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Dealers en blouses-blanches : Quand les benzos vous tombent dessus
posté le 07/07/19 par tobor Mots-clés  répression / contrôle social 

En Belgique, en 2019, des équipes médicales s’ingénient à confirmer l’adage populaire douteux tel que "Le cannabis est la porte d’entrée pour une escalade qui mène aux drogues dures". Sous couvert de "désintoxication du cannabis", ils n’hésitent pas à administrer à des jeunes gens des produits extrêmement addictifs et destructeurs (benzodiazépines) en visant l’accrochage (par le durée de ce qu’ils appellent un traitement) et la dépendance future à ces drogues dures combinées à des anti-dépresseurs.

Auparavant et jusqu’au XIXème siècle, la psychiatrie utilisait la saignée pour calmer l’hystérie ou les récalcitrants, à l’image de la médecine qui y voyait un remède quasi-universel. L’effet sur patient était sensiblement le même que ce qu’induisent les benzodiazépines, à l’exception de la blessure contre l’accoutumance. C’est la chute de tension, somnolence, perte de capacités cognitives, mollesse et docilité.

Ce produit, de nombreuses personnes qui vont consulter un généraliste pour insomnie ou anxiété, le rencontrent pour ne plus jamais le quitter. Ils sont prescrits hors AMM, c’est à dire "pas pour les motifs qui ont justifiés la mise sur le marché" donc, pour ses effets secondaires ou indésirables ! La destination officielle du produit est de "calmer les crises psychotiques graves en supplément temporaire d’un autre traitement", eux le prennent pour dormir et ils dorment plus ou moins, comme ils sont plus ou moins éveillés le lendemain.

Un effet de manque amplifie les symptômes pour lesquels ces insomniaques/anxieux/ses ont consultés, qui s’apaise avec la prochaine pilule. De doses minimes avant d’aller dormir, l’accoutumance aidant, c’est l’escalade vers l’équivalent de ce que recherchent les héroïnomanes avec les désagréments qu’ils encourent (à l’exception du remboursement et de la fourniture facile) car ces benzos, temesta en tête, sont extrêmement addictifs et déstabilisants !

Et les junkies le savent bien car usent de ces produits pour patienter en cas de pénurie. Les opioïdes, neuroleptiques et benzodiazépines sont les versions officielles du même fléau.

Pour n’importe quelle personne en détresse, le pied peut être placé dans l’engrenage à l’infirmerie ou aux urgences avec un verre d’eau et pour se détendre, une première pilule, un premier Temesta (Lorazepam, benzodiazépines) qui induit une demi-réalité, une somnolence, dépersonnification, suggestibilité, amnésie, etc, etc, une personne malléable qui s’abstiendra de réfléchir et se contentera d’acquiescer. L’effet premier varie du quart d’heure à quatre heures et s’ensuit la demi-vie du produit, de 10 à 20 heures, qui laisse dans un état second venir une tension qu’apaisera le Temesta suivant. La proposition que "tout s’arrangera avec un peu de repos dans un centre" parvient à séduire, c’est le début d’une spirale...

- les premiers jours du traitement :
1/2 comprimé le matin (1,25 mg)
1/2 comprimé à midi (1,25 mg)
1 comprimé le soir (2,5 mg)

- les jours suivants : la posologie sera adaptée, graduellement, en fonction de l’évolution (posologie quotidienne moyenne : 5 à 7,5 mg). -Donc, en moyenne adapté à la hausse !

- La molécule lorazepam active dans le temesta est 10x plus puissante que la diasepam du valium. La posologie recommandée en lorazepam convertie en diasepam donne des doses qui peuvent dépasser le double.

- La demi-vie d’élimination plasmatique du lorazépam est comprise entre 10 et 20 heures. L’état d’équilibre des concentrations plasmatiques est atteint en 3 jours environ.

- Une relation concentration-effet n’a pu être établie pour cette classe de produits, en raison de l’intensité de leur métabolisme et du développement d’une tolérance.
Les benzodiazépines passent la barrière hémato-encéphalique ainsi que dans le placenta et le lait maternel.

