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Article refusé par les modérateurs
Raison du refus :
troll
Pour Alain Finkielkraut, #balancetonporc n’est qu’une excuse pour “noyer le poisson de l’islam” ...
posté le 24/11/17 Mots-clés  antifa 

… Et explique que “Mediapart n’est pas un site d’information, c’est une secte fanatique”…

Alain Finkielkraut a donné lundi 21 novembre un entretien au FigaroVox, et en bon philosophe, il a délivré quelques leçons de vivre-ensemble, d’empathie et de pondération. Il est ainsi revenu sur le hashtag #balancetonporc et sur la libération de la parole des victimes d’agression sexuelle après l’affaire Weinstein. Il explique ainsi aux personnes agressées qu’elles ne devraient pas parler, ou en tout cas pas comme ça :

“J’ai eu un haut-le-cœur. On nous tympanise jour et nuit avec les valeurs, or le mot de ‘balance’ et la pratique qu’il induit sont contraires à toutes les valeurs de la civilisation. La fin ne justifie pas les moyens, l’émancipation ne saurait en passer par la délation.”
Mais pour lui, ce hashtag, et les différentes affaires de harcèlement sexuel qui ont impliqué un ancien président du MJS, des députés, le directeur de la rédaction de LCI, Tariq Ramadan, et plusieurs acteurs et réalisateurs comme Kevin Spacey, Ed Westwick, Louis C.K., ne sont pas arrivés par hasard. Même si le mot de complot n’est pas prononcé, on comprend à la lecture de l’entretien d’Alain Finkielkraut qu’il y avait un but caché derrière tous ces récits :

“L’un des objectifs de la campagne #balancetonporc était de noyer le poisson de l’islam : oubliée Cologne, oubliée la Chapelle Pajol… et puis patatras, les noyeurs de poisson attrapent, bien malgré eux, un très gros poisson islamiste : #Tariqramadan”

Il décide aussi de rendre hommage au site d’Edwy Plenel :

“Mediapart n’est pas un site d’information, c’est une secte fanatique et d’autant plus méchante que rien jamais n’entame la bonne conscience antiraciste de ses membres.”

Alain Finkielkraut n’oublie pas non plus les féministes, et explique qu’actuellement avec la PMA “la disparition de l’homme devient un droit de la femme” et se demande, au premier degré, “est-il encore sérieux de parler d’ordre patriarcal” ?

Evidemment, sur les réseaux sociaux, les propos du philosophe ont été tournés en dérision. Sûrement parce qu’il est impossible de prendre ça au sérieux.


posté le 24 novembre 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • https://collectiflieuxcommuns.fr/689-islamisme-islamophobie-islamo

    Partons effectivement de la question de la passivité d’une grande partie du dit « peuple de gauche », du mutisme face à cette extrême droite musulmane qui remplit tous les critères de ce terme, comme l’exposé précédent les a précisés, et même bien plus que nos droites nationales en France — les néo-nazis, les monarchistes et les croisés sont ici encore vraiment minoritaires — mais qui retiennent toute l’attention.

    Alors pourquoi tant de silence, de gêne, pourquoi aussi peu de réactions ? C’est une question centrale parce qu’une telle attitude ouvre évidemment un boulevard à tous les amalgames et toutes les réactions xénophobes — nous y reviendrons à la fin.

    Pour comprendre cette paralysie critique vis-à-vis de l’islamisme, il peut-être intéressant d’aller voir ceux qui y sont favorables, ou au moins très complaisants : leur discours concentre ce qui est plus diffus ailleurs, ils disent plus clairement et distinctement ce qui se pense plus discrètement sous d’autres cieux.

    Un terme vient alors à l’esprit, celui d’islamo-gauchisme.

    Il est évidemment très polémique.

    Il est sujet à caution d’abord parce que l’expression de gauchiste n’est pas très précise : Ce serait quelqu’un d’apparenté à une famille politique issue du ou plutôt des marxismes qui ont marqué le XXe siècle, parce qu’il y en a eu quand même une sacrée flopée. On va me dire qu’il y a aussi pas mal de pseudo-libertaires ou d’anarchistes ou encore de féministes qui sont concernés, mais comme on le verra, ils ont adopté de facto et depuis longtemps les grands schémas marxistoïdes qui fondent le camp de la religion du progrès, c’est-à-dire, globalement la « gauche » [1].

    Quant au préfixe islamo-, pas très précis non plus, ce serait l’association entre une approche gauchiste et l’islam, sous la forme de la complaisance d’un gauchiste vis-à-vis de l’islam et de tout ce qui s’y rapporte ou, à l’inverse, d’un islamiste qui gauchirait son discours. Bref ce terme descriptif, qui a déjà près de dix ans, recouvre quand même une sacrée réalité et à ce titre, en attendant mieux, nous l’utiliserons, puisqu’il permet de cerner cette mouvance protéiforme qui prétend combattre l’Occident en essayant de s’allier l’héritage des combats anticapitalistes et la guerre actuelle des islamistes plus ou moins soft.

    Bien sûr, c’est un courant confus et épars mais tout à fait tangible qui a eu son heure de gloire au moment de l’altermondialisme, après le 11 septembre et les réactions américaines, mais qui se maintient aujourd’hui largement, même si depuis le naufrage des soulèvements arabes, il a du mal à assurer une apparence de cohérence — mais on verra que c’est le cadet de ses soucis, puisque le but final est de brouiller les cartes.

    Qui sont les islamo-gauchistes ?

    Cette complaisance intellectualisée pour l’islam ou même l’islamisme, qu’il s’agisse de l’islamisme passif ou même actif, on la rencontre très explicitement dans un tout petit noyau.

    Il y a d’un côté les islamistes plus ou moins déclarés,
    - les Tariq Ramadan,
    - les Houria Boutelja et consorts
    - des Indigènes de la République,
    - des imams officiels ou autoproclamés, etc.
    qui ont compris que des gauchistes pouvaient leur être tactiquement utiles.

    De l’autre côté, on trouve tous ces gauchistes qui les entourent et leur servent la soupe. Je pense entre autres à
    - Pierre Tevanian (+Sylvie Tissot),
    - Alain Gresh,
    - Christine Delphy, etc.,
    qui veulent voir plus ou moins confusément dans l’islam et l’islamisme un support à la critique de l’Occident.

    C’est donc, je l’ai dit, un tout petit noyau qui devrait être une curiosité ethnologique, mais il concentre et explicite une posture, un prêt-à-penser, qu’on rencontre ailleurs sous forme de cercles concentriques. Ce discours-là est donc présent de manière diffuse dans des milieux tout de même plus respectables comme
    - Le Monde Diplomatique,
    - l’émission de radio « Là-bas si j’y suis »,
    - médiapart etc.

