DECLARATION PUBLIQUE D'EMILIO BERKHOFF, PRISONNIER POLITIQUE POUR LA CAUSE MAPUCHE, PRISON DE LEBU

Communiqué public du prisonnier politique et sympathisant de la CAM, Emilio Berkhoff :

Moi, Emilio Berkhoff Jerez, prisonnier politique dans le cadre de la lutte Mapuche, enfermé depuis 6,5 mois à la prison de Lebu, province de Arauko, communique à l’opinion nationale et internationale :

1- Depuis ma détention, le 15 mai, à la prison de Lebu, j’ai sollicité la gendarmerie du Chili afin d’accéder à mes demandes concernant le règlement interne (augmentation des heures de visite et le droit de faire entrer des aliments végétaux incluant les fruits, entre autres demandes), pour que mon incarcération se déroule le plus dignement possible, tant pour moi que pour ma famille. Durant tout ce temps, la gendarmerie n’a accédé à aucune de mes demandes, niant ainsi ma condition de prisonnier politique.

2- De ce fait, et ayant épuisé tous les canaux formels pour améliorer mes conditions carcérales, j’ai décidé de solliciter mon transfert vers la prison du Manzano, module 10, à Concepción, pour rejoindre les autres prisonniers politiques Mapuche. Le plus probable est que la gendarmerie refuse également cette demande, car comme organe répressif de l’état chilien, elle cherche à maintenir séparés les prisonniers politiques Mapuche afin de faire fléchir notre volonté de lutte.

3- J’appelle à se solidariser avec ma demande, à faire pression par toutes les voies possibles sur la gendarmerie pour qu’elle accepte mon transfert, et que je puisse ainsi vivre ma condition de prisonnier politique dignement. La solidarité signifie d’être attentifs et participer aux mobilisations engendrées pour exiger mon transfert.

Ni la prison, ni les balles n’arrêteront la lutte.
Fin aux témoins protégés.
Entreprises forestières et oppresseurs du Wallmapu, dehors !
Liberté aux prisonniers politiques Mapuche.
Marrichiweu !

Prison de Lebu, novembre 2013.

(Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés le 12 mai 2012, quand Berkhoff a participé à une marche de soutien aux prisonniers politiques Mapuche, lors de laquelle, selon le procureur, le jeune aurait agressé un fonctionnaire de police avec des patates, lui causant la fracture d’un doigt.)


publié le 28 novembre 2013