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Jewish Voice for Peace exhorte les jeunes juifs à boycotter le programme Birthright Israel
posté le 15/09/17 Mots-clés  antifa  Peuples indigènes  répression / contrôle social 

Depuis 1999, le programme Birthright Israel (Israël par le droit de naissance) a fait partir plus de 500 000 jeunes adultes juifs dans des voyages gratuits de 10 jours en Israël, au nom du renforcement de l’identité juive et du lien avec l’État juif. Mais, tandis que les Juifs du monde entier se voient offrir un voyage gratuit et, au-delà, la citoyenneté automatique s’ils choisissent d’immigrer en Israël, les Palestiniens sont empêchés de retourner dans les maisons et les villages où leurs ancêtres ont vécu pendant des siècles.

LE MANIFESTE
Depuis 1999, le programme Birthright Israel (Israël par le droit de naissance) a fait partir plus de 500 000 jeunes adultes juifs dans des voyages gratuits de 10 jours en Israël, au nom du renforcement de l’identité juive et du lien avec l’État juif. Ces voyages, financés par le gouvernement israélien et les fédérations juives nord-américaines ainsi que par des donateurs individuels comme le milliardaire Sheldon Adelson, visent à promouvoir l’idée que de jeunes Juifs du monde entier devraient ressentir que la terre et l’État d’Israël nous appartiennent et que c’est notre patrie. Mais, tandis que les Juifs du monde entier se voient offrir un voyage gratuit et, au-delà, la citoyenneté automatique s’ils choisissent d’immigrer en Israël, les Palestiniens sont empêchés de retourner dans les maisons et les villages où leurs ancêtres ont vécu pendant des siècles.

En tant que jeunes Juifs, nous reconnaissons qu’Israël ne nous est pas donné par la naissance. En 1948, des milices juives ont chassé 700 000 Palestiniens de leurs maisons et de leurs villages, un acte de nettoyage ethnique, connu des Palestiniens comme la Nakba ou « catastrophe » en arabe, qui a vidé leur terre pour la création de l’État actuel d’Israël. Aujourd’hui, quand de jeunes Juifs sont emmenés par des guides du programme Birhtright dans des randonnées en forêt en Israël, il leur arrive de trébucher sur des restes de ces villages palestiniens détruits, qui ont été recouverts, souvent de façon délibérée, dans le cadre des programmes de reforestation du Fonds National Juif. Pendant ce temps, des millions de ces Palestiniens et de leurs descendants continuent à vivre dans des camps de réfugiés et ailleurs parmi la diaspora palestinienne mondiale, dans l’impossibilité de retourner dans leur patrie, tandis que ceux qui demeurent dans la Palestine historique sont toujours confrontés à une citoyenneté discriminatoire, de second rang dans l’Israël actuel, et à une occupation militaire permanente en Cisjordanie et à Gaza.

Au cours de l’histoire, les Juifs dans le monde ont entretenu une variété de relations spirituelles et culturelles avec Eretz Israël (la terre d’Israël). Mais aujourd’hui, nous devons reconnaître que l’État moderne d’Israël repose sur l’effacement des Palestiniens.

Faire un voyage du programme Birthright aujourd’hui revient à aider activement l’État à favoriser le « retour » juif tout en rejetant le droit au retour des Palestiniens. Il ne suffit pas d’accepter cette offre du gouvernement israélien et d’affirmer une position critique pendant le voyage. Nous rejetons l’offre d’un voyage gratuit dans un État qui ne nous représente pas, un voyage qui n’est « gratuit » que parce qu’il a été payé par la dépossession des Palestiniens. Et, en le rejetant, nous nous engageons à œuvrer pour le droit au retour des réfugiés palestiniens.

En tant que jeunes Juifs, nous rendons le droit de naissance (#ReturnTheBirthright).

Nous implorons les autres jeunes Juifs de nos campus et de nos communautés : ne participez pas à un voyage du programme Birthright en Israël. Ne faites pas un voyage sponsorisé par des donateurs conservateurs et par le gouvernement israélien où l’oppression et l’occupation des Palestiniens vous seront cachées, uniquement parce que c’est gratuit. Nous avons d’autres moyens de renforcer nos identités juives, en commun avec ceux qui partagent nos valeurs. Nous n’avons pas un droit de naissance en Israël.

Rendez le droit de naissance.

Je m’engage à rendre mon droit de naissance (I Pledge to #ReturnTheBirthright)

Nous sommes des Juifs de 18 à 25 ans admissibles au droit de naissance. Nous promettons que nous n’irons pas faire un voyage du programme Birthright parce qu’il est fondamentalement injuste qu’on nous offre un voyage gratuit en Israël, tandis que les réfugiés palestiniens sont empêchés de retourner dans leurs maisons.

Nous refusons d’être complices d’un voyage de propagande qui blanchit le racisme systémique et la violence quotidienne qu’endurent les Palestiniens vivant sous une occupation interminable.

http://www.aurdip.fr/jewish-voice-for-peace-exhorte-les.html


posté le 15 septembre 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • 17 septembre 01:59

    Le nationalisme israélien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme palestinien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme belge, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    etc

    ...

  • Boycott total de l’Etat raciste !

    Liste des produits israéliens à boycotter

    Face au drame des Palestiniens, nous ne pouvons pas faire grande chose, à part relayer les informations qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste :

    Parmi les produits israéliens :

    - Carmel (fruits et légumes) - Jaffa (fruits et légumes) - Kedem (avocats) - Coral (Cerises) - Top (fruits et légumes) - Beigel (biscuits apéritifs) - Hasat (agrumes) - Sabra (repas complets) - Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) - Dagir (conserves de poissons) - Holyland (miel, herbes) - Amba (conserves) - Green Valley (vin) - Tivall (produits végétariens) - Agrofresh (concombres) - Jordan Valley (dattes) - Dana (tomates cerises) - Epilady (appareils d’épilation) - Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

    Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729

    Les produits des entreprises qui soutiennent l’État d’Israël (américaines ou européennes) :

    COCA-COLA - Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l’État d’Israël depuis 1966. Elle vient d’enregistrer moins 5% en bourse ces dernières semaines, suite au boycott accru avec les bombardements contre Gaza en juillet.

    DANONE - Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

    NESTLÉ - Marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

    INTEL - Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

    L’ORÉAL - Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa.

    L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’État d’Israël ».

    ESTÉE LAUDER - Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger
    Outre ses investissements, le directeur est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

    DELTA GALIL - Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

    LEVI STRAUSS JEANS et CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes)
    Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

    TIMBERLAND (Vêtements, chaussures, chaussettes) - Tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d’envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

    DISNEYLAND - L’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

    NOKIA - Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat d’Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

    MC DONALD’S - Entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat israélien. McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste « Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.

    CATERPILLAR (Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) - Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.

    La chaîne hôtelière ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) - Cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

    Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

    Autres produits :

    Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly - Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)

    https://blogs.mediapart.fr/jjmu/blog/210714/liste-des-produits-disrael-boycotter

  • 17 septembre 22:48

    La connerie internationale du nationalisme du troll comme toutes les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme israélien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme palestinien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme belge, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    etc

    ...

  • sionisme = nazisme

    Gideon Lévy désigne la religion fondamentale, raciste d’Israël : le sionisme

    Gideon Lévy a publié hier un article dans Haaretz qui va plus loin que tout ce que j’ai vu dans les principaux media d’Israël comme critique du sionisme. Il le qualifie de mouvement « qui va contre les droits humains, et qui est donc un mouvement ultranationaliste, colonialiste et peut-être même raciste, ainsi que l’affirment les défenseurs de la justice dans le monde ».

    Son papier, intitulé « Ministère de la vérité » était parfaitement sarcastique, à replacer dans le contexte des mots prononcés plus tôt dans la semaine par la ministre de la justice, Ayelet Shaked qui a dit que « le sionisme ne devrait pas - et je dis qu’il ne le fera pas – continuer à courber la tête face à un système où les droits individuels sont interprétés dans un cadre universel ».

    Lévy cite Shaked et éclaire plus avant son message :

    « Donc Shaked croit, comme beaucoup dans le monde, qu’Israël est bâti sur un fond d’injustice et que donc il doit être défendu contre un discours hostile sur la justice. Comment sinon expliquer la répulsion à discuter sur les droits ? Les droits individuels sont importants, dit-elle, mais pas lorsqu’ils sont déconnectés des ‘enjeux sionistes’. Bien vu : les enjeux sionistes sont bien sûr en contradiction avec les droits humains »

    Et Lévy est très clair sur ce à quoi s’opposer dans ce cas :

    « Le sionisme est la religion fondamentale d’Israël, et, comme toute religion, il est interdit de le nier. En Israël, ‘non-sioniste’ ou ‘antisioniste’ ne sont pas des insultes, ce sont des arrêtés d’expulsion sociale. Mais maintenant que Shaked a exposé le sionisme, qu’elle a mis sa main au feu et admis la vérité, on peut avoir une pensée plus libre sur le sionisme, en fin de compte. On peut admettre que le droit des Juifs à un État était en contradiction avec le droit des Palestiniens sur leur terre, et que ce sionisme vertueux a donné naissance à une terrible injustice nationale à laquelle il n’a jamais pu être remédié ; qu’il y a des moyens d’apporter une solution et de surmonter cette contradiction mais que les Israéliens sionistes n’y consentiront pas ».

    Le contexte, c’était une réponse de Shaked à la décision de la Cour Suprême de lundi dernier, contre l’emprisonnement illimité de demandeurs d’asile africains qui refusaient d’être déportés dans un pays tiers (tels que l’Ouganda ou le Rwanda). Tout en permettant la déportation de ceux que la Cour nomme des « infiltrés », la Cour limitait leur emprisonnement à deux mois. Maintenant regardez ce qu’a écrit Myriam Naor, la présidente de la Cour Suprême :

    « Pendant cette période, il est possible d’essayer de le persuader par des moyens qui n’empiètent pas sur sa volonté propre, ou d’essayer de trouver d’autres moyens de le déporter contre son gré ».

    C’est typique de la ‘coercition légère’ de la ‘démocratie israélienne’, semblable à l’expression uniquement israélienne de ‘pression physique modérée’, euphémisme légal pour désigner la torture.

    La présidente de la Cour, Naor ajoute : « De même, l’État peut envisager des alternatives à la déportation, dont l’assignation à résidence en Israël ».

    Beaucoup de gens protesteraient naturellement devant autant de mépris pour les droits humains. Mais pour les dirigeants israéliens, c’était scandaleux pour une raison opposée : la Cour était trop laxiste.

    Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Déri, tout en accueillant avec bienveillance la décision selon laquelle des ’infiltrés’ pouvaient être envoyés dans des pays tiers, n’en décriait pas mois la Cour de le priver d’un « outil très important » et la critiquait pour le fait de n’autoriser que des déportations volontaires (dans certains cas).

    « La décision de ne pas autoriser l’État à déporter des infiltrés contre leur gré est très problématique » a dit Déri. « Nous devons nous soucier des citoyens d’Israël, les habitants de tel Aviv Sud et d’autres villes où la vie des habitants est invivable ».

    Et le premier ministre Netanyahou ? Voici ce qu’il a dit :

    « Il nous faudra promulguer de nouvelles lois nous permettant… d’envoyer les infiltrés hors de notre pays ».
    En disant que les droits humains doivent s’effacer devant les « enjeux sionistes », Shaked disait clairement, comme l’a montré Lévy, que le sionisme s’oppose aux droits humains universels, de manière intrinsèque. Lévy semble biaiser quand il écrit que le sionisme est ‘peut-être même un mouvement raciste ‘ (c’est moi qui souligne), mais le biais disparaît quand il décrit le sionisme comme un mouvement colonialiste et ultranationaliste. En d’autres termes, Lévy dit que le sionisme est un racisme.