    C’est bien sûr dans certains cercles « pro-palestiniens » qu’on retrouve le mieux ce salmigondis d’anti-impérialisme et d’éloge (des islamistes) du Hamas, voire du Hezbollah, mais on croise ces réflexes un peu partout : par exemple dans notre brochure, nous ferraillons contre un gauchiste qui reprend ces thèses en vrac, sans en être convaincu lui-même, mais qui ne semble pas pouvoir les réfuter tout seul. Cette posture « à gauche », plus importante qu’on ne le pense, n’est pas un hasard puisque ce discours islamo-gauchiste joue justement sur les catégories historiques de la « pensée » de « Gauche », comme on va le voir. Il est donc assez facile à repérer dès qu’on en a la clef.

    Et puis, il y a tous ceux, très nombreux, pour qui tout cela semble apparaître comme un point aveugle, qui passent la chose sous un silence plus ou moins complice ou procèdent par omissions spécifiques, sous-entendus ou ironie. Ils ne cessent d’excuser, de dédouaner, de minimiser l’extrême droite musulmane, quand ils en reconnaissent l’existence, alors même qu’ils sont extrêmement sourcilleux concernant l’extrême droite française ou tout simplement la droite [2].

    - Les principales victimes, si j’ose dire, ce sont les milieux dits « antifascistes » qui sont absolument aveugles à cette extrême droite musulmane et totalement muets à son endroit, du moins de ce que j’en sais.

    J’en ai vu dernièrement, par exemple, défiler dans ma ville de banlieue populaire en criant « Pas de fachos dans nos quartiers ! », etc. Évidemment, les fachos ne sont pas dans ces quartiers-là, et sûrement pas dans le mien, et à peine dans ses urnes. Par contre des barbus et autres porteurs de qamis il y en a, en tenue de djihadistes, et à tire-larigot. Là, la contradiction est criante, quand même, mais il est impossible de le leur faire comprendre, la question ne sera pas posée, même lorsque des femmes en burqa passent en riant devant la banderole... Ces militants, qui se proclament pour l’égalité des sexes, pour la liberté des homosexuels, contre les discriminations et le capitalisme, etc., mettent l’islamisme de quartier hors de cause, même lorsqu’il fait des morts. Tout cela interroge fortement, et notamment nos copains tunisiens qui ne comprennent pas pourquoi une telle complaisance, qui serait facilement explicable en terre musulmane, parce que ce phénomène d’islamo-gauchisme est très répandu chez eux comme le montre l’interview d’eux dans notre brochure 19, mais qui leur paraît incroyable en France, terre de combats antireligieux.

    Alors avant d’aborder le pourquoi, de proposer une explication, je vais me demander comment ils procèdent, quels sont les arguments utilisés.

    Il y a ainsi un certain nombre de lieux communs que je vais passer en revue. « Lieux Communs », c’est aussi le nom de notre collectif, et c’est lié au fait que nous pensons qu’il y a une quantité hallucinante de lieux communs qu’il y aurait à pulvériser, et parallèlement qu’il y a aussi beaucoup de lieux communs que nous voudrions instaurer, ou du moins des banalités de base sans lesquelles on ne peut pas penser le monde actuel — l’exposé qui m’a précédé en relève, ça a été dit. Je vais donc parler des lieux communs que nous voudrions pulvériser, les absurdités qui surgissent immanquablement dès qu’il est question d’islamisme, pour le diminuer, le justifier, l’excuser, ou le dénier tout simplement.

