L’autodérision, l’humour noir et féroce dont certain-e-s d’entre nous sont heureusement doté-e-s nous procurent une catharsis permanente d’un passé trop lourd qui en a fait sombrer plus d’un-e parmi nous.

    Nous accusons donc réception de l’assurance complète de son absence de solidarité.

    Jean-Marc Capellero-Rabinovitz Le vendredi 17 juillet 2015

    [1] "Lettre ouverte de Rudolf Bkouche au premier ministre : « Votre déclaration "philosémite" n’est qu’une forme sournoise d’antisémitisme »", Rudolf Bkouche, 21 septembre 2014, ainsi que "Du philosémitisme d’Etat", Rudolf Bkouche, 27 avril 2015

    [2] "Antisémitisme DE gauche : définition et fonctions politiques", Yves Coleman, mercredi 3 juin 2015

    [3] "Pierre Stambul notre co-président arrêté par le RAID cette nuit et gardé à vue pendant 7 heures", Bureau national de l’UJFP le 09-06-2015 à 18h40.

    [4] "Soutien à Pierre Stambul", Juives et Juifs révolutionnaires, le 9 juin 2015

    [5] "Charte de l’UJFP", adoptée à la fondation de l’UJFP à Paris, lors de la fête de Pessah en 5754 (avril 1994)

    [6] Europe Israël news, 15 mars 2015

    [7] Coolamnews 17 mars 2015

    [8] "Bennett reproche à Netanyahou de courtiser son électorat religieux", IsraPresse, 16 mars 2015

    [9] CAPE - Centre des Affaires publiques et de l’Etat, 22 janvier 2015

    [10] Koide9enisrael, dimanche 19 janvier 2014

    [11] "Yeshayahou Leibowitz, le prophète incompris", CCLJ - Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind, mardi 22 mars 2011, Ouri Wesoly

    [12] Yeshayahou Leibowitz, site du judaïsme Massorti Francophone, par Yeshaya Dalsace

    [13] "La mauvaise conscience d’Israël" (3), Defeatist Diary, 28/6/2010

    [14] "New Palestine Party. Visit of Menachen Begin and Aims of Political Movement Discussed", A letter to The New York Times. Saturday December 4, 1948 by Albert Einstein, Hannah Arendt, Sidney Hook, et.al. Traduction française : Archives LePost.fr – HuffingtonPost, mis à jour le 20/06/2010

    [15] L’Express, 30/07/2013

    [16] Libération, 10 mars 2015

    [17] Cité par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient, lundi 30 janvier 2012

    [18] "Le rabbin Yossef dérape sur la Shoah", Libération, 7 août 2000

    [19] "Edouard Drumont, maître à penser (...)", mondialisme.org, samedi 14 mars 2015

    [20] "Israël-Palestine : Il n’y a pas de volonté politique d’aller vers la paix", L’Express, 02/04/2014

    [21] "Limites de l’ « antisionisme » (2)", mondialisme.org, vendredi 23 janvier 2004

    [22] "La question de Palestine - Réfugiés", site francophone des Nations Unies

    [23] "Loi du Retour", Akadem

    [24] "La dangereuse confusion des juifs de France", Eyal Sivan, 7 Décembre 2001

    [25] "Retour des Palestiniens : Hollande soutient Israël", Le Figaro, 19/11/2013

    [26] "Les « antisionistes » sont eux aussi sujets au « mal de mer »...", mondialisme.org, mardi 11 mars 2014 (Nota bene : l’article cité porte sur une préface de Pierre Stambul à un livre de Jean-Marc Izrine, « Les libertaires du Yiddishland », éditions Alternative Libertaire)

    [27] "Bref commentaire sur les procédés d’un plumitif « libertaire »", R.A. Forum. De la banalité du mépris chez Monsieur Coleman.

    [28] "Israël a-t-il perdu la guerre ? Entretien avec l’historien israélien Shlomo Sand", Télérama, 31/01/2009

    [29] "Sur les sources de l’antisémitisme de gauche, anticapitaliste et/ou anti-impérialiste", mondialisme.org, 25 avril 2014

    [30] "Ni Joffrin, ni Val, ni Siné, la clarté politique d’abord !", mondialisme.org, lundi 28 juillet 2008

      • BOYCOTT TOTAL de TOUS les trolls nationalistes et de tous les ETATS

    boycott des nationalistes israelien-ne-s

    boycott des nationalistes palestinien-ne-s

    boycott des nationalistes belges

    etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les racistes et racialistes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les suprémacismes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les identitaires (et identitaristes )

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les fascistes, du sionisme, de l’islamisme etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les capitalistes (et bourgeois-es )

    etc...