    La notion historique de sionisme comme racisme est claire au yeux de Lévy, et il mentionne la résolution 3379 de l’ONU de 1975 qui faisait du sionisme un racisme, dans le second paragraphe. J’ai aussi mentionné cette résolution (que l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Haïm Herzog, est célèbre pour l’avoir déchirée et qui fut ensuite annulée), en lien avec le récent rapport commandé par une agence de l’ONU sur l’apartheid israélien, qui a noté le « caractère essentiellement raciste de l’État ».

    Ce qu’il est important, aussi, de relever dans ce cas est le contexte – pas celui des Palestiniens, mais simplement celui des demandeurs d’asile non-juifs. C’est une notion importante parce qu’elle va à l’encontre de la politique israélienne qui se présente purement et simplement comme une réponse à l’agression palestinienne, pour ainsi dire. Il n’y a pas ici une telle agression, et il n’y a pas de Palestiniens dans cette histoire. C’est simplement de la présence de non-juifs qu’il s’agit.

    Quand Théodore Herzl, le fondateur du sionisme, écrivait dans son journal en 1895 que « nous aurons à donner de l’esprit à la population sans un sou qui est de l’autre côté de la frontière… tout en lui refusant tout emploi dans notre pays », il ne pensait probablement pas à des réfugiés africains. Mais la réalité a montré que le sionisme mettra en œuvre une telle politique contre quiconque met en danger ses desseins racistes, colonialistes et ultranationalistes.
    Et voilà où nous en sommes : les choses sont dites à voix haute. Plus d’excuse. C’est aussi évident dans ce qu’a dit Netanyahou récemment à un public de colons : « Nous sommes ici pour y rester à jamais » les a rassuré Netanyahou. « Nous ancrerons nos racines plus profondément, nous construirons, nous nous renforcerons et nous établirons » (noté par Jonathan Cook).

    Et Lévy pose les enjeux :

    « Maintenant, donc, est venu le temps d’une nouvelle division, plus courageuse et plus honnête entre les Israéliens qui approuvent la déclaration de Shaked et ceux (qui) la désapprouvent. Entre les partisans du sionisme et les partisans de la justice. Entre les sionistes et les justes ».

    Et ce n’est certes pas trop tôt.

    http://la-feuille-de-chou.fr/archives/96627

  • La connerie internationale du nationalisme du troll comme toutes les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme israélien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme palestinien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme belge, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    etc

    ...

  • 18 septembre 04:33

    D’accord avec ça :

    Le nationalisme israélien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme palestinien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme belge, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    etc

    ...

  • Sionisme et fascisme

    Rudolf Bkouche, membre de l’UJFP, exprime ici ses positions sur la question "sionisme et fascisme" en réaction à un article de Shlomo Sand paru dans Haaretz dont la traduction française a été publiée sur notre site

    "La démocratie est notre roc et le seul fondement de notre croissance. Mais nous devons tenir compte d’un principe supérieur à ceux de la démocratie : la construction d’Eretz-Israël par le peuple juif" [1]

    Dans un article récent publié dans Haaretz, Shlomo Sand pose la question de ce que certains appellent la fascisation d’Israël. Sand réfute cette fascisation tout en terminant son article par cette remarque que l’on peut considérer comme un appel au secours :

    "S’il n’y a pas de danger de fascisme, la situation est-elle bonne pour autant ? Non. Nous sommes dans une situation dangereuse qui peut dégénérer par l’expulsion de certains des habitants des territoires, et même, face à la sérieuse résistance armée, en actes de massacre de masse. Ce labyrinthe dans lequel Israël est tombé à partir de l’étape de la colonisation qui a commencé en 1967, semble conduire à une impasse. Il ne semble pas qu’une force politique existe qui puisse sauver la situation. Tout ce qui reste à espérer est que le monde va nous sauver de nous-mêmes."

    L’article montre avec raison que la politique envers les Palestiniens est restée la même depuis que la droite a remplacé le parti travailliste aux rênes de l’Etat, que le gouvernement de droite pratique la même politique que les sionistes de gauche qui ont fondé l’Etat et que les colons religieux se comportent comme les colons sionistes socialistes.

    Mais peut-on pour autant parler de fascisme ? Sand répond "non" à cette question. D’une certaine façon il a raison si on restreint le terme "fascisme" à la seule idéologie développée en Italie par Mussolini. C’est cela qui lui permet de distinguer le nazisme et le fascisme et de critiquer ceux qui, pour des raisons diverses, tendent à identifier les deux idéologies.

    Sand admet pourtant un point commun à ces deux idéologies, le nationalisme, lequel était "le combustible le plus important pour alimenter le nazisme et le fascisme", même s’il explique ensuite que ces mouvements ont été différents, précisant

    "Le nationalisme fasciste peut avoir été agressif et violent, mais il était net, politique et semblable à bien des égards au jacobinisme français."

    Mais ne peut-on pas dire du nazisme qu’il était net et politique ? Quant au lien avec le jacobinisme français, on peut le retrouver autant dans le nazisme que dans le fascisme dans la me-sure où ces deux mouvements, à l’instar du jacobinisme, ont mis en avant le rôle de l’Etat contre les régionalismes, avec cependant une différence fondamentale, le jacobinisme français se présente comme un universalisme dans la tradition des Lumières alors que nazisme et fascisme sont essentiellement des formes de nationalisme extrême au sens qu’ils placent la nation au-dessus de tout.

    Le point commun entre le fascisme et le nazisme est leur nationalisme extrême, une façon de pousser à la limite la notion d’Etat-nation théorisée par Herder, y compris en s’appuyant sur les mythes fondateurs, le lien avec la nation romaine antique pour le fascisme italien, le lien avec les mythes germaniques pour le nazisme allemand.

    Que vient alors faire le sionisme dans cette histoire ? Si, comme le dit Sand, "l’ethnocentrisme juif se révèle chaque jour plus brut et plus dégoûtant", la question reste de définir ce qu’est cet ethnocentrisme juif, question que Sand ne pose pas. Qu’est-ce qui fonde cet ethnocentrisme juif ? Quelle relation entre cet ethnocentrisme juif et le sionisme ?

    Il faut bien ici revenir à la source du sionisme, à savoir la théorie de l’Etat-nation selon Herder. Le sionisme est un mouvement juif au sens où il a été inventé puis porté par des Juifs, mais ce n’est pas un mouvement juif au sens où il ne relève pas de la tradition juive au sens religieux du terme. Le sionisme a été inventé par un groupe d’intellectuels juifs qui ont cherché une réponse à l’antisémitisme européen ; nourris de culture européenne bien plus que de tradition juive, ils ont cherché une réponse dans les idéologies qui traversent l’Europe du XIXe siècle, parmi lesquelles les Lumières et les conceptions nationales de Herder. En fait le sionisme a tenté une synthèse entre deux idéologies antinomiques, d’une part l’universalisme des Lumières et d’autre part le nationalisme façon Herder, nationalisme qui repose sur deux principes fondamentaux, la terre et la langue. Comme l’écrit l’un des responsables du mouvement sioniste, Jacob Klatzkin, rédacteur en chef du journal du mouvement Die Welt

    "Dans le passé il y avait deux critères au judaïsme : celui de la religion, selon quoi le judaïsme est un système de commandements positifs et négatifs, et celui de l’esprit, qui considérait le judaïsme comme un complexe d’idées, tel que le monothéisme, le messianisme, la Justice absolue, etc.
    En opposition avec ces deux critères qui font du judaïsme une affaire de croyance, un troisième est maintenant apparu, celui d’un nationalisme conséquent. Selon lui, le judaïsme repose sur une base objective : être juif ne signifie pas l’acceptation d’une croyance religieuse ou éthique. Nous ne sommes pas plus une dénomination qu’une école de pensée, mais les membres d’une famille porteurs d’une histoire commune...
    La définition nationale aussi exige un acte de volonté. Elle définit notre nationalisme sur deux critères : une association dans le passé et la volonté consciente de poursuivre une telle association dans le futur...
    Elle refuse de définir le Juif comme quelque chose de subjectif, comme une foi, mais préfère le définir sur quelque chose d’objectif, sur la terre et la langue..." [2]

    Mais langue et territoire n’existent pas pour la nation juive, et Klatzkin ajoute :

    "Mais notre terre n’est pas la nôtre et notre langue n’est pas aujourd’hui la langue de notre peuple. Oui, ce sont là des accomplissements qui doivent être réalisés par notre mouvement national."

    Ainsi la renaissance de la nation juive implique une double conquête : conquête de la langue, ce sera l’hébreu moderne, conquête de la terre, ce sera la conquête de la Palestine.

    Le mouvement sioniste s’est divisé en deux tendances, d’une part le territorialisme animé par Israël Zangwill, qui propose de chercher "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", tâche il est vrai impossible mais, dans la vision coloniale de l’époque, une terre non habitée par des Européens était considérée comme une terre sans peuple, d’autre part la volonté de construire l’Etat juif sur la terre ancestrale. C’est cette seconde tendance qui l’a emporté, ce qui a transformé le mouvement sioniste en mouvement de conquête de la Palestine avec la volonté de remplacer la population palestinienne par une population juive, exemple classique de ce qu’on appelle la "purification ethnique". Ainsi l’universalisme des Lumières disparaissait derrière le fondamentalisme historique, le nouvel Eretz Israël devant continuer l’antique nation hébreu. C’est ainsi que, loin de considérer la création de l’Etat d’Israël comme un moment particulier de l’Histoire des Juifs, c’est cette dernière qui a été intégrée dans l’Histoire d’un Israël qui serait éternel .

    Si, comme le dit Sand dans l’article cité, il faut savoir se méfier des analogies, reste qu’on peut considérer le sionisme comme l’une des formes extrêmes du nationalisme à la Herder. Si la comparaison avec le fascisme et le nazisme pose problème, on peut cependant noter les points de ressemblance entre ces trois formes extrêmes qui magnifient la nation et nous pouvons renvoyer à la phrase de Ben Gourion citée en exergue. La question est donc moins de dire si Israël est un Etat fasciste ou en voie de fascisation que de noter ce qui dans le sionisme ressemble au fascisme et au nazisme.

    Notons d’abord le recours à l’Histoire. Pour le sionisme, comme nous l’avons remarqué ci-dessus, ce n’est pas l’Etat d’Israël qui s’inscrit dans l’histoire des Juifs, c’est l’histoire des Juifs qui s’inscrit dans l’histoire de l’Etat d’Israël et comme l’a écrit Henri Baruch

    "L’Etat d’Israël est obligatoirement inscrit dans l’histoire juive, c’est-à-dire l’histoire du monothéisme hébreu"

    On retrouve ici la vision hégélienne de l’Histoire mais il ne faut pas oublier que la conception hégélienne s’inscrit dans une vision biblique, l’Histoire comme dessein de Dieu ; de façon précise Hegel écrit :

    "L’Histoire n’est rien d’autre que le plan de la Providence divine"

    On peut considérer le sionisme comme l’une des dernières idéologies hégéliennes avec son côté eschatologique. C’est le sens du choix de la Palestine pour construire l’Etat juif en continuité avec le roman national biblique, car la Bible est à la fois l’acte de naissance du monothéisme et l’acte de naissance d’un peuple, les Hébreux, le personnage de Moïse incarnant ce mélange de religieux et de politique. C’est cet aspect "roman national" qui a marqué le sionisme, mouvement laïque, voire antireligieux , et qui a conduit à ce qu’on peut appeler une lecture laïque de la Bible hébraïque.

    Il est vrai que cet appel à l’Histoire pour conforter le sentiment national n’est pas l’apanage du nationalisme extrême et Marc Ferro a montré dans ses ouvrages comment les Etats instrumentalisaient l’Histoire. Reste que cette instrumentalisation a conduit souvent au culte de la nation et que ce culte de la nation est l’un des éléments du nationalisme extrême tel qu’il s’est développé sous ces trois formes que sont le fascisme, le nazisme, et le sionisme.