    Les lieux communs de la tolérance à l’islamisme

      • 1) Premièrement, l’islamisme serait peu ou prou une pratique traditionnelle, et qui mériterait donc le respect. C’est évidemment une absurdité totale, puisque l’islamisme contemporain est un regain tout à fait récent à l’échelle de l’histoire. Il y a seulement trente ans, les voiles traditionnels étaient extrêmement rares dans la rue, et c’était le propre des femmes âgées ou débarquées du bled. Aujourd’hui, ce sont des voiles islamiques, devenus une pratique offensive et tout à fait banale, par exemple ici chez des immigrées de deuxième ou troisième génération, mais cette évolution est visible y compris et surtout dans la plupart des pays musulmans. La chose est aussi évidente au niveau géopolitique : le conflit israélo-palestinien n’avait rien de religieux il y a quelques décennies et aujourd’hui le choix est entre le Hamas et Tsahal — bon courage. Bon, l’exposé précédent a été clair, je ne vais pas m’étendre là-dessus : l’islamisme, s’il appartient en propre à la culture arabo-musulmane, n’a rien d’une tradition, encore moins respectable, et c’est d’ailleurs un argument extrêmement suspect sur lequel nous reviendrons — à cette aune, il faudrait considérer le fascisme comme une honorable tradition italienne. Et quand bien même le serait-ce, la tradition n’a rien de sacré à nos yeux.
      • 2) Deuxième lieu commun — ce ne sont que des exemples et je n’en passe que quelques-uns en revue : l’islamisme se réduirait finalement à quelques excès marginaux tout à fait secondaires de la religion, ces courants seraient des passades qui ne dureraient qu’un temps, bref des épiphénomènes qu’il ne faudrait pas monter en épingle. On pouvait dire ça en étant mal renseigné dans les années 80, mais aujourd’hui malheureusement, il faut admettre que ce sont des dynamiques de fond. Rien qu’en France, il faut au moins remonter jusqu’à Khaled Kelkal et les attentats du GIA, les jeux politiques iraniens via le Hezbollah autour des otages au Liban, ou à la première question du voile, en 1989, ou encore aux fatwas contre Salman Rushdie, etc. Même période temporelle pour l’assassinat de Sadate en Égypte, la formation au Djihad dans l’Afghanistan soviétique ou l’instauration de la république islamique d’Iran. Et tout cela découle d’un réveil dans les années 70... Non, ça ne date pas d’hier. Par ailleurs, on parle d’un phénomène, d’une guerre à l’échelle continentale comme l’a été la guerre froide, qui concerne directement près d’un milliard de personnes, dans des régions aussi séparées que le Soudan, le Pakistan, l’Inde, le Maroc ou l’Indonésie. Sans parler des territoires européens. C’est donc un phénomène de fond, une dynamique civilisationnelle qui doit interroger. Est-ce que cela va continuer ou s’arrêter, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire, c’est que c’est un phénomène de fond qui n’a plus rien de marginal.
      • 3) Troisième argument, troisième lieu commun, tout cela serait des conséquences normales de situations très difficiles que vivraient les pays arabes ou les musulmans en général. C’est un discours victimaire qui fait florès mais qui est aussi une absurdité, et d’abord parce que l’islamisme est un phénomène postcolonial ; il se déploie après les décolonisations et non pas durant le colonialisme. Les luttes d’indépendance ne sont pas du tout le fait d’islamistes ou en tout cas leur rôle était complètement secondaire : ce n’est pas au nom de l’islam que le peuple algérien réclamait et a gagné son indépendance, pas plus que la Tunisie, etc. Le « chaos algérien » est arrivé près d’une génération après... D’autre part, les immigrés de ces pays qui sont arrivés en France dans les années 50 et 60 ont vécu dans des bidonvilles dans des conditions totalement honteuses, et il n’y avait nulle trace d’islamisme chez eux. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisqu’on parle même des « bobars », les « bobos » barbus. C’est même le phénomène inverse, puisqu’on voit aujourd’hui en France des Arabes ou des musulmans membres du gouvernement, journalistes, artistes, chercheurs, humoristes, PDG, profs, cadres, écrivains... et que les États islamistes sont parmi les plus riches du monde. L’extrême droite musulmane est un fait qui concerne aujourd’hui toutes les catégories sociales et n’est pas du tout le fait des plus pauvres ou des plus discriminés : c’est ce que montre concrètement l’impossibilité du « profilage » des terroristes. Au niveau géopolitique, cela se vérifie aussi : l’islamisme est bien installé en Turquie, qui n’a pas été colonisée, et on ne voit aucun extrémisme religieux dans l’ex-Indochine française, ou dans l’ex-Congo Belge, où le colonialisme a été particulièrement ravageur. Enfin, si la souffrance sociale débouchait nécessairement sur l’intégrisme, nous ne serions pas là à nous réclamer d’un mouvement ouvrier, qui était, lui, vraiment en haillons et qui a institué pour la première fois la séparation de l’Église et de l’État pendant la Commune de Paris. Bref, c’est un argument purement victimaire, particulièrement étrange venant de gens très souvent anti-sionistes puisque cette posture victime / bourreau est caractéristique de la défense d’Israël...
      • 4) Quatrième lieu commun, l’islamisme serait le simple produit de jeux politico-médiatiques de l’Occident, la créature des manigances et manipulations du Frankenstein américano-européen. Bien sûr que non : lorsqu’on prend du recul, c’est un fait historique propre, intrinsèque à l’aire arabo-islamique comme le montre l’exposé précédent. À penser de la sorte, on réduit les trois quarts des populations mondiales au rôle de pions irresponsables et demeurés, sans initiatives, jugements ou capacités de réaction. Alors, bien évidemment, les États-Unis, la Russie, les grandes puissances jouent un jeu d’échecs mondial depuis qu’elles existent, c’est le principe immémorial de toute politique, y compris les forces encore subalternes, comme l’Arabie saoudite, ou l’Iran, le Pakistan, etc. Il y a manipulations mutuelles incessantes, qui peuvent se retourner à terme contre l’instigateur. Et puis les luttes de décolonisation, par exemple, étaient en partie épaulées par le bloc de l’Est — ce n’est pas pour ça que l’on va les renier… L’offensive lancée par Ben Laden est elle-même une énorme manipulation qui vise à séparer en Occident les populations arabes immigrées des autochtones — et c’est en train de marcher... Donc sans aucun angélisme, il est impossible de réduire l’islamisme au rôle de la CIA à moins de tomber dans la paranoïa. Quant au jeu des médias français, je n’ai rien lu de convaincant sur le sujet. Le jeu de l’oligarchie locale serait plutôt de laisser s’installer un chaos social stérile, un éclatement du corps social qu’elle pourra facilement surplomber.
      • 5) Cinquième et dernier argument que je prends en compte : l’islamisme n’aurait rien à voir avec l’islam, il y aurait une distance incommensurable, un fossé infranchissable entre la religion mahométane et l’extrême droite islamique. Alors là, vous comprenez immédiatement que c’est en contradiction flagrante avec le premier lieu commun, même si on passe très facilement de l’un à l’autre... C’est évidemment faux : l’islamisme se nourrit du terreau de l’islam exactement comme l’intégrisme catholique naît du catholicisme. Lorsqu’il y a viol, n’importe où, je me sens concerné en tant qu’homme. Le viol interroge la culture masculine, c’est une évidence : il y a un continuum entre cette monstruosité et la banalité du quotidien. Dans le même ordre d’idée, le colonialisme est un fait qui pèse dans l’histoire de la France, c’est un fait qui constitue un pan important de sa culture, et que tout Français, y compris naturalisé, porte en lui, qu’il le veuille ou non. Il y a ici encore un continuum entre le colonialisme et l’universalisme des Lumières, qui demande à être interrogé, qui l’est largement, même si ce n’est pas la même chose, bien entendu. On pourrait continuer : depuis l’après-guerre, le nationalisme ne peut plus être pensé comme au XIXe siècle et interroge tout patriotisme, et le communisme est désormais un mot dégoulinant de sang qui doit faire douter tous les marxistes. Alors oui, évidemment, tout musulman a à se positionner vis-à-vis des monstruosités qui se font au nom de la croyance qu’il a choisie, et l’islamisme interroge profondément l’islam et devrait profondément interroger ses adeptes. Ce n’est pas le cas, c’est même le contraire qui se passe, il y a surenchère et c’est absolument dramatique. J’en reparlerai à la fin.

    https://collectiflieuxcommuns.fr/689-islamisme-islamophobie-islamo

  • Pourquoi les « anti-racialisateurs » (et aussi celleux qui les soutiennent) font partie du problème... et non de la solution

    Depuis plus d’un an une campagne politique acharnée et réactionnaire est menée par les « anti-racialisateurs ». Diffusion de textes, brochures, émission de radio, collage, perturbations.

    Ielles ont la prétention (et le culot) de se présenter en fins connaisseurs des mouvements politiques qui luttent contre le racisme et comme si ces questions politiques leurs tenaient vraiment à cœur.

    S’autoproclamant comme les vrais révolutionnaires et les vrais anti-racistes, ielles sont parties en croisade pour défendre la pureté de l’idée révolutionnaire contre l’ « idéologie racialiste » (qu’ielles ont inventé de toute pièce), qui serait en train de s’infiltrer dans « les organisations et milieux politiques qui vont de l’extrême gauche jusqu’aux libertaires ».

    Cette prétendue « idéologie » n’apporterait que du confusionnisme et serait le symptôme de la perte de perspectives révolutionnaires. Elle ferait infiltrer dans ces milieux des idées racistes (camouflées en progressistes), à travers l’utilisation de mots et catégories qui viennent du pouvoir (« race ») ou de leurs dérivés (comme « racisé-e », etc), et qu’on devrait donc rejeter en bloc si on est des vrais.
    Ielles essaient de nous faire croire que toutes les personnes qui utilisent ces mots sont pareilles et défendent le même discours. Elles sont toutes racistes. Des ennemies à combattre et à éliminer des milieux qui se veulent révolutionnaires.

    Mais tout n’est pas perdu, vu qu’ielles sont arrivées pour sauver et pour défendre ces milieux !
    Alors vite, il faut faire comprendre à tout le monde qu’à cet endroit-là se situerait le point de rupture, autour duquel il y a urgence à se positionner, pour se donner la possibilité de rouvrir des vraies perspectives révolutionnaires.

    Sans blague ?! Merci de nous protéger de ce grand danger, tout en essayant de nous apprendre la vie et la révolution. Bien essayé, mais raté.

