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BOZAR OCCUPIED BY ISRAEL
posté le 25/05/18 par BOZAR OCCUPIED Mots-clés  antifa  antimilitarisme  luttes sociales  solidarité  action  réflexion / analyse 

COMMUNIQUE DE PRESSE :

15 MINUTES D’INTERRUPTION AU BOZAR, 70 ANS DE COLONISATION EN PALESTINE

Bruxelles – Ce jeudi 24 mai, des activistes BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) ont interrompu un concert de l’orchestre de Philadelphie en criant « Boycott Israël, Free Palestine » tout en brandissant une banderole avec un message adressé aux musiciens « You are complicit in crimes » (« Vous êtes complices de crimes »). Qui plus est, avant le concert, un millier de « faux » programmes (cf. pièce jointe) dénonçant le soutien de l’orchestre à la politique raciste et criminelle de l’Etat d’Israël ont été distribués.

A travers leur tournée-mission depuis les Etats-Unis, en l’Europe et vers un endroit qui commémore sept décennies d’épuration ethnique, d’apartheid et de haine – c’est-à-dire en Israël – l’orchestre de Philadelphie se rend directement complice et acteur de la politique raciste et criminelle de l’Etat israélien. En effet, cette tournée-mission a honteusement été planifiée en coordination avec le gouvernement israélien, et leur itinéraire est parsemé d’investissements militaires. Arrivé à destination, non seulement l’orchestre s’affichera à trois fois dans le programme officiel de célébration des 70 ans de l’Etat d’Israël – et donc participera au blanchiment des nombreux crimes israéliens - ; mais il ira aussi à la rencontre de soldats israéliens pour promouvoir la musique au sein de cette armée.

Avant d’entamer leur voyage, depuis Philadelphie, les musiciens ont ignoré les appels à se désengager de leur mission assassine en Israël de la part d’une douzaine d’organisations de justice sociale associées à plus d’une centaine de musiciens, écrivains, universitaires et autres personnalités internationales. C’est pourquoi un groupe d’individus ont décidé de poursuivre cette campagne à Bruxelles et d’intervenir lors de leur concert inaugural à Bruxelles (Bozar).

En ignorant la voix de la société civile palestinienne qui - en vertu du Droit International et de la Déclaration Universelle des Droits Humains - appelle pacifiquement depuis 2005 à des initiatives de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) à l’égard de l’Etat d’Israël, l’orchestre de Philadelphie se porte garant de la politique d’un Etat criminel.

Le mouvement BDS vise trois objectifs : (1) la fin de la colonisation en Cisjordanie, (2) un terme aux politiques de discrimination raciale et d’oppression systématique du peuple palestinien – ces deux pratiques étant au cœur-même de la définition juridique du crime d’apartheid - ; et (3) le respect des droits des réfugiés palestiniens tels que garantis par l’ONU, dont le droit au retour.

« C’est au nom de la liberté, de la paix, de l’égalité et de la justice que nous soutenons l’appel international BDS et que nous nous indignons de la venue de cette institution musicale ! », commente une activiste une heure après sa sortie du Bozar.


posté le 25 mai 2018  par BOZAR OCCUPIED  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Commentaires
  • 28 mai 14:17

    Non mais sérieux, y’a vraiment des gens qui ont que ça a faire de leurs journées de pourrir indy de commentaires inutiles/réagir auxdits commentaires par d’autres tout aussi inutiles ?! Y’a le site de la DH pour ça hein.

    Le principe d’un commentaire ça reste quand même de discuter un sujet, pas de lâcher un slogan, une insulte, deux phrases haineuse, un article copier-collé. Cette guerre de trolls et de contre trolls menée par une poignée d’individu.e.s finit vraiment par blaser celles et ceux (dont je fais partie) qui visitent le site par envie de s’informer via d’autres canaux.

    Si t’as quelque chose à reprocher à un article, développe. Si tu veux jouer à la police du net y’a une myriade de sites à la con qui ne demandent qu’à être pollués.

    Merci.

  • Une vingtaine de militants ont informé ce samedi soir le public du philarmonique de Philadelphie qui se produisait à Paris, de la prochaine tournée en Israël de cet orchestre, peu soucieux d’éthique.

    Après Philadelphie (USA) et Bruxelles, l’orchestre qui se rend début juin en Israel et va même y jouer pour des officiels et pour l’armée, n’aura pu se produire en France ni vu ni connu !

    Plus d’un millier de tracts ont été distribués au public parmi lequel plusieurs personnes se sont dites choquées d’apprendre ceci, et l’une d’entre elles a même déchiré son billet d’entrée (55 euros) et fait demi tour.

    Quelques tenants de la colonisation et de l’apartheid ont proféré des insultes sur leur passage selon leur habitude, mais l’orchestre américain s’est bien rendu compte que son public français était désormais averti, et l’a même prévenu que le concert risquait d’être interrompu, comme il l’avait été lors de ses deux représentations précédentes, à Bruxelles et Philadelphie !

  • 30 mai 20:50, par C.

    ça c’est une bonne nouvelle ! Continuons le combat, on va leur pourrir la fête où qu’elle soit à ces pourris de colons !

    Pour les trolls, il suffit des les ignorer, dans le fond ils ne touchent personne ici, car le fond invisible ou tout simplement inexistant ne peuvent pas atteindre une idée, un idéal, la révolte, l’insoumission, et nos âmes de révolutionnaires. Ils sont juste inutiles, insignifiants. Ils le savent et en souffre dans le fond.

    Tandis que nous regardons et agissons, activistes, militant-e-s, engagé.e.s, enragé.e.s, nous avons le mérite d’essayer, de faire et de penser. Et un jour, que ces bouffons le veuillent ou non, l’étincelle rejaillira, et l’ennemi tremblera.