    C’est cette inscription dans l’histoire des Juifs qui a pu légitimer la "purification ethnique" que constitue la Nakba au moment de ce que les sionistes appellent la guerre d’indépendance et qui se poursuit aujourd’hui avec ce qu’on appelle la "colonisation", laquelle n’est que la continuation de l’annexion de la terre palestinienne par Israël.

    Enfin, si on doit parler d’Apartheid, il faut souligner la différence avec l’Apartheid d’Afrique du Sud. Ce dernier était un Apartheid de domination, les Blancs voulant dominer les Noirs pour mieux les exploiter. L’Apartheid israélien a pour objectif d’amener les Palestiniens, qu’ils aient ou non la citoyenneté israélienne, à quitter à terme la Palestine pour laisser la place libre à une population exclusivement juive
    En ce sens, autant par le recours à l’histoire que par la politique de purification ethnique et d’Apartheid, le sionisme a des ressemblances avec les deux autres formes extrêmes du nationalisme. Dire ou refuser de dire que l’Etat d’Israël est fasciste ou en voie de fascisation n’est qu’une question de choix des mots, ce qui importe, c’est la politique qui est menée à l’encontre des Palestiniens et Sand n’ose pas aller jusqu’au bout.

    Il est vrai que, au delà du discours de Sand, le discours sur les gouvernements israéliens qui seraient de plus en plus à droite laisse entendre une politique de plus en plus dure envers les Palestiniens et permet d’oublier ce qu’était la politique de la gauche israélienne depuis la création de l’Etat . S’il y a des ressemblances avec le fascisme, elles étaient déjà présentes dès les débuts de l’Etat, et la déclaration de Ben Gourion placée en exergue, montrent qu’elles se sont manifestées tout au long de l’histoire du sionisme.

    Il faudrait ajouter ici une spécificité du sionisme. Alors que les deux autres formes de nationalisme extrême, le fascisme et le nazisme, se sont développées dans les pays concernés, l’Italie et l’Allemagne, pays dans lesquels chacune d’elles affirmait représenter les autochtones, les droits historiques soutenus pas ces idéologies étant présentés comme ceux des populations de ces pays, le sionisme s’est donné pour premier objectif, au nom de la brumeuse notion de droits historiques, de reconstruire l’Etat dans une antique patrie et ce au prix de la (re)conquête de cette patrie et de l’expulsion de la population, ce qu’on pourrait résumer sous la forme : il fallait changer d’autochtones. Ainsi a fonctionné le sionisme.

    Pour terminer nous aborderons deux points sur le sionisme et le fascisme.
    Le premier point porte sur l’aspect colonial du sionisme. Si le sionisme présente des liens avec le colonialisme, on peut considérer que ces liens sont liés aux circonstances. Herzl avait déjà pressenti que la conquête de la Palestine pour y construire l’Etat juif exigeait des alliances, alliance avec l’Empire Ottoman comme il l’a essayé lors de son entrevue avec le sultan, alliance avec les puissances, essentiellement l’Allemagne et la Grande Bretagne. Ce sont ces tentatives qu’il raconte dans son Journal. On peut considérer que son argument d’un Etat juif en Palestine bastion de la civilisation contre la barbarie est un argument de circonstance pour convaincre les puissances européennes de soutenir son projet. Mais le projet est essentiellement un projet national, il s’agit de reconstruire en Palestine l’ancien Etat juif décrit par la Bible nonobstant le fait que la Palestine est habitée. Contrairement au projet colonial, le sionisme ne s’appuie sur aucune métropole et, comme l’expliquent certains sionistes, le projet n’a pas pour objectif d’exploiter les populations indigènes ; ce que ces sionistes oublient de dire, c’est que le projet implique l’expulsion des populations indigènes pour les remplacer par des populations juives. Projet exclusivement national et c’est en cela qu’il est plus proche des idéologies fascistes que du projet colonial.

    Ce qui a placé le projet sioniste dans la mouvance colonialiste, c’est l’alliance avec la Grande Bretagne scellée par la Déclaration Balfour. La Grande Bretagne qui espérait, après la première guerre mondiale, contrôler le Moyen-Orient arabe, voyait l’installation d’une population européenne en Palestine comme un avantage et les sionistes trouvaient dans cette alliance avec une grande puissance le moyen de réaliser leur objectif, alliance qui allait montrer ses limites lorsque la Grande Bretagne découvrait que le sionisme pouvait lui poser des difficultés et cherchait à le contrôler. Mais cette alliance était bien plus une alliance de circonstance qu’une alliance idéologique, même si elle l’est devenue par la suite. A la suite du conflit entre les sionistes et la Grande Bretagne, deux autres puissances allaient offrir leur soutien au mouvement sioniste et au jeune Etat d’Israël, les Etats-Unis et l’Union Soviétique, chacune d’elles espérant prendre la relève de la Grande Bretagne dans le contrôle du Moyen Orient arabe. Pour des raisons à la fois idéologiques et stratégiques, l’Etat d’Israël allait choisir le camp occidental mais l’objectif sioniste restait le même, la conquête de la terre palestinienne ; en ce sens le sionisme reste l’une des formes extrêmes du nationalisme à la Herder jusqu’à encore aujourd’hui comme le montre la poursuite de la conquête de la terre palestinienne via ce que l’on appelle "la colonisation".

    L’autre point porte sur la façon de parler du fascisme. Il y a deux façons de parler du fascisme et du nazisme, une façon morale et une façon politique.
    La façon morale insiste sur l’aspect malfaisant du fascisme, la lutte contre le fascisme devenant moins une lutte politique qu’une action du Bien contre le Mal. Mais aussi sympathique puisse être la façon morale, elle est insuffisante pour comprendre les phénomènes historiques que sont le fascisme et le nazisme. Le sentiment d’horreur provoqué par le nazisme a contribué à restreindre trop souvent les analyses du nazisme à une condamnation. Et le fait que les Juifs aient été victimes du nazisme a conduit certains à considérer comme indécent qu’on puisse comparer des crimes commis par des Juifs à des crimes nazis. Comme souvent, les bons sentiments peuvent annihiler le jugement. On oublie ainsi l’Histoire, réduisant celle-ci à une question de Bien et de Mal . Parler des ressemblances entre les trois formes de nationalisme extrême que sont le fascisme, le nazisme et le sionisme devient ainsi indécent. C’est en partie ce qui anime Sand dans son refus de parler des ressemblances entre le sionisme et le fascisme ou le nazisme. Bon historien, Sand se montre un piètre idéologue comme s’il devait se protéger . Il est vrai qu’il est plus facile de dénoncer la supposée invention du peuple juif par les sionistes que de chercher à comprendre comment un mouvement comme le sionisme a pu devenir important ; il est vrai aussi que la dénonciation du sionisme comme mouvement colonial semble plus acceptable que de mettre en avant la face sombre d’un mouvement nationaliste juif montrant les ressemblances entre ce mouvement et les formes extrêmes du nationalisme de l’Etat-nation. Difficile d’échapper au manichéisme, lorsqu’on parle d’Histoire. Sans oublier que cette façon morale d’aborder le fascisme allait rapidement conduire à transformer le terme "fasciste" en une insulte ce qui ne pouvait qu’obscurcir la notion et s’opposer à sa compréhension comme phénomène historique.

    La façon politique, quant à elle, permet de revenir sur les raisons qui ont mené au fascisme et parmi ces raisons le nationalisme joue un rôle essentiel. Il faut alors distinguer entre les deux faces du nationalisme, d’un côté le nationalisme des opprimés qui, s’appuyant sur le symbole de la nation, cherchent à se libérer, de l’autre le nationalisme des oppresseurs qui voient dans la défense de la nation le moyen de conserver leur domination ; mais cette distinction ne saurait faire oublier que la frontière entre ces deux faces est floue et qu’une nation qui se libère peut à son tour devenir un oppresseur. On peut considérer que c’est le cas du sionisme ; réaction contre l’antisémitisme européen, le sionisme s’est voulu mouvement de libération nationale, ce qu’il aurait pu être, mais le choix de construire l’Etat juif en Palestine et d’en expulser les habitants a fait du sionisme un mouvement oppresseur.
    Il est vrai que devant les agissements du sionisme, on peut prendre une attitude morale comme le fait Sand lorsqu’il déclare qu’il ne veut plus être juif, ce qui montre non seulement une incompréhension d’une question qu’il trouve insupportable, mais une façon de se protéger. Il est vrai qu’il est insupportable de voir un mouvement de révolte contre une oppression se transformer en un mouvement oppresseur. C’est peut-être cela qui a fait le succès de Sand ; lorsqu’il a déclaré que le peuple juif n’était qu’une invention sioniste, il a soulagé ceux qui avaient peur, en soutenant la lutte des Palestiniens, d’apparaître antisémites. On avait donc une raison "scientifique" de soutenir les Palestiniens. Comme si l’injustice perpétrée contre les Palestiniens n’était pas une raison suffisante pour condamner le sionisme. Pourtant l’historien Sand devrait savoir que la transformation de mouvements de lutte contre l’oppression en mouvements oppresseurs et chose courante dans l’histoire.

    [1] Ben Gourion cité par Zeev Sterrnhell, Aux origines d’Israël (1996), p. 388

    [2] cité par Yohannan Manor, Naissance du Sionisme Politique, préface par Annie Kriegel, Collection "Archives", Julliard, Paris 1981, p. 190

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5112

  • 19 septembre 00:13

    Le nationalisme du troll et de l’UFJP ...

    D’accord avec ça :

    Le nationalisme israélien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme palestinien, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    Le nationalisme belge, comme tous les autres, est un poison ! A combattre.

    etc

  • Le nationalisme des opprimés qui, s’appuyant sur le symbole de la nation, cherchent à se libérer, de l’autre le nationalisme des oppresseurs qui voient dans la défense de la nation le moyen de conserver leur domination ; mais cette distinction ne saurait faire oublier que la frontière entre ces deux faces est floue et qu’une nation qui se libère peut à son tour devenir un oppresseur.

    fuk tous les nationalismes

  • 19 septembre 01:35

    c’est pourtant simple :

    Boycott total de l’Etat raciste !

    Liste des produits israéliens à boycotter

    Face au drame des Palestiniens, nous ne pouvons pas faire grande chose, à part relayer les informations qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste :

    Parmi les produits israéliens :

    - Carmel (fruits et légumes) - Jaffa (fruits et légumes) - Kedem (avocats) - Coral (Cerises) - Top (fruits et légumes) - Beigel (biscuits apéritifs) - Hasat (agrumes) - Sabra (repas complets) - Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) - Dagir (conserves de poissons) - Holyland (miel, herbes) - Amba (conserves) - Green Valley (vin) - Tivall (produits végétariens) - Agrofresh (concombres) - Jordan Valley (dattes) - Dana (tomates cerises) - Epilady (appareils d’épilation) - Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

    Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729

    Les produits des entreprises qui soutiennent l’État d’Israël (américaines ou européennes) :

    COCA-COLA - Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l’État d’Israël depuis 1966. Elle vient d’enregistrer moins 5% en bourse ces dernières semaines, suite au boycott accru avec les bombardements contre Gaza en juillet.

    DANONE - Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

    NESTLÉ - Marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

    INTEL - Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

    L’ORÉAL - Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa.

    L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’État d’Israël ».

    ESTÉE LAUDER - Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger
    Outre ses investissements, le directeur est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

    DELTA GALIL - Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

    LEVI STRAUSS JEANS et CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes)
    Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

    TIMBERLAND (Vêtements, chaussures, chaussettes) - Tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d’envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

    DISNEYLAND - L’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

    NOKIA - Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat d’Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

    MC DONALD’S - Entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat israélien. McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste « Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.

    CATERPILLAR (Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) - Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.

    La chaîne hôtelière ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) - Cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

    Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

    Autres produits :

    Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly - Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)

    https://blogs.mediapart.fr/jjmu/blog/210714/liste-des-produits-disrael-boycotter

  • fuk tous les nationalismes

    Boycott du nationalisme

    tous les états sont racistes

  • 19 septembre 10:19

    Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.

    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".

    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.

    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe. La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien. La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.