    S’ielles connaissaient vraiment les mouvements anti-racistes et décoloniaux et s’ielles s’intéressaient vraiment aux différents systèmes d’oppression, ielles sauraient sans doute que des débats et des questionnements existent déjà autour de l’utilisation de mots créés par le pouvoir pour parler du racisme structurel et pour analyser l’oppression qui va avec. Ielles sauraient aussi que des débats existent depuis des années dans certains milieux féministes sur l’équilibre à trouver entre la volonté de mettre fin aux oppressions et la volonté de nommer et d’analyser ces mêmes oppressions ; sur comment dépasser les catégories créés par le pouvoir (qui participent à entretenir les oppressions), tout en prenant en compte le fait que ces mêmes catégories permettent aussi de nommer et d’analyser ces oppressions. Parce que ça ne suffit pas de ne plus en vouloir et de ne plus les utiliser pour que ça fasse disparaître les effets et les conséquences concrètes qu’elles produisent dans la réalité.

    Alors pas la peine de faire les messies qui apporteraient la bonne parole pour éclairer les pensées.
    Personne vous a attendu-es pour réfléchir à ces questions. Et surtout, personne n’a besoin de votre avis ni de votre validation.

    Ceci dit, je crois qu’il y a une différence fondamentale entre complexifier ou critiquer certaines applications des grilles d’analyse des oppressions et dominations, tout en voyant et en comprenant l’importance et la valeur de leurs apports, et le faire, à l’inverse, avec l’objectif de s’attaquer à ces grilles d’analyse dans leur totalité, pour les rejeter en bloc. Et c’est justement là qui se trouve le cœur du problème.

    En effet, le problème politique le plus important par rapport aux « anti-racialisateurs » n’est pas leur ignorance autour de toutes ces questions, mais leurs intentions politiques.
    C’est certes très désagréable et malvenu quand, en connaissant très mal ce dont elles parlent, ces personnes se sentent légitime non seulement de pondre des pages et de pages, faire des émissions de radio, des affiches, ect. Et, en plus, de le faire d’une manière super arrogante et méprisante.
    Mais, qui plus est, ielles vont jusqu’à traiter de « racistes » toutes les personnes qui, pour lutter contre le racisme structurel, essaient d’analyser et de critiquer la « race » comme une construction sociale utilisée pour hiérarchiser les individues sur la base de marqueurs physiques/biologiques et/ou ethno-culturels.

    À grands coups d’amalgames absurdes, de déformations des discours des autres, de raccourcis réducteurs, les « anti-racialisateurs » mettent dans le même sac toutes les personnes qui utilisent le mot « race ». De l’extrême droite au PIR, de la gauche anti-raciste aux mouvements dé-coloniaux, c’est toutes les mêmes. Aucune différence dans les idées, les analyses, les discours portés, les perspectives. Face à autant de confusionnisme, de manipulations et de mauvaise fois, on ne peut pas ne pas comprendre que leurs intérêts et intentions politiques sont toutes autres que celles qu’ielles affichent.

    Il ne faut pas être dupes. Leurs crachats confusionnistes ne visent pas à s’attaquer au racisme, qu’ielles n’utilisent, en bon politicien, que pour redorer leur pilule. Ielles sont, en réalité, en train de s’attaquer à certaines visions politiques auxquelles ielles font parfois allusion mais qu’ielles ne nomment jamais explicitement.

    Ce que les « anti-racialisateurs » sont en train de faire, c’est s’attaquer aux visions et analyses politiques qui, depuis des décennies, essaient de politiser toutes les sphères de la vie et du quotidien pour montrer que les rapports d’oppression et de domination ne se réduisent pas au seul champ économique, ni sont seulement véhiculés par l’État. Ielles sont en train de s’attaquer aux analyses qui considèrent ces rapports d’oppression et de domination comme quelque chose qui traverse tout le monde, que certaines personnes subissent en même temps que d’autre en bénéficient.

    Par la même occasion, ils s’attaquent donc aussi aux implications politiques de ces analyses : comme le fait que les « ennemis » ne sont pas seulement les bourgeois, ni seulement « les autres », les caricatures du raciste ou du macho ; comme le fait que les milieux soi-disant révolutionnaires ne sont pas en dehors de la société mais qu’ils sont aussi traversés par tout ça ; comme l’idée que c’est aux opprimé-es, en tant que groupe social, de définir l’oppression qu’ielles subissent (et donc aussi décider de comment en parler) ; comme le fait que la non-mixité soit pensée comme un outil politique d’émancipation (sans oublier que ça relève tout simplement d’une logique autoritaire de se permettre de dire à d’autres comment ielles devraient s’organiser pour lutter).

    Ces analyses sont des apports des luttes de libération et d’émancipation menées par des opprimé-es, qui ont dû se battre depuis des décennies (et ça continue encore) au sein des milieux révolutionnaires pour que leurs réalités et leurs vécus d’oppressions soient pris en compte comme quelque chose qui existe, qui est politique et qui a autant d’importance que les effets du capitalisme et de l’État. Comme une condition pour pouvoir exister entièrement dans ces mouvements révolutionnaires.
    Ces luttes ont permis de prendre conscience et de mettre en lumière l’existence de ces oppressions, c’est à dire de voir l’oppression là où on ne la voyait pas avant, parce qu’on considérait l’état des choses comme normale, comme relevant de l’ordre naturel.

    L’offensive des « anti-racialisateurs » n’est dans le fond rien de nouveau ni de très original, vu qu’elle n’est rien d’autre qu’un mouvement de « réaction », dans le sens de conservateur et réactionnaire, à l’émergence, à l’existence et au renforcement de ces visions politiques et de leurs implications. Pour ne pas devoir voir ni prendre ses responsabilités dans ces autres systèmes de dominations. Ou, pour certain-es, pour pouvoir continuer à bénéficier de ses privilèges sans avoir à se remettre en question et sans qu’on les fasse chier.

    Alors non, ce qui est en train de se jouer n’est pas un débat, tout comme ce n’est pas une guerre de chapelle ou une bataille pour l’hégémonie. C’est insultant de voir les choses de cette manière.
    Parce que vouloir nier ces oppressions, leurs effets et leurs implications, ou remettre à nouveau en question leur portée politique, n’est pas juste une opinion, mais participe pleinement de l’oppression elle-même.

    C’est pour tout cela que je considère qu’il faut réagir à leur offensive et ne pas laisser de place aux idées réactionnaires qu’ielles essaient de diffuser.
    Depuis quand, pour les révolutionnaires, tout serait discutable et entendable ?
    Non, la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords n’était pas un débat, mais la dernière étape de leur campagne politique nauséabonde.

    Face à ces crachats insultants et méprisants qui véhiculent des idées à vomir et qui puent le moisi, ça me paraît donc tout à fait compréhensible et souhaitable que des gentes décident de ne pas laisser passer cet énième affront.

    C’est pour tout cela que je comprends très bien la colère des personnes racisé-es qui sont venues à Mille Bâbords pour empêcher que la soirée ait lieu. Comme celle des autres personnes (dont je fais partie) venues pour s’opposer à ce pseudo-débat ou qui essaient de différentes manières de leur barrer le chemin.

    C’est pour tout cela que je ne soutiendrai jamais les lieux et les espaces, physiques ou virtuels, qui permettent une existence et une visibilité à ces discours gerbants.
    Parce qu’en faisant cela, ielles cautionnent ces discours. Parce qu’en faisant cela, ielles deviennent une partie du problème et non de la solution.