  • Boycott : la pop-star Shakira annule son concert à Tel Aviv

    La pop-star Shakira, dont les médias israéliens annonçaient la venue à Tel Aviv pour un concert le 9 juillet prochain, a fait savoir mardi qu’il n’en était pas question.

    L’annonce du déplacement de la chanteuse au pays de l’apartheid avait suscité une vague de protestations dans le monde entier, de sa Colombie natale à la Palestine en passant par le Liban, dont une partie de sa famille est originaire.

    Le hashtag #DontEntertainOccupation (Ne te donne pas en spectacle à l’Occupation) a ainsi fait le tour du net ces dernières semaines.

    Une affiche invitant Shakira à ne pas se montrer moins courageuse que la jeune Ahed Tamimi a elle aussi été reprise des milliers de fois, tandis que le Comité palestinien de la campagne BDS (PACBI) rappelait à la star qu’en sa qualité d’ambassadrice itinérante de l’UNICEF (l’agence des Nations-Unies pour l’enfance), la chanteuse n’avait pas le droit de cautionner les massacres de Gaza et la violation constante des droits humains par Israël.

    Finalement, mardi, la société de production de Shakira a publié un communiqué d’une crédibilité douteuse, affirmant qu’il n’avait « jamais » été prévu un tel déplacement en Israël, mais que la chose pourrait être envisagée « à l’avenir ». Il n’est d’ailleurs pas exclu que des pressions israéliennes s’exercent maintenant sur l’artiste pour tenter de laver l’affront.

    L’annulation du concert de Shakira intervient après une série de refus d’artistes de se produire au pays de l’apartheid, les derniers en date étant ceux du musicien brésilien Gilberto Gil et du directeur du Théâtre National du Portugal Tiago Rodrigues.

    C’est une étape importante dans la lutte contre le « Art-Wash » , autrement dit l’important dispositif de propagande visant à présenter Israël, non pas comme l’Etat raciste et criminel qu’il est, mais comme un pays dont les points forts sont l’art et la culture.

    Shakira doit pour sa part se produire dans quelques jours à Paris, puis à Bordeaux et Montpellier, dans le cadre d’une tournée européenne.

    http://www.europalestine.com/spip.php?article14334

  • 1er juin 14:14, par Association belgo-palestinienne

    Qu’est-ce-que le BDS ? Boycott, Sanction et Désinvestissement

    Historique

    La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) est une campagne internationale enjoignant les citoyens du monde à exercer diverses pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur l’État d’Israël. Cette campagne part du constat que la colonisation des territoires palestiniens n’a cessé de croître pendant ces derniers 50 ans d’occupation. Par ailleurs, 20 ans de pourparlers et de négociations n’ont mené à rien, si ce n’est le renforcement de l’impunité d’Israël. Constatant également l’impuissance des États à convaincre ou forcer Israël à se conformer au droit international et à mettre fin à son occupation, l’appel au boycott est un mode de protestation citoyen et non-violent, directement inspiré des campagnes de boycott des années 80 contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud.

    Ce mouvement a été lancé par la société civile palestinienne en le 9 juillet 2005 soit un an jour pour jour après l’avis de la cour internationale de justice déclarant illégale la construction du mur. Une coalition de 171 associations palestiniennes – des syndicats, partis politiques, organisations de femmes, réseaux de réfugiés, associations professionnelles, des comités de résistance populaire… – élabora ainsi une déclaration commune autour du comité national BDS.

    En douze ans, ce mouvement s’est développé au point de devenir un réseau mondial de milliers de bénévoles et militants pour une justice en Palestine, parmi lesquels de nombreux étudiants, des syndicats, des comités, des groupes religieux, etc.

    En Belgique ce mouvement se développe depuis 2005. La plateforme “BDS Belgium”, qui regroupe plusieurs associations issues de la société civile, dont des associations militantes, partis politiques, syndicats, associations d’étudiants, et artistes (pour la liste d’adhérents, voir : http://bds-campaign.be/fr/lidorganisaties)

    Objectifs du BDS

    BDS invite les citoyens de conscience à prendre des mesures de sanction envers l’État d’Israël, jusqu’à ce que ces trois objectifs soient atteints :

    la fin de l’occupation et de la colonisation des terres arabes, y compris le démantèlement du Mur et la levée du blocus sur Gaza
    la reconnaissance des droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à l’égalité totale
    Le respect, la protection et la promotion du droit au retour des réfugiés palestiniens tel que stipulé par la résolution 194 des Nations Unies.

    Le BDS, c’est quoi concrètement ?

    > Boycott : Les consommateurs sont appelés à ne pas acheter de produits manufacturés par des entreprises israéliennes et internationales qui violent les droits des Palestiniens. C’est le cas notamment des entreprises qui bénéficient du soutien de l’Etat d’Israël pour s’être implanté dans les colonies. Elle cible donc les produits issus d’entreprises qui profitent de la colonisation et qui collaborent avec l’occupation.

    Mis à part le boycott économique des produits de consommation, la campagne encourage également le boycott sportif, académique, culturel et artistique. Comme l’indique clairement le mouvement BDS, il ne s’agit pas d’exclure des individus, mais bien de peser contre des évevenemnts soutenus par l’ État israélien ou participant à redorer son image.

    Des musiciens comme Roger Waters (Pink Floyd), Lauryn Hill ou Vanessa Paradis ont refusé de monter sur scène à Tel Aviv. Le cinéaste Ken Loach a décliné l’invitation à participer à un festival de film en Israël dans lequel son film était projeté.

    > Désinvestissement : la campagne mène des actions de lobbying auprès des gouvernements, des institutions et des entreprises pour qu’elles cessent d’investir ou de coopérer économiquement avec l’Etat israélien. Il s’agit également de faire pression sur les banques, les conseils locaux, les églises, les fonds de pension, et les universités pour qu’ils retirent leurs financements de toutes entreprises israéliennes et internationales qui violent les droits des Palestiniens. BDS a notamment joué un rôle dans la décision de Veolia de vendre presque toutes ses activités en Israël ou dans la décision d’Orange de rompre son partenariat avec Partner, l’entreprise israélienne de télécommunication présente dans les colonies.