    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs. Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs. Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire. Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contresens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen. Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’il voulait libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.

    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale telle l’agression contre Gaza ou, il y a quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.

    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammée dans des pagodes bouddhistes. La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien. On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.

    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    Rudolf Bkouche

    membre de l’Union Juive Française pour la Paix

    http://la-feuille-de-chou.fr/archives/70206

  • fuck tous les nationalismes

    Boycott du nationalisme

    ( boycott des nationalismes - des nations )

    tous les états sont racistes

  • Gideon Lévy a publié hier un article dans Haaretz qui va plus loin que tout ce que j’ai vu dans les principaux media d’Israël comme critique du sionisme. Il le qualifie de mouvement « qui va contre les droits humains, et qui est donc un mouvement ultranationaliste, colonialiste et peut-être même raciste, ainsi que l’affirment les défenseurs de la justice dans le monde ».

    Son papier, intitulé « Ministère de la vérité » était parfaitement sarcastique, à replacer dans le contexte des mots prononcés plus tôt dans la semaine par la ministre de la justice, Ayelet Shaked qui a dit que « le sionisme ne devrait pas - et je dis qu’il ne le fera pas – continuer à courber la tête face à un système où les droits individuels sont interprétés dans un cadre universel ».

    Lévy cite Shaked et éclaire plus avant son message :

    « Donc Shaked croit, comme beaucoup dans le monde, qu’Israël est bâti sur un fond d’injustice et que donc il doit être défendu contre un discours hostile sur la justice. Comment sinon expliquer la répulsion à discuter sur les droits ? Les droits individuels sont importants, dit-elle, mais pas lorsqu’ils sont déconnectés des ‘enjeux sionistes’. Bien vu : les enjeux sionistes sont bien sûr en contradiction avec les droits humains »

    Et Lévy est très clair sur ce à quoi s’opposer dans ce cas :

    « Le sionisme est la religion fondamentale d’Israël, et, comme toute religion, il est interdit de le nier. En Israël, ‘non-sioniste’ ou ‘antisioniste’ ne sont pas des insultes, ce sont des arrêtés d’expulsion sociale. Mais maintenant que Shaked a exposé le sionisme, qu’elle a mis sa main au feu et admis la vérité, on peut avoir une pensée plus libre sur le sionisme, en fin de compte. On peut admettre que le droit des Juifs à un État était en contradiction avec le droit des Palestiniens sur leur terre, et que ce sionisme vertueux a donné naissance à une terrible injustice nationale à laquelle il n’a jamais pu être remédié ; qu’il y a des moyens d’apporter une solution et de surmonter cette contradiction mais que les Israéliens sionistes n’y consentiront pas ».

    Le contexte, c’était une réponse de Shaked à la décision de la Cour Suprême de lundi dernier, contre l’emprisonnement illimité de demandeurs d’asile africains qui refusaient d’être déportés dans un pays tiers (tels que l’Ouganda ou le Rwanda). Tout en permettant la déportation de ceux que la Cour nomme des « infiltrés », la Cour limitait leur emprisonnement à deux mois. Maintenant regardez ce qu’a écrit Myriam Naor, la présidente de la Cour Suprême :

    « Pendant cette période, il est possible d’essayer de le persuader par des moyens qui n’empiètent pas sur sa volonté propre, ou d’essayer de trouver d’autres moyens de le déporter contre son gré ».

    C’est typique de la ‘coercition légère’ de la ‘démocratie israélienne’, semblable à l’expression uniquement israélienne de ‘pression physique modérée’, euphémisme légal pour désigner la torture.

    La présidente de la Cour, Naor ajoute : « De même, l’État peut envisager des alternatives à la déportation, dont l’assignation à résidence en Israël ».

    Beaucoup de gens protesteraient naturellement devant autant de mépris pour les droits humains. Mais pour les dirigeants israéliens, c’était scandaleux pour une raison opposée : la Cour était trop laxiste.

    Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Déri, tout en accueillant avec bienveillance la décision selon laquelle des ’infiltrés’ pouvaient être envoyés dans des pays tiers, n’en décriait pas mois la Cour de le priver d’un « outil très important » et la critiquait pour le fait de n’autoriser que des déportations volontaires (dans certains cas).

    « La décision de ne pas autoriser l’État à déporter des infiltrés contre leur gré est très problématique » a dit Déri. « Nous devons nous soucier des citoyens d’Israël, les habitants de tel Aviv Sud et d’autres villes où la vie des habitants est invivable ».

    Et le premier ministre Netanyahou ? Voici ce qu’il a dit :

    « Il nous faudra promulguer de nouvelles lois nous permettant… d’envoyer les infiltrés hors de notre pays ».
    En disant que les droits humains doivent s’effacer devant les « enjeux sionistes », Shaked disait clairement, comme l’a montré Lévy, que le sionisme s’oppose aux droits humains universels, de manière intrinsèque. Lévy semble biaiser quand il écrit que le sionisme est ‘peut-être même un mouvement raciste ‘ (c’est moi qui souligne), mais le biais disparaît quand il décrit le sionisme comme un mouvement colonialiste et ultranationaliste. En d’autres termes, Lévy dit que le sionisme est un racisme.

    La notion historique de sionisme comme racisme est claire au yeux de Lévy, et il mentionne la résolution 3379 de l’ONU de 1975 qui faisait du sionisme un racisme, dans le second paragraphe. J’ai aussi mentionné cette résolution (que l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Haïm Herzog, est célèbre pour l’avoir déchirée et qui fut ensuite annulée), en lien avec le récent rapport commandé par une agence de l’ONU sur l’apartheid israélien, qui a noté le « caractère essentiellement raciste de l’État ».

    Ce qu’il est important, aussi, de relever dans ce cas est le contexte – pas celui des Palestiniens, mais simplement celui des demandeurs d’asile non-juifs. C’est une notion importante parce qu’elle va à l’encontre de la politique israélienne qui se présente purement et simplement comme une réponse à l’agression palestinienne, pour ainsi dire. Il n’y a pas ici une telle agression, et il n’y a pas de Palestiniens dans cette histoire. C’est simplement de la présence de non-juifs qu’il s’agit.

    Quand Théodore Herzl, le fondateur du sionisme, écrivait dans son journal en 1895 que « nous aurons à donner de l’esprit à la population sans un sou qui est de l’autre côté de la frontière… tout en lui refusant tout emploi dans notre pays », il ne pensait probablement pas à des réfugiés africains. Mais la réalité a montré que le sionisme mettra en œuvre une telle politique contre quiconque met en danger ses desseins racistes, colonialistes et ultranationalistes.
    Et voilà où nous en sommes : les choses sont dites à voix haute. Plus d’excuse. C’est aussi évident dans ce qu’a dit Netanyahou récemment à un public de colons : « Nous sommes ici pour y rester à jamais » les a rassuré Netanyahou. « Nous ancrerons nos racines plus profondément, nous construirons, nous nous renforcerons et nous établirons » (noté par Jonathan Cook).

    Et Lévy pose les enjeux :

    « Maintenant, donc, est venu le temps d’une nouvelle division, plus courageuse et plus honnête entre les Israéliens qui approuvent la déclaration de Shaked et ceux (qui) la désapprouvent. Entre les partisans du sionisme et les partisans de la justice. Entre les sionistes et les justes ».

    Et ce n’est certes pas trop tôt.

    http://la-feuille-de-chou.fr/archives/96627

  • 20 septembre 01:39

    antiétatiste,

    +

    antinationaliste

    + et anationaliste

      • contre le troll nationaliste
  • Article refusé par les modérateurs

    Des pro-Hezbollah rémunérés par la Commission Européenne ?
    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15333
    posté le 19/09/17 - On the web - 3 commentaires
    Raison du refus : troll

    Comme les autres articles des trolls :

    Qui est le controversé Kémi Seba, le « racial1ste » proche de Dieudonné ?
    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15290
    posté le 13/09/17 - On the web - 4 commentaires
    Raison du refus : troll

    Nouvelle agression "racialiste" à Marseille
    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15288
    posté le 13/09/17 - On the web - 4 commentaires
    Raison du refus : troll

    Lallab, la magie d’une association sexiste, religieuse intégriste et racialiste qui déclare être "féministe, areligieuse, aconfessionnelle et apartisane"
    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15287
    posté le 13/09/17 - On the web - 3 commentaires
    Raison du refus : troll

    Boycott Israël : trop c’est trop ! BDS et l’antisémitisme
    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15186
    posté le 01/09/17 - On the web
    Raison du refus : trool

    Suprémacisme islamiste : trois dessins valent mieux que trois longs discours
    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15186
    posté le 30/08/17 - On the web - 1 commentaire
    Raison du refus : troll

  • 20 septembre 20:24

    Article refusé.

    Publié : le mercredi 26 juillet 2017 à 17:42 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    Ceci n’est pas un article...

    https://nantes.indymedia.org/articles/38258

    Article refusé.

    Publié : le mardi 25 juillet 2017 à 23:03 par modo

    Ceci n’est pas un article... et sans doute un trollage.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38255

    Article refusé.

    Publié : le mardi 25 juillet 2017 à 22:53 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38254

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:37 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38190

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:39 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38189

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:41 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38188

    Article refusé.

    Publié : le samedi 15 juillet 2017 à 15:56 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38186

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:38 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38185

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:39 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38182

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 13 juillet 2017 à 23:01 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38172

    Article refusé.

    Publié : le mardi 11 juillet 2017 à 21:01 par modo

    TROLLAGE RELOU.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38158

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 7 juillet 2017 à 15:21 par modo

    spam de trollage....

    https://nantes.indymedia.org/articles/38140

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 6 juillet 2017 à 23:13 par modo

    trollage..................

    https://nantes.indymedia.org/articles/38135

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 6 juillet 2017 à 23:06 par modo

    trollage. les explications ont été données à chaque fois. Les "anti-racialistes" et les trolls n’ont pas leur place sur indymedia.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38133

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 6 juillet 2017 à 23:05 par modo

    trollage. les commentaires qui nourrissent le(s) troll(s) ont été viré aussi.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38132

    Article refusé.

    Publié : le mardi 4 juillet 2017 à 15:37 par modo

    spam trollesque....

    https://nantes.indymedia.org/articles/38123

    Article refusé.

    Publié : le mardi 4 juillet 2017 à 16:53 par modo

    trollage

    https://nantes.indymedia.org/articles/38117

    Article refusé.

    Publié : le samedi 1 juillet 2017 à 21:51 par modo

    spam.

    pour rappel : " sauf à dénoncer PLUSIEURS types de courants politiques et/ou types de courants religieux oposés à l’émancipation, en l’état un tel article n’est qu’un trollage islamophobe de plus.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38115

    Article refusé.

    Publié : le samedi 1 juillet 2017 à 21:53 par modo

    Enième trollage.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38114

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 30 juin 2017 à 19:27 par modo

    ce compte-rendu technique de quelques partis trop bien choisis n’a pas de rapport avec indymedia nantes. sauf à dénoncer plusieurs types de courants politiques et types de courants religieux oposés à l’émancipation, en l’état un tel article n’est qu’un trollage islamophobe de plus.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38109

    Article refusé.

    Publié : le mercredi 28 juin 2017 à 22:33 par modo

    Trollage confusioniste.

