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May, Macron, Trump : deux bouffons et un clown !

posté le 14/04/18 Mots-clés  antimilitarisme  antifa 

Theresa May, premier ministre britannique fragilisée et contestée au sein même de son parti, Macron au plus bas des sondages depuis son élection, Trump, la risée de l’Amérique, trois petits soldats partis en guerre contre la Russie.

L’image de la Macronie à la recherche d’une légitimité, endossant le costume des va-t’en guerre, pourrait faire sourire s’il ne s’agissait des risques qu’un petit caporal de Trump fait courir à la paix dans le monde. Sans doute pour redorer son blason bien terni par sa politique intérieure, le président français s’adonne à une séance de virilité pour épater son maître américain. À cette pantomime, et à la propagande macroniste abondamment relayée par les médias, deux questions de bon sens suffisent pour se questionner sur la sincérité du pouvoir. Pourquoi l’armée syrienne après avoir totalement occupé Douma, aurait-elle procédé à une attaque chimique ? Pourquoi ces trois chefs de guerre ont-ils frappé la Syrie, alors qu’une commission d’enquête venait d’arriver à Damas ? Quand le Ministre des affaires étrangères français affirme détenir des « éléments d’information » de la supposée attaque chimique, les fausses preuves exhibées par Tony Blair et Georges Bush en 2003 lors de l’invasion de l’Irak démontrent ce que vaut la parole de ces hommes politiques.

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Aujourd’hui, alors que Macron tente de nous faire croire qu’il s’engage dans de nouvelles relations internationales, la diplomatie et les actions extérieures de la France demeurent soumises aux intérêts économiques d’une Europe inféodée aux Etats-Unis, dont le bras armé sur le vieux continent est l’OTAN. La poursuite des relations agressives envers la Russie ; la passivité envers les crimes répétés de l’État d’Israël, dont ceux perpétrés le 30 mars lors de la répression d’une manifestation à Ghaza où 18 palestiniens ont été tués par les balles de l’armée d’occupation israélienne ; ainsi que le soutien aux monarchies si peu démocratiques du golfe en sont des illustrations éloquentes. L’ingérence, aussi, dans les évènements de Catalogne, expression d’un suivisme docile de la politique définie par Bruxelles, et non d’une compréhension de la problématique posée par le peuple catalan. Faut-il rappeler au président Macron que la France devra respecter l’organisation, le 4 novembre prochain, d’un référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Le peuple catalan a légitimement le droit, lui aussi, de pouvoir s’exprimer sur le l’avenir qu’il entend choisir.

Au Moyen-Orient, l’attitude de la France dans les conflits qui secouent cette région est hypocrite. L’Arabie saoudite, avec 12 milliards d’euros, est le premier client de la France en armement depuis ces dix dernières années. La France donne des leçons d’humanité à la Syrie, alors que les armes françaises vendues à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis tuent au Yémen : (véhicules blindés de combats, intercepteurs maritimes, artillerie, missiles, matériel de ciblage équipant les avions de chasse saoudiens, assistance technique aux Mirages 2000-9 des Émirats). Ainsi, Amnesty International France et l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) dénoncent la fourniture par la France d’armements utilisés dans ce conflit, responsable de la « pire crise humanitaire au monde », avec plus de 10.000 morts, essentiellement des civils dont de nombreux enfants. L’ONU accuse l’ensemble des belligérants de violer les lois de la guerre en visant les populations et infrastructures civiles, comme les hôpitaux et les écoles. La France, serait-elle complice de crimes de guerre ?

Il aura donc fallu cette dénonciation d’Amnesty International France et de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, pour qu’une certaine presse, trop occupée il est vrai à dénoncer les crimes en Syrie, s’émeuve des crimes perpétrés au Yémen avec la complicité de l’Europe et des États-Unis. C’est encore le cas de France 2 qui, quelques jours avant que ses journaux télévisés parlent de cette dénonciation impliquant la France, diffuse un reportage sur les enfants victimes de cette guerre, sans qu’une seule fois soit évoquée l’origine des armes qui perpétuent ces crimes. C’est là aussi, une notion très particulière de l’objectivité dont font preuve certains journalistes de cette chaîne publique. Autre exemple de soumission au pouvoir, l’entretien de complaisance de Laurent Delahousse avec Emmanuel Macron ; une opération de communication de mauvais goût, où le pseudo-interviewer joue le rôle d’un docile serviteur du maître de l’Élysée. Une curieuse conception de l’information, très appréciée par ce très médiatique Président.

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