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Contre la loi anti-squat - Poésie et Manifs !
posté le 21/10/17 par Editions Le Mot-Lame Mots-clés  art  logement / squats / urbanisme  luttes sociales  répression / contrôle social 

Les quelques derniers événements publics organisés par notre maison d’édition ont eu lieu dans des occupations précaires réinvesties en espaces culturels autonomes. Il y a deux semaines la législation belge validait une loi qui va incriminer les ouvreurs et occupants de squats que nous sommes et continuerons d’être. Deux semaines après le vote de la loi, concertations, réunions, sensibilisations et manifestations sauvages : l’heure est aux actions certaines et à la contestation effective des textes de loi incriminant nos initiatives citoyennes sans tenir compte des réalités sociales.

Après la loi et les expulsions : le débat.

Hier à Bruxelles, diverses associations militantes pour l’existence du squat étaient invitées à prendre part à un débat parmi bourgmestres et acteurs sociaux exerçant dans la ville, autorités compétentes et consorts. Ledit débat initié par la FGTB s’est tenu en présence de Vincent De Wolf, bourgmestre d’Etterbeek et député MR bruxellois, l’un des partis signataire de la loi « anti-squat ».

La loi de la démesure.

Invité à nous faire connaitre les dessous de cette législation absurde, l’intervenant du MR nous a lui-même avoué la propension démesurée de ce texte de loi. Initialement, le projet anti-squat trouverait sa genèse des suites d’une affaire d’occupation illégale en région de Gand.

À Gand, une maison qui était habitée, selon ses propriétaires, a été cambriolée. Suite à cela, elle a été clandestinement sous-louée à une famille sans abri. Les médias et les politiciens ont tout de suite sauté sur cette occasion pour essayer de décrédibiliser le mouvement des squats sous toutes ses facettes.

On a tapé à côté.

De l’aveu de Vincent De Wolf, le projet de loi tel qu’il fut voté par Theo Francken (N-VA) englobe de façon très grossière les propriétaires qui s’absentent un peu trop longtemps de leur habitation et les multi-propriétaires qui n’y habitent jamais. Les uns se voient réquisitionner leurs habitations durant leurs vacances tandis que les autres se font squatter des hectares d’occupations inutilisées par une population qui revendique son droit au logement : nuance. Et pourtant, le projet de loi signé par la NVA il y a deux semaines prévoit d’incriminer les occupants et de les traîner au pénal comme si les occupations vides étaient cambriolés par les squatteurs.


Alors, la rue ou la prison ?

Avant l’anti-squat, occuper un bâtiment vide n’était pas spécialement illégal au regard de la constitution. Après constat d’occupation, le propriétaire s’en remettait au juge de paix pour expulser les squatteurs par le biais d’une procédure civile. Hors dégradation, il n’y avait pas de procès. Dans le meilleur des cas : les occupants négociaient un bail d’occupation précaire moyennant un loyer minimum pour ne pas se retrouver à la rue ou pour continuer à faire vivre un lieu abandonné en y tenant une activité culturelle. Depuis, l’anti-squat la constitution autorise aux propriétaires d’expulser les occupants sans préavis, lesquels se voient trainer devant le juge pénal et encourent amendes et incarcération pour occupation illégale d’une propriété publique ou privée.

Au mois d’octobre, un mois avant le plan hivernal cette mesure va jeter à la rue les 14 % de personnes sans logis vivant dans des hébergements d’urgence selon les statistiques avancées par la STRADA pour l’année 2017. Qui plus est ce projet va sérieusement travailler à segmenter le tissu social là où des initiatives citoyennes œuvraient à s’organiser de façon autonome pour rendre possible des projets artistiques alternatifs ou contre-culturels loin des institutions subsidiées par l’empire.

La contestation !

Ce mercredi 1er novembre, nous rejoindrons les associations militantes que nous soutenons et les espaces alternatifs qui nous ont accueillis pour la défense du droit au logement et d’une culture libre. Faisons savoir aux incompétents qui nous gouvernent que des vies se jouent derrière les lois qu’ils amendent et que ces vies feront obstacle à la radicalisation du gouvernement par tous les moyens nécessaires.

Le lieu de départ de la manifestation reste à déterminer. L’heure et la date sont fixées au mercredi 1er novembre à 18h. Restez connectés à nos réseaux pour plus d’infos. https://bxl.demosphere.eu/rv/12968


posté le 21 octobre 2017  par Editions Le Mot-Lame  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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