    Plutôt que de jouer les victimes de violences incompréhensibles et de vous étonner naïvement que des conséquences vous tombent dessus, plutôt que jouer les défenseurs de la liberté d’expression et du débat démocratique et vous poser au dessus de tout le monde, plutôt que de vous cacher derrière vos chartes remplies de mots que vous videz de leur sens et de leur profondeur politique, prenez vos responsabilités et assumez les conséquences de vos choix.

    Plutôt que de pointer la violence visible des personnes qui ripostent à une oppression, regardez déjà la violence « invisible » que vous véhiculez et dont vous ne vous rendez même pas compte tellement elle fait partie de la normalité.

    Ce n’est pas possible de limiter les analyses de la conflictualité politique et de la violence au seul champ économique. Ni de les arrêter devant votre porte.

    On ne vous laissera pas nous renvoyer dans le placard ou parmi les oublié-es de la révolution !

    une personne blanche – novembre 2016

    ps : Je ne me suis pas attardé dans ce texte sur les faits qui se sont déroulés dans la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords. Le communiqué concernant l’action menée contre la discussion prévue ce soir-là décrit déjà assez bien ce qu’il s’y est passé, contrairement aux autres textes remplis de victimisme, de mensonges et de mauvaise fois.

    Modération

    Publié : le vendredi 25 novembre 2016 à 22:50 par modo

    Article validé et commentaires cachés à priori pour éviter le trollage. Des commentaires (et donc leurs réponses) ont été cachés également pour le motif suivant :

    Les articles qui accusent de « racialistes » les personnes qui s’organisent en non-mixité/construisent collectivement des luttes autour de l’analyse de la société hiérarchisée en terme de race n’ont rien à faire sur indymedia nantes. Le site permet la publication d’articles venant de personnes et de groupes qui choisissent la non-mixité comme moyen d’auto-organisation, et c’est certainement pas aux personnes non concernées de venir publier des articles pour dire a quel point c’est contre-révolutionnaire. Une identité de lutte n’a rien a voir avec un mouvement identitaire.

    Pour rappel le racialisme c’est un mouvement scientifique du 19ème et qui a créé des catégories sociales, raciales, de genre... et qui justifiait les systèmes d’oppression, la colonisation, l’exploitation de races, de classes, des femmes,... On notera aussi que ces racialistes – en plus de n’’être que des blancs –, disposaient de canaux de communications larges et de positions de pouvoir comme par exemple être au gouvernement, dans les médias et facs réputées etc.

    Peut être aussi faudrait se calmer sur le PIR et Bouteldja et arrêter de tout ramener a elleux. Tou-te-s les militant-e-s antiracistes ne sont pas forcément affilié-e-s au PIR.
    Enfin bref, vu le contexte raciste actuel, c’est pas très étonnant que ce genre de position ressortent, sauf qu’indymedia ne sera pas utilisé pour être le relais de ce type de discours.

    https://nantes.indymedia.org/articles/36245#comment-279278

  • Personne ne lit vos commentaires tellement ils sont longs...! Marre de ces cons qui foutent un article fleuve en guise de com !

  • À la racine de l’islamo-gauchisme

    Mettre un pan entier, et même majoritaire, de la réalité hors de portée de la critique, du libre examen, de l’étude analytique, doit nous rappeler à nous, gauchistes, un passé pas très glorieux, pourtant massif mais systématiquement évacué, qui est l’époque de la défense inconditionnelle de l’URSS. Certes, ça paraît un peu lointain aux nouvelles générations, et c’est dommage car c’est pourtant là la filiation idéologique : on se retrouve aujourd’hui à défendre un monde non-occidental, objet de fantasmes sous le prétexte de sa domination, de la même manière qu’on organisait la défense de l’URSS, de ses satellites et dérivés ultérieurs comme la Chine ou Cuba, dans les années d’après-guerre parce qu’ils étaient censés lutter contre la domination capitaliste.

    Toute cette période est très bien balisée par une littérature relativement abondante, d’abord marginale à l’époque des premiers dénonciateurs du totalitarisme. Je me base pour montrer ce rapprochement sur un excellent article de Claude Lefort, qui est un des premiers dès la fin des années 40 à avoir dénoncé les monstruosités staliniennes, du moins un des premiers de sa génération, puisqu’il a été précédé des Souvarine, Voline ou Luxemburg, etc.

    Il a dénoncé, au sein du groupe-revue Socialisme ou barbarie l’imposture de la patrie du socialisme telle que les communistes présentaient l’empire russe de l’époque. Alors bien sûr, Claude Lefort a eu par la suite une évolution politique dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas, mais c’est vraiment secondaire et j’aurais pu invoquer d’autres auteurs opposés radicalement au stalinisme, comme C. Castoriadis, E. Morin, H. Lefebvre, etc.

    Donc je vais m’appuyer sur un article de 1958, « La méthode des intellectuels progressistes » [3], où Lefort incrimine plusieurs auteurs qui écrivaient dans la célèbre revue Les Temps Modernes de J.-P. Sartre à leur retour de voyage de Pologne et de Hongrie après les insurrections et les révolutions de l’année 1956. Lefort analyse très finement leurs postures et leurs impostures qui visent à rendre incritiquable le socialisme réellement existant de ces régimes qui ont été ébranlés, à les sauver malgré les répressions féroces qui s’étaient alors abattues sur les peuples qui réclamaient leur autodétermination.

    Il énumère un à un tous les discrets retournements logiques, les petits basculements, les changements de registre qui empêchent de penser lucidement la situation dans ces pays et, conséquemment, dévoile brillamment leurs biais idéologiques staliniens ou plutôt para-staliniens.

    - En relisant dernièrement cet article, j’ai trouvé impressionnant le fait que les positions et les procédés qu’il dénonce sont presque totalement identiques à ceux que l’on retrouve chez nos islamo-gauchistes.

    Le rapprochement que je fais n’est pas rhétorique et il me semble que la filiation est aveuglante. À l’époque, l’URSS est quasi intouchable parce que porteuse d’espoir d’une transformation de la société qu’il fallait sauver de la critique (forcément de droite bien sûr) : il ne fallait pas décourager l’ouvrier de l’époque — « Il ne faut pas désespérer Billancourt », disait Sartre — en lui montrant la réalité de ce qui se passait de l’autre côté du Rideau de Fer parce qu’alors on ruinerait l’espoir du prolétariat qui ne ferait plus la révolution, ne remplirait plus sa tâche historique. Aujourd’hui on peut difficilement faire du Maghreb islamisé une terre de libération, mais on nous dit qu’il ne faut pas critiquer l’islam (ou, dans une bien moindre mesure, la Chine ou l’Inde) dans ses fondements culturels, parce que cela accréditerait les thèses de droite, l’ethnocentrisme, etc., et cela entraînerait un déferlement fasciste... Bien sûr, on peut très bien en critiquer superficiellement tels ou tels aspects, mais à condition de compenser immédiatement en précisant que tout cela vaut bien ce qui existe en Europe, aux USA ou ailleurs. On a donc toute une mécanique extrêmement proche, ce sont les mêmes engrenages, une logique très similaire que je vais essayer d’illustrer brièvement à travers trois grands axes là aussi. Le fil directeur est toujours le même : il s’agit de défendre tactiquement son camp, indépendamment des faits et des raisonnements, sans égards pour la réalité, la vérité, coûte que coûte — et on en verra le prix à payer.