  • Le 2 novembre 1917 alors que la première guerre mondiale entre dans sa dernière année et que l’empire ottoman est en pleine déliquescence, la déclaration Balfour est adoptée par le gouvernement britannique. Celle-ci adressée à Lord Rothschild par le ministre britannique Balfour, antisémite notoire, s’avère totalement illégale au regard du droit international.

    Cette déclaration de soutien au mouvement sioniste alors ultra minoritaire parmi les communautés juives voit le Royaume Uni promettre une terre qui ne lui appartient pas à un personnage Lord Rothschild qui ne représente que lui-même. En confortant ainsi le mouvement sioniste, la Couronne britannique vise un objectif en particulier : le contrôle du Proche-orient et du canal de Suez. Un an plus tôt, Londres et Paris avaient en effet négocié le dépeçage de la région via les accords Sykes-Picot qui définissaient les lignes de partage pour chaque puissance coloniale. Cette déclaration constitue l’un des volets de la main mise occidentale sur la région.

    En préconisant l’établissement d’ « un foyer national juif » en Palestine au mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cette promesse non seulement bafoue grossièrement le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et sonne aussi comme la fin du rêve d’un monde arabe uni et indépendant. Le peuple palestinien tout au long de son histoire contemporaine et déjà sous le mandat britannique a toujours considéré le 2 novembre comme un jour de deuil national.

    Aujourd’hui, un siècle plus tard, le Royaume-Uni, les États-Unis, Israël et sans doute aussi la France s’apprêtent cyniquement à célébrer le centenaire d’une déclaration qui représente pour l’Occident la marque de son œuvre coloniale dans la région arabe et pour le peuple palestinien la première étape de sa dépossession. C’est dans ce cadre que nous tenons à porter depuis Paris une voix forte. Une voix qui dénonce ces lugubres festivités et qui remet la lumière sur un siècle de colonisation et de destruction de l’Orient arabe dont les conséquences ne finissent pas de se faire sentir. Une voix qui tiendra à re-faire récit, à redéfinir les termes du débat en rétablissant pleinement la dimension coloniale du conflit. Enfin, cette voix se voudra bien sûr et surtout celle qui relaie la résistance du peuple palestinien depuis un siècle et qui se montre solidaire par le renforcement de la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’Etat d’Israël.

    Ainsi, nous appelons toutes les personnes éprises de justice à se joindre à nous le dimanche 5 novembre 2017 à 14h00 à Saint-Denis pour dénoncer le centenaire d’une Déclaration coloniale injuste à l’origine d’un siècle sanglant qui a arraché la Palestine du monde arabe dans le cadre du découpage du Proche-Orient.

    Premiers signataires : ATTAC, ATMF, BDS, Ensemble !, FTCR, FUIQP, MJCF Bobigny/ Drancy, MJCF 94, NPA, PIR, UJFP.

    Avec les interventions de :

    - Joseph Massad, historien palestinien et auteur de La persistance de la question palestinienne.

    - Ilan Pappe, Professeur à l’université d’Exeter et auteur de Le nettoyage ethnique de la Palestine.

    - Rabeb Abdulhadi, chercheuse palestinienne , professeure à l’université de San Francisco (SFSU) et directrice du programme AMED (Etudes des ethnicités et diasporas arabes et musulmanes).

    - Alain Gresh, journaliste politique et auteur de De quoi la Palestine est-elle le nom ?

    - Ainsi qu’Elsa Lefort pour le collectif de soutien à Salah Hamouri.

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5867

  • BOYCOTT TOTAL de TOUS les trolls

    boycott de tous les nationalistes et de tous les ETATS :

    - boycott des nationalistes israelien-ne-s

    - boycott des nationalistes palestinien-ne-s

    - boycott des nationalistes belges

    - etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les racistes et racialistes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les suprémacismes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les identitaires (et identitaristes )

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les fascistes, du sionisme, de l’islamisme etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les capitalistes (et bourgeois-es )

    etc...