    > Sanction : le BDS appelle à faire appliquer par nos États des sanctions envers Israël au vu de ses violations du droit international, notamment par la suspension des accords économiques et militaires entre l’Union européenne et Israël. Il s’agit également d’exclure Israël de forums internationaux tels que les Nations-Unis ou de la FIFA (voir la campagne “Carton Rouge”). En 2014 par exemple, le gouvernement chilien décide de suspendre les négociations en vue d’un accord de libre-échange avec Israël, en protestation contre son attaque sur Gaza.

    Répression du mouvement BDS

    Face au succès du BDS, le gouvernement israélien a décidé de mobiliser des moyens économiques, juridiques et diplomatiques importants pour tenter de courber ce mouvement. En 2011, la Knesset a adopté une loi qualifiant l’appel au boycott envers Israël comme une infraction civile. En 2016, le ministre israélien du Renseignement, Ysrael Katz, a dit, lors d’une grande conférence Israélienne anti-BDS qui s’est tenue à Jérusalem, qu’Israël devrait se lancer dans des « éliminations civiles ciblées » des « leaders » de BDS avec l’aide des renseignements israéliens. En mars 2017, le gouvernement passa une autre loi interdisant l’entrée de toute personne qui fait publiquement appel au boycott. Israël s’est également récemment alloué près de 23 millions d’euros pour lutter contre le “cyber sabotage”.

    En France, le mouvement BDS fait l’objet de poursuites juridiques depuis 2010. La Cour de cassation passa plusieurs arrêts condamnant des militants BDS à payer des dommages et intérêts, l’appel au boycott étant jugé comme étant une “provocation à la discrimination, à la haine ou la violence”. La France est la seule démocratie européenne où l’appel au boycott par un mouvement associatif ou citoyen pour critiquer la politique d’un État tiers est interdit. En mars 2016, une jeune femme avait été arrêtée lors d’une manifestation pour avoir porté un T-shirt affichant “Boycott Apartheid Israël”. Cependant, en octobre 2016, Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, a affirmé que l’Union continuait à défendre la liberté d’expression, dont le droit d’appeler au boycott pour des motivations politiques.

    Exemples de campagnes en Belgique

    “Stop Sodastream”

    Sodastream est une multinationale israélienne fabriquant des appareils de gazéification de boissons. Initialement installée dans le parc industriel de Mishor Adumin (dans la colonie Ma’aleh Adumin implantée en Cisjordanie occupée), la principale usine Sodastream a dû être délocalisée dans le désert du Néguev, en Israël. Cette délocalisation, loin d’être un choix de la direction de l’entreprise, est le résultat de nombreuses campagnes de boycott en Europe ainsi qu’aux États-Unis.

    Cependant, le problème loin d’être résolu, ne fut que déplacé. En effet, l’entreprise profite des nombreuses violations des Droits de l’homme commises par l’État israélien dans le Néguev, à savoir l’accaparement de terres, le transfert forcé d’une population hors de ses terres, la discrimination sur base ethnique et l’exploitation de travailleurs. Les premières victimes de ces violations dans le Néguev sont les Bédouins, des pasteurs arabo-palestiniens israéliens. Cette population dépossédée de ses terres et regroupée dans des villes-bantoustan forme une des populations les plus pauvres d’Israël et dès lors, représente une main-d’œuvre facilement exploitable pour Sodastream.

    Au vu de la situation, la campagne appelle au boycott de la marque Sodastream et met en exergue les différentes formes de collaboration existant avec l’entreprise.

    “Embargo militaire contre Israël “

    Cette campagne, lancée par le Comité national palestinien Boycott Désinvestissement Sanctions (BNC), appelle à mettre fin à la coopération entre Israël et les gouvernements/ entreprises à travers le monde. En effet, l’utilisation de la force militaire est un des piliers de la politique israélienne d’oppression du peuple palestinien. Alors que de nombreuses organisations de défense des droits de l’Homme ont reporté les multiples atteintes au droit international perpétrées par Israël lors de ses fréquentes attaques sur les Palestiniens, Israël jouit toujours d’une totale impunité. Cette impunité est rendue possible par la collaboration de la communauté internationale et en particulier, des États-Unis qui pour la période 2009-2018, fourniront une aide militaire de 30 milliards de dollars au gouvernement israélien.

    “Stop G4S”

    G4S est une entreprise britannique de services de sécurité. Le groupe aide l’État israélien dans la gestion de ses prisons dans lesquelles les prisonniers politiques palestiniens sont détenus sans procès et dans des conditions intolérables. G4S fournit également matériel et services aux checkpoints israéliens, aux colonies, à la police ainsi qu’à l’armée israélienne. La campagne, se basant sur des arguments légaux tels que le non-respect des conventions de Genève par Israël, a coûté à la compagnie de nombreux contrats ainsi que la revente par la Fondation Bill Gates de ses parts dans la compagnie.

    En 2016, G4S a annoncé son futur retrait du marché israélien pour des « raisons commerciales ». Malgré la raison avancée, l’impact du mouvement BDS sur ce retrait est indéniable. Cependant, la pression sur G4S se maintient jusqu’à ce que le retrait promis soit effectif.

    “Boycott HP (Hewlett-Packard Company)”

    HP est une multinationale américaine d’électronique qui joue un rôle majeur dans le système d’apartheid israélien. En effet, HP est le principal entrepreneur dans le système de contrôle par accès biométrique des checkpoints et du mur d’apartheid. Ces checkpoints et ce mur segmentent le territoire palestinien et empêchent la libre circulation des individus vers leur lieu d’étude, leur travail,…

    De plus, HP fournit la technologie permettant à Israël de mettre en place son système de carte d’identité par lequel certains citoyens ont accès ou non à un emploi, à l’éducation … Ces cartes d’identité sont les garants de la survie de l’apartheid israélien.