      • 1) Le premier procédé commun aux stalinoïdes de l’époque et à nos islamo-gauchistes, c’est le relativisme. Avec le relativisme postmoderne contemporain, on a aujourd’hui une explosion de ce thème, mais dans les années 50-60, c’était encore peu répandu — disons que ce qui était encore artisanal à l’époque est devenu de nos jours une production industrielle. Cela se traduit par le type de l’intellectuel occidental de « gauche » hypercritique vis-à-vis de l’Occident : critique du capitalisme bien sûr, de la corruption des élites, critique des discriminations, du racisme, du sexisme, critique du mode électoral des jeux du pouvoir, etc. tout ça amenant à une critique culturelle et même civilisationnelle, remettant en question les fondements mêmes de l’Occident, ses racines religieuses, sa métaphysique, ses structures économiques, son hypocrisie, ses monstrueuses réalisations, etc. Mais cet intellectuel extrêmement exigeant, dès qu’il passe la frontière pour se rendre en Pologne ou en Hongrie dans les années 50-60, ou dans la Tunisie de 2012 par exemple, n’a plus du tout les mêmes critères. Évaporés. Il se retrouve incapable de juger le pouvoir en place avec les mêmes yeux, incapable de regarder les rapports sociaux avec la même acuité, incapable de se prononcer sur les modes de gouvernement ou mêmes les fondements culturels ou, dans tous les cas, il le fait de manière extraordinairement complaisante. Deux poids deux mesures, c’est la logique fondamentale qui préside à sa posture.

    - Bien évidemment, ce sont des réalités différentes et qu’il faut appréhender avec prudence et mesure, mais ces différences sont hypostasiées pour en faire, finalement, une affaire de spécialistes, afin de rendre tout avis inepte, de rendre impossible de critiquer ces régimes ou ces sociétés sans doctorat en la matière — et encore. Cela repose bien entendu sur un élément de vérité : il faut parler de ce que l’on connaît. Le problème est que ce qui ressort de ces propos n’est pas la circonspection dans l’analyse, mais bien des certitudes ou au contraire un total flou artistique qui confortent un point de vue idéologique relayé avec une facilité déconcertante par tous ceux qui n’y connaissent strictement rien, ne lisent qu’un certain type de livres, etc. D’une manière générale, on se trouve en présence d’avis très tranchés mais qui sont bien loin des réalités que vivent les premiers concernés, qu’il s’agisse des ouvriers de l’après-guerre ou des habitants lambda. Sur la situation en Tunisie, par exemple, que nous suivons depuis des années, c’est incroyable le nombre de gens qui se prononcent sans rien en savoir, ni même connaître aucun Maghrébin, mais ça c’est vraiment un trait du gauchisme depuis longtemps, on se revendique des ouvriers, des banlieues, des jeunes des cités, mais on les voit à la télé et on vit dans des quartiers bourgeois... Affaire de pseudo-spécialistes, donc, ce qui conduisait naturellement Sartre à affirmer qu’on ne peut pas juger des actes du camarade Staline puisque nous n’avons pas toutes les informations qui président à ses décisions... Idem pour Ghannouchi et la clique au pouvoir en Tunisie : difficile de se prononcer sur sa politique concernant les milices salafistes qui terrorisent les forces libres du pays... Bref, c’est trop exotique, trop compliqué pour vous, circulez, si vous ne connaissez pas Ibn Khaldûn ou les Mutazilites, la Charia vous ne pouvez pas comprendre, il faudrait faire l’exégèse du Coran comme il y a peu on renvoyait à l’étude du Capital ou du Petit Livre Rouge lorsqu’on critiquait les purges de Staline ou de Mao : la politique c’est vraiment trop compliqué pour le menu peuple.

    - Ici comme ailleurs, il suffit d’appliquer la méthode à nos propres gouvernants pour se rendre compte du pot aux roses, du biais idéologique du regard pseudo-analytique. Le principe du relativisme dont il est ici question n’est pas du tout de prendre en compte la complexité des mondes, ou de dessiner un projet viable pour l’humanité, mais bien de ruiner l’élan critique pour assurer une défense du régime en place pour les uns, et des pires aspects de la culture arabo-musulmane pour les autres.

    • 2) Le deuxième axe, c’est justement cette défense coûte que coûte de l’objet de prédilection, régimes pseudo-communistes pour les uns, culture non-occidentale pour les autres. Les intellectuels progressistes que fustige Lefort reviennent de Hongrie où les révolutionnaires ont été écrasés par l’intervention des tanks soviétiques et, sans la légitimer explicitement, s’échinent à discréditer les opposants au grand frère russe. Pour eux, par exemple, l’opposition locale est insignifiante. Les dissidents se réduisent à quelques intellectuels trop pointilleux, coupés du peuple, des « poètes », pro-occidentaux, voire manipulés par les forces réactionnaires ou même, directement, par la CIA, et les gens qui les écoutent et se mobilisent sont manipulés également. Aujourd’hui, l’ultime argument au Maghreb, c’est le Mossad...
    • On l’a vu, on trouve la même chose vis-à-vis d’opposants musulmans ou de culture musulmane, apparemment trop critiques pour nos islamo-gauchistes. En France, dès qu’un Arabe se fait la voix d’une critique intransigeante de l’islam ou de la culture arabo-musulmane, donc dès qu’il s’émancipe de ses déterminations, qu’il casse ce rapport aliénant à sa propre culture, les islamo-gauchistes en font l’Arabe de service faisant le jeu du pouvoir, de l’islamophobie, voire de l’extrême droite... Il y a des réactions abominables qui sont de véritables insultes à l’intelligence. C’est par exemple le cas pour Abdelwahhab Meddeb, qui est lui-même largement critiquable, c’est un croyant musulman, mais qui est tout à fait clair quant à l’état désastreux de la civilisation dont il provient. Certes, il est très pro-occidental, nous disons entre nous qu’il est borgne, mais son anti-islamisme est absolument sain. On retrouve la même chose à propos d’A. Bidar, H. Redissi, H. Zanaz ou encore C. Djavann ou d’autres. Donc l’intellectuel critique est forcément manipulé ou de mauvaise foi, ou dans la « haine de soi » [4].
    • Autre trope rhétorique, ces régimes, ces cultures ou ces gens sont dans des situations tellement difficiles qu’ils n’auraient pas d’autre moyen de réagir que par la manière dont ils le font. Ici encore, les conditions objectives, d’ailleurs discutables en elles-mêmes, ne déterminent en rien un type de réaction particulier. Du moins il faut poser la subjectivité humaine comme étant capable de s’émanciper de ses déterminations et de poser d’autres projets — ou alors on considère qu’il n’y a pas d’histoire. Par exemple, il y a quatre ans, tout le monde décrivait le pauvre peuple tunisien sous le joug de Ben Ali comme ne pouvant rien faire, n’ayant aucun choix devant lui, il fallait attendre que la France arrête son soutien au régime, etc. Et du jour au lendemain, début janvier 2011, il est porteur d’un énorme mouvement qui fait fuir le dictateur en quelques jours, ridiculise la France et montre à la face du monde qu’il est capable de prendre son destin en main une énième fois, parce qu’il avait fait face à la modernité au début du siècle et s’était libéré de l’occupant français en 56. Autrement dit, quelle que soit la situation, si on ne pose pas la possibilité pour le dominé de s’émanciper de lui-même, alors il n’y a plus rien à faire... C’est le principe même de l’émancipation et c’est notre raison d’être. À l’époque de l’URSS, bien sûr, c’était l’encerclement par les puissances capitalistes, les sabotages des espions et contre-révolutionnaires, les ressources qui manquaient, l’économie qui vacillait, le poids de la bureaucratie et des mentalités petites-bourgeoises, etc. Lorsqu’il s’agit de s’exonérer, les occasions ne manquent pas, et ce genre d’argumentation s’est perpétué depuis jusqu’à la nausée. Mais la liberté, ça exige la responsabilité de ce qu’on fait et ce n’est pas toujours facile ni valorisant.
      • 3) Le dernier axe, après le relativisme et la défense, c’est bien sûr la contre-attaque. Si vous critiquez l’URSS et ses colonies de l’Europe de l’Est, vous êtes par exemple antirusse. C’est un argument qui valait, à l’époque.