  • "Paroles juives contre le racisme" - L’Union juive française pour la paix (UJFP) sort une série de vidéos antiracistes

    Être antiraciste quand on est juif, cela ne signifie pas seulement combattre l’antisémitisme. C’est sans doute le message principal délivré par l’Union juive française pour la paix (UJFP) dans une série de vidéos disponibles sur la chaîne YouTube de l’association. Ces « Paroles juives contre le racisme » marquent le début d’une campagne dont l’objectif est « de lutter contre les stéréotypes concernant les juifs et entamer une réflexion autour de la construction d’un nouvel antiracisme », selon les responsables de l’association.

    Sous le regard du réalisateur franco-israélien Eyal Sivan, 35 militants de l’UJFP livrent des témoignages puissants et fédérateurs autour des questions de racismes en France. Déclinées en neuf pastilles interdépendantes, ces vidéos constituent un outil pédagogique. « Racisme d’État », « Hiérarchie des racismes ? », « Racisme et féminisme » : dans chaque thème, les intervenants livrent une vision humaniste et universelle du combat contre le racisme.

    Au-delà de l’universalité revendiquée de la lutte contre le racisme, les vidéos abordent d’autres sujets parfois tabous. « Critiquer Israël, sans être juif, amène automatiquement une accusation d’antisémitisme, il y a une forme d’omerta », regrette par exemple un intervenant pour qui « être antisioniste, c’est avant tout être anticolonial ». Car le thème hautement polémique « Antisémitisme et Sionisme » n’est évidemment pas esquivé. « Nous avons vu le ratage complet de la campagne de SOS Racisme et ça nous a donné envie de réaliser ces vidéos, en donnant la parole à nos militants pour mettre en lumière la diversité de leur trajectoire individuelle », explique le codirecteur de l’UJFP, Dominique Natanson.

    L’association entend présenter ce matériel dans les établissements scolaires, dans les quartiers populaires et « partout où se mène la lutte contre le racisme, contre les discriminations, contre les violences policières et le racisme d’État ».

    https://www.politis.fr/articles/2017/09/paroles-juives-contre-le-racisme-37665/

  • BOYCOTT TOTAL de TOUS les trolls

    boycott de tous les nationalistes et de tous les ETATS :

    - boycott des nationalistes israelien-ne-s

    - boycott des nationalistes palestinien-ne-s

    - boycott des nationalistes belges

    - etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les racistes et racialistes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les suprémacismes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les identitaires (et identitaristes )

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les fascistes, du sionisme, de l’islamisme etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les capitalistes (et bourgeois-es )

    etc...

  • Israël, complice des génocides

    L’État d’Israël envoie des armes à un pays qui est en train de perpétrer un nettoyage ethnique. Autrefois on n’aurait même pas pu imaginer une telle chose, puis il s’est avéré que pendant les années 1990 le gouvernement de Rabin, de Peres et du Meretz vendait des armes aux gouvernements génocidaires du Rwanda et de Serbie.

    L’envoi d’armes a un gouvernement qui est coupable de génocide ressemble beaucoup à (excusez la comparaison) l’envoi d’armes à l’Allemagne nazie pendant l’Holocauste. Nos dirigeants néanmoins l’ont fait sciemment et ont par ce processus profané la mémoire de l’Holocauste. Il est important de souligner qu’ils nous ont tous deux, vous et moi, transformés en criminels, en complices d’un crime et en complices du génocide.

    Au Myanmar (Birmanie) il y a actuellement un « exemple classique de nettoyage ethnique » qui se poursuit, selon l’Organisation des Nations Unies. Le Ministre de la Défense Avigdor Lieberman peut tergiverser et mentir, mais l’amère réalité est cruelle. Israël est le seul pays démocratique, du moins selon les reportages de la presse, qui vend encore des armes au Myanmar. Les pays d’Europe et d’Amérique du Nord ont cessé de le faire, alors même qu’il n’y a pas d’embargo officiel.

    Eitay Mack, qui pendant des années a mené la lutte contre les exportations criminelles d’armes par Israël – non pas par des marchands d’armes privés, mais par l’Etat d’Israël – à des régimes douteux, a adressé une requête à la Haute Cour de Justice pour faire cesser les exportations de matériels de défense au Myanmar. Sa requête a été rejetée, et, par une démarche sans précédent, il y a eu l’imposition d’un ordre de non-divulgation de tout le jugement, même si l’affaire a été examinée en audience publique.