    En outre, HP fournit services et équipement au système pénitencier israélien en exemple, assurant le bon fonctionnement de son système de serveur central. À l’instar de G4S, la participation de HP dans le système pénitencier israélien en fait un acteur majeur des exactions commises à l’encontre des Palestiniens.

    De surcroît, HP fournit structure informatique ainsi que services de soutien à la marine israélienne, la même marine assurant la pérennité du blocus que subit la Bande de Gaza depuis 2007. Ce blocus, ayant transformé cette étroite bande de terre en prison à ciel ouvert, a été fortement critiqué par de nombreuses organisations internationales. ; Amnesty International affirme dans son rapport de 2017 que le blocus en plus d’être une sanction collective, nuit fortement à l’économie gazaouie ainsi qu’à toute initiative de reconstruction post-conflit.

  • Quelque 4.500 paires de chaussures ont été déposées à Bruxelles, devant l’Union Européenne, pour protester contre les massacres de Palestiniens par l’armée israélienne.

    Des militants des droits humains ont placé 4.500 paires de chaussures à l’extérieur du lieu de réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles, lundi dernier.
    Ce total correspond à autant de Palestiniens tués par Israël, à Gaza comme en Cisjordanie, depuis 2.008.

    L’action de protestation, organisée par le groupe Avaaz, a couvert la place Jean Rey de chaussures données par des citoyens de toute l’Europe, au cours de la semaine précédant la réunion du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles. Les organisateurs ont hissé une banderole sur laquelle on pouvait lire « Les vies palestiniennes comptent ».

    Le groupe Avaaz a déclaré que son initiative était un « appel aux gouvernements de l’UE à protéger la vie des Palestiniens en refrénant la violence du gouvernement israélien »

    http://www.europalestine.com/spip.php?article14342

  • Bravo aux militants de lyonnais qui sont intervenus à Grand Frais, pour faire retirer les dattes de l’occupant, très certainement cultivées dans la Vallée du Jourdain, c’est à dire en Cisjordanie occupée. Ouvrez l’oeil... et la bouche aussi pour exiger leur retrait de tous les magasins !

    video :

    http://www.europalestine.com/spip.php?article14350

  • Nous avons connu ces derniers mois un bel élan de solidarité avec la Palestine à Charleroi. Des jeunes de retour de la Palestine, la FGTB, le MOC, des citoyens, des activistes se sont mobilisés.1. Mais les partis traditionnelles, au Conseil communal du 28 mai, ne les ont pas suivis. Une fois de plus.

    Les débats au Conseil ont été clôturés par l’intervention de Malika El Bourezgui (Ecolo).

    « Cela fait des années et des années que j’entends la même chose… nous regrettons, nous condamnons, etc… Aujourd’hui les Palestiniens sont aux abois, on emprisonne les enfants, on leur tire dessus comme sur des lapins… Il y a des 100 aines de résolutions des Nations Unies qui condamnent ces agressions… Et vous n’allez pas me dire que cette assemblée, qui est censée défendre des valeurs, ne peut pas faire un seul geste symbolique ?!!! J’ai entendu votre discours en 2009, en 2014 : et aujourd’hui vous me racontez la même chose : c’est trop dur à entendre ».

    Malika a bien traduit les sentiments de la douzaine de membres et sympathisants de la Plate-forme Charleroi-Palestine, présent.e.s au Conseil communal du 28 mai à Charleroi.

    Alors que Xavier Desgain pour Ecolo avait introduit précédemment une motion pour exclure des marchés publics les entreprises qui ne respectent pas les droits de l’homme (en concret pour la Palestine, cela permet d’exclure celles qui collaborent avec l’occupation), Sofie Merckx pour le PTB avait ajouté les propositions suivantes : faire flotter le drapeau palestinien sur l’Hôtel de Ville et envisager un jumelage avec une ville palestinienne. Aucune proposition concrète de solidarité, défendues par les conseillers PTB et Ecolo, n’est acceptée.

    Tous les (faux) arguments sont bons pour le Collège pour ne pas prendre une seule initiative immédiate en faveur du peuple palestinien, pas même un geste symbolique : RIEN.

    Et pourquoi cela ne nous étonne-t-il pas ?

    Voici le cadre dans lequel le Collège « envisage ses actions »

    Il faut « Rechercher une attitude d’équilibre pour faire avancer le dialogue et la paix » « Il faut restaurer le dialogue entre des peuples destinés à vivre ensemble ou déjà à co-exister sur base de deux Etats libres et démocratiques ».

    Quel dialogue avec un Etat colonial ? Quelle paix avec un Etat d’apartheid ? Le nettoyage ethnique de la Palestine dure depuis 70 ans. La seule solution est de mettre fin à ce nettoyage ethnique et à l’apartheid. En manifestant, semaine après semaine, devant la frontière les Palestiniens de Gaza ont mis en avant leur droit au retour. Ils ont le droit de sortir du ghetto. Il convient de soutenir leur résistance. De reconnaître les droits fondamentaux du peuple palestinien : l’arrêt de l’occupation, l’arrêt la discrimination, le droit au retour. De sanctionner Israël, de soutenir l’appel BDS au boycott, au désinvestissement et à des sanctions contre Israël, lancé par la société civil palestinienne, et de mettre fin à l’apartheid comme le dit si bien Richard Falk, professeur de droit international à l’Université de Princeton, ancien “Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme en Palestine ».

    Aucune réponse concrète à nos demandes depuis bientôt 10 ans

    La Plate-forme Charleroi-Palestine existe depuis fin 2008 (la guerre d’agression contre Gaza). Pendant bientôt 10 ans, nous avons interpellé la Ville de Charleroi à de multiples reprises, vu ses bourgmestres consécutifs, connu la majorité PS et maintenant la majorité PS-MR-CDH, et nous n’avons jamais pu aboutir à un projet concret de soutien au peuple palestinien.