    Les amis de Juliette et du printemps semblent avoir du temps à perdre à faire passer pour "identitaires" "racistes" toute personne personne qui diffuse des textes qui ne lui reviennent pas
    nous on a autre chose à faire que faire des enquêtes de purisme des auteurs de la Fabrique qui publie bien ce qu’elle veut. et faire un raccourci "PIR, LMSI, BDS, CRAN" est assez puant.
    Pour faire court, les "anti-racialistes" ne sont pas les bienvenus sur indymedia nantes.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38096

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 22 juin 2017 à 20:12 par modo

    HAAAAAAAAA les joies du trollage... mais allez jouer ailleurs au lieu de semez vos gerbes anti palestinien-ne-s ici.... On vire un commentaire du même troll pour le coup encore plus gerbant.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38053

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 16 juin 2017 à 07:08 par modo

    Trollage. Z’avez vraiment que ça à faire ?

    https://nantes.indymedia.org/articles/38009

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 15 juin 2017 à 12:32 par modo

    Vieux texte de Novembre 2016 posté ici manifestement dans le but de troller.
    Un commentaire pas tellement plus fin a également été caché.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38002

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 16 juin 2017 à 17:51 par modo

    Les articles sur l’antiracisme sont les bienvenus sur Indymedia Nantes.
    Cela dit, étant donné que les "débats" sur cette question sont rendus impossibles ces derniers temps, le collectif a décidé de refuser tout article qui se baserait sur les mots "racialisme" ou "anti-racialisme". Comme nous l’avons déjà exprimé lors d’un autre commentaire collectif, nous ne pouvons cautionner l’usage de ces mots, d’origine raciste et utilisés actuellement à contre-sens.

    De même, les articles à propos de ou par Houria Boutelja ou le PIR sont refusés. Le collectif souhaite que cette question importante du racisme et du vécu des personnes racisées puisse être visibilisée sans polariser autour de deux positions dans lesquelles il ne se reconnait pas, cette polarisation ne permettant pas un débat sur le fond.
    Il y a bien d’autres positions que celles-ci, et le collectif souhaiterait qu’elles puissent s’exprimer.

    https://nantes.indymedia.org/articles/37999

    Article refusé

    Publié : le dimanche 11 juin 2017 à 17:09 par modo

    Nouvel extrait du brulot "la race comme si vous y étiez", dont plusieurs extraits confusionistes sur la racisme ont déjà été refusés. De plus ces publications servent visiblement de défouloir en comentaires à une / des personnes de Paris qui se comportent en trolls et feraient mieux de régler une fois pour toutes leurs problème sirectement plutôt que troller partout...
    Un autre commentaire sur notre position comme collectiif quand à la lutte des personnes racisées sera ajouté bientôt.

    https://nantes.indymedia.org/articles/37976

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 8 juin 2017 à 21:27 par modo

    en fait c’est un copié-collé d’un vieil article uniquement là pour troller et nous faire astturer sur le sujet, donc hop, refusé !

    https://nantes.indymedia.org/articles/37951

    Cet article est refusé :

    Rappel des [principes de publication sur Indymedia Grenoble->

    Sont refusées, mais restent consultables sur le site, les contributions :
    défendant des thèses conspirationnistes/complotistes/confusionnistes.

    « Cette idéologie séparatiste insufflée par le NPA et le Qatar »

    C’est moi, ou ça pue le confusionnisme ? ou, à tout le moins, un certain manque de contextualisation et d’argumentation qui peut faire passer l’article comme tel ?

    Par ailleurs, Indymedia en général et Indymedia Grenoble en particulier ne me semblent en général pas particulièrement être un endroit où se défendent les « principes républicains ».

    En plus la page Facebook donne plus l’impression d’être une vaste blague qui cherche à se moquer des anti-racialisateur sur le mode du Gorafi, mais… en fait il semble qu’il s’agisse vraiment de gens sérieux (et si c’est en effet le cas, ils sont vraiment cons). Ça fait un peu peur.

    https://grenoble.indymedia.org/2017-07-06-Defendre-la-liberte-d-expression

    Cet article est refusé :

    Article copié/collé depuis Indymedia Bruxelles et Indymedia Nantes, par ailleurs classé dans aucune catégorie.

    Indymedia Grenoble n’est pas un réceptacle à articles copiés-collés, ni mediaslibre.org, ni rezo.net. Merci d’avance de prendre ceci en compte !

    Nous voulons vraiment re-privilégier fortement la production d’une information locale et d’articles originaux.

    Nous tenons à rappeler que la masse de contenus non-appropriés à modérer est l’une des raisons pour laquelle l’équipe précédente a fini par abandonner le site l’année dernière, avant de passer la main.

    Il serait courtois de la part des « contributeurs » d’en prendre compte.

    Merci d’avance.

    https://grenoble.indymedia.org/2017-06-29-Les-positions-bourgeoises-de-l

  • antiétatiste,

    +

    antinationaliste

    + et anationaliste

    contre le troll nationaliste

  • Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.

    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".

    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.

    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe. La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien. La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.

    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs. Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs. Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire. Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contresens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen. Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’il voulait libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.

    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale telle l’agression contre Gaza ou, il y a quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.

    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammée dans des pagodes bouddhistes. La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien. On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.

    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    Rudolf Bkouche

    membre de l’Union Juive Française pour la Paix

    http://la-feuille-de-chou.fr/archives/70206

  • 23 septembre 00:29

    antiétatiste,

    +

    antinationaliste

    + et anationaliste

    contre le troll nationaliste

  • Le 2 novembre 1917 alors que la première guerre mondiale entre dans sa dernière année et que l’empire ottoman est en pleine déliquescence, la déclaration Balfour est adoptée par le gouvernement britannique. Celle-ci adressée à Lord Rothschild par le ministre britannique Balfour, antisémite notoire, s’avère totalement illégale au regard du droit international.

    Cette déclaration de soutien au mouvement sioniste alors ultra minoritaire parmi les communautés juives voit le Royaume Uni promettre une terre qui ne lui appartient pas à un personnage Lord Rothschild qui ne représente que lui-même. En confortant ainsi le mouvement sioniste, la Couronne britannique vise un objectif en particulier : le contrôle du Proche-orient et du canal de Suez. Un an plus tôt, Londres et Paris avaient en effet négocié le dépeçage de la région via les accords Sykes-Picot qui définissaient les lignes de partage pour chaque puissance coloniale. Cette déclaration constitue l’un des volets de la main mise occidentale sur la région.

    En préconisant l’établissement d’ « un foyer national juif » en Palestine au mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cette promesse non seulement bafoue grossièrement le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et sonne aussi comme la fin du rêve d’un monde arabe uni et indépendant. Le peuple palestinien tout au long de son histoire contemporaine et déjà sous le mandat britannique a toujours considéré le 2 novembre comme un jour de deuil national.

    Aujourd’hui, un siècle plus tard, le Royaume-Uni, les États-Unis, Israël et sans doute aussi la France s’apprêtent cyniquement à célébrer le centenaire d’une déclaration qui représente pour l’Occident la marque de son œuvre coloniale dans la région arabe et pour le peuple palestinien la première étape de sa dépossession. C’est dans ce cadre que nous tenons à porter depuis Paris une voix forte. Une voix qui dénonce ces lugubres festivités et qui remet la lumière sur un siècle de colonisation et de destruction de l’Orient arabe dont les conséquences ne finissent pas de se faire sentir. Une voix qui tiendra à re-faire récit, à redéfinir les termes du débat en rétablissant pleinement la dimension coloniale du conflit. Enfin, cette voix se voudra bien sûr et surtout celle qui relaie la résistance du peuple palestinien depuis un siècle et qui se montre solidaire par le renforcement de la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’Etat d’Israël.

    Ainsi, nous appelons toutes les personnes éprises de justice à se joindre à nous le dimanche 5 novembre 2017 à 14h00 à Saint-Denis pour dénoncer le centenaire d’une Déclaration coloniale injuste à l’origine d’un siècle sanglant qui a arraché la Palestine du monde arabe dans le cadre du découpage du Proche-Orient.

    Premiers signataires : ATTAC, ATMF, BDS, Ensemble !, FTCR, FUIQP, MJCF Bobigny/ Drancy, MJCF 94, NPA, PIR, UJFP.

    Avec les interventions de :

    - Joseph Massad, historien palestinien et auteur de La persistance de la question palestinienne.

    - Ilan Pappe, Professeur à l’université d’Exeter et auteur de Le nettoyage ethnique de la Palestine.

    - Rabeb Abdulhadi, chercheuse palestinienne , professeure à l’université de San Francisco (SFSU) et directrice du programme AMED (Etudes des ethnicités et diasporas arabes et musulmanes).

    - Alain Gresh, journaliste politique et auteur de De quoi la Palestine est-elle le nom ?

    - Ainsi qu’Elsa Lefort pour le collectif de soutien à Salah Hamouri.

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5867

  • contre tous nationalisme, contre tous les nationalismes

  • La Birmanie n’est pas le premier régime à commettre un nettoyage ethnique et un génocide grâce aux armes d’Israël. L’oppression exercée contre les Palestiniens est un « test de terrain » permettant à d’autres gouvernements d’écraser leurs propres populations indigènes.

    Il ne devrait pas être surprenant de constater qu’il existe une connexion entre Israël et la violence et les politiques génocidaires actuelles de la junte birmane contre les Rohingyas indigènes.

    Non seulement Israël a aidé et soutenu les régimes à l’origine des génocides du Rwanda et de Srebrenica, mais il a également soutenu divers gouvernements de par le monde à opprimer leurs propres populations indigènes.

    La Birmanie n’est que la dernière destinataire en date des armes et de la formation israéliennes, une double exportation qui a permis au régime birman de mener des politiques de nettoyage ethnique semblables à celles qu’Israël applique contre les Palestiniens. Comme l’a déclaré à Middle East Eye Ofer Neiman, activiste israélien des droits de l’homme, les politiques ne sont pas seulement similaires : il existe une relation claire de cause à effet.

    « Les gouvernements israéliens successifs vendent des armes à la dictature militaire en Birmanie depuis des années. Cette politique est fortement liée à l’oppression et à la dépossession exercées par Israël contre le peuple palestinien », a-t-il expliqué.

    « Les armes utilisées contre les Palestiniens sont vendues comme des armes "testées sur le terrain" à certains des pires régimes de la planète. »

    Des activistes ont lancé une campagne pour exhorter le gouvernement israélien à mettre fin aux exportations d’armes vers le Myanmar, que la Cour suprême israélienne devrait entendre ce mois-ci.

    Mais les résultats devraient être les mêmes que les décisions prises pour les génocides du Rwanda et de Srebrenica : la cour israélienne avait alors soutenu que les questions devaient être gardées secrètes dans l’intérêt de la sécurité nationale.

    Entre victimes et bourreaux
    Quand Israël se présente au monde comme une nation persécutée cherchant à restaurer un refuge pour le peuple juif, il obscurcit la vérité sur la manière dont il a vu le jour : Israël a été créé avec les mêmes tactiques que celles que le gouvernement birman emploie contre les Rohingyas, et il continue de les utiliser.

    L’état d’Israël a été formé par le biais de trois organisations miliciennes juives – l’Irgoun, la Haganah et le Lehi. Ces forces paramilitaires étrangères et coloniales ont mis en œuvre des politiques de nettoyage ethnique, de massacres, de destruction de maisons et d’incendies de terres habitées par la population indigène locale, les Palestiniens. Finalement, ces groupes ont été absorbés dans ce que l’État appelle aujourd’hui les Forces de défense d’Israël (l’armée israélienne).

    Comme les Palestiniens, les Rohingyas ont été rendus apatrides et sont menacés de déni de citoyenneté. Ce sont des réfugiés permanents qu’aucune entité ni aucun pays n’est officiellement disposé à intégrer en respectant et en protégeant pleinement leurs droits. Comme les Palestiniens, ils sont en stagnation permanente et existent dans un vide juridique.

    Comme dans le cas des Palestiniens, les victimes sont considérées comme les bourreaux, et les bourreaux comme les victimes, alors qu’Israël et le gouvernement militaire birman accusent les habitants indigènes qui sont massacrés et soumis à une politique génocidaire permanente de participer à des activités terroristes.

    Les efforts déployés par le gouvernement birman pour déplacer les Rohingyas ont été extrêmement problématiques, s’apparentant à la politique de transfert de populationmenée par Israël dans le but de trouver une « solution » pour les habitants palestiniens indigènes de la terre historique de Palestine.

    La justification religieuse invoquée pour la création de ces conditions d’expropriation contre les habitants indigènes est également similaire dans les deux contextes.