    J’ai eu le privilège de présenter avec Mack des requêtes contre les ventes d’armes par Israël au régime meurtrier de Serbie, qui a procédé au début des années 1990 à des campagnes de nettoyage, et au moins à un massacre à Srebrenica en Bosnie, et une autre requête contre les livraisons d’armes au gouvernement des Hutu au Rwanda, qui a perpétré le génocide le plus rapide de l’histoire humaine.

    Il y a une relation entre le rejet de nos pétitions à ce moment-là et la réalité actuelle. Les requêtes d’alors ont été présentées après les faits, au sujet de crimes qui avaient déjà été commis. La pétition et la lutte actuelles portent sur le présent. Aujourd’hui, au Myanmar, il y a des enfants et des personnes âgées qui sont assassinés et des femmes qui sont violées. Il y en aura presque certainement davantage demain.

    Nous avons dit à la Haute Cour « de gauche » que révéler des documents en application de la Loi sur la Liberté de l’Information pourrait envoyer le signal au gouvernement israélien qu’il y a des limites et des restriction à la vente d’armes à des régimes meurtriers. La requête a été rejetée aux motifs qu’elle saperait la sécurité de l’état et les exportations de matériel de sécurité de l’état. Mais le succès de la lutte actuelle peut sauver des vies.

    J’ai appris une chose en m’occupant de l’Holocauste et du génocide, et c’est la valeur sacrée de la vie humaine et l’égale valeur des vies humaines, parce que nous sommes tous des êtres humains créés à l’image de Dieu. Quand nous nous souvenons de ce fait fondamental, beaucoup de choses deviennent simples.

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5893

  • BOYCOTT TOTAL de TOUS les trolls

    boycott de tous les nationalistes et de tous les ETATS :

    - boycott des nationalistes israelien-ne-s

    - boycott des nationalistes palestinien-ne-s

    - boycott des nationalistes belges

    - etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les racistes et racialistes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les suprémacismes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les identitaires (et identitaristes )

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les fascistes, du sionisme, de l’islamisme etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les capitalistes (et bourgeois-es )

    etc...

  • Un officier de police israélien est mis en cause pour avoir amené un chien d’attaque de la police dans la pièce lors d’une enquête sur des mineurs, à Jérusalem.

    "Le rapport n’a donné aucun détail sur l’identité des mineurs", indique le Times of Israel, qui rapporte que deux autres policiers israéliens auraient battu un suspect alors qu’il se trouvait dans une cellule de détention et ont continué à le frapper au poste de police alors que ses mains et ses pieds étaient menottés.

    Une enquête aurait été ouverte contre eux, ce qui est assez exceptionnel, mais ils sont été laissés en liberté.

    "La police israélienne a déclaré dans le passé qu’elle prévoyait d’équiper ses officiers de caméras corporelles pour aider à réduire les cas de violence policière et pour renforcer la confiance du public envers les services de police.Il n’était pas précisé si cela s’étendrait aux policiers dans les lieux de détention ou les postes de police.", écrit le journal.

    "La décision d’installer des caméras sur les officiers survient après que des images d’amateur en avril 2015 ont montré que la police avait battu un soldat éthiopien, Damas Pakada, apparemment sans raison. Cela avait déclenché des manifestations de masse à l’échelle nationale contre la brutalité policière et le racisme systématique présumé", indique-t-on de même source.

    http://www.europalestine.com/spip.php?article13537

  • BOYCOTT TOTAL de TOUS les trolls
    boycott de tous les nationalistes et de tous les ETATS :

    - boycott des nationalistes israelien-ne-s

    - boycott des nationalistes palestinien-ne-s

    - boycott des nationalistes belges

    - etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les racistes et racialistes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les suprémacismes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les identitaires (et identitaristes )

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les fascistes, du sionisme, de l’islamisme etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les capitalistes (et bourgeois-es )

    etc...

  • Article refusé par les modérateurs
    Raison du refus :
    troll

    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15874&lang=fr

    Article refusé par les modérateurs
    Raison du refus :
    troll

    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15877&lang=fr

    Article refusé par les modérateurs
    Raison du refus :
    troll

    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15879&lang=fr

    Article refusé.