    Nous avons déjà proposé un jumelage lors du premier rassemblement en 2018. Nous avons tenté de persuader la Ville d’un Accord de coopération avec la Palestine plus tard. Après un entretien avec Latifa Gaouchi, échevine PS en 2013, nous avons rencontré l’échevin PS des Relations internationales, Anthony Dufrasnes, le 19 juin 2013 2. Nous l’avons revu avec ses collaborateurs le 8 novembre 2013. Cette rencontre était appuyée par le Président du Collège provincial Serge Hustache et son équipe. Une rencontre qui n’a abouti à rien. Rencontre le 26 janvier 2016 avec la nouvelle échevine PS des Relations internationales Julie Patte, qui veut limiter notre proposition à des échanges avec des écoles palestiniennes. Elle renvoie la balle à l’échevin Serdar Kilic (PS), qui n’a pas répondu présent au RV convenu.

    Alors quand Paul Magnette répond que l’école Condorcet envoie des stagiaires dans une clinique à Bethléem, c’est vrai, mais ce n’est pas son « oeuvre ».

    La Ville de Charleroi n’a strictement rien fait jusqu’ici. La collaboration entre l’école de Condorcet de Marcinelle et l’hôpital de Bethléem cadre dans un Accord de coopération de la province du Hainaut, un pacte d’amitié et de jumelage,avec le Gouvernorat de Bethléem. Le Collège ferait mieux de s’en inspirer, car dans ce cadre de nombreux projets culturels, sportifs, touristiques ont vu le jour. Et ils dépassent très largement les échanges et soutien au niveau des écoles.

    Regardez vous-même le débat…

    Vous pouvez voir la partie qui concerne la Palestine dans la vidéo ci-dessous, de 30.45 à 52.10.

    A lire aussi : l’article publié sur notre site sur la visite de Paul Magnette en Israël en 2016 : Monsieur Magnette : pourquoi êtes-vous allé voir un ministre de ce gouvernement extrémiste ? Elle permet aussi de mieux comprendre. Paul Magnette avait rencontré le Ministre Yuval Steinitz, qui aujourd’hui menace de détruire Gaza « une fois pour toutes ».

    Notes
    1. ↑ -plus de 300 personnes étaient présents à l’Hommage pour les victimes à Gaza le 25 mai,
    - 400 kg de vente de dattes palestiniennes ont été vendues dans la région en 16 jours de temps,
    - deux actions de boycott des pommes de terre israéliens ont été organisées dans les grands magasins,
    - les Métallos FGTB ont amené leurs drapeaux palestiniens à la manif pension le 16 mai,
    - la Plate-forme Charleroi-Palestine à été invitée avec un stand d’info au MOC et à la FGTB,
    - les jeunes de retour ont peu prendre la tribune à la FGTB le 1 Mai, ont lancé leur expo photos et organisé d’une soirée de témoignages
    - un autocar de Carolos est parti pour l’événement « Comment être solidaires des Palestine » à la VUB de Bruxelles
    - la Plate-forme Charleroi-Palestine a participé à la journée Nakba, aux rassemblements pour Gaza et les prisonniers palestiniens à Bruxelles
    2. ↑ Une anecdote pour vous faire comprendre comment nous étions bien compris par cet échevin : « Nous pourrions proposer des vols à partir de Charleroi sur Tel-Aviv pour faciliter vos voyages ». Nous lui avons répondu que nous venions d’être arrêtés à Tel-Aviv et mis en prison à Ramleh – opération Bienvenue en Palestine

    http://www.pourlapalestine.be/conseil-communal-de-charleroi-pas-un-seul-geste-pour-la-palestine/

  • La Belgian Academic and Cultural Boycott of Israël (BACBI) adresse une lettre ouverte au gouvernement pour l’exhorter à protester officiellement contre la politique israélienne d’expropriation et de répression à l’égard des Palestiniens. Les signataires demandent à nos gouvernants de prendre sans attendre des mesures concrètes. Carte blanche.

    Profondément indignés par les événements, les membres de la Campagne belge pour le boycott académique et culturel d’Israël (BACBI) condamnent le massacre que les forces d’occupation israéliennes ont commis contre des Gazaouis, ce vendredi 30 mars, près de la clôture autour de l’étroite Bande de terre de 360 kilomètres carrés, transformée depuis plus de dix ans en une prison à ciel ouvert. Avec des chars et des drones et le déploiement d’unités spéciales et plus de 100 tireurs d’élite, l’armée israélienne n’a pas hésité à utiliser une force excessive contre une action annoncée de protestation pacifique. Parmi les manifestants palestiniens non armés, on compte actuellement près de 20 morts et plus de 1.450 blessés, au sein desquels 150 adolescents qui seront handicapés à vie. Plus de 750 de toutes les victimes ont été blessées par des balles réelles ; 20 sont dans un état critique. Les hôpitaux de Gaza, qui en raison du blocus souffrent depuis longtemps d’une pénurie de fournitures médicales, d’électricité et de carburant, ont été inondés en peu de temps avec des patients gravement blessés.

    Un blocus criminel

    Du côté israélien, derrière le champ de tir, on ne relève aucune blessure.

    Les organisateurs de la manifestation pacifique nommée la « Grande Marche du Retour » ont choisi de la commencer le 30 mars parce qu’à cette date les Palestiniens du monde entier commémorent chaque année la « Journée de la terre ». Rappelons que le 30 mars 1976, à l’occasion d’une grève générale décrétée par les citoyens « arabes israéliens » de Galilée en protestation contre la confiscation à grande échelle de leurs terres agricoles, les forces de l’ordre israéliennes – armée et police – ont réprimé le mouvement pacifique de manière sanglante : le massacre commis par la police dans la ville de Sakhnin (une vingtaine de kilomètres au nord de Nazareth) a fait 6 morts et des centaines de blessés.