- Belgique = leader mondial en consommation de benzodiazépines

- Presque 7 patients sur 10 ont une benzodiazépine ou un
antipsychotique en MRS


J1

Mon fils âgé de 21 ans se présente aux urgences à l’hôpital St Jean (Bxl) accompagné de sa mère, rejoint par ses oncle, tante et cousin puis par moi et ma compagne. Depuis plusieurs jours, il ne dort que des bribes, angoissé par le chantage affectif que sa copine exerce sur lui. Il a depuis une semaine totalement arrêté ses addictions : les jeux vidéos, la consommation de sucre, de cannabis et est décidé à rompre. Il est fatigué, nerveux, tendu avec une forte migraine.

Une femme lambda et badgée qui se présente comme "psychiatre de garde" vu l’absence de psychologue et qui vraisemblablement a recommandé une prise de Temesta au moment où elle a été appelée et informée que la prise de sang révélait la présence de cannabis.
Après un entretien privé avec mon fils dans la demi-réalité qu’induisent les "benzodiazépines" à forte dose, elle nous présente son diagnostique d’"emballement et surchauffe du cerveau" qui devrait se calmer en quelques heures, quelques jours ? Elle nous suggère à tous et plus directement à lui, majeur mais qui plane et marmonne, la solution qu’il aille passer une nuit en hôpital/clinique/"institution" où après une nuit de sommeil sous somnifères il pourrait évaluer s’il se sent remis ou s’il veut prolonger d’un jour ou plus (?) "Changer totalement de cadre est propice à calmer l’esprit" clame la spécialiste.

Cette "Nadine" (qui s’annoncera, lors d’une conversation téléphonique deux jours plus tard, comme psychologue, assistante sociale et non psychiatre !!!) a donc choisi de ne pas consulter ce "patient" dans son état initial, y préférant un légume à la suggestibilité et l’amnésie facile. Elle cherche une chambre sur place ...rien. Ni nulle-part d’ailleurs sur tout bxl ! Ah, oui ! Si, il y a une place à Fond’roy, un lieu "super" où il y a justement une section "jeunes adultes". Les yeux mi-clos, oubliant la question, il se laisse séduire par cette idée qui semble rassurante. Il fait ce choix et à contre-coeur, je l’y emmène.

Là-bas, bien qu’il ne désire que ça, il lui est interdit de dormir. Une infirmière nous accueille et nous montre la chambre, elle signale en ouvrant l’armoire de rangement : "Ici, comme dans tous les hôpitaux, il y a des vols. Il y a des coffres pour y mettre ses objets de valeur". Elle suggère à mon fils de taper le code 1,2,3,4 puis le bouton rouge ce à quoi je réagis en proposant plutôt d’y taper un n° à 4 chiffres que lui seul connaît. L’infirmière tique !

Il va falloir patienter 1/2 heure avant l’arrivée du psychiatre (Dr Duroy) pour l’admission. L’infirmière nous suggère d’aller fumer une cigarette dans le jardin. Lorsque elle nous y rejoint, on apprend que je ne peux ni assister à l’entretien, ni a aucun moment parler avec le psychiatre en question. L’infirmière me propose de rentrer chez moi ou d’attendre la fin de l’admission. J’attendrai donc là et elle viendra me prévenir.

Je parle avec un pensionnaire qui est là par bribes depuis 2 ans "pour décrocher de l’alcool". Il me dit que là, dans la section "jeunes adultes", tout-le-monde est fumeur/euse de cannabis et tout le monde est sous Temesta, sans grief ni plainte, tout va bien. Que pense-t-il du DR en question ? "Il est jeune, il est cool, il est gay". Je fais le tour du jardin, capte quelques bouts de conversations/auto-flagellations et après 1h30 je demande à l’accueil où en est mon fils. La même infirmière me dit que c’est fini depuis une heure et qu’elle pensait que mon fils avait été me prévenir. Elle l’aurait donc lâché seul dans ce bâtiment qu’il ne connaît pas ? mourant d’envie de dormir et sous l’effet d’une drogue puissante pour qu’il retrouve son père dans un jardin qu’il a oublié dès qu’il l’a quitté tant l’effet amnésiant du Temesta semblait puissant. Il n’aurait même pas retrouvé sa chambre et elle l’y a sans-doute amené préférant laisser poiroter le petit-malin qui ne veut pas d’un 1,2,3,4, pour fermer son coffre. Je rappelle qu’il n’est là que pour retrouver le sommeil et ressort normalement le lendemain. Aucun retour possible de son entrevue avec "le psychiatre" qui ne sera joignable au téléphone que pour dire qu’il dort encore et n’en sait pas plus avant de partir en congé pour 5 cinq jours.