    Publié : le samedi 28 octobre 2017 à 13:52 par modo

    Refuser comme le précédent, pour les mêmes raisons : encore une fois, Fourest n’est pas la bienvenue ici.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38966

    Article refusé.

    Publié : le samedi 28 octobre 2017 à 18:03 par modo

    Toujours pour les mêmes raisons.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38967

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 29 octobre 2017 à 22:58 par modo

    trollage / spammage / harcèlement.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38980

    Article refusé.
    Publié : le lundi 30 octobre 2017 à 10:58 par modo

    harcèlement de troll

    https://nantes.indymedia.org/articles/38983

    Article refusé.

    Publié : le mardi 31 octobre 2017 à 11:55 par modo

    SPAM

    https://nantes.indymedia.org/articles/38995

    Article refusé.

    Publié : le mardi 31 octobre 2017 à 20:39 par modo

    assurément une belle tentative de troller

    https://nantes.indymedia.org/articles/38998

    Article refusé.

    Publié : le mercredi 1 novembre 2017 à 02:38 par modo

    trollage

    https://nantes.indymedia.org/articles/39000

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 8 novembre 2015 à 15:40 par modo

    Ouaip, poubelle.
    Coleman dénonce que " LES « sionistes » cela n’existe pas", mais dénonce aussi les antisionistes, qui semblent se limiter à Stambul, voire l’UFJP.
    A Indy Nantes on soutient la lutte palestinienne, et cet article est trop malhonnète pour alimenter un débat compliqué.

    https://nantes.indymedia.org/articles/32335

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 27 mai 2016 à 16:10 par modo

    Merci au Remouleur d’être intervenu, je me doutais vaguement d’un truc comme ça à la lecture de l’intro et surtout la certitude d’un énième import de conflit avec l’avalenche de commentaires, sauf que vraiment pas le temps de chercher plus loin.
    Du coup comme on a pour principe de pas modifier les textes, je le refuse.
    Pour infos aux personnes qui s’amusent à troller indymedia nantes on va prendre de moins en moins de gants et d’attention histoire de retirer un maximum de votre nouriture.

    https://nantes.indymedia.org/articles/34746

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 14 septembre 2017 à 15:31 par modo

    Les articles sur l’antiracisme sont les bienvenus sur Indymedia Nantes.
    Cela dit, étant donné que les "débats" sur cette question sont rendus impossibles ces derniers temps, le collectif a décidé de refuser tout article qui se baserait sur les mots "racialisme" ou "anti-racialisme".
    Comme nous l’avons déjà exprimé lors d’un autre commentaire collectif, nous ne pouvons cautionner l’usage de ces mots, d’origine raciste et utilisés actuellement à contre-sens.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38448

    Article refusé.

    Publié : le mercredi 6 septembre 2017 à 10:18 par modo

    Troll
    Les articles sur l’antiracisme sont les bienvenus sur Indymedia Nantes.
    Cela dit, étant donné que les "débats" sur cette question sont rendus impossibles ces derniers temps, le collectif a décidé de refuser tout article qui se baserait sur les mots "racialisme" ou "anti-racialisme".
    Comme nous l’avons déjà exprimé lors d’un autre commentaire collectif, nous ne pouvons cautionner l’usage de ces mots, d’origine raciste et utilisés actuellement à contre-sens.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38494

    Article refusé.

    Publié : le mercredi 26 juillet 2017 à 17:42 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    Ceci n’est pas un article...

    https://nantes.indymedia.org/articles/38258

    Article refusé.

    Publié : le mardi 3 novembre 2015 à 13:46 par modo

    Article refusé. Critiquer c’est bien, mais se baser sur des amalgammes et des propos mensonger pour les mélanger avec des faits réels et ainsi faire du confusionisme, c’est non.

    https://nantes.indymedia.org/articles/32296

    Article refusé.