    Par la présente campagne de la « Grande Marche du Retour », les Palestiniens veulent protester contre le nettoyage ethnique de leur pays et l’expropriation de leurs terres qui durent depuis la Nakba (ou Catastrophe) en 1948-49, contre les 50 ans d’occupation militaire de la Cisjordanie, de Jérusalem et de la Bande de Gaza et les 12 ans de blocus barbare et criminel de la Bande.

    Se conformer à la résolution 194

    La campagne actuelle entend réactualiser le droit au retour (garanti par la résolution 194 de l’ONU) de tous les réfugiés palestiniens (et leurs descendants) de 1948 et 1967, une situation qui s’applique à plus des deux tiers de la population actuelle de la Bande de Gaza. En général, nous pouvons dire que la résistance soutenue et légitime du peuple palestinien est dirigée contre la destruction systématique de la société et de la culture palestiniennes, le vol systématique des ressources naturelles et matérielles (comme l’eau) et une existence sans dignité ni perspectives économiques ou politiques, organisée par Israël.

    Le massacre de vendredi dernier souligne, une fois encore, la nécessité urgente de mettre fin à la politique coloniale israélienne de domination, d’apartheid et de violations systématiques du droit international et des droits humains. En outre, le blocus illégal du ghetto de Gaza, sur terre, dans les airs et en mer, doit être levé immédiatement, afin que les hommes, femmes et enfants qui souffrent aujourd’hui des conditions terribles, puissent vivre dans la paix, la liberté et la dignité.

    L’impuissance des protestations verbales

    À l’exception des États-Unis, le monde a généralement réagi avec horreur à l’attaque terroriste contre des personnes innocentes et désarmées. Encore une fois, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU a été bloquée, samedi dernier, par les États-Unis ; l’Union européenne (Mme Federica Mogherini) et de nombreuses organisations internationales des droits de l’homme ont réclamé le lancement d’une enquête impartiale. Malheureusement, nous savons déjà que les décideurs politiques israéliens réagissent avec un grand mépris à cette situation comme, dans le passé, à toutes les protestations purement verbales. Le récent massacre à Gaza démontre donc cette fois encore l’inertie de la communauté internationale, et que seule la pression de la campagne mondiale de boycott non violent (BDS) lancée en 2005 par la société civile palestinienne (et qui compte 170 organisations) offre des perspectives. Elle est déjà devenue l’une des plus importantes campagnes en faveur des droits humains et de la justice dans le monde mais il faut lui permettre de s’intensifier, car elle apparaît aujourd’hui comme la seule réponse capable de mettre un terme à la politique d’annexion et d’apartheid conduite par l’État d’Israël

    La BACBI, soutenue par plusieurs centaines de signataires universitaires et culturels, exhorte le gouvernement belge en signe de protestation véhémente à rappeler l’ambassadeur belge en Israël et à suspendre la coopération avec l’État israélien, y compris dans le domaine de la recherche scientifique, aussi longtemps qu’il méprise le droit international et les droits humains.

    Nous appelons les citoyens de notre pays à se joindre à nous pour condamner le massacre de la Journée de la terre et à renforcer le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

    *Pour le Comité de rédaction de BACBI : Guy Bajoit, Prof., UCL ; Marie-Christine Closon, Prof. Ém., UCL ; Andrew Crosby, chercheur, ULB ; Eric David, Prof., ULB ; Bruno Frère, Prof., ULiège ; Jean-Marie Frère, Prof., ULiège ; Perrine Humblet, Prof., ULB, Patrick Italiano, chercheur, ULiège ; Marc Jacquemain, Prof., ULiège ; Anne Morelli, Prof., ULB ; Christine Pagnoulle, Prof., U Liège ; Christiane Schomblond, Prof.Ém., ULB ; Isabelle Stengers, Prof.Ém., ULB ; Vincent Wertz, Prof., UCL ; Raven Ruëll, régisseur ; Patrick Deboosere, Prof., VUB ; Pascal Debruyne, Dr., UGent ; Lieven De Cauter, Prof., KULeuven ; Herman De Ley, Em.Prof., UGent ; Marc De Meyere, Prof.Ém., UGent ; Jan Engelen, Em.Prof., KULeuven ; Lieve Franssen, dirigent Brussels Brecht-Eislerkoor ; Carl Gydé, directeur CAMPO ; Madeline Lutjeharms, Prof., VUB ; Nozomi Takahashi, Dr. Apr., UGent ; Marc Vandepitte, filosoof ; Thomas Van Riet, Prof., KULeuven, Karin Verelst, Prof., VUB ; Hendrik Vos, Prof., UGent ; Karim Zahidi, Prof., UAntwerpen.

    http://www.bacbi.be

  • Les courriers de MEHADRIN, exportateur israélien, aux grandes surfaces

    Face aux demandes de plus en plus nombreuses des grandes enseignes de supermarché, qui veulent savoir l’origine exacte des produits exportés par Israel, et pouvoir respecter la réglementation française qui interdit d’afficher "origine Israël" lorsqu’ils viennent des territoires palestiniens occupés illégalement, voici la réponse israélienne qui montre le refus d’appliquer le droit international.

    LETTRE REÇUE PAR LE MAGASIN GRAND FRAIS DE LYON

    http://www.europalestine.com/spip.php?article14356

    Outre que cette lettre ne donne toujours pas l’origine exacte des produits mis en vente, l’emploi du terme "territoires contestés" bafoue clairement le droit international. Ce négationnisme est en contradiction avec les directives européennes et la réglementation française en matière d’étiquetage des produits alimentaires exportés par Israel :

    Nous ne laisserons pas les menteurs et les voleurs faire leur sale propagande coloniale en France.

    Retrait des rayons de tous les produits de l’occupant !