    De la même manière que certains dirigeants politiques et religieux en Israël ont utilisé des justifications rabbiniques pour les meurtres, les viols et violences sexuelles, le génocide et le nettoyage ethnique commis contre les Palestiniens, certains dirigeants politiques et religieux bouddhistes font de même et encouragent la violence contre les Rohingyas indigènes.

    Impuissance de la communauté internationale
    Alors que le mouvement de résistance palestinien Hamas a dénoncé la violence du régime militaire birman contre la population autochtone des Rohingyas, la réponse de la communauté internationale n’est pas surprenante.

    L’impuissance de cette dernière à agir au-delà des condamnations et des déclarations selon lesquelles la situation constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales est affligeante.

    Tout aussi affligeante est l’absence de mesures sérieuses ou immédiates, telles que des sanctions ou une intervention militaire, prises par le Conseil de sécurité des Nations unies contre la junte birmane, démontrant toute la futilité du droit international dans cette crise.

    Il en est de même pour les Palestiniens dans la Nakba en cours qui selon certains a commencé en 1799 mais qui a été exécutée en 1948 et exacerbée en 1967 et continue jusqu’à nos jours.

    Les Palestiniens, tout comme les Rohingyas, sont soumis à une politique de nettoyage ethnique et de violence rendue possible par l’impuissance du droit international, un fait reconnu par Desmond Tutu, qui s’est également exprimé contre l’oppression israélienne des Palestiniens.

    La « Nakba » de la Birmanie

    Les Rohingyas ont deux options. Soit la situation continue d’être ignorée et une catastrophe grave et continue, une « Nakba », leur sera imposée de façon permanente et systématique.

    Soit le monde répond de manière appropriée et conformément aux principes du droit international relatif aux droits de l’homme et oblige la junte birmane à rendre des comptes.

    Contrairement à Israël, la Birmanie est signataire de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et, compte tenu des commentaires formulés par le plus haut responsable des Nations unies en matière de droits de l’homme, selon lequel « la situation semble être un exemple classique de nettoyage ethnique », elle devrait avoir à répondre dès maintenant à des questions difficiles.

    La façon dont nous réagissons à ce qui se passe en Birmanie pourrait-elle constituer un nouveau précédent pour le peuple palestinien ? Seul le temps pourra le dire.

    - Ahmad Moussa est un spécialiste des questions autochtones et du Moyen-Orient, militant des droits de l’homme, et rédacteur indépendant auprès de divers médias internationaux. Il est titulaire d’une maîtrise en droit international et droits de l’homme, et réalise actuellement un doctorat en études sur la guerre.

    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/nettoyage-ethnique-des-rohingyas-isra-l-exporte-nouveau-sa-guerre-contre-les-peuples

  • 27 septembre 01:06

    nations, états = tous à boycotter

    contre tous nationalisme, contre tous les nationalismes

  • Un membre fondateur de la campagne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël explique la motivation à l’origine du mouvement.

    Auteur et enseignant en Histoire, Mark LeVine interroge ici la sociologue Lisa Taraki, une co-fondatrice de la campagne Palestinienne pour le Boycott universitaire et culturel d’Israël.

    Mark LeVine : Qu’est donc le mouvement pour « le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions » [BDS] et comment est-il relié au mouvement pour le boycott universitaire et culturel ? Comment les deux mouvements ont-ils évolué au cours des dernières années dans leurs buts et leurs méthodes ?

    Lisa Taraki : Le mouvement BDS peut se résumer en une lutte contre la colonisation, l’occupation et l’apartheid israéliens. Le BDS est une stratégie basée sur le droit et qui sera poursuivie jusqu’à ce qu’Israël respecte son obligation de reconnaître le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination, et qu’il se conforme aux obligations du droit international. Dans ce cadre, le boycott universitaire et culturel d’Israël a gagné un terrain considérable au cours des sept ans depuis le lancement de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël (PACBI) en 2004. Les buts de l’appel au boycott universitaire et culturel de boycott, comme les objectifs de l’Appel de la Société Civile de Palestine pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions publiés en 2005, sont restés cohérents : en finir avec la colonisation des terres palestiniennes occupées en 1967 ; assurer la pleine égalité des droits pour les citoyens palestiniens en Israël et abolir le système de discrimination raciale ; et faire appliquer le droit des réfugiés palestiniens à recouvrer leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la Résolution 194 des Nations Unies.

    La logique du mouvement BDS est également demeurée cohérente. La logique de base de la campagne BDS est la logique de la pression, pas de la diplomatie, ni de la persuasion ni du dialogue. La diplomatie comme stratégie pour réaliser des droits des Palestiniens s’est révélée futile, en raison de la protection et de l’immunité dont bénéficie Israël de la part des puissances mondiales hégémoniques et de celles qui sont dans leur orbite.

    En second lieu, la logique de la persuasion a également fait la preuve de sa faillite, puisque tous les efforts « d’éducation » des Israéliens au sujet des horreurs de l’occupation et des autres formes d’oppression ne semblent pas avoir inversé le courant. Le dialogue entre Palestiniens et Israéliens, qui reste très populaire parmi les libéraux israéliens et les fondations et gouvernements occidentaux qui financent ces activités, a également misérablement échoué. Le dialogue est souvent engagé dans un cadre où il est question de « deux côtés », dans le sens où chaque côté doit comprendre la douleur, l’angoisse et la souffrance de l’autre, et accepter le récit de l’autre.

    Cette approche présente les « deux côtés » comme s’ils étaient également responsables, et évite délibérément la reconnaissance des relations à la base de colonisateur à colonisé. Le dialogue ne favorise pas le changement, mais renforce plutôt le statu quo et sert en réalité principalement les intérêt du côté israélien puisqu’il incite les Israéliens à estimer qu’ils s’impliquent dans quelque chose alors qu’en fait ils ne font rien. La logique de BDS est la logique de la pression. Et cette pression s’est amplifiée.

    Pression internationale

    Le mouvement palestinien pour le boycott universitaire et culturel est un boycott institutionnel, ce qui signifie qu’il ne vise pas des chercheurs ou artistes au niveau individuel. Ce point est demeuré également identique depuis le lancement du mouvement du BDS. Pourtant il est important d’énoncer ici que toutes les universités israéliennes et pratiquement l’éventail complet des établissements culturels israéliens sont complices des politiques étatiques, et de ce fait elles sont des cibles légitimes du boycott. Des directives et des critères pour le boycott ont été élaborés depuis la fondation du mouvement, après que plus d’expérience a été acquise sur le terrain, et en réponse aux préoccupations de conseils universitaires de conscience et des travailleurs du domaine culturel souhaitant appliquer l’appel Palestinien pour le boycott. Le PACBI consacre en particulier beaucoup d’efforts à guider et conseiller les militants internationaux du mouvement de solidarité. La nécessaire cohérence est garantie par l’adhésion aux directives élaborées par le PACBI, en coopération avec d’autres intervenants dans le mouvement palestinien du BDS.

    Des intellectuels publics de renommée mondiale, des universitaires, des auteurs, des artistes, des musiciens et d’autres travailleurs du domaine culturel ont maintenant repris à leur compte l’appel pour le boycott universitaire et culturel ; leurs noms sont en trop grand nombre pour pouvoir être cités ici, mais le lecteur intéressé peut consulter le site internet du PACBI. En outre, plusieurs campagnes pour le boycott universitaire et culturel ont été lancées autour du monde : au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en France, au Pakistan, au Liban, en Allemagne, en Norvège, en Inde, en Espagne, en Afrique du Sud, en Australie, et dans beaucoup d’autres pays. La nouvellement établie Plate-forme Européenne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël (EPACBI) représente une importante coordination en Europe.

    L’assaut israélien meurtrier contre la Bande de Gaza pendant l’hiver de 2008 à 2009 et l’assassinat des militants turcs du mouvement de solidarité à bord du Mavi Marmara en mai 2010, ont servi de nouveaux catalyseurs dans l’énorme propagation des actions de BDS autour du monde, qui incluent des annulations d’interprétations artistiques en Israël, des protestations contre les représentations à l’étranger d’organismes israéliens complices (comme les protestations passées et présentes autour des concerts de l’Orchestre Philharmonique d’Israël), et bien davantage de formes créatives de protestation et de boycott des projets et institutions portant la marque israélienne.

    La répression israélienne contre la dissidence

    ML : Les Israéliens ont récemment passé une prétendue « loi anti-Boycott », qui ouvre la possibilité pour les Israéliens qui soutiennent n’importe quelle forme de boycott – même si elle est limitée aux produits des colonies – d’être frappés d’amendes et de procès civils pour les forcer à cesser leurs actions. Quelles sont vos observations sur ce fait, particulièrement sur les commentaires dans la presse israélienne critique à ce sujet, qui disent que cette loi représente une évolution anti-démocratique, voire une évolution vers le fascisme, et des commentaires approchant qui suggèrent qu’il s’agit d’une mesure sans précédent ? LT : Le mouvement palestinien BDS est encouragé par l’adoption de la logique du BDS et du boycott en particulier, par des sections de la gauche israélienne, et notre impression est que nous avons eu raison en argumentant que la pression – et non la persuasion – est la meilleure façon de faire en sorte que les Israéliens comprennent que le système de l’occupation, de l’apartheid et du colonialisme doit prendre fin. Ayant dit cela, je dois noter qu’il y a au moins deux aspects inquiétants dans la nouvelle flambée d’activité autour de la nouvelle loi anti-boycott votée récemment par la Knesset israélienne.

    Tout d’abord, le boycott qui est défendu par les Israéliens de gauche ou libéraux ne cible que les institutions (comme le Centre de l’Université de Samarie et le centre culturel à Ariel) et les produits des colonies israéliennes en Cisjordanie. Ce boycott reste alors silencieux sur la complicité de la plupart des institutions d’Israël – avec comme exemple de nombreuses entreprises de l’industrie des armes – dans le maintien et la légitimation des structures d’oppression.

    Deuxièmement, ce boycott est souvent présenté en termes de « démocratie israélienne à sauver. » Comme tel, il est centré sur le discours et le projet israélien, et le point de référence n’est ni les droits des Palestiniens comme stipulé par le droit international, ni une reconnaissance du fait qu’ils répondent à l’appel des Palestiniens. Une exception notable est le groupe israélien « Boycott from Within », qui approuve explicitement l’appel palestinien BDS et considère qu’il est le point de référence de base pour son programme de militantisme – comme exhorter les artistes et musiciens à pas se produire en Israël, soutenir un embargo militaire d’Israël, plaider pour différentes campagnes de désinvestissement, et beaucoup d’autres activités qui ciblent toutes les institutions israéliennes complices [de l’occupation].

    D’autres groupes israéliens, tels que la Coalition des Femmes pour la Paix, l’ICAHD, et d’autres encore ont également approuvé et appelé publiquement à soutenir l’appel palestinien pour le BDS. ML : Quelle est votre impression sur ce qui s’est passé avec la dernière flottille pour Gaza ? Certains commentateurs ont fait valoir que le « succès » de l’utilisation de soi-disant stratégies « non-violentes » par le gouvernement israélien pour faire pression sur d’autres gouvernements afin qu’ils stoppent la flottille avant qu’elle n’arrive près de Gaza, représente une défaite pour le mouvement montant de résistance non-violente, montrant que les Israéliens ont tiré les leçons du passé et sont maintenant en mesure de battre les militants à leur propre jeu.

    LT : Je ne suis pas d’accord avec cette évaluation. Je pense que le principal objectif de la flottille, qui a été de dénoncer, de résister, et de protester contre le siège illégal d’Israël sur la bande de Gaza, a été réalisé, malgré les efforts israéliens pour imposer des pressions extrêmes contre les gouvernements afin que ceux-ci empêchent les bateaux de prendre la mer. La réponse israéliennne ridicule à la récente campagne « Bienvenue en Palestine » a plus contribuer à faire connaître la campagne que si cette réponse n’avait pas existé.