    - Sur un autre plan, en discutant un jour avec un ancien déporté des camps nazis, j’ai appris que dans les années 30, critiquer l’Allemagne de Hitler était quelquefois passible du qualificatif de germanophobie. Et ce copain-là, qui a 92 ans, se défend encore aujourd’hui d’être germanophobe ! Ça paraît hallucinant avec le recul, mais c’était comme ça. Aujourd’hui on parle d’islamophobie : le mécanisme est exactement le même, sauf qu’en plus il mine complètement le combat contre le racisme.

    - Revenons-en à l’URSS. Quand on était de gauche et critique, on s’exposait à être traité d’hitléro-trotskiste : Lefort et ses camarades étaient ainsi accusés de faire le jeu de la droite puisqu’ils critiquaient la patrie du socialisme qu’ils jugeaient complètement dégénérée et même porteuse d’une nouvelle forme d’oppression qui a plus tard été appelée le totalitarisme. Bien sûr, ils étaient qualifiés de réactionnaires, d’anti-pauvres, d’anticommunistes, etc.

    - 

    Aujourd’hui, critiquer l’islam, c’est bien entendu être raciste, islamophobe, facho, anti-arabe, anti-immigré, xénophobe, etc. Le principe est simple : progressivement, quoi que tu dises, par des procédés aussi malhonnêtes que lamentables mais qui terrorisent parce qu’ils s’affranchissent de tout critère stable, on est assimilé à l’ennemi. Il y a deux camps, choisi ton camp, camarade, si tu n’es pas avec nous, alors tu es contre nous, sans discussion, dans la bonne vieille tradition stalinienne.

    Le cas de l’Espagne de 36-39 est emblématique : tous les courants libertaires, républicains, anarchistes, etc. étaient pris entre les armées de l’Axe Franco-Hitler-Mussolini et celles du camarade Staline. On sait comment ça s’est fini. C’est un cas d’école, je ne vais pas m’étendre. Impossible donc, ou très difficile, de construire un point de vue autonome d’où on pourrait mettre à distance les deux oppressions et de dégager des voies praticables pour la population et une issue souhaitable. Le mécanisme est vieux comme le monde, mais, ou plutôt donc, il est sacrément bien rodé.

    Relativisme, défense aveugle de son camp, assimilation abusive à l’ennemi : autant de procédés qui empêchent de penser et légitiment la politique comme domaine inaccessible au commun des mortels, réservé à quelques-uns. On est vraiment dans la pensée antidémocratique par excellence.

    De tout cela découle aussi une dissymétrie fondamentale dans l’analyse.

    - D’un côté, l’Occident est sur-analysé et sur-critiqué, de manière très pertinente ou de manière absurde, mais dans tous les cas, c’est possible, faisable, et effectif. Et heureusement : nous nous réclamons plus que tout, ici, de cette possibilité de remettre en question les présupposés de notre culture, de notre pays, de notre famille, etc. Nous l’avons d’ailleurs fait hier en discutant de démocratie directe [5].

    - Mais, de l’autre côté, vis-à-vis du monde non-occidental, c’est, pour une bonne partie de la gauche et surtout pour nos islamo-gauchistes, une complaisance plus ou moins affirmée, plus ou moins délirante, et on en fait même un facteur de démarcation vis-à-vis de la droite... La preuve, dès qu’on y déroge, on passe pour suspect, qui que l’on soit : si on est franco-français, on passe pour raciste, si on est arabe, on serait dans la « haine de soi », l’assimilation, l’arrivisme... Du coup, ça devient tabou. Tout cela rappelle fortement la ligne de défense catastrophique de l’État d’Israël.

  • Alain Finkielkraut, #balancetonporc et l’islam : le grand n’importe quoi des réseaux sociaux

    Alerte à la théorie du complot.

    Dans une interview donnée au Figaro lundi 20 novembre, le philosophe Alain Finkielkraut a donné son interprétation toute particulière de la campagne portée par le hashtag #balancetonporc. Apparu sur les réseaux sociaux à la suite des révélations de l’affaire Weinstein, ce hashtag a permis à des milliers de femmes victimes d’agressions sexuelles de prendre la parole sur Twitter et de se réunir sous cette bannière.

    Mais pour Alain Finkielkraut, cette affaire n’a rien à voir avec le harcèlement sexuel dont sont victimes les femmes au quotidien. Le philosophe et essayiste a même fourni une explication pour le moins déconcertante à la naissance de ce phénomène.

    "L’un des objectifs de la campagne #balancetonporc était de noyer le poisson de l’islam", affirme Alain Finkielkraut, interrogé par Le Figaro sur la prégnance d’une "culture du déni" en France.

    Cette explication ubuesque, aux accents islamophobes, n’a pas manqué de faire réagir la twittosphère, partagée entre stupeur et consternation. Le premier grief reproché à Alain Finkielkraut tient à son manque de considération pour la souffrance des femmes qui se sont réunies sous ce hashtag.

    D’autres n’ont pu s’empêcher de relever la fâcheuse tendance du philosophe à attribuer tous les maux de l’univers à l’islam.

    Enfin, certains internautes ont préféré prendre le tout avec humour, et se sont contentés de railler la pensée xénophobe du philosophe.

    http://speech.konbini.com/news/pour-alain-finkielkraut-lun-des-objectifs-de-balancetonporc-etait-de-noyer-le-poisson-de-lislam-le-grand-nimporte-quoi-des-reseaux-sociaux/

  • Chez Alain Finkielkraut, une certaine idée du rance

    Sur France culture en ce matin du 11 juin 2011, dans son émission Répliques dont le titre est « Au cœur de la France », le moraliste-publiciste Finkielkraut est aux anges.