  • Boycott total de l’Etat fasciste !

    Des universitaires belges soutiennent le boycott académique d’Israël

    Les initiateurs de l’association tout récemment créée, le Belgian Academic and Cultural Boycott of Israel (BACBI), sont on ne peut plus clairs : ils boycotteront toutes les institutions académiques officielles d’Israël tant que ce pays poursuivra sa politique d’occupation et de colonisation, et qu’il s’obstinera à fouler aux pieds le droit international.
    En 2005, un groupe d’universitaires et d’artistes palestiniens lançaient le PACBI, le Palestinian Academic and Cultural Boycott of Israel, en tant que composante de la campagne BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions, NdlR). BDS a été créée par un important groupe d’organisations du monde associatif palestinien. Aujourd’hui, des universitaires belges s’y joignent par le biais de la création du Belgian Academic and Cultural Boycott of Israel (BACBI).

    « Nous désirons nous joindre à la campagne de boycott, parce qu’un boycott international est le moyen principal, aujourd’hui, qui permettrait de mettre un terme à l’oppression du peuple palestinien par l’État israélien », explique le professeur Patrick Deboosere (VUB), cofondateur du BACBI. « Comme l’a bien montré en son temps la lutte contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, le boycott est une arme très efficace. Le fait que, récemment, au Parlement israélien, une majorité de droite a approuvé une loi rendant punissable l’appel au boycott, montre clairement à quel point l’on a peur de cette stratégie. »

    Comment cette action de boycott est-elle née ?

    Patrick Deboosere. En 2009, lorsque nous nous sommes rendus en Palestine en compagne d’un certain nombre de collègues et d’artistes amis, nous avons été en contact pour la première fois avec des partisans d’un boycott international. Ce n’étaient pas que des Palestiniens, mais aussi plusieurs organisations juives progressistes. Depuis lors, je n’ai plus cessé de soutenir la campagne BDS.

    On ne peut pas faire autrement quand on voit la situation sur place. Nous avons tous été profondément touchés par l’injustice incroyable qui règne là-bas. Il suffit de franchir un check-point israélien pour ressentir les humiliations et le mépris que doivent subir quotidiennement les citoyens palestiniens.

    On y voit l’inégalité dans la façon de traiter les gens, avec la destruction et l’expropriation des terres palestiniennes et la construction de colonies juives illégales. C’est en infraction avec le droit international, mais cela se passe toutefois sous la protection de l’armée israélienne.

    Et il y a le mur...

    Patrick Deboosere. Oui. On le connaît évidemment via les photos et les images télévisées. Mais la confrontation sur place est littéralement écrasante. Un vrai mur de l’apartheid, long de plusieurs centaines de kilomètres. L’image seule de la façon dont ce mur passe au beau milieu des faubourgs et des villages qui entourent Jérusalem est hallucinante. Et, en même temps, on remarque comment, par toutes sortes d’artifices, la construction du mur est également mise à profit pour accaparer plus de terres palestiniennes encore.

    Le mur a également annexé de facto Jérusalem-Est et l’a coupé du reste de la Cisjordanie. Le mur traverse littéralement le campus de l’Université al-Quds, ce qui fait qu’aujourd’hui, plus de 13 000 étudiants palestiniens doivent franchir au moins un des 600 check-points israéliens lorsqu’ils quittent leur domicile pour se rendre à l’université.

    Avec l’agression contre Gaza en juillet dernier, de plus en plus de collègues se sont adressés à moi pour lancer une initiative en faveur d’un boycott académique. En quelques semaines, il y a eu du côté palestinien plus de 2 100 tués et de 10 000 blessés, en grande majorité des civils, dont de nombreux enfants. Quelque 17 000 bâtiments ont été détruits. Du côté israélien, l’opération a fait 73 morts, dont 66 militaires.

    Ça a été une boucherie et la chose a encore été confirmée récemment par les témoignages directs de dizaines de soldats israéliens, avec « Breaking the Silence ».

    Pourquoi est-il important que des universitaires se joignent à une telle campagne ?

    Patrick Deboosere. En tant qu’universitaires, nous devons prendre nos responsabilités. En mars dernier, dans 22 pays, une « Semaine de l’apartheid israélien » a été organisée. Des étudiants de plusieurs universités belges s’y sont ralliés. Entre autres à l’ULB et à la VUB, cela a provoqué beaucoup de remue-ménage. Des pressions ont été exercées par l’ambassade israélienne afin de supprimer ces activités. L’ULB a menacé de suspension l’organisation estudiantine favorable au boycott. Cela prouve à quel point il est important que le corps académique lui aussi s’exprime en faveur du boycott international.

    En quoi consiste précisément cette action de boycott ?

    Patrick Deboosere. Notre déclaration de principe rejoint l’appel palestinien au boycott académique et culturel et, en ce moment, elle a déjà été signée par près de 300 académiques, de toutes les universités et hautes écoles du pays. Depuis que l’appel est en ligne, chaque jour, de nouvelles signatures viennent s’ajouter.

    Concrètement, le boycott signifie que nous ne collaborons pas avec les institutions officielles et universités d’Israël et que nous nous opposons à tout subventionnement émanant de l’Europe. Nous voulons que l’Europe résilie tous les accords de collaboration avec Israël et nous appelons dès maintenant à ne pas coopérer avec les universités israéliennes dans le cadre de projets européens. Aujourd’hui, toutes les universités israéliennes sont complices de la politique de racisme, d’apartheid et d’oppression de l’État israélien. Toutes, ou à peu près, collaborent au renforcement de l’appareil militaire israélien.

    Si une université israélienne devait officiellement se distancier de l’occupation et de la politique d’apartheid, nous serions disposés à collaborer avec cette université. Jusqu’à ce jour, ce n’est malheureusement pas le cas.

    Comment réagissent les universitaires en Israël face à un boycott ?