    Vous avez raison dintégrer le mouvement de la flotille comme une partie du mouvement international pour isoler, dénoncer, et mettre la pression sur Israël pour qu’il respecte le droit international et mette fin à son système de colonisation, d’occupation et d’apartheid. Que ce mouvement – encore à ses débuts – ait gagné l’audience du monde entier est attesté par l’état de désarroi dans les cercles officiels israéliens et sionistes. Déjà, plusieurs conférences et documents stratégiques ont été lancés en Israël et à l’étranger pour contrer ce qui est vendu sous la « menace de délégitimation ». Si le BDS, les manifestations annuelles et qui se renforcent pour la Semaine contre l’apartheid israélien, et d’autres actions de résistance comme les vagues de flottilles étaient de simples nuisances, je doute que tant d’efforts soient dépensés juste pour un intérêt « académique » à leur égard. Les pratiques musclées de certains gouvernements peuvent avoir empêché les flottilles d’arriver à Gaza, mais la force du mouvement BDS – comme celle d’autres actions de solidarité – est qu’elle est construite sur des initiatives populaires ; celles-ci ne peuvent être aisément supprimées, malgré l’intimidation, les menaces et poursuites judiciaires, et les tactiques pour imposer le silence.

    Un mouvement qui grandit

    ML : : Il semble que de plus en plus de juifs de la diaspora et en Israël soutiennent le BDS, du moins son principe, même si, comme vous l’évoquiez, il peut y avoir une sérieuse différence entre ce qu’ils imaginent et ce que signifie réellement le BDS. Comment ce soutien croissant affecte-t-il le succès du BDS ? Pensez-vous qu’il pénètre davantage dans la société israélienne Et avez-vous remarqué des changements dans la manière dont le gouvernement israélien gère les manifestations non-violentes, l’an dernier par exemple, face au succès du mouvement ?

    LT : Mes commentaires sur le boycott israélien des colonies en Cisjordanie sont également valables dans ce contexte-ci. Je pense que la plupart des Israéliens sont bien loin d’être convaincus que le BDS est une stratégie efficace pour changer radicalement le statu quo, pour la bonne raison que la société israélienne n’est pas motivée pour changer le statu quo. Seule la pression, sous forme de diverses mesures BDS, peut faire bouger le corps politique israélien. Après tout, c’est la logique du BDS. Quant au traitement des protestations par le gouvernement et les militaires israéliens, il est évident qu’ils continuent à réaffirmer leurs tactiques sur le terrain face à l’escalade continue des protestations, émanant tant des partisans palestiniens et internationaux que des partisans israéliens. Le recours à la force est une constante depuis plusieurs décennies, cela n’a rien de nouveau. Pendant le première intifada, qui était une forme de résistance et de désobéissance civile, la réponse des militaires israéliens fut violente et meurtrière, tout comme elle l’est aujourd’hui. Le langage de la force ne sera pas abandonné. Après tout, c’est la logique d’une puissance coloniale. […]

    https://www.bdsfrance.org/pourquoi-boycotter-israel/

  • […]

    ML : : Pouvez-vous expliciter un peu plus ce que veulent les initiateurs du mouvement BDS lorsqu’ils décrivent les institutions ou les artistes/universitaires qui « servent Brand Israel ». Qu’est-ce que « Brand Israel » et quels intérêts sert cette campagne ?

    LT : « Brand Israel » est une campagne internationale lancée en 2005 par des agences gouvernementales israéliennes et par de grands groupes pro-israéliens dans le monde, avant tout aux Etats-Unis. C’est un effort vaste et diversifié, mais l’idée principale est de dépeindre et de promouvoir Israël sous les traits d’un pays normal pour le tourisme, la culture jeune, les plaisirs artistiques, les sports et tous les autres objectifs « normaux » et « civilisés ». Des agences de relations publiques ont joué un rôle important dans l’élaboration de l’image de marque israélienne. En outre, des consulats et ambassades ainsi que des organisations juives et sionistes (comme Hillel aux USA) sont activement engagés à l’étranger dans la promotion de l’art, des avancées scientifiques et d’autres « réussites » israéliennes. Les activités de promotion soulignent la modernité, la diversité et la vitalité de la « marque de fabrique » Israël.

    Je puis ajouter que l’écrivain israélien Yitzhak Laor a prouvé le parrainage officiel par Israël des activités de type « Brand Israël », et dévoilé une étiquette de prix : dans un article publié en 2008, il révélait que tout artiste israélien ou travailleur culturel acceptant un soutien financier du ministère des Affaires étrangères pour exposer ou se produire à l’étranger était obligé de signer un contrat stipulant qu’il ou elle « s’engage à agir loyalement, de manière responsable et sans relâche pour fournir au Ministère les services les plus hautement professionnels. Le fournisseur de services est conscient que l’objectif des services qui lui sont demandés est de promouvoir les intérêts politiques de l’Etat d’Israël via l’art et la culture, notamment en créant une image positive pour Israël ».

    Ceci révèle qu’à la lumière de la mauvaise presse faite à Israël ces dernières années, on a jugé nécessaire de s’assurer que les artistes et autres travailleurs culturels – sans doute à cause de leur réputation d’individualistes voire d’excentriques – sachent ce qu’on attend d’eux lorsqu’ils acceptent un soutien financier public pour leurs tournées à l’étranger. Ils sont supposés agir en tant qu’ambassadeurs culturels d’Israël, ce qui, en gros, veut dire qu’ils doivent faire l’apologie des politiques et des pratiques israéliennes qui oppriment les Palestiniens.

    ML : En ce qui concerne le boycott académique, si j’ai un étudiant qui a besoin de venir en Israël pour développer son hébreu afin de mieux comprendre la dynamique de l’occupation et ne peut y arriver que via divers programmes tels que Erasmus ou Education Abroad Program qui incluent des rapports avec des universités israéliennes, ou qui veut faire une recherche dans les archives israéliennes sur l’histoire de la région, ce qui implique d’être inscrit dans des universités israéliennes pour obtenir des accréditations, quelle est la position officielle de la PACBI à son égard ?

    LT : Les directives de la PACBI pour l’application du boycott académique qui s’appliquent aux universitaires et étudiants du monde entier sont claires : toute interaction avec les universités israéliennes, indépendamment du contenu ou de la forme (étudier sur place, accéder aux archives, donner cours, suivre une conférence, mener une recherche …) viole le boycott académique si la dite interaction exige un contact officiel avec l’institution. Cela peut inclure : accepter une invitation à suivre une conférence, s’inscrire à un cours, accepter un emploi ou accepter de diriger des séminaires ou de mener une recherche en étant affilié à ces institutions. Utiliser un service universitaire tel qu’une bibliothèque ne viole pas le boycott à proprement parler, sauf si on le fait dans le cadre d’une affiliation à l’université. Des schémas d’études institutionnelles à l’étranger, des activités de recherche menées dans le cadre d’accords de coopération institutionnelle – comme les différents programmes subventionnés par l’UE, tel Erasmus Mundus – violent le boycott. En ce qui concerne l’étude de l’hébreu je pense que les options internationales sont très larges ; la plupart des universités occidentales offrent des cours d’hébreu.

    De manière générale, on encourage les universitaires et étudiants consciencieux à se familiariser avec la logique et les objectifs du boycott et à respecter son esprit s’ils font face à des situations autres que celles évoquées ci-dessus. Depuis que des Palestiniens, notamment des universitaires et leur organe représentatif, la Fédération palestinienne des syndicats d’employés universitaires, ont appelé à un boycott académique, il est de la responsabilité des universitaires et étudiants consciencieux qui envisagent de visiter le pays à des fins de recherche ou d’études de se familiariser avec le contexte, ce qui implique de réfléchir sérieusement au sens de leur affiliation avec des universités israéliennes, à la lumière de l’appel au boycott.

    ML : Les critiques diraient que cette réponse donne explicitement priorité à la politique – si valable soit-elle – sur l’avancement des études. Pour des historiens, par exemple, il est impossible de produire des connaissances réellement nouvelles sans accéder aux archives. Pour des étudiants en histoire, leur diplôme dépend de leur accès aux archives. Si les archives sont contrôlées par l’Etat, le simple fait de s’en servir signifie-t-il qu’on est complice de l’Etat ?

    LT : Il ne s’agit pas de mettre la politique avant les études. Il s’agit d’appliquer les principes de l’éthique à la pratique des études. Aucune activité éducative ne se déroule dans le vide, et tout étudiant doit considérer les conséquences de ses stratégies de recherche dans le cursus de ses études. Le contrôle étatique sur certaines archives n’empêche pas nécessairement que l’on s’en serve, comme je l’ai indiqué précédemment ; d’habitude il suffit de présenter ses qualifications académiques pour y avoir accès. Il en va de même de l’utilisation des services médicaux israéliens ou de tout autre service public. La question essentielle est l’affiliation institutionnelle.

    Une source d’inspiration

    ML : Ces dernières années, peut-on tirer des leçons des « Printemps arabes » ou d’autres mobilisations de masse contre l’oppression en général, qui puissent informer voire aider le mouvement BDS et, plus largement, la résistance palestinienne ? Les événements des huit derniers mois sont-ils pour vous un motif d’espoir, ou bien la situation en Palestine est-elle trop différente – à la fois situation coloniale et lutte intérieure pour la démocratie au sein des sociétés israélienne et palestinienne -pour que ces autres mobilisations de masse aident vraiment les Palestiniens à tenir le coup, sinon comme source d’inspiration ?

    LT : L’esprit révolutionnaire qui a enflammé les arabes rendra sans doute la question palestinienne plus urgente qu’avant, tant dans les pays qui ont entamé le processus de transformation révolutionnaire que dans ceux où la lutte pour la liberté et la démocratie est toujours en cours. Après la tenue d’élections libres et non manipulées pour de nouveaux parlements en Egypte et en Tunisie ainsi que dans d’autres pays arabes, les nouveaux parlements devront rester attentifs aux vues du peuple – contrairement à ce qui a prévalu jusqu’à présent.

    On sait que la Palestine est une question arabe, ce qui implique un rejet largement étendu du rôle destructeur d’Israël dans la région. Les forces de la contre-révolution peuvent tenter de combattre le sentiment populaire, et il y aura de la contestation et des combats ininterrompus, mais les politiques des pays arabes ne seront pas les mêmes à présent que l’esprit révolutionnaire s’est emparé de l’imagination du peuple arabe.

    ML : Comment selon vous la montée du mouvement protestataire en Israël pour la « justice sociale » aura-il une incidence sur le mouvement BDS et plus généralement sur la résistance à l’occupation ? Spécialement la coïncidence entre les nouvelles manifestations en Israël le mois prochain et l’avancée majeure pour la reconnaissance de l’Etat palestinien à l’ONU, y a-t-il un espace où les Palestiniens puissent intervenir de manière significative dans le discours de protestation en Israël pour aider à le reformuler dans le sens d’objectifs plus larges ? Et si oui, quel rôle jouerait le BDS ?

    LT : Tout indique que le mouvement de protestation en Israël n’a rien à dire sur la justice envers les Palestiniens, soit en tant que citoyens soit en tant que peuple occupé. Le mouvement BDS palestinien ne s’adresse pas directement au public israélien pour le persuader ou en appeler à son sens de la justice. Ce n’est pas la logique du BDS. C’est aux forces politiques israéliennes de faire cette connexion et d’influencer leur public. Nous espérons que les Israéliens pro-BDS, quoique peu nombreux, s’y engageront au sein de leur société .

    https://www.bdsfrance.org/pourquoi-boycotter-israel/

  • BOYCOTT TOTAL de TOUS les trolls

    boycott de tous les nationalistes et de tous les ETATS :

    - boycott des nationalistes israelien-ne-s

    - boycott des nationalistes palestinien-ne-s

    - boycott des nationalistes belges

    - etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les racistes et racialistes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les suprémacismes

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les identitaires (et identitaristes )

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les fascistes, du sionisme, de l’islamisme etc ...