    Publié : le lundi 30 novembre 2015 à 15:29 par modo

    Article refusé et commentaires invisibilisés.
    Tant que Yves Colleman, mondialisme.org, non fides entretiendront une polémique stérile sur le mode confusionisme en orientant toutes leurs publications sur les "vilain-e-s faux anarchistes libertaires qui ne condamnent pas le PIR et les vilain-e-s PIR qui ne représentent personne, ne sont personne mais font exister le pire risque de la terre de l’univers : le racisme anti-blanc" (et encore je fais court), ils ne seront plus les bienvenus sur indymedia nantes pour ce qui me concerne.

    https://nantes.indymedia.org/articles/32523#comment-274475

    Article refusé.

    Publié : le mardi 25 juillet 2017 à 23:03 par modo

    Ceci n’est pas un article... et sans doute un trollage.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38255

    Article refusé.

    Publié : le mardi 25 juillet 2017 à 22:53 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38254

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:37 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38190

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:39 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38189

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:41 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38188

    Article refusé.

    Publié : le samedi 15 juillet 2017 à 15:56 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38186

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:38 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38185

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:39 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38182

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 13 juillet 2017 à 23:01 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38172

    Article refusé.

    Publié : le mardi 11 juillet 2017 à 21:01 par modo

    TROLLAGE RELOU.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38158

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 7 juillet 2017 à 15:21 par modo

    spam de trollage....

    https://nantes.indymedia.org/articles/38140

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 6 juillet 2017 à 23:13 par modo

    trollage..................

    https://nantes.indymedia.org/articles/38135

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 6 juillet 2017 à 23:06 par modo

    trollage. les explications ont été données à chaque fois. Les "anti-racialistes" et les trolls n’ont pas leur place sur indymedia.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38133

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 6 juillet 2017 à 23:05 par modo

    trollage. les commentaires qui nourrissent le(s) troll(s) ont été viré aussi.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38132

    Article refusé.

    Publié : le mardi 4 juillet 2017 à 15:37 par modo

    spam trollesque....

    https://nantes.indymedia.org/articles/38123

    Article refusé.

    Publié : le mardi 4 juillet 2017 à 16:53 par modo

    trollage

    https://nantes.indymedia.org/articles/38117

    Article refusé.

    Publié : le samedi 1 juillet 2017 à 21:51 par modo

    spam.

    pour rappel : " sauf à dénoncer PLUSIEURS types de courants politiques et/ou types de courants religieux oposés à l’émancipation, en l’état un tel article n’est qu’un trollage islamophobe de plus.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38115

    Article refusé.

    Publié : le samedi 1 juillet 2017 à 21:53 par modo

    Enième trollage.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38114

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 30 juin 2017 à 19:27 par modo

    ce compte-rendu technique de quelques partis trop bien choisis n’a pas de rapport avec indymedia nantes. sauf à dénoncer plusieurs types de courants politiques et types de courants religieux oposés à l’émancipation, en l’état un tel article n’est qu’un trollage islamophobe de plus.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38109

    Article refusé.

    Publié : le mercredi 28 juin 2017 à 22:33 par modo

    Trollage confusioniste.

    Les amis de Juliette et du printemps semblent avoir du temps à perdre à faire passer pour "identitaires" "racistes" toute personne personne qui diffuse des textes qui ne lui reviennent pas
    nous on a autre chose à faire que faire des enquêtes de purisme des auteurs de la Fabrique qui publie bien ce qu’elle veut. et faire un raccourci "PIR, LMSI, BDS, CRAN" est assez puant.
    Pour faire court, les "anti-racialistes" ne sont pas les bienvenus sur indymedia nantes.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38096

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 22 juin 2017 à 20:12 par modo

    HAAAAAAAAA les joies du trollage... mais allez jouer ailleurs au lieu de semez vos gerbes anti palestinien-ne-s ici.... On vire un commentaire du même troll pour le coup encore plus gerbant.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38053

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 16 juin 2017 à 07:08 par modo

    Trollage. Z’avez vraiment que ça à faire ?

    https://nantes.indymedia.org/articles/38009

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 15 juin 2017 à 12:32 par modo

    Vieux texte de Novembre 2016 posté ici manifestement dans le but de troller.
    Un commentaire pas tellement plus fin a également été caché.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38002

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 16 juin 2017 à 17:51 par modo

    Les articles sur l’antiracisme sont les bienvenus sur Indymedia Nantes.
    Cela dit, étant donné que les "débats" sur cette question sont rendus impossibles ces derniers temps, le collectif a décidé de refuser tout article qui se baserait sur les mots "racialisme" ou "anti-racialisme". Comme nous l’avons déjà exprimé lors d’un autre commentaire collectif, nous ne pouvons cautionner l’usage de ces mots, d’origine raciste et utilisés actuellement à contre-sens.