    Patrick Deboosere. Il y a certes un certain nombre d’universitaires israéliens courageux qui s’opposent ouvertement à la politique de leur pays. Aussi sommes-nous en faveur d’une collaboration et d’un dialogue avec des universitaires israéliens à titre individuel. Je pense qu’il est très important de continuer à collaborer et à discuter avec nos collègues israéliens.

    Ce n’est pas un boycott individuel. Le but est d’accroître la pression sur Israël de sorte que soit mis un terme aux violations du droit international. Cette pression doit également venir de nos collègues israéliens. Nous n’en sommes pas encore là. Nous essayons de développer une médiatisation suffisante afin que nos universités cessent leur collaboration, à l’exemple de la façon dont, aujourd’hui, le mouvement pour le boycott international prend forme dans plusieurs universités américaines ou européennes.

    Quelles actions allez-vous entreprendre ?

    Patrick Deboosere. Nous avons créé un site internet, www.bacbi.be, et nous espérons que le plus grand nombre possible de nos collègues des universités et hautes écoles signeront également notre appel. À court terme, l’intention est que les universités belges cessent de collaborer avec les universités israéliennes.

    Le lobby pro-israélien accuse systématiquement d’antisémitisme tous ceux qui expriment des critiques à l’égard d’Israël. Mais, soyons bien clairs : nous sommes opposés à toute forme de racisme et d’antisémitisme.

    L’indignation spontanée qu’éprouvent bien des personnes au vu de l’injustice que subit le peuple palestinien doit recevoir un soutien solide de la part du monde académique.

    Au sein du BACBI, nous voulons étendre l’action de boycott au secteur culturel. Si des musiciens et des compagnies théâtrales refusent de se produire en Israël, cela aura un grand retentissement et cela contribuera à accroître encore la pression.

    Nous ne sommes d’ailleurs pas seuls, dans cette campagne. Le boycott académique et culturel s’étend au niveau international. Notre but final est de mettre un terme aux infractions et violations systématiques du droit international par Israël et de contribuer à une paix juste au Moyen-Orient. C’est un travail de longue haleine mais, quand on est fondamentalement du côté de l’injustice et de l’oppression, on finit toujours par perdre.

    https://solidaire.org/articles/des-universitaires-belges-soutiennent-le-boycott-academique-d-israel

  • 7 juin 12:35

    Le match Argentine/Israël annulé : un gros coup porté à l’occupant par la campagne BDS

    C’est du jamais vu ! Une des équipes les plus prestigieuses de foot qui annule au dernier moment son déplacement en Israël, c’est un événement historique dont Netanyahou ne se relèvera pas, car il fera sans aucun doute boule de neige ! Le chef de l’opposition israélienne, Avi Gabbay, évoque d’ailleurs "le début d’un tsunami international".

    "Le match de préparation au Mondial 2018 entre Israël et l’Argentine, prévu samedi 9 juin à Jérusalem, a été annulé sous la pression des Palestiniens, qui avaient appelé le capitaine de l’Albiceleste, Lionel Messi, à ne pas y participer, craignant une récupération politique de l’Etat hébreu", écrit Le Monde.

    "Craignant" ?

    Le match, rappelle-ton, devait d’abord se jouer à Haïfa. Mais Netanyahou, qui en veut toujours plus, l’a fait déplacer à Jérusalem...

    Les médias aux ordres ont reçu la consigne de ne pas en faire des tonnes et surtout de raconter des bobards : Messi aurait eu des menaces de mort, et c’est par crainte pour sa vie que l’équipe aurait annulé le déplacement.

    Quelle bidonnade !

    Oui il y a eu des pressions, et pour une fois celles des "pro-Palestiniens" ont été plus convaincantes que celles du régime d’apartheid, malgré ses millions mis dans la balance, ses menaces, ses tentatives de séduction, et tout l’éventail des méthodes régulièrement utilisées par les dirigeants israéliens.

    Si désormais les Palestiniens font davantage peur que les Israéliens, c’est une bonne nouvelle !

    Mais la réalité est plus simple.

    A Barcelone même, ainsi que dans le reste du monde, les voix se sont élevées pour faire comprendre à l’équipe argentine où elle allait mettre les pieds, et ce que cela signifiait en termes de caution de criminels, de tortionnaires et de négationnistes des droits humains et du droit international.

    Et si les footballeurs argentins ont eu des craintes, c’est pour leur image, pas pour leur vie. Ils risquaient de définitivement la ternir en acceptant d’aller jouer dans l’Etat colonial.

    "Cette décision est survenue, dans la soirée de mardi 5 juin, quelques heures après une mobilisation devant le terrain d’entraînement de la sélection argentine à Barcelone, où des militants palestiniens ont brandi un maillot de l’équipe maculé de peinture rouge sang et ont apostrophé les joueurs, en les sommant de ne pas participer à la rencontre," écrit Le Monde.

    Le sang sur le maillot représentait clairement celui des Palestiniens massacrés en permanence par Israël, et non une quelconque menace de mort contre Messi ou qui que ce soit d’autre.

    Oui, les Palestiniens étaient prêts à déchirer tous leurs maillots d’une équipe dont ils sont pourtant fans, s’ils avaient accepté d’aller jouer à Jérusalem. Et c’est bien la moindre des choses !

    Le ministre des affaires étrangères argentin, Jorge Faurie, a fait savoir qu’ils « ne souhaitaient pas jouer le match » : « Même le sélectionneur a demandé qu’il n’y ait pas d’autre rencontre et que la sélection se concentre sur le premier match en Russie, le 16 juin.

    Premier joueur à s’exprimer, l’attaquant Gonzalo Higuain s’est félicité de l’annulation de la rencontre. « Finalement, nous avons pu faire ce qu’il convenait."

    Alors le fasciste Avigdor Lieberman peut toujours éructer contre « ceux qui prêchent la haine » de son pays, nous, on va fêter cela !

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