J2

En fin de matinée, quand j’ai mon fils au téléphone, mou comme la veille, il me dit qu’au réveil il a reçu un Temesta !!! Il dit aussi qu’il fait connaissance avec les gens, ils et elles sont sympas, il y a des ateliers...
J’arrive en visite à 15h avec sa mère et on l’emmène manger un bout à l’extérieur, il a peu d’appétit, des trous de mémoire, on se promène dans la nature environnante. Il passerait bien encore une nuit sur place.
Et un cercle vicieux tente de s’installer sous Temesta au réveil, dans ce centre psychiatrique où mon fils n’a jamais rien eu à faire.

En effet, j’ai une conversation téléphonique avec la Nadine qui l’a incité à venir là. Non seulement elle a usurpé sa fonction, n’est pas psychiatre, donc pas habilitée à prescrire ou donner ce benzodiazépines ! mais en plus elle m’apprend qu’elle travaille là-bas dans un autre bâtiment, chose qu’elle était supposée préciser au moment où elle trouvait cette chambre miraculeusement libre !!!
Elle qui nous parlait d’une nuit ou deux pour retrouver les idées plus claires ma parle là d’un traitement de une à deux semaines ! Elle me dit qu’on ne peut pas interrompre son traitement !!! Mais un traitement de quoi au juste ? La voilà qui me semble véreuse à son tour ! La politique de la maison est de droguer ses pensionnaires au réveil pendant une à deux semaines puis de diminuer progressivement pour sortir avec une double ordonnance de Temesta en faible dose et d’un antidépresseur ciblé.

J3

La mère s’envole pour l’Italie, c’est les vacances !
Je reviens en visite. Mon fils, toujours aussi mou mais souriant s’est rapproché d’une fille, ils ont fait une peinture ensemble. Il a rencontré un peu tout-le-monde et se sent de plus en plus à l’aise, Il ne connaît pas son n° de chambre, a oublié le code PIN de son phone. Il a plutôt des regards en coin avec les filles et il sent qu’il peut travailler ça... Son cousin arrive aussi en visite et on va faire un tour. On nous refuse dans un premier temps la sortie, dans un second temps aussi au bureau des infirmières puis je rappelle que mon fils est venu de son plein gré pour sommeil et que la veille on était sorti manger un bout et revenu. On nous a accordé notre sortie et on s’est baladé avant de rentrer.

La suggestibilité qu’induit le produit marche pour croire les blouses blanches mais pour me croire à moi également et je lui rappelle qu’il est sous influence d’un anxiolytique qui fausse son idée de la réalité. On se rend au bureau des infirmières, là une seule est en service pour tout l’étage. C’est normal, anesthésiés toute la journée, personne ne risque de déborder.

Mon fils demande à voir un/e psychologue. "Pas avant 5 jours" ... ou un psychiatre ? "5 jours aussi" Il dit qu’il se sent plutôt bien à part qu’il est tout mou avec perte de mémoire et qu’il désire passer une journée sans "médicaments" Oulala, pas avant 5 jours ! il faut l’avis du psychiatre qui est en congé ! Là je reviens sur le fait que mon fils n’a qu’une décharge à signer pour quitter la place sur le champs, qu’il n’ont légalement aucun droit de le retenir ou d’agir contre sa volonté. Elle nous dit qu’elle va faire une note...
Mon fils m’appelle en soirée pour me dire que sa journée du lendemain paraît engageante, qu’il sera clair et que je peux m’abstenir de venir en visite, peut-être même il rentrera...