    BOYCOTT TOTAL de TOUS les capitalistes (et bourgeois-es )

    etc...

  • "Paroles juives contre le racisme" - L’Union juive française pour la paix (UJFP) sort une série de vidéos antiracistes

    Être antiraciste quand on est juif, cela ne signifie pas seulement combattre l’antisémitisme. C’est sans doute le message principal délivré par l’Union juive française pour la paix (UJFP) dans une série de vidéos disponibles sur la chaîne YouTube de l’association. Ces « Paroles juives contre le racisme » marquent le début d’une campagne dont l’objectif est « de lutter contre les stéréotypes concernant les juifs et entamer une réflexion autour de la construction d’un nouvel antiracisme », selon les responsables de l’association.

    Sous le regard du réalisateur franco-israélien Eyal Sivan, 35 militants de l’UJFP livrent des témoignages puissants et fédérateurs autour des questions de racismes en France. Déclinées en neuf pastilles interdépendantes, ces vidéos constituent un outil pédagogique. « Racisme d’État », « Hiérarchie des racismes ? », « Racisme et féminisme » : dans chaque thème, les intervenants livrent une vision humaniste et universelle du combat contre le racisme.

    Au-delà de l’universalité revendiquée de la lutte contre le racisme, les vidéos abordent d’autres sujets parfois tabous. « Critiquer Israël, sans être juif, amène automatiquement une accusation d’antisémitisme, il y a une forme d’omerta », regrette par exemple un intervenant pour qui « être antisioniste, c’est avant tout être anticolonial ». Car le thème hautement polémique « Antisémitisme et Sionisme » n’est évidemment pas esquivé. « Nous avons vu le ratage complet de la campagne de SOS Racisme et ça nous a donné envie de réaliser ces vidéos, en donnant la parole à nos militants pour mettre en lumière la diversité de leur trajectoire individuelle », explique le codirecteur de l’UJFP, Dominique Natanson.

    L’association entend présenter ce matériel dans les établissements scolaires, dans les quartiers populaires et « partout où se mène la lutte contre le racisme, contre les discriminations, contre les violences policières et le racisme d’État ».

    https://www.politis.fr/articles/2017/09/paroles-juives-contre-le-racisme-37665/

      • BOYCOTT TOTAL de TOUS les trolls

    boycott de tous les nationalistes et de tous les ETATS :

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  • SIONISME = NAZISME

    Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.

    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".

    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.

    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe. La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien. La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.

    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs. Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs. Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire. Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contresens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen. Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’il voulait libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.

    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale telle l’agression contre Gaza ou, il y a quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.

    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammée dans des pagodes bouddhistes. La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien. On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.

    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    Rudolf Bkouche

    membre de l’Union Juive Française pour la Paix

    http://la-feuille-de-chou.fr/archives/70206

  • L’islamo-gauchisme est l’attitude de militant-e-s gauchistes de pays dits "occidentaux", le plus souvent non musulman-e-s, qui pensent que parmi les religions, il faut réserver un sort particulier à la religion musulmane parce que ce serait plutôt celle des immigré-e-s et des opprimé-e-s à l’intérieur du monde impérialiste

    - - - - - l’islamo-gauchisme considère que d’un point de vue anti-impérialiste il y a donc une tactique particulière à adopter vis-à-vis des musulman-e-s en tant que musulman-e-s.

    Un islamo-gauchiste, c’est pour commencer un mec comme ce "trotskyste" américain qui en ce début janvier, alors que les cadavres des gens de Charlie-Hebdo n’étaient pas encore complètement refroidis, m’expliquait qu’il ne faut pas offenser les musulmans parce que c’est la religion des opprimé-e-s, et qu’il n’y a pas grand risque à s’en prendre à l’islam quand tu vis en France (sic).

    - On comprendra avec ce dernier argument qu’une fois qu’il a adopté sa posture, l’islamo-gauchiste est peu sensible au réel, qui ne l’affecte pas beaucoup.

    - Même le bruit assourdissant des kalachnikovs ne suffit pas à le réveiller, le sommeil de sa raison est visiblement trop profond.

    - Un islamo-gauchiste, on l’avait expérimenté quelques années plus tôt, c’est aussi celui ou celle qui trouve que le truc vachement progressiste à faire pour s’implanter dans les quartiers populaires, c’est de présenter une candidate voilée aux élections. Ce qui d’un point de vue marxiste est complètement aberrant, évidemment.

    Je dis : « d’un point de vue marxiste », parce que le problème de la candidate voilée du NPA, ce n’était pas pour moi qu’elle était candidate et voilée, c’était qu’elle était candidate voilée du NPA. Qu’une fille voilée siège dans un conseil municipal ou au Parlement n’est pas un problème en soi, c’est même une liberté fondamentale à respecter que de ne pas interdire aux électeurs de choisir qui ils veulent en fonction de considérations vestimentaro-spirituelles. Une candidate musulmane portant le voile doit avoir le droit de se présenter, de la même manière que Mélenchon a le droit de concourir tout en arborant un marqueur social comme le costume-cravate et en blablatant sur la franc-maçonnerie. A chacun ses arriérations et ses aberrations, en démocratie formelle c’est à l’électeur de décider, au final. Non, ce qui posait problème, c’était que le NPA présente comme incarnation physique de son programme encore vaguement marxiste une militante revêtue d’un symbole d’arriération religieuse et sexiste. Une fille voilée peut être candidate, évidemment, mais pas d’un parti marxiste d’extrême gauche, normalement. L’islamo-gauchisme, c’est aussi ce qui propose l’exception à cette règle a priori évidente.

    Bref, l’islamo-gauchisme, ça tourne en France en gros surtout autour de :

    la mouvance du PIR (Parti des Indigènes de la République)
    et d’une fraction du NPA (et de ses scissions type Ensemble !), notamment liée à la tradition du SWP britannique.

    En Grande-Bretagne, ce parti, le SWP, cherche ainsi consciemment des alliances avec des organisations religieuses musulmanes, et applique avec constance la désastreuse maxime campiste selon laquelle « les ennemis de mes ennemis sont mes amis ».

    Au passage, il faut remarquer un truc : un islamo-gauchiste français en 2015 n’est pas quelqu’un qui est à la fois musulman/islamiste et gauchiste, façon les Moudjahidin du Peuple iraniens. Quelqu’un dont le gauchisme s’appuierait sur l’Islam à la manière de la Théologie de la Libération chez les chrétiens. Ça serait ça, normalement, un « islamo-gauchiste » au vrai sens de l’expression. Mais ce n’est pas de ça dont on parle ici.

    - Non, à l’image de Pierre Tévanian, je pense, dans l’immense majorité des cas l’islamo-gauchiste est athée et ne croit absolument pas dans les sornettes religieuses qu’il valorise politiquement.

    - En vrai, presque toujours il est comme vous et moi, l’islamo-gauchiste, c’est-à-dire qu’il est athée ou au pire agnostique (s’il est un peu faux cul, ce dont je le soupçonne, pour tout dire). Mais je ne sais pas pourquoi, l’intellectuel islamo-gauchiste a l’air de croire que l’opprimé-e n’est pour sa part pas capable de s’émanciper des illusions religieuses, il doit penser que l’opprimé-e est intellectuellement déficient-e, je sais pas…. Pour tout dire, en plus de faux-cul, je le trouve très paternaliste, l’intellectuel islamo-gauchiste.

    [Note explicative : Pierre Tévanian est ce philosophe « critique » qui s’efforce d’expliquer que le problème de la gauche française c’est sa haine de la religion. Pour faire ça, il triture pathétiquement les textes marxistes pour essayer de leur faire dire l‘inverse de ce qu’ils disent pourtant très clairement. Voir :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/010413/la-haine-marxiste-de-la-religion-episode-i-marx-et-engels

    http://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/270713/la-haine-marxiste-de-la-religion-ii-les-heritiers-directs

    http://blogs.mediapart.fr/blog/germinal-pinalie/100613/les-mots-de-marx-sont-importants-sur-la-haine-de-la-religion-de-pierre-tevanian ]

    - Il se trouve que pas plus tard qu’hier nous venons d’avoir une nouvelle illustration de la posture islamo-gauchiste avec cet appel à un meeting commun contre l’« islamophobie », qui permet à plusieurs organisations de gauche - dont le NPA et Ensemble ! - de s’afficher en bien étrange compagnie :

    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/190215/meeting-contre-l-islamophobie-et-le-climat-de-guerre-securitaire

    - Que des organisations de gauche dire « radicale » tiennent tribune aux côtés des Indigènes de la République est déjà en soi un problème, mais on était habitué, on reste dans l’entre-soi gauchiste. Même si c’est déjà lamentable pour le NPA d‘avoir des activités communes avec les dingos racialistes du PIR, pour qui le monde ne se divise pas avant tout entre exploiteurs et exploités, mais entre « blancs » et « non-blancs » (d’où la récurrence dans leurs textes d’expression telles que « la gauche blanche » et autres concepts du même tonneau). On est aujourd’hui dans une situation politique très pénible où la conscience de classe est déjà à un niveau historiquement bas et où s’épanouissent tous les communautarisme qui corrodent les identités de classe, alors on n’a vraiment pas besoin que des gauchistes viennent souffler sur les braises de la division à l’intérieur de la classe ouvrière. Il y a déjà le FN pour faire très efficacement ce sale boulot, ce n’est pas la peine d’en rajouter, merci le PIR.

    - Mais là, les organisations de gauche qui ont signé cet appel à un meeting commun viennent de franchir un pas de plus, puisque dans la liste des appelants, il y a par exemple l’UOIF, l’ « Union des Organisations Islamiques de France ». Si c’est la montée de la dite « islamophobie » qui justifie pour elles de tenir meeting aux côtés de l’UOIF, pourquoi ces organisations de gauche ne pourraient-elles pas désormais tenir meeting commun contre l’antisémitisme aux côtés du CRIF ? Vraiment : pourquoi ?

    [Le premier qui me répond : « parce que c’est pas pareil, l’islam c’est la religion des dominés », je lui demande si le judaïsme c’est la religion des banquiers et des médias…]

    On remarque dans cet appel que le NPA a l’air quand même un peu gêné aux entournures de sa signature, puisqu’il a pris soin, chose rare, de l’assortir d’une petite explication alambiquée entre parenthèses :

    ("sur la base de l’appel contre l’union sacrée")

    La NPA signe ainsi un appel aux côtés de religieux réactionnaires sur la base d’une idée et d’une expression qui ne figurent pas dans le texte de l’appel. Voilà qui va certainement rendre sa politique plus lisible.

    - Je ne sais pas si à la tribune du meeting le représentant du NPA sera placé à côté de celui de l’UOIF, mais si c’est le cas ils auront plein de choses intéressantes à discuter entre eux, comme l’appel de l’UOIF à participer aux manifs anti-mariages pour tous ou bien encore ses positions sur l’avortement et les droits des femmes :

    http://www.saphirnews.com/Mariage-pour-tous-l-UOIF-appelle-a-manifester_a16422.html

    http://temoignagechretien.fr/articles/religion-france/feminisme-version-uoif

    Concluons ce petit billet par une petite image qui en dit plus que longs discours, et jetons un œil sur le site de la LCR belge, organisation cousine de la LCR/NPA en France. Comme ces « trotskystes »- là sont funs et modernes, ils ont dans le décor de leur site affublé Marx d’un casque de chantier. OK, pourquoi pas.

    Mais qui est-ce qu’ils ont placé à côté de Marx pour que l’internaute puisse bien identifier politiquement les rédacteurs du site en question ?

    http://www.lcr-lagauche.org/

    Quand le fin du fin de la rebellitude post-moderne est l’image iconique d’une fille qui porte un signe religieux et sexiste de soumission (à Dieu ou à son mari peu importe), on se dit qu’on a atteint le fond du fond.

    https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/200215/essai-didentification-de-lislamo-gauchisme

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