    D’habitude, que ce soit à la radio ou à la télévision (pour le spectacle qu’il donne, c’est alors plus facile), on voit notre publiciste réactionnaire hirsute, énervé, ne supportant pas la parole de l’autre, dévoré par sa moraline rance et dépourvu de toute nuance. Là, ce matin, il était bien calme, notre filousophe. Il avait de quoi être apaisé, il faut bien le dire. Ses invités étaient Jean-Christophe Bailly et, surtout, Richard Millet dont l’avant-dernier dernier "livre", L’Opprobre est une suite de phrases sans âge et haineuses contre la France réelle, c’est à dire mondialisée et faite des gens de partout (pour avoir cependant une idée plus précise de la prose digne de Je suis partout de M. Millet, je renvoie à un billet de Sylvain Bourmeau - c’est ici).

    Il était donc bien calme ce matin, notre maurrassien compatible avec les valeurs du CRIF. Il était aux anges ! Son émission fut un déluge de haine mezzo voce (entre gens bien nés, bien mis et de ce fait supposés respectables) malgré les protestations de J.-C. Bailly face aux délires de MM. Finkielkraut et Millet. Ceux que Victor Hugo appelle dans Les Misérables "les civilisés de la barbarie" tenaient donc salon, ce matin, sur les ondes d’une radio publique, et déversaient paisiblement leur haine du peuple des banlieues. Celui-ci (et singulièrement sa composante musulmane ou d’origine maghrébine), à n’en pas douter, est constitué pour Alain Finkielkraut et Richard Millet (ce dernier, au passage, disait des choses d’une insigne stupidité sur la langue dont il nie la structurelle évolution) de sous-hommes, de voyous, de criminels en puissance (ah, qu’il était content, Finkielkraut, de pouvoir s’appuyer sur Gatignon à Sevran pour étayer son délire haineux et racial !). Pour M. Millet, qu’après plusieurs générations, une famille arabe persiste à appeler ses enfants Mohamed ou Djamila est un acte de barbarie et/ou de guerre civile, pas moins ! Pis, notre écrivain, qui cite Joseph de Maistre pour valider ses thèses, explique, sous la bienveillance d’Alain Finkielkraut, que dans le RER, avec tous ces étrangers subsahariens et/ou musulmans, il se sent victime d’un nouvel apartheid...

    A la suite de toutes ces horreurs proférées sur un ton badin, l’inamovible Finkielkraut (qu’on le vire, vite ! Je ne comprends même pas qu’après une telle émission, nul ne songe à porter plainte) a moqué l’accent des jeunes de banlieue (il a répété plusieurs fois le mot accent avec un dégoût marqué), a raillé l’équipe de France de football dont, pense-t-il, on peut douter du caractère français et/ou européen, a fait un sort au rap en deux phrases et a précisé que les gens des banlieues n’étaient pas l’équivalent du peuple aimé par Victor Hugo. Non, forcément... Pourtant, l’équivalent d’antan des Finkielkraut et Millet, à coup sûr, détestaient l’argot puis la Tour Eiffel. Le peuple, voilà l’ennemi !

    La ficelle est facile mais qu’elle le soit, en même temps, illustre la gravité de la situation. Ecoutez l’émission Répliques du 11 juin 2011, écoutez-là jusqu’au bout et remplacez les noms des proscrits de l’émission (lycéens et collégiens des banlieues, immigrés,...) par juifs. Si, par un minuscule effort, vous vous transposez dans les années 1930, vous avez, désormais radio-diffusée, La Gerbe !

    La haine républicaine est odieuse, même si répandue. On entend beaucoup d’inepties sur les banlieues et cette proscription de gens qui sont déjà privés de tant de choses (d’argent, pour commencer, et donc de confort) est proprement insupportable. Finkielkraut raconte toujours les mêmes anecdotes mais je ne reconnais toujours pas la banlieue qu’il hait et qu’il décrit. Voilà 10 ans que je travaille en Seine-saint-Denis et que je ne renonce pas à l’exigence (cette année, par ex., j’ai fait Bossuet avec une classe de Première). Jamais, jamais !, je n’ai rencontré ce que raconte Finkielkraut (en revanche, j’ai eu vent, il y a 10 ans, d’une grave agression de la part d’élèves contre un enseignant d’un lycée de Versailles, preuve que tout coller aux banlieues ouvrières est un peu rapide). Certes, il y a eu les incidents de la Toussaint mais cela avait lieu devant le lycée. En outre, à chaque fois que j’ai emmené des classes au théâtre, en dépit des cris d’orfraie et des a priori des petits-bourgeois dérangés par ces intrus, il n’y a jamais eu de problème. Au contraire. Cela ne veut pas dire que la banlieue est idyllique mais que les problèmes à l’Ecole n’y sont pas insurmontables, surtout si l’Etat considère comme une priorité l’instruction de tous. Inclure la jeunesse des banlieues dans l’espace public et commun à tous est un pas radical vers la paix civile.

    Les positions de Finkielkraut et consorts sont détestables et qu’elles ne soient dénoncées que par l’extrême gauche est gravissime. J’ai vu des loulous adorer Victor Hugo ("C’est trop bien, m’sieur, il a le flow, Hugo !") et la ligne politique, hélas consensuelle, de l’animateur de Répliques sue la haine de la démocratie.

    M. Finkielkraut se trompe gravement. D’abord, la culture est pour lui synonyme de naphtaline. Il est à notre temps ce qu’étaient à la fin du XIXème siècle ceux qui préféraient Sully-Prudhomme à Stéphane Mallarmé. Sa haine du rap est risible ; il devrait lire Joy Sorman sur NTM et écouter le rap américain. Son prisme exclusif de perception du monde est celui du mépris de classe. Plus singulièrement, sa haine des Arabes semble homogène à celle du Likoud israélien. C’est du reste, comme l’ont notamment montré Hazan et Badiou, une des nouveautés politiques réactionnaires de la période : l’extrême droite aime désormais l’Etat d’Israël (après tout, Drieu la Rochelle écrivait dans son journal qu’il mourait antisémite sauf à l’égard des juifs sionistes).

    Ensuite, comme disait Antoine Vitez (par ailleurs militant du communisme), "l’élitisme pour tous". Notre maurrassien sioniste est aux antipodes de cette idée-là. Rien pour les pauvres, singulièrement pour ceux qui ne sont pas de chez nous ! M. Finkielkraut est l’un des noms de la nouvelle extrême droite, l’extrême droite 2.0.

    Je me prends toutefois à rêver. Un vieux juif du ghetto, par quelque miracle, revient parmi nous, un peu comme dans l’épisode du grand inquisiteur des frères Karamazov et, entendant Finkielkraut dans ses insanités, lui dit, avec un accent yiddish à couper au couteau, "Mais comment ça, tu parles des fils d’Agar comme l’Action française de nous il y a 75 ans ? Quelle honte !"

    https://blogs.mediapart.fr/yvan-najiels/blog/110611/chez-alain-finkielkraut-une-certaine-idee-du-rance

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