J4

Il a eu son Temesta du matin envers et contre tout mais n’en semble pas soucieux au téléphone. Il parle en "on". "On est bien, on peut sortir, on a fait du jardinage". "Papa, je m’inquiète pour toi, je crois que t’es parano, nos médicaments sont pas ce que tu crois, c’est rien, on est bien". Le contraste avec sa volonté de prendre en main sa vie est radical, le voilà plus infantilisé que jamais.
Je lui suggère de lire la notice, de s’informer sur le Temesta via le net et de se forger son propre avis en connaissance de cause.

J5

Après m’être informé chez infor-jeunes en espérant pistes et conseils, trouvant certes écho à mes inquiétudes sur ces agissements sordides, peu de solutions semblent exister pour aider une personne majeure prise dans cet engrenage.
Je rend visite à fond’roy où il me signifie -ne pas en avoir pris- alors que son état montre le contraire. Il me dit être là depuis deux jours, oublie tout et quand son frère nous rejoint, après de grandes embrassades et 10 minutes de discussion, il nous dit : "Bon, j’vais aller rejoindre les autres, on doit aller au lit dans pas très longtemps...

J6

Au téléphone, il me signifie qu’il va sortir de là, qu’il ne veut plus de sa médication, que je dois le laisser faire.
Puis commencent les montagnes russes : quelques heures plus tard, un appel signifie que je suis parano avec ses médicaments. Dans la nuit s’ensuivent des textos un peu délirants puis plus tard rassurants, il a dû ne pas prendre sa pilule du soir.

J7

Au matin il a repris un temesta et me dit être désolé mais que ça va aller... Dans un mélange de désespoir, de fatigue et de colère, j’ai l’occasion de témoigner au micro dans un événement publique ainsi qu’à la radio pour dénoncer ces obscénités. C’est pendant ce temps que mon fils signait sa décharge et quittait ce lieu sordide.

J8 à 16

À son retour, mon fils a perdu beaucoup en mémoire et en stabilité. Dès la deuxième soirée, il était extrêmement tendu musculairement avec des douleurs au foie et migraine, des massages l’ont apaisés, il n’a pu dormir que deux heures. Une nervosité intérieure l’a poussé à reprendre du temesta (reçu à fond’roy) puis, quelques jours plus tard, tentant de résister, il a fini par appeler une ambulance pour se retrouver passant la nuit aux urgences à St jean (Bxl) sous DHB, un neuroleptique encore plus toxique et abrutissant. Le lendemain, après que la psychiatre en service ait suggéré qu’un retour à fond’roy serait bénéfique, il a discrètement quitté les lieux pour aller dormir chez lui.

Il est recontacté le lendemain par téléphone et se rend à un entretien avec la psychiatre vue la veille. Elle lui prescrit, toujours contre l’insomnie, un neuroleptique (dominal forte), gamme de produits qui comportent un très sérieux risque d’effets secondaires graves. Il en prend un avant d’aller se coucher et est pris de violents maux de ventre et douleurs musculaires sans pour autant dormir de la nuit ni de la journée du lendemain. Il exclu radicalement ce poison des solutions pour retrouver le sommeil et tentera de surmonter son anxiété et son insomnie via des techniques et produits naturels, vitaminés et équilibrants.

Rien n’a l’air de signifier que le Temesta puisse accrocher si vite. La recommandation de une à deux semaines n’est qu’une période d’évaluation en vue d’y aller pour un à deux mois. Ici, une semaine suffit à produire les effets du manque et comme dans la plupart des cas, c’est normal puisque les effets du manque se confondent parfaitement avec la cause initiale pour laquelle ce produit a été prescrit. Ces effets sont aggravés et le benzodiazépine est entré dans la vie comme apaisant direct, ne résolvant en rien un éventuel problème à la source.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loraz%C3%A9pam

http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0217596.htm

https://www.rvh-synergie.org/prises-en-charge-des-addictions/penser-ensemble-les-prises-en-charge/comorbidites/comorbidites-psychiatriques/165-recommandations-relatives-a-la-prescription-de-benzodiazepines-aux-usagers-de-drogues-en-medecine-de-ville-g-b.html


posté le 7 juillet 2019  par tobor  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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