    De même, les articles à propos de ou par Houria Boutelja ou le PIR sont refusés. Le collectif souhaite que cette question importante du racisme et du vécu des personnes racisées puisse être visibilisée sans polariser autour de deux positions dans lesquelles il ne se reconnait pas, cette polarisation ne permettant pas un débat sur le fond.
    Il y a bien d’autres positions que celles-ci, et le collectif souhaiterait qu’elles puissent s’exprimer.

    https://nantes.indymedia.org/articles/37999

    Article refusé

    Publié : le dimanche 11 juin 2017 à 17:09 par modo

    Nouvel extrait du brulot "la race comme si vous y étiez", dont plusieurs extraits confusionistes sur la racisme ont déjà été refusés. De plus ces publications servent visiblement de défouloir en comentaires à une / des personnes de Paris qui se comportent en trolls et feraient mieux de régler une fois pour toutes leurs problème sirectement plutôt que troller partout...
    Un autre commentaire sur notre position comme collectiif quand à la lutte des personnes racisées sera ajouté bientôt.

    https://nantes.indymedia.org/articles/37976

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 8 juin 2017 à 21:27 par modo

    en fait c’est un copié-collé d’un vieil article uniquement là pour troller et nous faire astturer sur le sujet, donc hop, refusé !

    https://nantes.indymedia.org/articles/37951

    Cet article est refusé :

    Rappel des [principes de publication sur Indymedia Grenoble->

    Sont refusées, mais restent consultables sur le site, les contributions :
    défendant des thèses conspirationnistes/complotistes/confusionnistes.

    « Cette idéologie séparatiste insufflée par le NPA et le Qatar »

    C’est moi, ou ça pue le confusionnisme ? ou, à tout le moins, un certain manque de contextualisation et d’argumentation qui peut faire passer l’article comme tel ?

    Par ailleurs, Indymedia en général et Indymedia Grenoble en particulier ne me semblent en général pas particulièrement être un endroit où se défendent les « principes républicains ».

    En plus la page Facebook donne plus l’impression d’être une vaste blague qui cherche à se moquer des anti-racialisateur sur le mode du Gorafi, mais… en fait il semble qu’il s’agisse vraiment de gens sérieux (et si c’est en effet le cas, ils sont vraiment cons). Ça fait un peu peur.

    https://grenoble.indymedia.org/2017-07-06-Defendre-la-liberte-d-expression

    Cet article est refusé :

    Article copié/collé depuis Indymedia Bruxelles et Indymedia Nantes, par ailleurs classé dans aucune catégorie.

    Indymedia Grenoble n’est pas un réceptacle à articles copiés-collés, ni mediaslibre.org, ni rezo.net. Merci d’avance de prendre ceci en compte !

    Nous voulons vraiment re-privilégier fortement la production d’une information locale et d’articles originaux.

    Nous tenons à rappeler que la masse de contenus non-appropriés à modérer est l’une des raisons pour laquelle l’équipe précédente a fini par abandonner le site l’année dernière, avant de passer la main.

    Il serait courtois de la part des « contributeurs » d’en prendre compte.

    Merci d’avance.

    https://grenoble.indymedia.org/2017-06-29-Les-positions-bourgeoises-de-l

  • Comment le Hamas islamise Gaza

    Chasse aux chevelures indécentes ou loi interdisant la mixité à l’école, le parti islamiste impose pas à pas son idéologie à la société gazaouie.

Avertissement commentaires

Les commentaires ont pour objectif de compléter l’information donnée dans l’article, argumenter, apporter une interrogation ou un questionnement par rapport au sujet de la contribution. Les avis personnels qui n’apportent rien de plus à l’article pourront être considérés comme discussion de forum ne répondant pas aux objectifs pré-cités.Tout commentaire ne répondant pas à ces objectifs, ou étant contraire aux règles éditoriales sera supprimé définitivement du site.

Lien vers la politique éditoriale du collectif


Saisissez votre commentaire

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymédia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

RSS articlesRSS articles |  Site réalisé avec spip 3.1.3 [23214]
Top